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  • Libye: Le « printemps arabe » a fait long feu et laisse la place à l’hiver islamiste: des islamistes détruisent un cimetière juif et chrétien

    Vidéo: Libye des islamistes détruisent des tombes juives et chrétiennes en criant « Allah Akbar » !

    Lybie cimetière juif et chrétien détruit

    Libye: Le « printemps arabe » a fait long feu et laisse la place à l’hiver islamiste. Vidéo choc : des islamistes détruisent un cimetière juif et chrétien en criant « Allah akbar » !

     

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    Posted in Antisémitisme, International, Israël, Libye, Monde Arabe Tags: Antisémitisme, Islam, lybie

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  • Victor III ou le mystère du Pape juif

    Victor III ou le mystère du Pape juif
     
    Yonit MOZES | Il y a 12 heures
     
     

    Le mystère du Pape Victor III n’a jamais été complètement élucidé. Selon qu’il s’agisse de sources chrétiennes ou juives, les versions divergent.

    Selon les historiens classiques, Victor III serait né vers 1026, d’une branche non régnante des ducs Benevento de Lombardie. Fils unique, son désir d’embrasser la vie monastique s’est vivement heurté à l’opposition de ses parents. Après la mort de son père en 1047, il fuit un mariage arrangé et finalement obtint la permission d’entrer au monastère où il fut baptisé Desiderius. Quelques années plus tard, Desiderius s’attacha à la cour de Victor II à Florence

    En 1055, il retourna à sa communauté monacale. En 1059, il fut ordonné cardinal-prêtre.

    Desiderius fut le plus grand des abbés de Monte Cassino. Il reconstruisit l’église et le couvent, fonda une école d’art et rétablit la discipline monastique de sorte que 200 moines vinrent s’établir dans le monastère.

    Desiderius fut ensuite appointé comme vicaire papal par le Souverain Pontife, avec pour fonction de nommer évêques et abbés.

    Assurément l'importance de Desiderius dans l'histoire papale repose sur l’influence qu’il exerça auprès des Normands en faveur du Saint-siège.

    A cette époque, l’Italie était en proie à de nombreuses querelles, notamment entre Normands et Lombards, entre l’Empire byzantin et la Papauté. Durant ces longues années de conflit, Desiderius diplomate du Vatican, essaya sans relâche de rallier chaque partie au Saint-Siège. Finalement, la papauté remporta la victoire sur l’empire et les Normands s’installèrent dans le sud de l’Italie. Suite à la mort du pape Grégory VII, les cardinaux se réunirent pour élire son successeur. Desiderius fut choisi malgré ses réticences à exercer cette haute fonction . Il devint le Pape Victor III en 1086. Mais un an après, sous la pression du peuple qui se révolta, Victor III fut chassé de Rome. Il se retira à Monte Cassino, abandonnant son insigne papal. Ainsi s’acheva son très bref règne et peut-être même sa vie car personne ne sut jamais ce qu’il devint.

    L'histoire chrétienne évoque le Pape Victor III comme un personnage bien moins important que Desiderius le grand abbé de Monte Cassino. Il semblerait que ce fut sa santé fragile qui l'avait rendu réticent à accepter la lourde et prestigieuse charge qui lui avait été proposée. En effet, il paraîtrait que dès la première messe prononcée après sa consécration, il ait été pris de faiblesse.

    Selon les sources juives, l’histoire du Pape Victor III est bien différente.

    Il y a 900 ans environ, vivait à Mayence un érudit du nom de Rabbi Chimon Hagadol, connu pour sa piété, son érudition et ses poèmes religieux. Ce sage avait un fils nommé El Hanan qu’il éduquait dans l’amour et la foi du judaïsme.

    A l’âge de 4 ans, El Hanan tomba gravement malade. Marguerite, la bonne chrétienne qui s’occupait de l’enfant qu’elle aimait beaucoup regrettait cependant qu’il fût juif. Elle nourrissait l’espoir secret qu’un jour elle en ferait un chrétien. Elle fit le vœu que si l’enfant guérissait, elle l’enlèverait pour le conduire au monastère où il grandirait en bon chrétien.

    Rabbi Chimon jeûnait et priait pour le rétablissement de son fils bien-aimé. Pessah arriva. Lors du Seder, le miracle se produisit : la santé d’El Hanan s’améliora. Bien qu’encore faible, le garçon participa à la fête et posa les 4 questions traditionnelles.

    Le lendemain, les parents se rendirent seuls à la synagogue, laissant l’enfant à la maison avec Marguerite. A leur retour, quelle ne fut pas leur stupéfaction : El Hanan et la bonne avaient disparus. Toutes les recherches pour les retrouver restèrent vaines.

    Marguerite avait, comme promis, conduit l’enfant encore malade et affaibli par le voyage, au monastère où elle se dévoua pour le sauver. Cependant, El Hanan rechuta et perdit même la mémoire. Il oublia ainsi qu’il était Juif.

    Un moine s’occupa de son éducation religieuse et le prépara à entrer dans les ordres du monastère. El Hanan fut baptisé sous le nom de Félix. Il se révéla très doué pour les études.

    Il fut alors envoyé à Rome pour y poursuivre des études supérieures. Il parvint de la sorte aux plus hautes charges ecclésiastiques. Le Pape Grégoire VII le nomma évêque puis cardinal et l’envoya souvent comme représentant du Vatican pour des missions diplomatiques.

    Un an après la mort du Pape Grégoire VII, Félix fut élu pape et prit le nom de Victor III.

    Mais une question ne cessait de le tourmenter lui qui croyait avoir été abandonné : qui étaient ses parents ? Devenu cardinal, il tenta d’enquêter auprès du monastère mais le complice de Marguerite, le seul qui eût pu le renseigner était mort. Alors Félix se résigna.

    Un jour, Victor III reçu une demande d’audience privée de la part du rabbin de Mayance concernant un décret persécutant les Juifs en raison de leur appartenance religieuse. L’entrevue fut très cordiale et amicale. Le Pape promit au rabbin d’intercéder auprès de l’évêque local pour annuler ce décret. Les deux hommes en vinrent à parler religion. Le rabbin s’étonna des vastes connaissances bibliques, historiques et hébraïques du Pape. Il lui avoua écrire des poèmes religieux, ce qui intéressa fortement le Pape qui lui demanda aussitôt de lui en montrer quelques uns.

    Alors le rabbin lui confia : « En parlant de piyout (poèmes religieux), je ne peux m’empêcher de penser à celui écrit pour mon enfant enlevé alors qu’il avait 4 ans. »

    « Puis-je le voir ? » demanda le Pape. En le lisant, le souverain pontife pâlit en reconnaissant les mots entendus dans son enfance et s’exclama « Père, père chéri ! ». Il se jeta dans ses bras.

    Le rabbin répondit : « Comment puis-je t’appeler mon fils, maintenant ? Tu n’es plus mon fils ». Le Pape rétorqua : « Ne m’as-tu pas appris que dieu est plein de grâce envers son héritage ? Que si un Juif s’écarte du judaïsme, dieu dans son amour l’aide à y retourner ? Maintenant, je veux revenir à toi, à mon peuple, à Dieu ! »

    Au collège des cardinaux du Vatican qui se tint quelques jours plus tard, tout le monde attendit en vain le Pape. On le chercha mais nul ne retrouva jamais sa trace. Personne n’aurait pu penser qu’il avait rejoint son peuple, le peuple juif persécuté.

  • Je t'aime pour ce que tu es...

    Je t'aime pour ce que tu es...
    Par Rony Akrich pour Guysen International News - Lundi 30 janvier 2012
    DR-GIN

    La conscience morale et l'intégrité sont des vertus émérites, je dirais altruistes car l'être est jugé comme un impératif moral et un idéal en soi.
    L'adage de Rabbi Akiba est proverbial: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même », de son côté Hillel déclare: «Ce que tu n'aimes pas que l'on te fasse, ne le fais pas à autrui», rajoutons sans hésitation aucune: «Parce qu'il est comme toi-même

    Désirer collaborer sincèrement au Projet divin de l'homme, c'est avant tout être apte à me délivrer de mon égo, à laisser vacant un espace à l'autre, car si je suis prisonnier de mon Moi, me rapprocher de D.ieu deviendrait très vite irréalisable. Exclure mon amour-propre et arriver à aimer mon prochain n'est certes guère aisé à mettre en pratique, mais réussir à franchir ce cap, me permet enfin de caresser le sentiment d'amour de D.ieu.
    Cela nécessite incontestablement beaucoup de patience, de pertinence et d'opiniâtreté, il s'agit là d'un attribut qu'il faut entreprendre dès la plus tendre enfance, lui permettre un plein essor et une croissance perpétuelle, atteindre une dimension de l'amour où le bonheur d'autrui me contente et m'enchante.
    On accède fréquemment à cette étape vers la fin de l'adolescence, aux prémices de la maturité intellectuelle, là où subitement dans ce moment opportun on nous autorise, en quelque sorte, à percevoir «l'âme sœur», à concevoir à ses cotés un foyer où s'écrirait, page après page, l'histoire d'un amour pour autrui, qu'il soit homme ou qu'il soit D.ieu.
    Il n'est certes pas fortuit qu'Hillel emploie un énoncé négatif pour expliquer à un prétendant à la conversion le condensé même de la Torah. Si notre éminent Maître a voulu synthétiser de cette manière la totalité des faits et gestes à même d'être préjudiciables pour le prochain, c'est aussi afin de mieux traduire leurs pleines expressions dans l'équilibre collectif de la société.
    Nous voyons ici que la formulation négative employée par Hillel ne vient pas exclure les devoirs d'amour positifs envers autrui: elle vient seulement expliquer l'étendue et la gravité de nos responsabilités face à notre prochain et face à la communauté. Sans vouloir donner une réponse exhaustive à la question posée, ce grand Sage s'applique uniquement à nous indiquer la bonne direction à prendre.
    L'idéal suprême est la survie de la communauté humaine, comme le mentionne toujours les Maximes de Nos Pères: «Prie pour la survie du royaume, car sans sa crainte salutaire, les gens se dévoreraient les uns les autres» (II, 2).
    Ce propos obtiendraient certainement l'assentiment des philosophes Bacon et Hobbes qui récupérèrent la pensée de Plaute : «Homo homini lupus - l'homme est un loup pour l'homme».
    L'existence humaine est agitée par une perpétuelle inimitié de l'homme à l'égard de ses frères, ces penseurs nous invitent donc au lâcher prise et l'abandon de cette hostilité empêcheuse de vivre une existence morale vis-à-vis d'autrui. Leur argumentation demeurera purement fonctionnelle et intéressée.
    Cette cupide moralité servirait d'arrière plan au célèbre «contrat social» préconisé par le philosophe Rousseau, où selon lui, l'Etat n'aurait d'autre fonction que celle d'une société d'assurances à l'échelle de la collectivité. Elle exigerait bien entendu d'inévitables renoncements au profit d'autrui, mais tout cela afin de pouvoir également profiter des autres prestations.
    Selon cette théorie, l'altruisme ne serait qu'un égoïsme intelligent, la conscience morale, l'intégrité, l'amour et l'amitié envers autrui n'auraient d'autre finalité que de se faire du bien à soi-même et non point le bien pour notre prochain.
    Notre opinion s'associe aux intentions du philosophe Emmanuel Kant, qui contestait violemment la moralité fonctionnelle recommandée par Hobbes, et estimait que cette mentalité ne pouvait être sincèrement confondue au bien par excellence. Certes, tout cela n'est pas vain, mais ne peut prouver la perfection, car selon Kant il faut faire le bien pour le bien.
    Les rapports humains sont aussi difficiles que l'existence elle-même, ils sollicitent une réaction conforme à soi même, ils somment ce dernier à demeurer lui-même, tout en y découvrant la force de générer ce que tout rapport exige.
    Nous ne traitons pas ici de question intellectuelle, mais d'une mise à feu de l’affectivité. C’est sur ce terrain là que nous sommes le plus fragile et aussi le plus solide, le cœur est faible parce que par essence il ne peut que légèrement se tester lui-même dans l'offrande du sentiment.
     
    Le sentiment est le verbe de l’âme, leur prêter l'oreille c’est être à l'écoute de son essence.
     
    Quelle douleur de ne pas pouvoir ouïr le dire de cette âme, de poursuivre nos esprits asservis, d'entretenir la construction de nos mirages pour essayer d'intégrer de force une réalité dans un contenant qui jamais ne l'admettra.
    Mon prochain n’est ni ce que je me représente, ni ce que je désire et il n’est pas arrivé là, d'aussi loin qu'il soit à la surface de mon petit monde, uniquement pour m'assister. Il est libre et je dois lui offrir sa liberté d’être ce qu’il est afin que je sache approcher avec lui la plénitude de la relation.
     
    L’amour n’ôte pas la liberté, il l'accorde, aimer c’est célébrer la liberté de mon prochain.
     
    L'énigme est justement là, lorsque nous offrons de l’amour sans rien espérer en retour, le voici soudain qui nous aborde à pas de velours.
    Entrevoir la flamme divine briller en chaque individu provoque naturellement mon être à s'ouvrir et à se déployer à la rencontre de mon prochain.
    Le Maharal de Prague, dans son ouvrage Nétivot 'Olam, écrit: «Si vous aimez D.ieu et que vous n'aimez pas Ses créatures, cela signifie en fait que vous n'aimez pas D.ieu: nous devons toujours nous rappeler que la lumière divine et le souffle divin inondent Ses créatures.»
    Ben Azay objectait à son beau père qu'il se trouvait un principe plus grand encore que celui qu'il prônait: «L'Homme a été créé à l'image de D.ieu.» si le fondement de notre amour pour l'Eternel s'avérait authentique alors nous devrions par conséquence aimer l'homme.
    Kant lui-même, homme pieux, souhaita composer une morale sans D.ieu, mais le philosophe Schopenhauer raconte, concernant ce genre d'idéal, l'histoire d'un homme qui, arrivé à un bal masqué, entra en grande conversation avec une femme dont il n'apercevait pas le visage. Contrairement à son épouse, celle-ci le passionnait par ses sages paroles, ce n'est qu'à minuit, lorsque les masques tombèrent, que cet homme eu la surprise de constater qu'il avait passé la soirée à converser avec sa femme.
     
    La leçon de Schopenhauer accuse la doctrine de la «rationalité morale». Selon lui, le philosophe Kant s'était affublé d'un voile sous lequel se dissimulait la foi en D.ieu, en clair, l'athée aimant son prochain est un fidèle qui se méconnait, c'est un homme qui, sans se douter, reste sensible au divin.
    Il ne parvient tout simplement pas à assimiler le vocable religieux, mais la passion de ses sources subsiste sincèrement, il demeure épris de son Créateur, et ce sentiment s'exprime au travers de ses rencontresavec autrui.
    La moralité doit être unanime, elle doit pouvoir concerner l'ensemble de l'Humanité, il s'agit bien ici d'un argument essentiel pour décrire la conscience morale des hommes. Aussi doivent-ils se considérer comme les codificateurs planétaires et examiner leurs comportements selon cet indice, car dans l'éventualité où ces derniers ne sauraient être universellement approuvés, c'est qu'ils seraient bel et bien corrompus.
    L'amour authentique est l'amour de tous, celui des justes et aussi, mais cela est plus pénible, des détestables. Dans la proverbiale leçon de Hillel cela transparaît très nettement: «Tu dois être des disciples d'Aaron, qui aime la paix et poursuit la paix, qui aime les humains et qui les rapproche de la Torah».
    De quels humains parlons-nous?
    Il ne s'agit certes pas des Justes déjà fidèles à la Torah, et n'exigeant nullement qu'on les connecte au besoin de la foi mais bien de ceux qui requièrent notre amour malgré leur séparation d'avec la Torah.
    N'imaginez surtout pas que nos sentiments puissent être intéressés. Il n'est pas question ici d'aimer les Humains afin de les amener au repentir et à une pratique fonctionnelle des lois de la Torah, mais seulement d'apprendre à les aimer.
    C'est par amour que les êtres se rapprochent, lui, qui annonce le message émis par la Torah et il est manifeste que cet amour des créatures concerne l'Humanité tout entière.
    Rabbi Haïm Vital de Calabrèse, le réputé élève du Ari, écrit dans son ouvrage, «Les Portiques de la Sainteté»: «L'amour engage tous les individus y compris les non-juifs».
    Dans les «Maximes de Nos Pères», Rabbi Akiba partage avec nous une double leçon: «Il est cher l'homme, qui fut créé à l'image de D.ieu», voila donc une réalité irréversible.
    Si un individu se comporte comme un animal farouche, il n'en reste pas moins, dans son principe vital, dans son identité profonde, à l'image de D.ieu et donc inestimable, ce qui ne veut pas dire, libre d'agir à sa guise bien entendu. Le Rabbi continue: «Il est certain que la conscience d'être créé à l'image de D.ieu et le fait d'agir en conséquence, confère à l'homme une valeur supplémentaire». On doit donc différencier deux degrés:
    L'amour des êtres en tant qu'êtres créés à l'image de D.ieu
    L'amour des êtres en conscience d'être à l'image de D.ieu.
     
    «Chers sont les enfants d'Israël qui sont appelés enfants de D.ieu». La personnalité profonde, perpétuelle et définitive des enfants d'Israël concorde parfaitement avec cette appellation «d'enfants de D.ieu», quel que soit leur conduite ou leur degré d'assimilation.
    Incontestablement, «ils sont une valeur ajoutée s'ils reconnaissent qu'ils sont appelés enfants de D.ieu». C'est à dire, selon Rabbi Akiba, plus un Juif se rapproche des valeurs du Père Créateur, plus il fera l'objet d'une tendresse nouvelle.
    Aucune contestation possible entre ces deux leçons: l'amour du peuple juif enseigné par Aaron et l'amour des hommes professé par Abraham. Filiation identique de maitres et direction analogue de pédagogies sociales. Chaque nation, chaque race, chaque culture possèdent des propriétés qui lui sont propres, mais il est un dénominateur commun qui dépasse tout particularisme.
    De même, le peuple juif est partagé en toutes sortes de factions, clans, tendances, mais ce qui l'unit est infiniment plus grand.
    Quand on a totalement oublié l’unité humaine, alors se pose la question de la reconnaissance de la diversité pour la différence.
    C'est aussi par réflexe contre les dictatures, que la pensée contemporaine en est venue à accepter que la compréhension d'autrui doive être conçue sur la reconnaissance de la différence.
    Confrontés à l'ordinaire avec le danger du racisme, nous sommes devenus très exigeants quant au respect de la différence.
    L’autre, l'étranger, a droit de cité parmi nous et il est hors de question de déraper vers un quelconque jugement qui établirait une séparation édifiée sur la couleur de peau, la race, la langue, la culture, les manières de vivre etc.
    La différence doit être admise pour ce qu'elle est, acquise comme un fait, de la même façon que nous admettons comme un fait la diversité au sein de la nature. Après tout, dans un bouquet, l'œillet est différent de la rose ou du mimosa.
    C'est cette diversité qui offre à l'unité ses ressources, sa prospérité, sa joie et son devenir.
    Or, dans la communauté des hommes, il paraît que la diversité crée aussitôt des difficultés, il nous est curieusement pénible de souffrir la différence humaine comme telle. A partir du moment où le concept de l’autre montre son nez dans le langage, l'instinct de dualité est là, l'instinct de divorce devient pointu, et dès lors l'échelle de ce qui est Autre choit très vite dans l'étranger, voire ce qui est assurément l'ennemi, car inaccessible de notre point de vue, de notre idée du même, de notre culture.
    La conception et l'entendement de cette unité évidente résultent surtout de la maturité de croissance psychique d'un individu.
    Dans la Torah, il n'est point d'homme ou de femme non aimable au sens étymologique du terme, non en mesure d'être aimé.
    La Halakha ne distingue pas des êtres qu'il faut aimer et d'autres qu'il ne faut pas aimer. Elle distingue un être aimant et un être non aimant. Un être aimant, c'est un être normal, un être normal de la normalité qui précède la Torah. Point n'est besoin pour aimer les êtres, d'être un Juste ou un Sage.
    Aimer les êtres, c'est la Torah sur «un seul pied». Celui qui ne possède pas cette faculté élémentaire, l'être non aimant, est un être en état de décomposition, de ruine du point de vue de la valeur d'être Homme.