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  • Détroit de Tiran ou d'Ormuz : l'Iran fait la même erreur fatale ......Tsahal est prêt…

    Détroit de Tiran ou d'Ormuz : la même erreur fatale
    Editorial de la semaine du 07/01/2012
    Par Marc Femsohn pour Guysen International News - J
    DR 2012 Femhson

    La politique de Téhéran consistant à laisser peser une épée de Damoclès sur le libre trafic du pétrole dans le détroit d'Ormuz et, par conséquent, sur l'économie mondiale, constitue une escalade dans la confrontation avec les Occidentaux en général, et avec Washington en particulier. Les Iraniens, de plus en plus isolés, sont en train de commettre leur première véritable erreur fatale.
    Le problème de tous les régimes autoritaires est leur aveuglement, leur arrogance, l'ivresse de leur violence et de leur totalitarisme qui les conduit généralement à leur perte.

    On l'a vu avec Kadhafi, on le constate, actuellement avec "Boucher" el Assad et il en sera de même, à moyen terme, avec les mollahs de la République islamique. Rappelons-nous d'ailleurs un parallèle troublant.
    En 1967, le nationaliste Nasser règne d'une main de fer sur l'Egypte depuis 1956. Il a fait de la défense des Palestiniens son fond de commerce. Il veut jeter les Juifs à la mer. "Notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre", déclare le raïs. Enivré de son pouvoir sur les masses qui le portent aux nues, Nasser commet l'erreur fatale : le 23 mai 1967, il bloque le détroit de Tiran paralysant ainsi l'accès au port d'Eilat et l'approvisionnement en pétrole…iranien d'Israël.
    S'en suivra la Guerre des Six-Jours dont nous connaissons tous l'issue, grâce à laquelle beaucoup d'entre nous franchirent le pas et vinrent s'installer en Israël afin de participer à la destinée du Peuple Juif sur sa terre.
    L'histoire est donc en train de se répéter. En effet, Ahmadinejad, qui n'est d'ailleurs qu'un fantoche manipulé par les mollahs, est le chantre du nationalisme iranien assaisonné à la sauce chiite islamique. Il veut redonner à l'Iran sa suprématie au Moyen-Orient et pour cela, il a besoin du nucléaire. Il porte les espoirs de la majeure partie du monde arabo-musulman et fait rêver la rue arabe tout comme la rhétorique nassérienne panarabiste à l'époque.
    Il s'est promu défenseur des Palestiniens, prône la destruction d'Israël et ne verrait pas d'un mauvais œil tous les Juifs à Auschwitz, qui n'a d'ailleurs pas existé pour lui. Bref, il est l'ennemi n° 1 d'Israël et des Occidentaux, un peu comme son papa spirituel, Gamal Abdel Nasser.
    Et voilà qu'il brandit la menace de la fermeture du détroit d'Ormuz en cas de nouvelles sanctions internationales et met en garde Washington. "Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d'Ormuz et se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique", a déclaré le général Attaollah Salehi, ajoutant que "la République islamique d'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement".
    Pour les Etats-Unis, il s'agit là du premier pas vers le "casus belli", comme le fut le détroit de Tiran pour Israël en 1967. En outre, les Iraniens s'y prennent beaucoup trop tard, car défier un président américain en pleine campagne électorale est une erreur manifeste d'agenda. Obama pourrait ne pas rester les bras croisés devant une telle provocation, même après son éventuelle réélection, aidé en cela par le Royaume Uni dont le ministre de la Défense vient d'affirmer que son pays n'hésitera pas à utiliser la force militaire.
    Il est vrai que le calcul des ayatollahs n'est pas innocent. Chaque menace pesant sur le trafic pétrolier dans cette région fait grimper le prix du baril et augmente mathématiquement les revenus de l'Iran. Voilà pourquoi, les mollahs deviennent hystériques, lorsque les Occidentaux brandissent le sceptre de l'embargo sur l'achat de pétrole iranien qui aurait pour conséquence la chute des cours, d'autant que l'Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe se sont engagées à augmenter leur production et à compenser tout manque.
    Les Chinois continueront de se fournir en Iran, mais, avec eux, pas d'état d'âme, ce sera la saison des soldes, les Iraniens devront vendre à un prix de misère. Un vrai scénario catastrophe pour la République islamique.
    L'affaire ne se présente donc pas si mal pour les Américains et les Israéliens. Dans un premier temps, Washington craignait d'être mis devant le fait accompli par une opération en solo de Jérusalem contre les sites nucléaires iraniens, mais des conversations très "discrètes", il y a quelques jours, ont remis les pendules à l'heure. On s'est mis d'accord sur les "lignes rouges" au-delà desquelles une action militaire sera inévitable. Netanyahou s'est engagé à ne rien faire sans prévenir Obama, de leur côté les Américains ont assuré qu'ils agiront si ces fameuses lignes rouges sont franchies par Téhéran, les Israéliens ayant ainsi l'assurance de ne pas être les seuls à mettre les mains dans le cambouis.
    Nos dirigeants ont maintenant acquis la conviction que Washington n'essaie pas de freiner Israël, mais que les Américains sont déterminés à empêcher Téhéran d'atteindre la capacité nucléaire. Lorsque le secrétaire à la Défense Leon Panetta déclare que les Etats-Unis feront tout ce qui est nécessaire pour éviter que la République islamique n'acquière la bombe nucléaire, il émet un double message subliminal : il avertit Ahmadinejad qu'il ne bluffe pas et il confirme à Netanyahou que l'accord des "lignes rouges" sera appliqué.
    La pression sur Téhéran devient donc de plus en plus forte. Les ayatollahs se sont engagés sur une voie sans retour, car ils doivent sans cesse donner des gages à la population pour prouver leur force vis-à-vis des "Infidèles" occidentaux et des "Sionistes". Les mollahs sont prisonniers de leur système. La question n'est donc plus de savoir si une opération militaire aura lieu, mais quand ?
    Le nationalisme arabe nassérien est mort alors qu'Israël est toujours là, plus fort que jamais. Ahmadinejad et le Guide de la Révolution devraient relire l'Histoire, le problème, c'est qu'ils sont des négationnistes. Tsahal est prêt…