soukka

  • Petit rappel....Dans deux jours....La prière avant de quitter la Soucca...

    La prière avant de quitter la Soucca...

    Mis en ligne le Dimanche 23 Octobre 2016

    Après les belles fêtes de Souccot, juste avant d’aller à la synagogue pour la prière, la veille de Sim’hat Torah en Israel comme en Diaspora, on rentrera une dernière fois dans la Soucca et on dira :

    en Phonétique

    « Yéhi ratsone miléfanékha, Hachem Elokaï vElokéi avotaï, chébizkhout kiyoum mitsvat Soucca zot chékiyamnou ni’hyé vénizké léchana habaa léchev béSouccat ‘oro chel Léviathan »

    en Français

    « Que ce soit Ta volonté Hachem, notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que par le mérite de l’accomplissement de cette Mitsva de Soucca que nous avons réalisée, nous vivions et nos méritions l’année à venir de nous asseoir dans la Soucca faite de peau du Léviathan [la soucca du Machia'h] »

  • Bientot souccot ( fete des cabanes) mais souccot c est quoi au juste ? petit rappel pour ceux qui auraient oublié et explication pour ceux qui veulent connaitre les fetes juives et les decouvrir

    Souccot, c'est quoi ?
    fete juive souccot

    Souccot est la fête des Cabanes est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive; elle est d'ailleurs appelée Époque du Réjouissement dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 du mois juif de Tishri (octobre) et dure sept jours, dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Chemini Atseret.

    Elle rappelle : La protection particulière que l'Eternel accorda pendant quarante ans aux enfants d'Israël, depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée en terre promise.
    Les cabanes que construisirent les Hébreux dans le désert.
    Ces deux explications soulignent à la fois la protection générale qui s'exerce sur Israël, en tant que peuple témoin de la Révélation divine, et la valeur de chaque maison d'Israël au sens propre, comme au sens des différences approches identitaires.

    Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Égypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par D... sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables.

    Dès lors, il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur.
    Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en Dieu et d'indifférence au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi) préconise de prendre les repas dans la Soucca, mais de n'y passer plus de temps que si le climat le permet, afin de ne pas dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.

    Pendant Souccot, à l'époque du Temple, on offrait 70 taureaux pour faire expiation des fautes des 70 traditionnelles nations de la terre. Une manière d'associer l'humanité au jour de Kippour d'Israël.

     
    fete juive souccot
    Les symboles de Souccot : la soucca et le Loulav

    Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.

    La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toît en est l'élément le plus important. A défaut, une caravane sera utilisée. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.

    Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav, ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

    Il est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour se réjouir devant Dieu chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est-à-dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membres du Peuple d'Israël :
    · le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;
    · la myrte, odorante mais sans fruit ;
    · le saule, sans odeur ni fruit ;
    · le cédrat ou étrog, fruit savoureux au parfum délicieux,
    où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Éternel (dixit la Thorah). Elle dit aussi de réunir ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du peuple d'Israël pour déclarer son attachement à Dieu.

    De plus, ces quatre espèces évoquent les membres du corps humain : le cédrat, étrog, rappelle le cœur lieu de l'intellect (pour la Bible, c'est le cœur, et non le cerveau, qui est le siège des pensées) afin de mettre l'intelligence au service du Créateur, qu'Il soit béni; la branche de palmier évoque la colonne vertébrale qui soutient l'homme, afin que l'homme tende toujours vers Son service, béni soit-Il ; le myrte ressemble aux yeux, pour signifier de ne pas s'égarer après les désirs de son regard au moment des festivités; quant au saule, il symbolise les lèvres, car par la bouche l'homme pose la touche finale à son action, d'où la nécessité de mettre une bride pour ne pas se laisser aller au moment de la joie.»

    fete juive souccot
    La Soucca
    fete juive souccot
    le Loulav et l'etrog
    fete juive souccot
    le cédrat ou etrog
     
    Quelques principes fondamentaux

    On a l'obligation de manger dans la Soucca chaque fois qu'on prend un repas ou une collation constitué de céréales cuits (à l'exception des fruits et des boissons).

    En accomplissant cette Mitsva, la personne doit réciter la bénédiction appropriée : " leychev bassoucca " : " Bénis sois tu , Eternel roi de l'Univers qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a donné l'ordre de nous asseoir dans la Soucca ".

    Chacun de nous a l'obligation de manger du pain dans la Soucca le premier soir de la fête. Il faut qu'il y ait au moins Kebetsa de pain ; environ 30 grammes. On doit aussi s'efforcer d'y étudier la Thora chaque jour et de dormir uniquement dans la Soucca même si on ne fait que somnoler.

    LES EXCEPTIONS
    La loi étant que " la Soucca est comme notre propre maison ", il est des cas où on sera dispensé d'habiter dans la Soucca. Par exemple, une personne légèrement souffrante n'a pas besoin de dormir dans une Soucca. En effet, une telle personne n'aurait pas envie de rester dans sa propre maison si un endroit plus confortable lui était proposé. (O.H 640 :3, MB640 :6)

    De la même manière, une personne incommodée par le froid ne doit pas dormir dans la Soucca. (Rama O.H 639 :2) On appliquera des mesures analogues aux autres inconforts tels que des insectes, une mauvaise odeur, bien qu'à priori il ne faille pas construire une Soucca dans un endroit où cela est susceptible d'arriver. (M.B 639 :31, O.H 640 :4)

    La question qui se pose le plus fréquemment est : que faire s'il pleut pendant Souccot ?
    Tant que la personne n'aurait pas quitté son propre domicile si la pluie y pénétrait, elle ne quittera pas non plus sa Soucca (Rama O.H 639 :5)

    Toutefois la pluie, quelle qu'en soit la quantité, dispense de la Mitsva de dormir dans la Soucca car même un léger écoulement d'eau agace celui qui cherche à se reposer. A ce propos, une personne qui est à priori dispensée par la Hala'ha de rester dans la Soucca et y reste malgré tout n'accomplit aucune Mitsva et ne reçoit par conséquent aucune récompense. Elle est plutôt considéré comme un sot (Rama O.H 639 :7)

     
    fete juive souccot
    Les prières au Kotel à Hol Hamoed Souccot - Photos : Myriam
    Les prières

    KIDDOUCH du 1er soir de SOUCCOT
    Ele moade Ado-naï mikrae kodech acher tikreou otame bemoadame.
    Savri maranane.
    Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam bore peri haguefen.
    Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher ba’har banou mikol am veromemanou mikol lachone vekidechanou bemitsvotav. vatitene lanou Ado-naï elo-hénou moadime lesim’ha ‘haguime lessassone ett hag hassouccot haze
    veete yom tov mikra kodech haze zmane sim’hatenou mikra kodech zekher litsiat mitsraim, ki vanou ba’harta veotanou kidachta mikol aamim, oumoade kodchekha besim’ha ouvessassone hin’haltanou.
    Baroukh Ata Ado-naï mekadech israel vehazemanime.
    (si on mange dans la souccah, on dira : Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher kidechanou bemitvotav vetsivanou lechev bassouccah.)
    Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam chee’heyanou vekiyemanou vehiguianou lizmane hazé.

    Nétilat yadaïm :
    on se lave les mains en se versant trois fois de l’eau sur toute la main droite, puis trois fois sur toute la gauche. on dit la bénédiction avant de les essuyer.
    Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al nétilat yadaïm.
    motsi :
    le chef de famille dit la bénédiction avant de couper le pain et le distribue à l’assistance. chaque personne présente répond amen. on trempe le pain dans le miel avant de le manger.
    Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam hamotsi lé’hèm min haarèts.

    Souccah :
    Pendant les sept jours de la fête, on se doit de ne prendre ses repas que dans la souccah. Si l’on consomme plus de 30g de pain ou de gâteau, on dira avant de s'y asseoir la bénédiction :
    Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lechève bassouccah.

    Loulav : Pendant toute la semaine de Souccot, sauf Chabbat, chaque homme, femme et enfant s’efforcera d’accomplir cette Mitsvah exceptionnelle. On doit chaque jour agiter les "quatre espèces" ensemble durant la journée. On récite la bénédiction suivante. La première fois on dira également la prière de Chéhé’héyanou.
    Bénédictions du Loulav : Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al netilat loulav.Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou lizmane hazé.

    SIM’HAT TORAH

    Sim’hat Torah est l’aboutissement d’un mois qui a enrichi toutes les dimensions de notre être. Nous nous sommes tenus dans la crainte, devant le Roi de l’univers et nous avons accepté Sa souveraineté. Nous avons reçu Son pardon et nous avons été purifiés par l’effet de Sa miséricorde. Nous avons alors éprouvé la joie de l’union avec la Divinité dans l’accomplissement de Ses Commandements.

    Maintenant, c’est avec Sa Torah que nous nous réjouissons. Il est dit que la Torah elle-même se réjouit lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux sacrés et qu’avec eux nous dansons, l’érudit comme l’ignorant, ensemble, sans distinction aucune. Et pendant la danse, les rouleaux demeurent dans leur enveloppe de tissu traditionnelle. Car le temps alors n’est pas à l’étude.

    La joie de Sim’hat Torah est bien au-delà de celle que nous pourrions retirer d’une compréhension intellectuelle. Ici encore, nous éprouvons le niveau sublime qu’atteint notre âme juive lorsque, réunis tous ensemble, nous ne faisons qu’un.

    Le 7ème jour de Souccot est Hoshana Raba.
    Le lendemain le peuple juif célèbre la fête de Shmini Atseret.
    Shmini Atseret et Simha Thora ont lieu le même jour en Israel, mais en diaspora elles sont l'une après l'autre. Shmini atseret est le 8ème jour de clôture.

    QUELQUES LOIS :
    Chemini Atsérèt (hors d'Israel), nous prenons encore nos repas dans la Souccah, mais sans prononcer la bénédiction "Léchèv Bassoucah".

    Sim’hat Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah mais dans nos maisons.
    Le soir de Sim’hat Torah, nous accomplissons sept tours de la synagogue en dansant et chantant autour de la Bimah (table) avec les rouleaux de la Torah.
    Le matin de Sim’hat Torah, on achève la lecture du cycle annuel de la Torah. Alors, immédiatement, est lue la première section, Béréchit, qui inaugure le cycle de la nouvelle année. Ainsi, demeurons-nous attachés de tout notre être à l’infinie sagesse de la Torah de D.ieu, la force éternelle qui nous porte depuis plus des milliers d'années.

    fete juive souccot
    fete juive souccot
    fete juive souccot
     
     
    source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia, Site du Consistoire de Paris, Ministère des Affaires

     

  • Fete de Souccot.. petit rappel de cette fete juive

    Petit rappel de cette fête juive pour ceux qui "auraient" oublié ou pour les non juifs qui veulent connaitre nos fêtes et traditions

    Souccot (סֻכּות les cabanes) est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive ; elle est d'ailleurs appelée Epoque de Réjouissance dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 Tishri et dure sept jours dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Shemini Atsérêt, chômée aussi.   

    Souccot
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    , en galouth : du mercredi 8 soir, au vendredi 17 octobre.

    la soucca

    Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Egypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par D... sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à Lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que D... leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables. Dès lors, Il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à D... par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur et restent Sa propriété.

    Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah nous prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en D... et d'indifférence au confort matériel. La Halakha (loi juive) prescrit de prendre les repas dans la Soucca, d'y dormir, d'y étudier, et d'y habiter autant que possible. Toutefois, si le climat ne le permet pas (pluie, froid), on se limitera au strict minimum (consommer le pain sous la soucca), afin de ne pas nuire à sa santé, ni dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.

    Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert. La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toit en est l'élément le plus important. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.

    le loulav

    Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav (לוּלב), ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

    Il nous est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour nous réjouir devant D... chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est à dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de D.... Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membre du Peuple d'Israël :

    • le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;
    • la myrte, orodante mais sans fruit ;
    • le saule, sans odeur ni fruit ;
    • le cédrat, fruit savoureux au parfum délicieux,

    où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Eternel. Nous réunissons ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du Peuple d'Israël pour déclarer son attachement à D..

     

    Le dernier jour de Souccot est appelé Hoshaâna Rabba qui est en lui-même un événement d'importance, et la fête se conclut par Shemini Atsérêt et Simhhat Torah.

    la fête de Souccot dans le calendrier

    La Torah associe la fête des Tentes à la sortie d'Egypte, comme souvenir de la protection divine pour les générations[49]. Or, l'exode eut lieu en Nissan, époque de la fête de Pessahh. Pourquoi D... demande-t-Il donc que l'on célèbre Souccot le 15 Tishri, plutôt qu'en Nissan ?

    R. Sh. Dahan rapporte l'explication suivante.
    Losrque les Israélites sortirent d'Egypte, D.ieu les protégea effectivement jour et nuit par la manifestation de Sa présence, sous la forme de Nuées de Gloire (ananei hacavod). Or quand le peuple fauta, le 17 Tamouz, en construisant l'idole du veau d'or pendant que Moïse était au mont Sinaï pour recevoir la Parole divine, les Nuées de Gloire se dissipèrent car D. ne pouvait pas maintenir Sa présence parmi le peuple souillé.
    Moïse, après avoir obtenu le pardon pour le peuple, redescendit pour la deuxième fois avec les Tables de la Loi, le 10 Tishri qui était un jeudi. Il rapporta le 11 Tishri, vendredi, les paroles de D. qui prescrivaient que chacun fasse don des matériaux de construction pour le Temple mobile (or, argent, cuivre, étoffes précieuses, bois, etc.). Sitôt après le Shabbat, le peuple, qui s'était repenti, se mit à l'œuvre, dès le dimanche 13 Tishri. Ils furent si zélés dans leurs donations et leur empressement pour le service divin, que très vite les matériaux nécessaires à la construction du Mishkan furent réunis, le deuxième jour, 14 Tishri, si bien que D. décida que le peuple d'Israël méritait de nouveau la Présence Divine, et Il fit redescendre les Nuées de Gloire au soir de ce 14 Tishri.
    C'est pourquoi Il fixa au soir du 14 Tishri, au moment où débute le 15, l'époque de la fête des Tentes, commémoration du retour de la Protection Divine.

    Pour ma part, il me semble que Pessahh et Souccot constituent deux moitiés indissociables, sur le plan de la construction de la foi, et de sa transmission.

    Concernant Pessahh, la Torah commande de raconter aux enfants ce que l'Éternel a fait pour libérer les Israélites, et de manger des matsot, afin de se souvenir de la sortie d'Egypte (léma'an tizcor)
       Au sujet de Souccot, qui renvoie également à l'exode d'Egypte, la Torah demande de construire une soucca et de sortir y habiter afin que nos enfants sachent (léma'an yéd'ou) ce que l'Éternel nous a fait  

    Ces deux phases, l'explication et l'expérience, sont complémentaires dans la vie de l'homme et dans l'éducation des enfants.
    La soirée de Pessahh se caractérise par la mise en scène de l'histoire de la sortie d'Egypte, sous la forme de récits et de commentaires : la hagada. La matsa, symbole ultime de la sortie d'Egypte, se consomme : elle entre dans le corps, de même que les récits, pour y être intériorisés par l'individu.
    Lors de la semaine de Souccot, c'est l'individu qui pénètre dans la tente, et habite tout entier dans le symbole, et c'est par l'action que les enfants revivent ce que leurs ancètres ont vécu.
    Les deux phases doivent aller nécessairement ensemble, pour que chacun puisse ressentir pleinement sa relation avec D., et pour que cette relation privilégiée du Peuple Juif avec le Créateur se transmette convenablement de génération en génération.

    Dès lors, ce n'est pas un hasard si Pessahh, le 15 Nissan, et Souccot, le 15 Tishri, sont séparées d'exactement 6 mois : une moitié d'année, pour matérialiser la complémentarité de ces deux aspects du judaïsme, sous leurs diverses formes : prière et pratique, récit et action, souvenir et expérience.

     

    Références  
    32 : Vayikra XXIII, 33-36 ( hébreu | traduction )
    « 33L'Eternel parla à Moïse en ces termes : 34Parle aux Enfants d'Israël et dis : le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des cabanes en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. 35Le premier jour, il y aura une convocation sainte, vous ne ferez aucune œuvre servile. 36Pendant sept jours, vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu ; ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune œuvre servile. »
    42 : Vayikra XXIII, 39-43 ( hébreu | traduction )
    « 39Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l'Éternel, pendant sept jours : le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. 40Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l'Éternel, votre D.ieu, pendant sept jours. 41Vous célébrerez chaque année cette fête à l'Éternel, pendant sept jours. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. 42Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, 43afin que vos descendants sachent que J'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre D.ieu. »
    49 : Vayikra XXIII, 42-43 ( hébreu | traduction )
    « 42Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes du peuple d'Israël demeureront sous des tentes, 43afin que vos descendants sachent que J'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre D.ieu. »
    69 : Shemot XIII:8-14 ( hébreu| traduction )
    «8Raconte à ton fils, en ce jour [de Pessahh] : c'est par tout ceci que l'Eternal a fait ça pour moi, m'a fait sortir de la servitude d'Egypte [...] 14Et lorsque ton fils te demandera, demain, "Qu'est-ce que tout ceci ?", tu lui répondras "C'est avec une main puissante que l'Eternel nous a fait sortir d'Egypte." »
    78 : Soucca 11b ( hébreu )
    79 : Devarim XVI:3 ( hébreu | traduction )
    « 3Tu ne mangeras pas de pain levé ; durant sept jours tu mangeras en outre des azymes, pain de misère, car c'est avec précipitation que tu as quitté le pays d'Egypte ; ceci afin que tu te souviennes, tous les jours de ta vie, du jour où tu as quitté le pays d'Egypte. »
  • fetes juives : pour ceux qui veulent savoir et qui ne sont pas juifs : Souccot

    pour ceux qui veulent savoir et qui ne sont pas juifs : Souccot

    (hébreu חַג הַסֻּכּוֹת, Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l'une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l'assistance divine reçue par les enfants d'Israël lors de l'Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle est fêtée à partir du 15 tishrei (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret. Seuls les premiers jours (le premier en terre d'Israël et dans le judaïsme réformé) sont totalement fériés. Divers rites de commémoration de l'événement historique ou de propitiation pour obtenir l'abondance des pluies et des récoltes s'y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales.

    Dans la littérature rabbinique

    Les différentes observances attachées à la fête de Souccot sont détaillées dans la Mishna et les Talmuds, en particulier dans le traité Soukka, sixième de l'ordre Moëd (lois relatives au chabbat et aux fêtes juives) : les lois relatives à la soukka, ses proportions, les matériaux avec lesquels elle doit être construite, les endroits où elle peut ou non se trouver, font l'objet des deux premiers chapitres. les lois concernant les quatre espèces, les caractéristiques qui les rendent propres ou impropres à l'accomplissement de la prescription, etc. font l'objet des troisième et quatrième chapitres.

     Les prescriptions liées à la branche de saule font l'objet d'une investigation plus poussée. la cérémonie de la libation d'eau, à laquelle feraient allusion Zacharie et Isaïe, est abordée dans le quatrième chapitre et une partie du cinquième et dernier chapitre du traité. le reste du dernier chapitre décrit le service particulier qui se tenait dans le Temple lors de la fête de Souccot. la cérémonie du haqhel est abordée dans d'autres traités. Les lois contenues dans la Mishna sont amplifiées dans la Tossefta et commentées dans les Talmuds de Babylone et de Jérusalem avec des conclusions parfois significativement différentes : les docteurs de Galilée autorisent par exemple de réaliser la prescription des quatre espèces à chabbat alors que leur homologues babyloniens l’interdisent, afin qu’on ne transporte pas les quatre espèces sur plus de quatre coudées dans le domaine public. Les aspects de la fête qui ne sont pas propres à Souccot, comme les lois générales des jours de fête, le statut des jours intermédiaires de la fête (hol hamoëd) et les lois générales sur les fêtes de pèlerinage (non applicables en l'absence d'un Temple construit), font l'objet de traités séparés, Beitza, Moëd katan et Haguiga, septième, onzième et douzième de l'ordre Moëd, respectivement.

    La soukka

    Intérieur d'une soukka, avec ses décorations La soukka est un lieu de résidence temporaire, spécialement construit pour la fête. On commence généralement la construction au sortir de Yom Kippour, bien qu'il soit permis de la faire lors du hol hamoëd. Il est souhaitable de la décorer (hébreu : נוי סוכה nivouï soukka, « rendre [la] soukka agréable ») avec des fruits, un beau service, etc. (de nos jours, on ajoute des serpentins, des dessins d'enfants, etc.). Son toit, le skhakh, doit être construit dans un matériau organique, issu du sol, mais déconnecté de lui. Une soukka inhabitable (trop étroite, trop basse, etc.), ancienne, dont le skhakh existait avant la fête (comme une soukka sous un arbre) ou n'est pas à ciel ouvert (comme une soukka dans une maison) n'est pas conforme aux prescriptions religieuses. Il faut également porter une attention particulière au maintien de la pureté rituelle de la soukka, et de sa prestance. La prescription de « résider dans la soukka » signifie qu'il faut y demeurer comme dans une maison, et y réaliser ses occupations habituelles, bien que ce soit le début de la saison froide ; les femmes, les malades et les enfants en sont dispensés. Il faut au moins y prendre un repas le premier soir de la fête (et le second, en dehors de la terre d'Israël), même par temps de pluie, bien qu'en ce cas, l'essentiel du repas puisse être pris dans la maison tant qu'il pleut. Les pluies exemptent en effet de dormir dans la soukka, et celles qui risquent de gâter le repas en traversant le skhakh, d'y manger ; il n'y a aucun mérite à demeurer sous la soukka en pareils ca. Il est de coutume de convier famille, amis, voisins, etc., à partager un repas dans sa soukka. De nombreux Juifs, suivant une coutume kabbalistique, « invitent » chaque soir dans leur soukka un hôte et, pour certains, une hôtesse spirituels (les oushpizzin et les oushpizziyot)