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  • Israël se prépare-t-il à attaquer l’Iran ?

    Israël se prépare-t-il à attaquer l’Iran ?

    Israel frappe aérienne

    Le Secrétaire à la Défense, Léon Panetta, à l’esprit très occupé ces jours-ci, celui notamment de réduire le budget de la défense et la gestion du retrait des forces américaines en Afghanistan. Mais sa plus grande inquiétude est la possibilité croissante qu’Israël attaque l’Iran au cours des prochains mois…
    Lire aussi: Israël : « 200 000 missiles pointés vers le pays » (Chef des renseignements militaires)

    Israël : Attaquer l’Iran – les coûts

    Un résumé d’Elie Fitoussi sur un texte de David IngnatiuS

    Panetta pense qu’il y a une forte probabilité qu’Israël frappe l’Iran en avril, mai ou Juin – avant que l’Iran n’entre dans ce que les Israéliens décrivent comme une « période d’immunité » pour commencer la construction d’une bombe nucléaire.

    Les Israéliens pensent que les Iraniens ont stocké suffisamment d’uranium enrichi dans des installations souterraines pour fabriquer une arme – et seuls les États-Unis pourraient alors les arrêter militairement.

    Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu ne veut pas laisser le sort d’Israël dépendre de l’action américaine.

    Obama et Panetta auraient averti les Israéliens que les Etats-Unis s’opposent à une attaque, croyant que cela ferait dérailler le programme de sanctions économiques et autres efforts non-militaire pour empêcher l’Iran de franchir le seuil.

    La Maison Blanche n’a pas encore décidé exactement comment les États-Unis réagiraient si Israël devait attaquer.

    L’administration Obama mène d’intenses discussions sur ce qu’une attaque israélienne pourrait signifier pour les Etats-Unis: l’Iran viserait-il les navires américains dans la région ou essayerait-il de fermer le détroit d’Ormuz, et quel effet un conflit aurait-il sur les prix du pétrole au vu d’une économie mondiale déjà fragile ?

    L’administration américaine semble favoriser une non intervention militaire sauf évidemment si les intérêts américains sont ciblés par l’Iran ce qui déclencherait une réponse forte de la part des USA.

    Pour rappel en 1956, le président Dwight Eisenhower avait condamné une attaque israélo-européenne sur le canal de Suez.

    Pour compliquer les choses 2012 est l’année des élections présidentielles aux Etats-Unis, les républicains exigeant un soutien plus fort des américains envers Israël.

    Les responsables de l’administration U.S soulignent que Téhéran ne doit pas se méprendre: Les Etats-Unis ont été engagés depuis plus de 60 ans envers la sécurité de l’Etat Hébreu, et si les centres de population d’Israël étaient touchés, les Etats-Unis pourraient se sentir obligés de venir en aide à Israël.

    Les Israéliens estiment qu’une frappe militaire limitée et contenue est possible en bombardant les installations d’enrichissement d’uranium à Natanz et autres cibles; une attaque sur le site d’enrichissement enterrés de Qom serait plus difficile. Les Iraniens riposteront, mais les Israéliens doutent que les ripostes soient écrasantes.

    Les israéliens se souviennent de l’absence de réaction de la Syrie lors de l’attaque de son réacteur nucléaire en 2007.

    Les Iraniens pourraient faire preuve d’une retenue similaire, car le régime crainte d’être mis en danger par une guerre totale.

    Certains Israéliens ont aussi comparé une attaque sur l’Iran à l’opération de sauvetage des otages en 1976. Ce raid sur Entebbe, en Ouganda, avait été suivi par un changement de régime dans le pays.

    Les dirigeants israéliens se disent accepter, la perspective de faire cavalier seul et de démontrer leur détermination à un moment où leur sécurité est compromise aussi par le « printemps arabe ».

    « Laissez-nous faire ! » aurait-dit un responsable israélien aux Etats-Unis

    Le scénario prévoirait une opération de courte de durée de cinq jours avec des frappes limitées et ciblées, suivi d’un cessez-le feu imposé par l’ONU. Les Israéliens reconnaissent que les dommages causés sur le programme iranien ne seraient pas complets nécessitant une nouvelle attaque dans quelques années. Le programme ne serait que retardé.

    Les responsables américains ne voient que deux possibilités pour dissuader les Israéliens d’une telle attaque:

    Téhéran pourrait enfin négocier sérieusement et accepter que son programme soit contrôlé pour qu’il ne soit qu’à usage civil, ou les Etats-Unis pourraient intensifier leurs actions secrètes pour dégrader le programme des Mollahs.

    Les responsables américains ne pensent pas que Netanyahou ait déjà pris une décision finale à l’attaque, ils notent aussi que de hauts responsables du renseignement israéliens restent sceptiques sur le projet.

    Mais les Américains doutent pourtant que les Israéliens bluffent. Ils se soucient maintenant des « canons de printemps ».

    Elie Fitoussi pour Israël-flash d’après D.Ignatius -D.Ignatius


    Iran : l’heure fatidique

    Dans le dossier iranien, les dés sont pratiquement jetés, ce n’est plus qu’une question de prise de décision par les dirigeants israéliens, dès qu’ils auront répondu à trois questions essentielles qui se posent à eux: Israël a-t-il les moyens d’attaquer l’Iran ? Disposons-nous de la légitimité internationale ? Toutes les autres options ont-elles été épuisées ?

    Selon les responsables de Tsahal, Israël a effectivement les moyens d’entreprendre une action militaire contre l’Iran. Ehoud Barak estime que le temps presse, car les Iraniens s’apprêtent à débuter les travaux d’enfouissement de leurs installations nucléaires, ce qui rendra la tâche de les bombarder très difficile, voire quasiment impossible, même si Jérusalem a obtenu de Washington la livraison de bombes anti-bunkers ayant un fort pouvoir de pénétration.

    Le problème, c’est que notre armée de l’Air dispose d’appareils tactique qui peuvent porter certaines bombes, mais pas les plus lourdes, nécessaires aux frappes stratégiques pour atteindre les sites enfouis, comme les MOB (Massive Ordnance Bomb) de 13 tonnes qui peuvent pénétrer 60 mètres de béton armé ou 40 mètres de roches moyennement dures. Or le site à proximité de la ville sainte de Qom, qui comprend les centrifugeuses d’enrichissement de l’uranium, serait à 60 mètres, voire à 100 mètres sous terre…

    Le déclenchement d’une opération israélienne fera, bien entendu, l’objet de réactions et de représailles du monde musulman dont le Hezbollah, le Hamas et nos voisins islamistes égyptiens. Il faut s’attendre à ce que le territoire israélien soit la cible de roquettes du Hezbollah, mais celui-ci traverse actuellement une crise de confiance sans précédent, ayant perdu pratiquement simultanément ses deux seuls alliés, l’Iran qui n’est plus à même de livrer des armes aux terroristes chiites libanais en raison des sanctions internationales, et la Syrie, car le régime de Bachar el Assad n’est plus en mesure de compter de manière fiable sur sa propre armée et a d’autres chats à fouetter que les problèmes existentiels du Hezbollah. Donc, le mouvement terroriste chiite libanais va se retrouver avec un ennemi syrien acharné, le jour prochain o&u grave; Assad aura disparu et le moment est très mal choisi pour tenter quoi que ce soit contre Israël, même de manifester sa colère et mal lui en prendrait, selon de hauts responsables militaires israéliens.

    Le Hamas, quant à lui, lancera vraisemblablement ses salves contre le sud d’Israël, mais cette éventualité a été prise en compte par Benny Gantz, le chef d’état-major de Tsahal, qui s’est engagé à en venir à bout.

    La seule véritable inconnue reste l’Egypte, mais tant que les militaires détiennent encore le pouvoir, il ne devrait pas y avoir trop de casse.

    Je n’ai pas oublié une éventuelle réaction de l’Iran. Bien sûr, dans un premier temps, dans l’affolement, Ahmadinejad et les ayatollahs lanceront des attaques, mais les Américains et les Occidentaux en général devraient pouvoir gérer cette situation, non pour les beaux yeux des Israéliens, mais pour se défendre eux-mêmes.

    Donc, selon Ehoud Barak, il faudrait peut-être penser à y aller maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, sachant qu’une opération ne fera, dans le meilleur des cas, que retarder de trois à cinq ans la réalisation du programme nucléaire des Iraniens. En se disant que d’ici là, les pressions et les sanctions pourront peut-être avoir eu raison du régime des ayatollahs.

    Que se passera-t-il sur la scène internationale ? Israël ne prétend pas avoir l’accord de tous les Occidentaux, mais dispose de la légitimité internationale. Même s’il ne faut pas leur faire confiance aveuglément, on sent actuellement la pleine détermination des Américains et des Européens à faire plier l’Iran.

    En cas de frappe israélienne, ils interviendront contre Téhéran bon gré mal gré, parce qu’ils n’ont pas le choix, non pas pour défendre Israël, mais afin de se protéger en profitant de la confusion pour mettre un terme à une situation dont ils savent qu’elle devient insupportable à courte échéance pour les démocraties occidentales.

    Toutes les options autres que militaires sont-elles épuisées ? Il semble bien que nous sommes arrivés en fin de cycle.. Après les dernières sanctions européennes, quelles pourraient être les nouvelles pressions diplomatiques qui feraient tout d’un coup renoncer l’Iran ? Son économie est exsangue, sa monnaie ne vaut plus rien, il y a pénurie de pain et de chauffage à Téhéran, les ayatollahs n’ont pas les mêmes valeurs que nous, les visites des inspecteurs de l’AIEA n’y changeront rien. Les Russes et les Chinois soutiendront diplomatiquement l’Iran, mais n’iront pas jusqu’à prendre des risques insensés pour cette république islamique.

    Le chef du Mossad, Tamir Pardo, s’est rendu cette semaine à Langley au siège de la CIA où il a rencontré son homologue David Petraeus. Il a également eu des entretiens avec la présidente démocrate de la Commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein. Est-il venu peaufiner les derniers préparatifs ? L’accord « des lignes rouges » est-il en train d’être appliqué ?

    Pour rappel, Israël et les Etats-Unis se sont entendus sur des « lignes rouges » au-delà desquelles une action militaire sera inévitable. Netanyahou s’est engagé à ne rien faire sans prévenir Obama, de leur côté les Américains ont assuré qu’ils agiront si ces fameuses lignes sont franchies par Téhéran.

    Et le temps presse là-aussi, car Israël doit profiter de l’actuelle faiblesse d’Obama en raison de la campagne électorale aux Etats-Unis. Dès que l’Iran aura la bombe, il sera trop tard pour nous et pour tout le monde occidental.

    La guerre de Kippour fut un traumatisme pour Israël, car ce fut la seule fois où nous avons laissé l’ennemi prendre l’initiative.

    Il est incontestable que nous avons toujours gagné quand nous avons choisi le moment qui nous convenait.

    L’heure fatidique approche, elle est inéluctable. De toutes manières, tout le monde le sait, la confrontation aura lieu.

    Marc Femsohn

  • Face aux sanctions, Téhéran est tenté par l'escalade

    Face aux sanctions, Téhéran est tenté par l'escalade

     

    Par Georges Malbrunot
    Usine pétrochimique à Mahshahr, Iran.
    Usine pétrochimique à Mahshahr, Iran.Crédits photo : Babak Sedighi/PANOS-REA/Babak Sedighi/PANOS-REA
     
     

     

        

    Des sanctions européennes et américaines contre le pétrole pourraient encore aggraver les tensions.

    Face aux sanctions qui font de plus en plus mal, Téhéran choisit une nouvelle fois de montrer ses muscles. Le site souterrain d'enrichissement d'uranium de Fordow, près de Qom, sera bientôt opérationnel, a déclaré dimanche Fereydoun Abbasi Davani, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. Quitte à durcir encore le contentieux sur le nucléaire.

    Vendredi déjà, le patron des forces navales des Gardiens de la révolution avait annoncé la tenue en février de manœuvres dans le détroit d'Ormuz, que Téhéran menace de fermer, si les Occidentaux continuent de le sanctionner. Ces manœuvres feront suite à de précédents exercices organisés à Noël dans le Golfe persique. Dimanche, le chef du Pentagone Leon Panetta a prévenu que les États-Unis «répondront» par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, évoquant une «ligne rouge» à ne pas franchir. Dimanche, le chef du Pentagone Leon Panetta a prévenu que les États-Unis «répondront» par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, évoquant une «ligne rouge» à ne pas franchir.

    Des messages apparemment contradictoires

    «Le régime est maintenant le dos au mur», prévient un homme d'affaires proche du pouvoir à Téhéran. «Il a deux options: négocier ou alors créer un dérapage pour tenter une sortie par le haut.» D'où les deux messages apparemment contradictoires adressés ces dernières semaines par l'Iran: d'un côté, le rappel de sa disponibilité à négocier sur le nucléaire, de l'autre la menace de fermer le détroit d'Ormuz, goulet par où transite plus d'un tiers du pétrole mondial.

    En position de force, les durs rassemblés autour des Gardiens de la révolution et des radicaux conservateurs influents au Parlement et autour d'Ali Khamenei, le guide et numéro un du régime, pourraient être tentés par une escalade. «Les radicaux ont le sentiment que les Occidentaux veulent renverser le régime, poursuit l'industriel. Ils sont convaincus que même s'ils acceptaient de négocier sur le nucléaire, les Occidentaux sortiraient ensuite le dossier des droits de l'homme.»

    Et la proximité d'avec les élections législatives de mars risque de favoriser encore la surenchère. La pression sur le taux de change est désormais très forte. En quelques jours, fin décembre, le rial a perdu 30 %, alors qu'il avait été stable ces dix dernières années.

    Un manque de liquidités

    «Même si le pouvoir décide de limiter les importations non essentielles, il n'a plus de liquidités pour tenir longtemps», avertit l'industriel iranien. D'autant que les prochaines sanctions européennes et américaines contre le pétrole vont encore aggraver les tensions.

    «Quand on vous empêche de vendre du pétrole qui représente 70 % de vos exportations, c'est la guerre économique qui est déclarée», constate l'observateur, qui redoute un «malentendu dans le Golfe: un pétrolier qui serait coulé suite à un avertissement ignoré».

    D'autres, tout aussi alarmistes, craignent un scénario comme celui qui déclencha la seconde guerre du Golfe. Lorsqu'à l'été 1990, le Koweït fit baisser les cours du pétrole en inondant le marché, privant Saddam Hussein de ressources pour financer la reconstruction de son pays, après huit ans de guerre face à l'Iran. Et le conduisant finalement à envahir l'émirat voisin.

  • Israël prépare des mesures pour sanctionner la Turquie

    Israël prépare des mesures pour sanctionner la Turquie

     

    Selon les média israéliens, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a préparé une série de mesures visant à sanctionner le leadership turc. Israël pourrait notamment faciliter la coopération avec les Arméniens, voire demander la reconnaissance internationale de l'holocauste arménien.