rescapées

  • Plus de 70 ans après la Shoah, deux rescapées vivant toutes deux en Israël se sont retrouvées, entourées de leurs proches profondément émus.

     
     
     
    Plus de 70 ans après la Shoah, deux rescapées vivant toutes deux en Israël se sont retrouvées, entourées de leurs proches profondément émus.

    Livia et Shoshana, nées en Hongrie, ont survécu aux persécutions et sont montées ensuite en Israël où elles ont fondé une famille.

    Tout a commencé lorsqu’un élève a préparé un devoir, comme le prévoit le programme scolaire, sur l’histoire de ses ancêtres. Sa grand-mère, Shoshana, qui vit aujourd’hui au Kibboutz Beerot Itshak, lui a alors confié ses souvenirs.

    La mère du jeune élève, fille de Shoshana, a été surprise par les similitudes entre la brochure rédigée par son fils quelques années plus tôt et un livre d’une rescapée, traduit en hébreu, qui se trouvait dans la bibliothèque du Kibboutz.

    Lorsque Shoshana a ouvert le livre que lui a présenté sa fille, elle a aperçu la photo de l’auteure, lorsqu’elle était jeune, le visage encadré de deux nattes. Elle a reconnu tout de suite son amie d’enfance Livia qui était en classe avec elle.

    L’une de ses petites-filles, Youval, touchée par cette histoire, s’est alors lancée à la recherche de cette femme et s’est adressée pour cela à la traductrice de l’ouvrage qui lui a communiqué ses coordonnées.

    Il ne restait plus aux enfants et aux petits-enfants qu’à se lancer dans des préparatifs pour organiser une rencontre entre les deux femmes qui ne s’étaient pas vues depuis … 71 ans.

    Toute la famille s’est réunie pour assister à ces retrouvailles poignantes. Lorsque l’amie de Shoshana est entrée dans la pièce, les deux femmes se sont embrassées et ont sangloté d’émotion. Assises ensuite sur un canapé, elles ont évoqué leur souvenir pendant plus de deux heures, égrenant les noms des personnes qu’elles avaient connues.

    « Nous étions ensemble dans les camps de concentration », a rappelé Livia qui a écrit sept livres en anglais. Seul le dernier, qui a permis cette rencontre, a été traduit en hébreu.

    Claire Dana-Picard

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