séfarades

  • Fete de Souccot.. petit rappel de cette fete juive

    Petit rappel de cette fête juive pour ceux qui "auraient" oublié ou pour les non juifs qui veulent connaitre nos fêtes et traditions

    Souccot (סֻכּות les cabanes) est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive ; elle est d'ailleurs appelée Epoque de Réjouissance dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 Tishri et dure sept jours dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Shemini Atsérêt, chômée aussi.   

    Souccot
    cliquez pour changer l'année
    cliquez pour changer l'année
    , en galouth : du mercredi 8 soir, au vendredi 17 octobre.

    la soucca

    Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Egypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par D... sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à Lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que D... leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables. Dès lors, Il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à D... par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur et restent Sa propriété.

    Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah nous prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en D... et d'indifférence au confort matériel. La Halakha (loi juive) prescrit de prendre les repas dans la Soucca, d'y dormir, d'y étudier, et d'y habiter autant que possible. Toutefois, si le climat ne le permet pas (pluie, froid), on se limitera au strict minimum (consommer le pain sous la soucca), afin de ne pas nuire à sa santé, ni dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.

    Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert. La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toit en est l'élément le plus important. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.

    le loulav

    Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav (לוּלב), ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

    Il nous est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour nous réjouir devant D... chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est à dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de D.... Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membre du Peuple d'Israël :

    • le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;
    • la myrte, orodante mais sans fruit ;
    • le saule, sans odeur ni fruit ;
    • le cédrat, fruit savoureux au parfum délicieux,

    où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Eternel. Nous réunissons ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du Peuple d'Israël pour déclarer son attachement à D..

     

    Le dernier jour de Souccot est appelé Hoshaâna Rabba qui est en lui-même un événement d'importance, et la fête se conclut par Shemini Atsérêt et Simhhat Torah.

    la fête de Souccot dans le calendrier

    La Torah associe la fête des Tentes à la sortie d'Egypte, comme souvenir de la protection divine pour les générations[49]. Or, l'exode eut lieu en Nissan, époque de la fête de Pessahh. Pourquoi D... demande-t-Il donc que l'on célèbre Souccot le 15 Tishri, plutôt qu'en Nissan ?

    R. Sh. Dahan rapporte l'explication suivante.
    Losrque les Israélites sortirent d'Egypte, D.ieu les protégea effectivement jour et nuit par la manifestation de Sa présence, sous la forme de Nuées de Gloire (ananei hacavod). Or quand le peuple fauta, le 17 Tamouz, en construisant l'idole du veau d'or pendant que Moïse était au mont Sinaï pour recevoir la Parole divine, les Nuées de Gloire se dissipèrent car D. ne pouvait pas maintenir Sa présence parmi le peuple souillé.
    Moïse, après avoir obtenu le pardon pour le peuple, redescendit pour la deuxième fois avec les Tables de la Loi, le 10 Tishri qui était un jeudi. Il rapporta le 11 Tishri, vendredi, les paroles de D. qui prescrivaient que chacun fasse don des matériaux de construction pour le Temple mobile (or, argent, cuivre, étoffes précieuses, bois, etc.). Sitôt après le Shabbat, le peuple, qui s'était repenti, se mit à l'œuvre, dès le dimanche 13 Tishri. Ils furent si zélés dans leurs donations et leur empressement pour le service divin, que très vite les matériaux nécessaires à la construction du Mishkan furent réunis, le deuxième jour, 14 Tishri, si bien que D. décida que le peuple d'Israël méritait de nouveau la Présence Divine, et Il fit redescendre les Nuées de Gloire au soir de ce 14 Tishri.
    C'est pourquoi Il fixa au soir du 14 Tishri, au moment où débute le 15, l'époque de la fête des Tentes, commémoration du retour de la Protection Divine.

    Pour ma part, il me semble que Pessahh et Souccot constituent deux moitiés indissociables, sur le plan de la construction de la foi, et de sa transmission.

    Concernant Pessahh, la Torah commande de raconter aux enfants ce que l'Éternel a fait pour libérer les Israélites, et de manger des matsot, afin de se souvenir de la sortie d'Egypte (léma'an tizcor)
       Au sujet de Souccot, qui renvoie également à l'exode d'Egypte, la Torah demande de construire une soucca et de sortir y habiter afin que nos enfants sachent (léma'an yéd'ou) ce que l'Éternel nous a fait  

    Ces deux phases, l'explication et l'expérience, sont complémentaires dans la vie de l'homme et dans l'éducation des enfants.
    La soirée de Pessahh se caractérise par la mise en scène de l'histoire de la sortie d'Egypte, sous la forme de récits et de commentaires : la hagada. La matsa, symbole ultime de la sortie d'Egypte, se consomme : elle entre dans le corps, de même que les récits, pour y être intériorisés par l'individu.
    Lors de la semaine de Souccot, c'est l'individu qui pénètre dans la tente, et habite tout entier dans le symbole, et c'est par l'action que les enfants revivent ce que leurs ancètres ont vécu.
    Les deux phases doivent aller nécessairement ensemble, pour que chacun puisse ressentir pleinement sa relation avec D., et pour que cette relation privilégiée du Peuple Juif avec le Créateur se transmette convenablement de génération en génération.

    Dès lors, ce n'est pas un hasard si Pessahh, le 15 Nissan, et Souccot, le 15 Tishri, sont séparées d'exactement 6 mois : une moitié d'année, pour matérialiser la complémentarité de ces deux aspects du judaïsme, sous leurs diverses formes : prière et pratique, récit et action, souvenir et expérience.

     

    Références  
    32 : Vayikra XXIII, 33-36 ( hébreu | traduction )
    « 33L'Eternel parla à Moïse en ces termes : 34Parle aux Enfants d'Israël et dis : le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des cabanes en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. 35Le premier jour, il y aura une convocation sainte, vous ne ferez aucune œuvre servile. 36Pendant sept jours, vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l'Éternel des sacrifices consumés par le feu ; ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune œuvre servile. »
    42 : Vayikra XXIII, 39-43 ( hébreu | traduction )
    « 39Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l'Éternel, pendant sept jours : le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. 40Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l'Éternel, votre D.ieu, pendant sept jours. 41Vous célébrerez chaque année cette fête à l'Éternel, pendant sept jours. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. 42Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, 43afin que vos descendants sachent que J'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre D.ieu. »
    49 : Vayikra XXIII, 42-43 ( hébreu | traduction )
    « 42Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes du peuple d'Israël demeureront sous des tentes, 43afin que vos descendants sachent que J'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre D.ieu. »
    69 : Shemot XIII:8-14 ( hébreu| traduction )
    «8Raconte à ton fils, en ce jour [de Pessahh] : c'est par tout ceci que l'Eternal a fait ça pour moi, m'a fait sortir de la servitude d'Egypte [...] 14Et lorsque ton fils te demandera, demain, "Qu'est-ce que tout ceci ?", tu lui répondras "C'est avec une main puissante que l'Eternel nous a fait sortir d'Egypte." »
    78 : Soucca 11b ( hébreu )
    79 : Devarim XVI:3 ( hébreu | traduction )
    « 3Tu ne mangeras pas de pain levé ; durant sept jours tu mangeras en outre des azymes, pain de misère, car c'est avec précipitation que tu as quitté le pays d'Egypte ; ceci afin que tu te souviennes, tous les jours de ta vie, du jour où tu as quitté le pays d'Egypte. »
  • les traditions culinaires juives (petit rappel ou pour expliquer aux personnes non juives de ce blog)

    les traditions culinaires juives (petit rappel ou pour expliquer aux personnes non juives de ce blog)

    La cuisine du monde juif

    Les traditions juives se sont dispersées dans le monde, s'enrichissant des cultures qui accueillirent, plus ou moins long terme, la diaspora de ces peuples aux origines moyen-orientales.

    On peut distinguer deux grands courants culinaires :

    - la cuisine juive ashkenaze : Europe centrale, Alsace, Allemagne de l'ouest et du sud- la cuisine juive séfarade : Moyen-Orient et Maghreb.

    Les origines

    séfarades

    On nomme "séfarades" les populations juives vivant ou ayant vécu dans les pays méditerranéens. La cuisine séfarade utilise les fruits et légumes, les viandes de mouton et de boeuf, la volaille et le poisson. Les pâtisseries ont des parfums de miel, d'amande, de datte, de cannelle, elles s'enrichissent d'abricots et de raisins secs, de graines de pavot...

    Durant le Shabbat (du vendredi soir au samedi soir), jour de repos complet sans travail de quelque sorte, les repas du vendredi soir et du samedi sont préparés à l'avance. Traditionnellement, on y déguste plusieurs plats : une entrée avec du poisson, une marmite de ragoût de boeuf et de pois chiche (dafina) ou des boulettes de viande de bœuf, des légumes de saison et du riz ainsi que desserts et gâteaux secs.

    Ashkenaze

    On nomme "ashkenazes" les populations juives vivant ou ayant vécu en Europe centrale, en Europe du Nord, dans les pays slaves. C'est une cuisine de pays froids, nourrissante, à base de produits simples et que l'on peut trouver en toutes saisons : pommes-de-terre, oignons, choux et betteraves, poissons farcis, ragoût de boeuf, poulet.

    Pour le Shabbat,

    il est coutumier de préparer un poisson farci,une marmite de viande aux haricots blancs et à l'orge (la tchoulent), des blinzes (crêpes) ou un stroudel (gâteau fourré de pommes).

     

    Les fêtes religieuses

     

    Ces fêtes qui réunissent les familles sont toujours accompagnées de plats symboliques :

    - Nouvel An (Roch ha-shana) : dans les mets proposés, on devrait retrouver une tête de poisson, du potiron, des carottes, des pommes, des grenades, un gâteau au miel. Il s'agit d'aliments symboles de bonheur et de fertilité, de formes rondes et douces, au goût délicat, velouté.

    - Yom Kippour (2e fête de l'année) : c'est un jour de la purification et de pardon, un jour de jeûne.

    - Soukkot (septembre) : symboles des récoltes et de l'abondance, on sert des fruits, des légumes farcis, des céréales (blé, orge, seigle, avoine, épeautre).

    - Hanoukka (fête des lumières, en décembre) : c'est l'huile qui symbolise ce temps des lumières ; on prépare des fritures salées et sucrées : beignets, croquettes, crêpes.

    - Pourim (début mars) : c'est une célébration très joyeuse où les mets doivent être abondants, où le vin doit couler à flot. Chaque famille va confectionner des Aman Taschen ou Oreilles d'Aman, des gâteaux fourrés aux graines de pavot ou aux noix, (Aman, serviteur d'un roi perse voulait faire disparaître les Juifs du royaume mais son complot fut déjoué par Esther, épouse du roi).

    - Pessah (Pâque juive) : ce sont huit jours de célébrations, avec en particulier, un repas, le Seder, aux composantes très précises comprenant agneau, persil, radis, céleri ou pommes de terre, pommes, dattes, noix, noisettes, oeuf dur, herbes amères, pains azyme.

    - Shavouot (7 semaines après Pessah, en mai-juin) : on célèbre la Torah, la Loi reçue par Moïse; les aliments symboliques sont le lait et l'eau. On consomme donc ce jour-là des mets à base de lait : tourtes au fromage, latkes (croquettes), yaourts, blintzes (crêpes) au fromage blanc, flan, etc.

     

    Parlons cuisine

    Quelques-uns des nombreux plats composant ces préparations traditionnelles :

    Cuisine séfarade

    Dafina ou Tfina : plat complet à base de viande de bœuf , d'œufs, riz, blé, pois chiches, pommes de terre et boulettes de pain azyme. La dafina doit mijoter une journée, à feu très doux. C'est le plat traditionnel du Shabbat, accompagné d'artichauts ou de petits pois.

    Poulet aux pois chiche : tajine aux pois chiche, aux oeufs et à la viande de veau.

    Méguena : pâté aux oeufs et aux légumes cuit au four.

    Belstel : chaussons de viande hachée enroulés dans une feuille de brik, frits dans l'huile.

    Hreime : poisson à la sauce tomate, très épicée, au piment, ail et cumin (loup, bar, cabillaud).

    Houmous : purée pois chiche à la pâte de sésame (tahin).

    Shawarma : préparation épicée de viande ou de volaille ou de légumes dont on fourre une pita.

    Tahina : sauce aux graines de sésame et au citron dont on assaisonne salades, poissons ou viandes)

    Pita : petits pains peu levés que l'on fourre de hachis de viandes, légumes ou poisson.

    Desserts

    Gâteau au miel et aux dattes : pâtisserie confectionnée avec chapelure, farine, levure, oeufs, miel, noix et dattes hachées.

    Haroset : salade de fruits composée de pommes en dés, dattes, abricots secs et noix hachés. Les fruits arrosés de vin doux et relevés de gingembre moulu peuvent macérer un ou deux jours au réfrigérateur. Traditionnellement on sert ce dessert à Pessah.

    Yoyos de Pourim (beignets)

    Cuisine ashkenaze

    Ragoût de boeuf aux champignons : boeuf en cubes, ail, moutarde, vinaigre, vin, champignons; le tout doit mijoter lentement.

    Kreplach : bouchées de pâte garnies de viande ou de pommes-de-terre, de chou, cuites à l'eau et que l'on sert avec une sauce tomate ou avec un bouillon de poulet.

    Gehakte leber ou hachis de foie : foies de volaille et oignons poêlés, mixés avec des oeufs durs. Ce hachis se sert tiède ou froid.

    Chou rouge aux pommes : plat aigre-doux composé de chou rouge émincé, de pommes, cuit avec du vinaigre et de la gelée de groseilles.

    Tchaktchouka : omelette aux légumes (tomates, poivrons, piments, oignons).

    Latkes : galettes de pommes-de-terre et d'oignon.

    Kneidalah : boulettes de farine azyme accompagnant un consommé de poulet

    Gefilte fish : poisson farci ou boulettes de poisson blanc que l'on sert avec une sauce au raifort.

    Bagel : petits pains cuits à l'eau et dorés au four.

    Desserts

    Compote de fruits secs : pruneaux, abricots, raisins, pommes, poires, assaisonnés de citron, de cannelle et clous de girofle, mijotés à feu doux.

    Latkes au fromage : galettes de fromage blanc et farine parfumée à la cannelle et que l'on sert avec une confiture d'abricots.

    Mandelbrot : gâteaux secs au beurre et aux amandes.

    Oreilles d'Aman ou Hamann Taschen : pâtisserie à base de pâte farcie à la confiture ou aux noix, aux amandes, dattes, etc.

    Stroudel aux pommes : pâte fine composée de farine, fromage frais et beurre, farcie d'une purée de pommes, raisins secs et amandes hachées. Le gâteau est roulé et cuit

    Les prescriptions alimentaires de la religion (Kashrout)

    La viande

    La viande doit provenir d'animaux abattus suivant les rites, sans maladie ni blessure.

    Les animaux consommables sont :

    le boeuf, le mouton, la chèvre, le cerf, la gazelle, le daim, le bouquetin, l'antilope, l'oryx et la chèvre sauvage.

    Les animaux interdits à la consommation sont

    : porc, cheval, lapin, chameau, félins, chien, lièvres, sangliers et tous animaux tués à la chasse.

    Pour la volaille, sont autorisés tous les oiseaux se nourrissant uniquement de graines : poules, oies, dindes, quelques espèces de canards domestiques et de pigeons.

    Sont interdits : le faisan et l'autruche.

    L'abattage doit être pratiqué par un abatteur particulier, le "Cho'het", avec un couteau dont la lame ne doit présenter aucune aspérité. Tout autre mode d'abattage est interdit. Un examen interne doit être pratiqué pour s'assurer de la santé de l'animal, sinon la viande est rejetée. Certaines parties du corps sont éliminées rituellement (certains vaisseaux sanguins, des parties graisseuses, des entrailles, des muscles de la hanche, le nerf sciatique). On considère habituellement que seuls sont consommables les morceaux au-dessus de la 14ème côte.Le sang doit être retiré en totalité, selon des méthodes bien précises et avec des instruments réservés à cet unique usage.

    Le poisson

    On ne mange ni fruits de mer ni poissons sans écailles (requin, dauphins, etc).

    Les végétaux

    Les fruits : Ils doivent provenir d'arbres ayant plus de 3 ans.Les fruits et les légumes ne doivent contenir ni insectes ni larves d'insectes.

    Le pain azyme

    Le pain azyme est un pain non levé, constitué d'eau et de farine. Cette farine, dans la cuisine juive rituelle, est élaborée avec un blé protégé de toute humidité; on l'appelle alors "farine de matza". La pâte ne doit absolument pas lever et, pour ce faire, doit être pétrie pendant moins de 18 minutes puis mise au four immédiatement.

    Les mélanges d'aliments

    On ne doit pas mélanger les aliments carnés et les aliments lactés. Chacun de ces produits doit être manipulé et cuit avec du matériel strictement destiné à chacun.

    Le matériel de cuisine

    -Une vaisselle spéciale est utilisée pour les préparations culinaires de la fête de Pessah (casseroles, couverts, plats, etc.)- une vaisselle spéciale est utilisée pour les aliments lactés (casseroles, couverts, plats, etc.)- une vaisselle spéciale est utilisée pour les aliments carnés (casseroles, couverts, plats, etc.).Le rangement, le lavage, l'essuyage doivent être strictement réservés à chacun de ces matériels.