terroristes

  • ATTENTATS A BRUXELLES Je suis juif, je suis Bruxelles je suis libre

    IL EST DÉSOLANT DE VOIR QUE LES DÉFENSEURS DE LEUR PAYS IMAGINAIRE LA PALESTINE NE RESPECTENT PAS UN LIEU DE RECUEILLEMENT .....

    CET HOMME CRIE "PALESTINE" MAIS IL EST HUE PAR LA FOULE ET IL TENTE ENSUITE D'ENLEVER UN DRAPEAU ISRAELIEN LORSQU'UN HOMME LUI DEMANDE DE LE REMETTRE EN DISANT : "C'EST HONTEUX ....C'EST HONTEUX"
    IL S'AGIT D'UN LIEU DE RECUEILLEMENT ..... !!!! ILS NE RESPECTENT PAS LES VICTIMES D'ATTENTATS QU'ILS RECUPERENT POUR LEUR CAUSE TERRORISTE !!!

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
  • CE SOIR J AI LA HAINE .....

    Ce soir j ai la haine puissent ils reposer en paix...

    une famille a encore été la victime de ces lâches .. des enfants sont aujourd'hui orphelins pas la stupidité des nations a soutenir ce peuple de rats que vous appelez " palestiniens" ..

    Vous avez accepté que le drapeau de la haine soit hissé a l'ONU.. parlons en de l ONU cette associations d antisémites ne voulant que la disparition et de la nation Israël...

    Ce soir j ai la haine en pensant a ces quatre enfants, âgés de 4... mois, 4, 7 et 9 ans ,qui devront continuer leurs chemins sans leurs parents...

    Ce soir j ai la haine et mon coeur crie vengeance .. Mais bien sur vous les pays d Europe et vos medias pourris par les petro- dollars allez encore appelez " colons" cette famille dans le deuil ...

    Vous allez encore accusez le peuple d Israël et ces dirigeants d être les responsables..

    Vous medias pourris d Europe allez surement trouver une relation de cause a effet en détournant l information .. j en ai marre de vos salamalec et de vos courbettes devant des assassins .. mais sachez que la 5 eme colonne est la a vos portes sous l'appellation de "refugiés".. demain vous subirez ce que le peuple d'Israël subit et est seul pour se défendre. Debout défenseurs d'Israël levons nous devant ces lâches montrons notre force...
    (charly 01/10/2015)

     

    Photo de ‎(הצל) the shadow‎.
     
     

  • Paris-Bruxelles-Copenhague : Pourquoi les Juifs partent et vont partir

    Paris-Bruxelles-Copenhague : Pourquoi les Juifs partent et vont partir


    Paris-Bruxelles-Copenhague : Pourquoi les Juifs partent et vont partir

     
     
     
     
     

    Je ne suis pas Danois parce que je ne l’ai jamais été. Je n’aboie pas, je ne vis pas en meute, je ne suis pas un roquet. Je n’étais pas Charlie, parce qu’on ne prend pas impunément l’identité de quiconque. Surtout avec une multitude, cela devient de la confusion. Français, il me suffit de me souvenir de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ». C’est très exactement l’idée que les djihadistes veulent assassiner. Cette idée et des Juifs. Me battre avec Voltaire, pas me lancer dans des incantations.

    Car, la France ne veut pas que les Juifs partent, ce n’est qu’une incantation s’il n’y a ni analyse derrière, ni action devant. Ne nous y trompons pas :

    Les Juifs ne partent pas pour des raisons de sécurité. Partout où ils pourront aller la sécurité n’est jamais pleine, pas même aux USA et ils le savent. Pas en Israël, le pays est en guerre, menacé d’éradication par des membres de l’ONU à laquelle, pour pouvoir adhérer, il faut déclarer vouloir être en paix avec ses voisins…

    Ils ne partent pas parce que Netanyahou fait des appels du pied appuyés, c’est son rôle, mais ce serait lui donner trop d’importance et faire injure aux Juifs qui ne sont pas sous influence. Si cela était vrai, ils seraient partis depuis longtemps ; mais ils sont restés les citoyens modèles et fidèles qu’ils ont toujours été malgré les vicissitudes de l’histoire.

    Ils ont été expulsés de France pas moins de treize fois. Toujours dans des conditions indignes. Ils partent parce qu’ils ne peuvent vivre une identité, jamais unique et parfois extrêmement ténue. Leur grande majorité a quitté la Norvège l’année dernière. Les Etats Unis se sont souvent inquiétés de l’antisémitisme en Scandinavie, la grande pourvoyeuse de fonctionnaires internationaux.

    Pour autant, la résurgence du doute à l’identité française n’est pas récente, elle date du jour où, un odieux attentat qui visait des Juifs, fit des « victimes françaises innocentes ». Les Juifs n’étaient donc pas innocents !

    Rien n’est jamais acquis pour les Juifs.

    Depuis cette déclaration, l’Etat barre sur ce cap. Des ministres des affaires étrangères régulièrement violemment anti israéliens se sont succédés Jobert, Sauvagnargues, Cheysson, Dumas, Juppé, de Villepin, Védrine… Ils arguent toujours d’une politique arabe de la France, petit doigt pour se cacher, dont on connait les résultats. Ils l’ont fait au mépris de la plus simple connaissance de l’Histoire pour des objectifs chimériques et au-delà du raisonnable.

    L’un d’entre eux, richissime homme de gauche, vient même de prétendre, dans des relents de cagoulards d’avant-guerre, que le premier ministre est probablement sous influence juive. Un vieillard qui rêve de hauts mais éternellement attiré par l’aval. Son élégance avait été claire déjà dans l’affaire Deviers-Joncour.

    Les médias s’en sont donné à cœur-joie. Israël n’a pas toujours raison, mais il a toujours été fustigé avec violence et en particulier quand il défend sa population.

    Quiconque veut le défendre est fustigé de toute part et devient inaudible, en particulier quand il est juif.

    Les assassins lanceurs de missiles contre les civils et tueurs d’enfants avec des mots d’ordre religieux deviennent des héros !

    Les chantres de cette presse clamaient autrefois que la religion est opium du peuple. Cherchez le bug.

    Pourquoi faut-il des policiers et des militaires pour protéger les Juifs ?

    En fait, pourquoi les Juifs sont-ils restés ?

    Evidemment, les mots d’ordre meurtriers, s’ils sont licites au Moyen-Orient, le sont pensés ici aussi. Alors, on défile à Paris aux cris de « mort aux juifs », on attaque des citoyens, des magasins, des lieux de prières que certains politiques français, en plein amalgame, qualifient d’ambassades d’Israël.

    Le maintien de manifestations interdites n’est pas sanctionné.

    Est instillé ce que Ruffin, dans son rapport, appelle un « antisémitisme par procuration ».

    Depuis, en réaction spectaculaire, les dirigeants, pour la énième fois, clament partout « qu’attaquer les Juifs c’est attaquer la Nations entière ». Les Nations européennes entières sont attaquées et ne réagissent pas.

    On annule des carnavals, on censure des fêtes ancestrales pour ne pas froisser sans accepter de voir quels autres froissements cela signifie.

    On évoque un apartheid, alors qu’il suffit d’entrer dans le métro ou assister à la sortie d’une école pour voir ce que cette assertion a de ridicule. On parle d’islamophobie quand des caricaturistes et des Juifs sont assassinés. Les deux cibles emblématiques, la liberté de s’exprimer et les Juifs…

    Finalement, on protège le bouillon de culture dans lequel se développe la haine des valeurs démocratiques au nom de la crainte des amalgames, ce mélange de dentisterie pour calmer l’agacement des dents.

    Effectivement, ne Mélenchon pas tout, notamment les êtres humains et leurs dogmes ; ça nous évitera de faire jouer des clefs dangereuses dans le pêne le plus mauvais.

    Des hordes de nouveaux islamologues se lèvent chez les ministres et les intellectuels qui, au nom de trois versets hors contexte, clament leurs rêves. Au mépris de la connaissance et de l’Histoire qu’ils gomment. Des brèves de comptoir érigées en vérités. Pourtant, des musulmans courageux, ils sont en première ligne, au nom de l’humanisme le plus simple, les assurent des contresens, mais ils préfèrent le chant des sirènes.

    S’il n’y a plus de valeurs ou s’il n’y a plus moyen de les défendre, que faire ?

    Risquer chaque jour les foudres d’une justice de plus en plus indigne ?

    La tolérance qui tolère l’intolérable n’est plus de la tolérance, mais une complicité avec les ennemis de la tolérance qui profitent de celle-ci, écrivait Karl Popper.

    Alors, les Juifs partent parce que la démocratie en Europe s’étiole, se pervertit au nom d’un multiculturalisme mettant en avant une culture aux dépens de toutes les autres. Parle-t-on des cultures d’Asie en France dans laquelle les asiatiques sont nombreux ?

    C’est de culturo-totalitarisme dont il s’agit. Et ce n’est pas celui dont rêvent les musulmans d’Europe dans leur immense majorité, ce totalitarisme-là, ils l’ont fui. Nous avons oublié Clermont-Tonnerre et que son tout refuser comme nation et tout accorder comme individus, ne s’applique pas aux seuls Juifs, mais à tous ceux qui aspirent à la citoyenneté.

    L’Europe vit ce à quoi les israéliens furent confrontés avec la complicité objective des élites européennes. Une antique prévention qui ne dit pas son nom, aveugle.

    L’Europe se couche, s’autocensure de peur d’attentats et se couvre d’alibis : crainte d’amalgame, crainte de provoquer un sentiment d’humiliation sans souci de sa propre humiliation.

    Le décalogue définit la liberté et l’altérité, les Juifs ont besoin d’un environnement libre pour s’épanouir. Des militaires ne sont plus seulement dans les gares et les métros, mais dans les rues.

    Qui dira le coût de cette chance économique ?

    Qui en dira le coût pour la liberté et la démocratie ?

    La guerre a changé de nature. Les terroristes gagnent chaque jour un peu plus. Ils grignotent. L’inanité des réactions depuis des décennies perdure ; les Juifs vont partir, c’est un signe.

  • Les mots sont importants : Pourquoi Obama veut empêcher la vérité sur le terrorisme et l’Iran

    Les mots sont importants : Pourquoi Obama veut empêcher la vérité sur le terrorisme et l’Iran


    Les mots sont importants : Pourquoi Obama veut empêcher la vérité sur le terrorisme et l’Iran

     
     
     
     
     

    Le président Barack Obama est sous le feu pour ne pas parler de l’antisémitisme en décrivant l’attaque de supermarché casher Paris lors de son entrevue avec le magazine Vox.

    Galvanisé par la passion et la colère, le premier ministre Français Manuel Valls dénonçait avec véhémence l’antisémitisme devant l’Assemblée Nationale Française récemment, reprochant à ses compatriotes de montrer une « indignation » insuffisante de l’antisémitisme inacceptable, « intolérable » et « honteux », qui cible des Juifs.

    Manuel Valls a exhorté : « L’histoire nous a appris que le réveil de l’antisémitisme est le symptôme d’une crise pour la démocratie et d’une crise de la République. » « Il y a un antisémitisme historique qui remonte à plusieurs siècles, mais il y a aussi un nouvel antisémitisme qui a pour toile de fond l’aversion pour l’Etat d’Israël et qui prône la haine des Juifs et de tous les Juifs. Il doit être précisé, les mots justes doivent servir à lutter contre cet antisémitisme inacceptable. »

    Énonçant clairement le problème, en utilisant les mots justes, reconnaissant que la détestation de l’Etat d’Israël mène à la violence contre les Juifs et à une crise de la démocratie. Quand verrons-nous une telle clarté de nos propres dirigeants américains ?

    Au lieu de cela, l’incidence dans le monde entier et la puissance incendiaire des menaces contre les Juifs augmente.

    Ne pas voir-le-mal, ne pas entendre-le-mal, ne pas énoncer le mal, la Maison Blanche et le Département d’Etat sont tombés dans la dissimulation, le faux-fuyant et les mensonges éhontés.

    Pourquoi ? Parce que, comme tous ceux qui peuvent lire un titre le savent, la montée de l’antisémitisme et la terreur est intimement liée à la propagation de l’Islam radical, sous toutes ses formes : ISIS, Al Qaeda, les Frères Musulmans et les Ayatollahs d’Iran.

    Et pour des raisons seulement devinés par d’autres, le Président refuse l’affirmative de reconnaître cette simple vérité.

    L’Administration Obama a longtemps supprimé toutes les références à l’Islam dans le contexte du terrorisme ou du jihad.

    Les manuels du FBI, de la CIA, du DHS et du DOD  ont été réécrits, a été effacé de toute terminologie estimée comme anathème ou à des vues négationnistes du Président du rôle de l’Islam inspirant le terrorisme.

    Le résultat a été l’absence d’une politique cohérente pour faire cesser ces menaces et un détournement surréaliste du langage, par exemple quand les attentats terroristes de Fort Hood ont été étiquetés comme « de la violence au travail. »

    L’absurdité de cette politique est devenue de plus en plus évidente ces derniers mois.

    Dans sa réaction effroyablement discrète à la vidéo d’un jordanien captif et allié, brûlant vif dans une cage, Obama feint de n’avoir pas identifié les auteurs de cette barbarie comme étant des islamistes radicaux, se contentant de faire une allusion : « Quel que soit l’idéologie ils fonctionnent hors de », comme si ils n’avaient pas de nom !

    Puis la semaine dernière, Obama a créé une tempête médiatique en se référant aux victimes juives de l’Hypercacher comme étant « un tas de gens dans une épicerie fine visé» « au hasard », effaçant l’identité et le mobile du meurtre de l’assassin.

    Il aurait pu revenir en arrière lorsque plusieurs, dans les médias, ont mis en doute son choix de mots, mais au lieu de cela il a doublé la mise, en envoyant le porte-parole de la Maison Blanche et du Département d’Etat aux points presse où ils ont insulté notre intelligence avec leur tentative malhonnête et illogique d’expliquer que non, ce n’étaient pas les Juifs qui ont été visés.

    « Toutes les victimes n’étaient pas d’une nationalité ou d’une religion » a dit Jen Psaki, comme si l’héritage juif commun des personnes décédées n’était pas pertinent.

    Interrogé pour savoir si c’était de la violence anti-juive, la Maison Blanche s’est reportée aux autorités françaises en sachant que les français avaient reconnu depuis longtemps la haine du juif qui avait motivé cette attaque. (Peut-être que si la Maison Blanche avait vu les pancartes  « Je suis Juif » à la marche de Paris et à travers les médias, elle aurait pu alors réaliser que …)

     Josh Earnest ne valait pas mieux en précisant « Il y avait des personnes autres que des Juifs qui se trouvaient dans cette épicerie », comme si ce lieu n’avait pas toute sa pertinence dans l’ambition de l’attaquant.

    Comme plus de Juifs périssent sous le terrorisme jihadiste, y compris le week-end dernier à Copenhague, nous pouvons nous attendre à plus stupidité  à se tortiller pour poursuivre l’impossible : Expliquer les événements sans identifier le rôle de l’Islam radical ou l’antisémitisme islamique !

    Ces tentatives délibérées d’induire en erreur, méconnaître et dénaturer les événements s’appliquent également au traitement de l’Administration pour l’allocution  de Netanyahou prévue au Congrès. Les objections absurdes de la Maison Blanche sur les questions de protocole et de calendrier (par exemple sa prétention « d’avoir été surpris » s’est révélée être fausse), ont été calculées pour détourner l’attention de la question centrale : Le flirt des USA sous Obama avec l’Iran.

    Et par quelle parade nuptiale l’Iran a réussi à transformer son programme nucléaire internationalement interdit et depuis légalement reconnu en quelques années, grâce à la défense indéfectible de notre président.

    Avec la levée partielle des sanctions, les objectifs des négociations ont dérivé de la large élimination de la capacité nucléaire de l’Iran vers des détails du confinement et de la période du seuil nucléaire. Dans son article méticuleux dans Mosaic, Michael Doran identifie l’intention d’Obama de cacher son intention et l’escroquerie « d’un débat honnête [qui] le forcerait de venir dire la vérité au peuple américain » sur son engagement idéologique à une détente avec l’Iran.

    La décision d’inviter Netanyahu est un effort tardif du Congrès de contester énergiquement la stratégie fallacieuse du Président Hussein Obama « dont les sombres résultats » – écrit Doran -, grâce à la voix de Netanyahu qui nous apportera ce dont les mots d’Obama manquent et « se multiplient de jour en jour » : L’honnêteté, la clarté et un engagement inébranlable de l’objectif initial de la fin du programme nucléaire militaire de l’Iran. Netanyahu comprend la menace existentielle, qu’un Iran armé pose non seulement pour Israël mais pour toutes les nations libres, et il n’hésitera pas à le dire.

    C’est le contenu de ce discours que le monde a besoin d’entendre, et que le Président veut désespérément supprimer.

    Ne tombons pas dans des attaques spécieuses, souvent risible sur les intentions de Netanyahu (par exemple, le Congressional Black Caucus tentant de le piéger comme si c’était un problème de compétition).

    Nous devons reconnaître la valeur que Netanyahu apporte à la réalisation des actions d’Israël avec le concours du Congrès, le peuple américain et de tous les partis.

    Et ne laissons pas le silence sur ce discours critique et ce sur pourquoi et comment l’Iran doit être stoppé.

    Comme Vals l’a rappelé à nous tous, ce qui ne peut être dit ne se fera pas.

    Source : Par  Laura Fein, ©Copyright malaassot.com

  • Jihadisme: "En théorie, les 'returnees' peuvent aller en prison"

    Jihadisme: "En théorie, les 'returnees' peuvent aller en prison"
    Stéphane Tassin "la libre " vendredi 16 janvier 2015 à 21h52 - Mis à jour le samedi 17 janvier 2015 à 20h07

    La Belgique dispose de lois permettant d’incarcérer les jihadistes de retour au pays.
    Claude Moniquet, très régulièrement consulté par les médias pour décrypter la menace terroriste, plaidait vendredi (16 janvier 2015) dans "La Libre" pour une mise en quarantaine carcérale de tous les "returnees" (ces Belges ou résidents belges partis combattre en Syrie et qui reviennent au pays) lors de leur retour en Belgique. Comparant cette situation à celle de personnes revenant après un voyage en Afrique et suspectées d’avoir contracté l’Ebola et que l’on place en quarantaine, il préconise "un passage à la case prison", "au moins le temps de vérifier le dossier".

    On peut dès lors se demander si une telle mesure est applicable en Belgique ? Pour l’avocat pénaliste et professeur à l’ULB Pierre Chomé, la réponse est oui : "Si on se réfère à la loi sur le terrorisme, il suffit qu’il y ait des indices comme des mails, des écoutes ou même des propos pour qu’un mandat d’arrêt soit décerné. S’il est démontré qu’une personne est membre d’une organisation criminelle, structurée ou hiérarchisée, le mandat d’arrêt peut être décerné. Cette détention préventive est contrôlable tous les mois par la chambre du conseil".

    Au cas par cas

    Adrien Masset, professeur de procédure pénale à l’ULg, explique pour sa part qu’en théorie "le cadre existe mais du point de vue de l’application, c’est au cas par cas que les choses sont déterminées. On parle bien ici d’une arrestation judiciaire pour suspicion d’infraction. Pour l’heure, le fait de revenir de Syrie ne peut donc pas être, de facto, considéré comme un délit. Si on modifie la législation et que l’on considère qu’une telle mesure doit être prise pour protéger l’ordre public, on ne sera plus dans le registre de l’infraction. Pour l’heure, on ne peut pas systématiser les choses".

    Précisons encore que si la chambre du conseil vérifie la validité de la détention préventive tous les mois, à chaque instant le juge d’instruction est libre de relâcher un suspect : "Il n’a pas de comptes à rendre. Il peut également assortir cette libération d’un certain nombre de conditions comme une interdiction de quitter le pays ou de fréquenter telle ou telle personne par exemple. Cette détention préventive peut durer des mois, voire des années", explique encore Pierre Chomé.

    Notre interlocuteur, pour sa part, ne semble pas convaincu par ce type de mesure. "En envoyant systématiquement les gens en prison, il y a risque de les radicaliser encore plus ou de leur permettre de radicaliser d’autres détenus. Et puis, faut-il enfermer quelqu’un qui revient déçu de son expérience en Syrie ?"

    Le gouvernement fédéral ne doit pas prendre de mesures supplémentaires pour permettre ce type de pratique à l’égard des "returnees", si ce n’est "d’étendre la liste des personnes que l’on peut mettre sur écoute. C’est certainement attentatoire mais certaines libertés vont sans doute passer au second plan".

    En Europe, plusieurs pays prennent des mesures diverses et variées afin de lutter contre ce phénomène des "returnees". L’Allemagne envisage de prendre le problème avant qu’il ne se pose en s’attaquant directement à ceux qui pourraient partir en Syrie. Le gouvernement propose de confisquer les cartes d’identité des terroristes présumés (pour une durée maximale de trois ans) pour les empêcher de rejoindre les zones de conflits. Une proposition de loi qui ne remporte manifestement pas l’adhésion, certains craignant que les personnes visées ne précipitent leur passage à l’acte.

    En France, le Conseil des ministres a approuvé une loi visant à interdire un retour sur le territoire français à des personnes vivant en France et qui partiraient se battre en Syrie. Par ailleurs, la France procède de plus en plus à des arrestations de "returnees" sur son territoire.

    Une déchéance de nationalité

    Au Royaume-Uni, une personne qui posséderait une double nationalité et qui reviendrait sur le territoire anglais pourrait être déchue de la nationalité britannique. Le Premier ministre envisagerait même d’interdire le retour au pays de l’ensemble des jihadistes. Une mesure contraire au droit international.

    Aux Pays-Bas, des cours de déradicalisation sont prévus pour certaines personnes. Un système identique est organisé au Danemark. Ce dernier va beaucoup plus loin, puisqu’il propose un suivi psychologique et médical aux jihadistes de retour de Syrie.

     

     

    Jihadisme: "En théorie, les 'returnees' peuvent aller en prison"
Stéphane Tassin  "la libre " vendredi 16 janvier 2015 à 21h52  - Mis à jour le  samedi 17 janvier 2015 à 20h07 

La Belgique dispose de lois permettant d’incarcérer les jihadistes de retour au pays. 
Claude Moniquet, très régulièrement consulté par les médias pour décrypter la menace terroriste, plaidait vendredi (16 janvier 2015) dans "La Libre" pour une mise en quarantaine carcérale de tous les "returnees" (ces Belges ou résidents belges partis combattre en Syrie et qui reviennent au pays) lors de leur retour en Belgique. Comparant cette situation à celle de personnes revenant après un voyage en Afrique et suspectées d’avoir contracté l’Ebola et que l’on place en quarantaine, il préconise "un passage à la case prison", "au moins le temps de vérifier le dossier".

On peut dès lors se demander si une telle mesure est applicable en Belgique ? Pour l’avocat pénaliste et professeur à l’ULB Pierre Chomé, la réponse est oui : "Si on se réfère à la loi sur le terrorisme, il suffit qu’il y ait des indices comme des mails, des écoutes ou même des propos pour qu’un mandat d’arrêt soit décerné. S’il est démontré qu’une personne est membre d’une organisation criminelle, structurée ou hiérarchisée, le mandat d’arrêt peut être décerné. Cette détention préventive est contrôlable tous les mois par la chambre du conseil". 

Au cas par cas

Adrien Masset, professeur de procédure pénale à l’ULg, explique pour sa part qu’en théorie "le cadre existe mais du point de vue de l’application, c’est au cas par cas que les choses sont déterminées. On parle bien ici d’une arrestation judiciaire pour suspicion d’infraction. Pour l’heure, le fait de revenir de Syrie ne peut donc pas être, de facto, considéré comme un délit. Si on modifie la législation et que l’on considère qu’une telle mesure doit être prise pour protéger l’ordre public, on ne sera plus dans le registre de l’infraction. Pour l’heure, on ne peut pas systématiser les choses". 

Précisons encore que si la chambre du conseil vérifie la validité de la détention préventive tous les mois, à chaque instant le juge d’instruction est libre de relâcher un suspect : "Il n’a pas de comptes à rendre. Il peut également assortir cette libération d’un certain nombre de conditions comme une interdiction de quitter le pays ou de fréquenter telle ou telle personne par exemple. Cette détention préventive peut durer des mois, voire des années", explique encore Pierre Chomé.

Notre interlocuteur, pour sa part, ne semble pas convaincu par ce type de mesure. "En envoyant systématiquement les gens en prison, il y a risque de les radicaliser encore plus ou de leur permettre de radicaliser d’autres détenus. Et puis, faut-il enfermer quelqu’un qui revient déçu de son expérience en Syrie ?" 

Le gouvernement fédéral ne doit pas prendre de mesures supplémentaires pour permettre ce type de pratique à l’égard des "returnees", si ce n’est "d’étendre la liste des personnes que l’on peut mettre sur écoute. C’est certainement attentatoire mais certaines libertés vont sans doute passer au second plan".

En Europe, plusieurs pays prennent des mesures diverses et variées afin de lutter contre ce phénomène des "returnees". L’Allemagne envisage de prendre le problème avant qu’il ne se pose en s’attaquant directement à ceux qui pourraient partir en Syrie. Le gouvernement propose de confisquer les cartes d’identité des terroristes présumés (pour une durée maximale de trois ans) pour les empêcher de rejoindre les zones de conflits. Une proposition de loi qui ne remporte manifestement pas l’adhésion, certains craignant que les personnes visées ne précipitent leur passage à l’acte.

En France, le Conseil des ministres a approuvé une loi visant à interdire un retour sur le territoire français à des personnes vivant en France et qui partiraient se battre en Syrie. Par ailleurs, la France procède de plus en plus à des arrestations de "returnees" sur son territoire.

Une déchéance de nationalité

Au Royaume-Uni, une personne qui posséderait une double nationalité et qui reviendrait sur le territoire anglais pourrait être déchue de la nationalité britannique. Le Premier ministre envisagerait même d’interdire le retour au pays de l’ensemble des jihadistes. Une mesure contraire au droit international.

Aux Pays-Bas, des cours de déradicalisation sont prévus pour certaines personnes. Un système identique est organisé au Danemark. Ce dernier va beaucoup plus loin, puisqu’il propose un suivi psychologique et médical aux jihadistes de retour de Syrie.
     
  • Terrorisme : Le Mossad aiderait Bruxelles à chercherle "cerveau" des attentats dejoués

    Terrorisme : Le Mossad aiderait Bruxelles à chercher le cerveau


    Les renseignements américains seraient de la partie ; les hommes arrêtés en Grèce n’auraient aucun lien

    Times of Israel Staff 18 janvier 2015,
    Le Mossad, agence de renseignements israélienne, et les services de renseignements américains collaboreraient avec les autorités belges pour tenter de localiser le cerveau présumé de l’attentat terroriste déjoué en Belgique la semaine dernière, selon le journal La Dernièr...e Heure samedi.

    L’article cite plusieurs sources officielles anonymes, disant qu’Abdelhamid Abaaoud, 27 ans, se cacherait en Grèce ou en Turquie.

    La coopération israélienne ou américaine avec Bruxelles n’a pas été confirmée par des sources officielles, ni ce qu’elle pourrait impliquer.

    Selon les autorités belges, si elles ont démantelé la cellule terroriste présumée, elles recherchent toujours certains suspects à l’étranger, et avaient espéré une capture d’Abaaoud en Grèce.

    Un responsable de la police grecque a déclaré samedi que quatre hommes ont été arrêtés à Athènes, dont un qui, à première vue, correspondait à la description du suspect clé.

    Mais après un examen approfondi des informations d’identification à Bruxelles, le magistrat fédéral Eric Van der Sypt a conclu qu’il n’y avait aucun lien avec toute personne recherchée : « ils n’avaient rien à voir avec l’affaire belge ».

    Des soldats ont été déployés pour surveiller des cibles terroristes présumées en Belgique samedi.

    Pour la première fois en trois décennies, des parachutistes ont été convoqués pour renforcer la police dans les villes belges, garder des bâtiments dans le quartier juif de la ville portuaire d’Anvers et certaines ambassades belges.

    L’initiative est intervenue le lendemain du coup de filet sur des dizaines de suspects à travers l’Europe occidentale, aggravant l’anxiété des populations de la région.

    La Belgique a augmenté son niveau d’alerte au niveau 3 (sachant que le niveau maximal est 4), suite aux raids antiterroristes de jeudi, dans lesquels deux suspects ont été abattus.

    Selon la police, la cellule démantelée devait commettre un attentat d’envergure.
    (image Un soldat belge devant l'ambassade américaine à Bruxelles )

    Terrorisme : Le Mossad aiderait Bruxelles à chercher le cerveau
Les renseignements américains seraient de la partie ; les hommes arrêtés en Grèce n’auraient aucun lien 

Times of Israel Staff 18 janvier 2015,
Le Mossad, agence de renseignements israélienne, et les services de renseignements américains collaboreraient avec les autorités belges pour tenter de localiser le cerveau présumé de l’attentat terroriste déjoué en Belgique la semaine dernière, selon le journal La Dernière Heure samedi. 

L’article cite plusieurs sources officielles anonymes, disant qu’Abdelhamid Abaaoud, 27 ans, se cacherait en Grèce ou en Turquie.  

La coopération israélienne ou américaine avec Bruxelles n’a pas été confirmée par des sources officielles, ni ce qu’elle pourrait impliquer.

Selon les autorités belges, si elles ont démantelé la cellule terroriste présumée, elles recherchent toujours certains suspects à l’étranger, et avaient espéré une capture d’Abaaoud en Grèce.

Un responsable de la police grecque a déclaré samedi que quatre hommes ont été arrêtés à Athènes, dont un qui, à première vue, correspondait à la description du suspect clé.

Mais après un examen approfondi des informations d’identification à Bruxelles, le magistrat fédéral Eric Van der Sypt a conclu qu’il n’y avait aucun lien avec toute personne recherchée : « ils n’avaient rien à voir avec l’affaire belge ».

Des soldats ont été déployés pour surveiller des cibles terroristes présumées en Belgique samedi. 

Pour la première fois en trois décennies, des parachutistes ont été convoqués pour renforcer la police dans les villes belges, garder des bâtiments dans le quartier juif de la ville portuaire d’Anvers et certaines ambassades belges.

L’initiative est intervenue le lendemain du coup de filet sur des dizaines de suspects à travers l’Europe occidentale, aggravant l’anxiété des populations de la région.

La Belgique a augmenté son niveau d’alerte au niveau 3 (sachant que le niveau maximal est 4), suite aux raids antiterroristes de jeudi, dans lesquels deux suspects ont été abattus. 

Selon la police, la cellule démantelée devait commettre un attentat d’envergure.
(image Un soldat belge devant l'ambassade américaine à Bruxelles )