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  • Vidéo : A Sousse, en Tunisie on crie » Khaybar, Khaybar ô Juifs, l’armée de Mahomet reviendra. »

    Vidéo : A Sousse, en Tunisie on crie » Khaybar, Khaybar ô Juifs, l’armée de Mahomet reviendra. »

    Persépolis

    «Persepolis», le film de la Franco-Iranienne, Marjane Satrapi diffusé, il y a une semaine par la chaîne Nessma, a heurté les islamistes tunisiens. La représentation figurée d'Allah, comme vu dans le film, est interdite dans la religion musulmane.

    Cela a débouché sur une manifestation islamiste et des slogans antisémites : "Khaybar khaybar ya yahoud, djaïch Mohamed sayaoud" !

     

     

     

    Dans la vidéo de la manifestation à Sousse on entend clairement la foule hurler le chant antisémite : « Khaybar Khaybar ya Yahūd, jaysh Muḥammad saya’ūd (خيبر خيبر يايهود جيش محمد سيعود). Traduction : »Khaybar, Khaybar ô Juifs, l’armée de Mahomet reviendra. »

    (à partir de 1min10)

    La Bataille de Khaybar ou Khaïbar (arabe : خيبر ) a opposé, lors de la septième année de l’Hégire (628-629), Mahomet et ses fidèles aux Juifs vivant dans l’oasis de Khaybar. Les Juifs vaincus furent réduits au servage. Ils se rendirent et durent payer une rançon à Mahomet et donner toutes leurs terres à des musulmans.

     


    Une chaîne tunisienne attaquée par des islamistes pour avoir diffusé Persepolis

    La tension demeurait vive dimanche 9 octobre à Tunis, où des policiers anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser plusieurs centaines d'islamistes qui les attaquaient à coups de pierres, de couteaux et de bâtons.

    Les islamistes protestaient contre l'interdiction faite aux femmes portant le niqab, ou voile intégral, de s'inscrire à l'université, mais aussi contre la décision d'une chaîne de télévision privée tunisienne d'avoir diffusé vendredi le film d'animation franco-iranien Persepolis, où figure une représentation d'Allah, ce qu'interdit l'islam. La diffusion était suivie d'un débat sur l'intégrisme religieux. Les islamistes se sont rassemblés devant le principal campus universitaire de la capitale, d'où ils se sont dirigés vers le quartier populaire de Djebel El-Ahmar, au nord du centre, où ont eu lieu les échauffourées.

    "ILS SONT PASSÉS AUX ACTES"

    Le siège de la télévision privée tunisienne Nessma a été pris d'assaut dimanche par quelque deux cents salafistes. "Les salafistes, rejoints ensuite par une centaine d'autres personnes, se sont dirigés vers Nessma pour attaquer la chaîne. Les forces de l'ordre sont intervenues et ont dispersé les assaillants", a annoncé le ministère de l'intérieur.

    "Après la diffusion de Persepolis il y a eu des appels sur Facebook à brûler Nessma et à tuer les journalistes, a raconté le président de la chaîne, Nebil Karoui. Nous sommes habitués aux menaces mais ce qui est grave c'est que cette fois-ci ils sont passés aux actes. Nessma est la chaîne moderniste du Maghreb, on ne se laissera pas intimider et nous continuerons à diffuser les films qu'on veut. On n'a pas chassé une dictature pour revenir à une autre."

    La police protège désormais le siège de la chaîne. Plusieurs journalistes de Nessma ont fait part de leur vive inquiétude, certains craignant que les autres locaux de la chaîne en région soient également ciblés. Cette attaque menée par des intégristes intervient au lendemain de l'invasion par des hommes armés de la faculté de lettres de Sousse, ville à 150 km au sud de Tunis, après le refus d'inscription d'une étudiante en niqab conformément aux directives gouvernementales.

    "LES GENS DOIVENT GARDER LEUR CALME"

     

    Des policiers anti-émeutes, dimanche 9 octobre à Tunis.

    Des policiers anti-émeutes, dimanche 9 octobre à Tunis.REUTERS/ZOUBEIR SOUISSI

     

     

    La tension monte entre les islamistes tunisiens et les laïques, lesquels dominent l'élite dirigeante, à l'approche des élections à l'assemblée constituante le 23 octobre, lors desquelles le parti islamiste Ennahda devrait arriver en tête. Le gouvernement de transition, au pouvoir depuis la chute du président Zine El-Abidine Ben Ali en janvier, a autorisé pour la première fois les islamistes à présenter des candidats, mais les organisations laïques estiment désormais que leurs valeurs libérales, modernes, sont menacées.

    Les affrontements de dimanche "sont un très mauvais signe avant la tenue d'élections démocratiques", a déclaré l'analyste Salah Attya. "Le climat n'est pas bon. Il y a certains partis ou courants qui font tout pour que la situation explose avant l'élection", a-t-il poursuivi.

    Pour une cadre de la chaîne, citée anonymement par l'AFP, cette attaque doit inciter les Tunisiens à se rendre aux urnes. "J'espère que ce genre d'événement va pousser les citoyens indécis à aller voter le 23 octobre, car le danger [intégriste] est imminent", a-t-elle ajouté.

    Le parti Ennahda s'était publiquement démarqué des salafistes – dont le parti Tahrir n'a pas été légalisé – après l'attaque, fin juillet, d'un cinéma de Tunis qui avait diffusé un film de Nadia El-Fani sur la laïcité. Dimanche, un de ses responsables a condamné cette nouvelle attaque. "On ne peut que condamner ce genre d'incident. Il ne faut pas brouiller les cartes et les gens doivent garder leur calme. Si les gens ont des critiques à faire contre Nessma, ils doivent s'exprimer dans la presse, pas utiliser la violence", a dit Samir Dilou, membre du bureau politique d'Ennahda, qualifiant ces attaques "d'actes isolés".

    Le PDP (Parti démocrate progressiste) a également "condamné énergiquement" l'attaque de Nessma alors que le parti Ettakatol (gauche) a exprimé "sa solidarité" avec Nessma et insisté sur "le droit à la liberté d'expression". Persepolis, dont c'était la première diffusion en arabe dialectal tunisien, sera à nouveau à l'antenne de Nessma mardi soir.



     

  • WikiLeaks dévoile les plans d’attaque contre l’Iran

    WikiLeaks dévoile les plans d’attaque contre l’Iran

     

    lundi 5 septembre 2011, par Israël, par Etats Unis, par Iran, par Russie, par WikiLeaks  

    Le célèbre site WikiLeaks a réussi à se procurer des dépêches envoyées à Washington par l’ambassade des Etats-Unis en Israël, écrit vendredi 2 septembre le quotidien Komsomolskaïa Pravda, qui a pris connaissance de ces documents.

    Après le renversement des régimes en Tunisie, en Egypte et au Yémen par les révolutions arabes soutenues par l’Occident, après le renversement du colonel Kadhafi, qui semblait éternel, par les insurgés libyens avec l’aide décisive de l’OTAN, et sachant que l’opposition syrienne est sur le point de mettre une croix sur le règne du président Bachar al-Assad, la communauté internationale a porté une nouvelle fois son attention sur l’Iran.

    Ce pays demeure le principal ennemi des Etats-Unis non seulement dans la région du Grand Moyen-Orient, mais également géopolitiquement et historiquement. Au XXIe siècle, pratiquement seul, Téhéran ose défier ouvertement Washington et son principal allié dans cette partie de la planète, Israël. Pour cette raison, les Américains et les Israéliens élaborent leur stratégie à long terme à l’égard de l’Iran, dont la principale tâche consiste à l’étouffer par des sanctions économiques et politiques, et en cas de nécessité, porter une frappe militaire contre "l’ennemi insolent."

    Le célèbre site WikiLeaks a transmis au quotidien Komsomolskaïa Pravda des dépêches de l’ambassade américaine en Israël envoyées à Washington. Elles contiennent tout la conception de "l’encerclement" militaro-politique de l’Iran que les Etats-Unis, Israël et leurs alliés dans certains pays du Golfe devraient mettre en œuvre.

    Or, la Russie s’est mise en travers de ces plans ambitieux. Washington estime que la Chine a rejoint la position de la Russie. Les dépêches contiennent des informations expliquant comment les Américains s’apprêtent à surmonter ces obstacles et à déstabiliser la situation en Iran. Les Etats-Unis sont même prêts à contourner l’ONU (vu comment l’Occident a utilisé la résolution du Conseil de sécurité sur la Libye, personne ne croira à ses affirmations sur le respect du droit international).

    Quoi qu’il en soit, Washington prévoit de confier à la Russie seulement un rôle "épisodique" dans le futur règlement du problème iranien. Les Etats-Unis semblent se réserver à eux-mêmes et à Israël les premiers rôles. Mais Moscou n’admettra certainement pas un tel scénario.

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    Attaque préventive : l’Iran réagit

     

    L’Iran a estimé que le président français devait s’abstenir de tous propos fondés sur de "fausses informations" et qui pourraient menacer la stabilité de la région, après des déclarations de Nicolas Sarkozy sur une "attaque préventive" contre des sites nucléaires iraniens.

    "Les activités de défense iraniennes sont toutes (des activités) de dissuasion, toute remarque basée sur des informations erronées peut provoquer l’instabilité dans la région et il est recommandé (...) de s’abstenir de faire de telles remarques", a dit le directeur général des Affaires européennes aux Affaires étrangères iraniennes, Hassan Tajik, cité par la télévision d’Etat.

    Le Figaro.fr

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    Nucléaire : Sarkozy prévient l’Iran

     

    Le président français Nicolas Sarkozy a averti aujourd’hui l’Iran de la possibilité d’"une attaque préventive" contre ses sites nucléaires, s’il maintenait ses ambitions dans ce domaine, tout en estimant qu’une telle opération provoquerait "une crise majeure".

    "Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix", a-t-il déclaré au cours de la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

    Renforcement des sanctions

    Le président n’a pas cité les pays qui pourraient être tentés par une telle opération militaire visant les sites nucléaires iraniens. Nicolas Sarkozy s’est également prononcé pour un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran. "L’Iran refuse de négocier sérieusement. L’Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d’unité, de fermeté et que les sanctions sont plus dures encore. Nous aurions tort d’en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles", a-t-il affirmé.

    L’Iran a développé un ambitieux programme nucléaire qui, selon les Occidentaux, a des visées militaires. Téhéran réplique qu’il s’agit d’un programme dont le but est exclusivement civil.