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  • ONU Discriminatrice : Quelles est la différence entre un réfugié juif et un réfugié arabe ?

    ONU Discriminatrice – Les oubliés du conflit israélo-arabe Dossier 1/3

    maabara_camp-shaar-aliyah-1949

    Nous vous présentons ce dossier en trois parties sur l’une des réalités du conflit proche-oriental. Ces textes sélectionnés expliquent et démontrent que ce conflit ne pourra pas être résolu, tant que tous les paramètres qui le compose ne seront pas pris en considération, et surtout tant que les institutions internationales n’appliquent pas la neutralité et l’impartialité qui est la base de tout réglement équitable.

     

    Quelles est la différence entre un réfugié juif et un réfugié arabe ?

    • L’un a été contraint de quitter sa maison, ses biens, sa terre par l’usage de la force, par la destruction et l’anéantissement.

    L’autre a été déplacé de quelques kilomètres sous les ordres des chefs militaires arabes, le temps de détruire le foyer national juif autonome.

    • L’un n’a jamais obtenu de reconnaissance internationale.

    L’autre dispose d’un statut particulier qu’aucun autre réfugié au monde n’oserait espérer, perdurant depuis plus de 60 ans, et absorbant plus de 1 md $ par an (2008) pour une gestion de 4 millions de bénéficiaires, quand 25 millions de réfugiés dans le monde ne disposent que de 1,5 md $ par an.

    • L’un a construit le pays dans lequel il vit, comptant sur sa seule volonté.

    L’autre refuse tout effort pour quitter l’assistanat.

    • L’un a choisi de se conformer au droit international selon lequel un réfugié qui ne peut, au bout d’un an, retourner chez lui, doit s’installer et s’intégrer dans la société d’accueil.

    Avril 1936: Camp de réfugiés juifs à Rishon leTsion fuyant les attaques arabes.

    L’autre s’efforce seulement de maintenir son statut privilégié, à la charge de la communauté internationale, dans le seul but idéologique de détruire l’Etat d’Israel souverain, légal et légitime.

    En 1963, Israel a réussi le parti d’installer ses réfugiés sépharades et achkénazes, de Sdérot à Qyriat Shmona.

    En 2009, la dénomination de “camp de réfugié palestinien” pour de véritables villes persiste par complaisance de la communauté internationale.

    Pourtant, l’histoire des réfugiés juifs est évincée des livres d’histoire, au seul profit d’une vision borgne, partiale et injustifiée.

    La présence de réfugiés juifs en Palestine mandataire est bien antérieure à la guerre d’indépendance, antérieur même à l’instauration de l’UNRWA, instance particulière de l’ONU destinée aux “Arabes résidant en Palestine depuis 2 ans” (sachant que le critère de base du HCR, par exemple pour les réfugiés africains, est la résidence ancestrale pour obtenir le statut de réfugié…).

    Réfugiés soignés dans un camp par des infirmières de l'organisation WIZO

    La “grande révolte arabe” est avant tout un mouvement de purification ethnique dont les Juifs de Palestine sont les premières victimes.

    Dès 1936, on compte près de Tel Aviv et Rishon le Tsion les premiers réfugiés fuyant les assassinats et les persécutions des troupes arabes en Samarie et Judée. Sacha -

    Depuis 1947, le centre des préoccupations de l’assemblée générale des Nations Unies a été les réfugiés palestiniens:

    681 résolutions sur le conflit au Moyen Orient, donc 101 résolutions sur les réfugiés palestiniens;

    Pourtant les réfugiés juifs arrivent de tout le monde musulman, abandonnant leurs maisons, leur biens, leurs racines pluriséculaires.

    Maman et son enfant, originaire du Yemen, au camp de Hased. 1948

    Réfugiés juifs marocains. 1950. photo David Harris

    Réfugiés juifs venant d'Iraq. 1951 (source mfa)

    Nombreuses agences et organisation de l’ONU chargées ou crées exprès pour protéger et soulager les réfugiés palestiniens; et

    Au cours des dernières 60 années, des dizaines de milliards de dollars ont été déboursés par la communauté internationale pour subvenir aux besoins et porter assistance aux réfugiés palestiniens.

    Pendant cette même période, il n’y eu aucune résolution de l’ONU, aucune assistance apportée par les agences de l’ONU; ni aucune assistance financière fournie par la communauté internationale pour améliorer la situationdésespérée des juifs et autres réfugiés originaires des pays arabes.

    Dans tout les accords internationaux bilatéraux ou multilatéraux applicables (par exemple la résolution de l’ONU242, la Feuille de Route, la Conférence de Madrid, etc.) la référence aux « réfugiés » est générique, ce qui permet la reconnaissance et l’inclusion de tous les réfugiés du Moyen Orient – juifs, chrétiens et autres minorités. source

    Sacha Bergheim pour Israël-flash

    Les oubliés du conflit israélo-arabe

    Beaucoup d’observateurs s’interrogent sur la question de savoir pourquoi ce conflit dure si longtemps. Ils pensent –à raison –que les paramètres d’un éventuel arrangement doivent être connus. Il se peut qu’Israël n’ait pas exploité de manière optimale certaines fenêtres d’opportunités, mais l’impasse semble globalement du côté palestinien.

    Les dirigeants palestiniens dits “modérés”ne le sont que dans le sens où leur pragmatisme les conduit à accepter la réalité de l’Etat d’Israël,tout en la considérant comme temporaire. Cela signifie qu’en attendant qu’Israël disparaisse ils sont disposés à renoncer à la violence et à coopérer au plan économique. Cela permet aux palestiniens de développer leurs institutions et donne aux israéliens une sécurité relative.

    Mais quand il s’agit d’envisager l’avenir,en d’autres mots d’établir un Etat palestinien indépendant,ces dirigeants sont tétanisés à l’idée de devoir apposer leur signature au bas d’un document stipulant que le conflit est terminé,et que les réfugiés palestiniens ainsi que leurs descendants doivent renoncer à s’établir en Israël.

    début 1948: Camp de réfugiés juifs à proximité de Tel Aviv.

    Il est clair que pour Israël il ne sera jamais question d’admettre le retour de ces réfugiés,parce que cela constituerait un arrêt de mort pour l’Etat Juif. Sachant que cette question constitue une ligne rouge pour Israël,le leadership palestinien l’ignore délibérément afin de s’assurer de ne jamais aboutir à un accord. C’est donc la question des réfugiés palestiniens qui s’avère la plus insoluble de toutes. Mais en la mettant en perspective on s’aperçoit qu’il y a là une illusion d’optique,parce que tout le monde,ou presque,fait mine de croire que la guerre de 1948 n’a fait des réfugiés que d’un côté.
    Quand les intermédiaires les mieux intentionnés veulent s’interposer,ils feignent tous d’ignorer que la guerre israélo-arabe de 1948 a peut-être fait plus de réfugiés juifs que de réfugiés arabes. C’est ce qui ressort de travaux d’intellectuels tels que Shmuel Trigano,Nathan Weinstock ou Stanley Urman,Président de “Justice For Jews From Arab Countries“.

    C’est à la lumière des recherches de ce dernier que l’on constate que la Communauté Internationale n’oppose jamais aux revendications palestiniennes l’évidence historique des réfugiés juifs forcés de fuir après 1948 le monde arabe où ils étaient établis parfois depuis plus longtemps que les arabes eux-mêmes.

    Après la déclaration d’indépendance d’Israël,les juifs du monde arabes ont été arrêtés,torturés,expulsés,spoliés et parfois assassinés. Des décrets officiels ont été promulgués leur déniant les droits les plus élémentaires. Beaucoup furent expropriés et déchus de leur nationalité. Ce fut le cas notamment en Iraq,en Egypte et en Lybie. En Syrie ils ont été discriminés mais interdits d’émigration. Ces violations des droits de l’homme en écho à la création de l’Etat d’Israël n’ont jamais été prises en compte dans la recherche d’une solution au conflit.

    Au total il y semble y avoir eu 850.000 juifs contraints à s’expatrier hors de dix pays arabes du seul fait de l’hostilité de ces régimes contre Israël. La plupart d’entre eux n’avaient aucun rapport avec le conflit,mais furent néanmoins persécutés parce que juifs. L’Etat d’Israël a intégré ceux qui en exprimé le souhait et leur a accordé la citoyenneté. Le monde arabe,en revanche,à l’exception de la Jordanie,a séquestré les réfugiés palestiniens dans des camps et les utilisent jusqu’à ce jour à des fins politiques.

    Depuis sa création en 1968,la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies a adopté 132 résolutions en faveur des réfugiés palestiniens,mais pas une seule en faveur des réfugiés juifs,pourtant victimes du même conflit. Il y eut de nombreuses tentatives pour attirer l’attention des Nations Unies sur leur sort,mais aucune n’a jamais abouti. Alors qu’il existe dix organisations qui s’occupent des réfugies palestiniens sous les auspices de l’ONU,pas une seule n’a été chargée de s’occuper des juifs.

    La Résolution 242 des Nations-Unies stipule que les parties veilleront à une “solution juste du problème des réfugiés”,ce qui implique qu’il n’y pas à distinguer entre arabes et juifs. Aucune des personnalités qui ont bien voulu offrir leurs bons offices n’a jamais pensé à souligner le fait que formulation de la Résolution 242 impliquait qu’il y avait des réfugiés des deux côtés.
    Pourtant l’accord de paix avec l’Egypte de 1979,celui avec la Jordanie de 1988,la Conférence de Madrid de 1991,les accords d’Oslo de 1993 et la Feuille de Route de 2003 font toutes allusion aux réfugiés sans spécifier lesquels.

    On pourrait se demander pourquoi l’Etat d’Israël lui-même n’avance cet argument que de manière discrète. La raison en est vraisemblablement qu’il veut tourner la page en posant que les souffrances des uns valent bien celle des autres,et que chacun doit panser ses blessures,et penser à aller de l’avant.

    J’ai réuni ici quelques documents importants concernant les réfugiés juifs des pays arabes, il conviendra de revenir sur le sort de ces réfugiés pour chaque pays. Nous parlons ici de la destruction du Judaïsme en terre d’Islam, histoire volontairement occultée au seul profit des réfugiés arabes dits « palestiniens », jusqu’à ce jour entretenus et pérenniser dans des camps sordides et qui constituent une véritable machine de guerre.

    Daniel Horowitz

    Déconstruire l’idéologie dominante

    Par Shmuel Trigano – Professeur des Universités

    L’histoire de la disparition du judaïsme en terres d’islam est la clef d’une mystification politique de grande ampleur qui a fini par gagner toutes les consciences. Elle fonde le récit qui accable la légitimité et la moralité d’Israël en l’accusant d’un pseudo «péché originel».

    La fable

    La fable est simpliste : le martyre des Juifs européens sous le nazisme serait la seule justification de l’État d’Israël. Sa «création» par les Nations Unies aurait été une forme de compensation au lendemain de la guerre. Cependant, elle aurait entraîné une autre tragédie, la «Nakba», en dépossédant les Palestiniens de leur propre territoire.

    Dans le meilleur des cas, ce récit autorise à tolérer que cet État subsiste pour des causes humanitaires, malgré sa culpabilité congénitale. Cette narration a, de fait, tout pour sembler réaliste. Elle surfe sur le sentiment de culpabilité d’une Europe doublement responsable : de la Shoah et de l’imposition coloniale d’Israël à un monde arabe innocent.

    Dans le pire des cas, cette narration ne voit en Israël qu’une puissance colonialiste qui doit disparaître. Ce qui explique l’intérêt d’accuser sans cesse Israël de génocide et de nazisme : sa seule «raison d’être» (la Shoah) est ainsi sapée dans son fondement. La «Nakba» est le pendant de la Shoah.

    La synthèse politiquement correcte de ces deux positions extrêmes est trouvée dans la doctrine de l’État bi-national ou du «retour» des «réfugiés» qui implique que les Juifs d’Israël mettent en oeuvre leur propre destruction en disparaissant dans une masse démographique arabo-musulmane.

    Camp shaar aliyah 1949

    Les implications

    Ce discours manichéen a plusieurs implications symboliques et idéologiques :

    • Il délégitime l’État d’Israël et justifie sa destruction.
    • Il implique que les Juifs ne sont pas un peuple et qu’ils n’ont aucun lien avec la «Palestine».
    • Il entraîne que leur constitution en nation est en soi une violence et une mystification.
    • Il leur interdit la jouissance du droit à l’autodétermination qui est le privilège de tout groupe humain quel qu’il soit.
    • Il accuse le sionisme d’avoir mis fin à la «coexistence pacifique» judéo-arabe : il aurait été responsable du départ des Juifs des pays arabo-musulmans.
    • Il innocente par principe les Palestiniens et les Etats arabo-musulmans.
    • Il «autochtonise» les «Palestiniens» alors que l’adjectif «palestinien» désignait auparavant les Juifs du Yichouv. La «Palestine» d’aujourd’hui est, en effet, une invention récente qui date des années 1970.

    Or, ce récit s’expose à une contradiction majeure

    La majorité de la population israélienne n’est ni originaire d’Europe ni rescapée de la Shoah, et ce, dès les années 1950. Originaire des pays arabo-musulmans, elle est partie prenante de l’histoire politique et humaine de la région.

    La mystification

    Le destin de cette population est significatif : entre les années 1940 et 1970 elle a été expulsée ou exclue et poussée au départ. 900 000 Juifs d’alors ont dû fuir des pays où ils étaient présents bien avant l’invasion islamique du VII° siècle: 600 000 se sont réinstallés en Israël, le reste, en majorité en France.

    Dans leur grande majorité, ces populations ne sont pas parties volontairement mais sous le coup d’un véritable «statut des Juifs», d’un antisémitisme d’État, souvent systématique, soutenu par un arsenal de lois et de règlements.

    • Cet événement massif et considérable, concernant 10 pays, sur une longue période, commençant dans les années 1920 pour certaines régions, est l’objet d’une véritable mystification qui prend la forme du mythe de la symbiose judéo-arabe que toute l’Histoire dément, y compris l’âge andalou.
    • Ce mythe n’est pas inoffensif : il est la couverture d’un projet de destruction de l’État d’Israël et connaît une diffusion mondiale, dans les pays les plus éloignés de l’arène du conflit. Il retentit sur la condition des Juifs dans les pays occidentaux et sur la réception de l’islam en leur sein.

    Il est temps de restaurer le récit historique juif !

    Ce n’est pas une question de mémoire, ni de dignité ou de reconnaissance, mais une question politique qui engage la justice.

    Car les populations concernées sont toujours vivantes : la plus grande partie des Juifs du monde arabo-musulman constitue la majorité des citoyens israéliens et des Juifs de France.

    Ils ont été victimes de violences, de graves spoliations économiques et financières de la part des nouveaux Etats arabes.

    L’histoire des 40 dernières années a montré que les passer sous silence se retournait nécessairement contre elles.

    Leur présence en Israël ne relève pas de la cause humanitaire – même si leur expulsion en fit des réfugiés contraints de quitter leur pays et d’abandonner leurs biens. Réfugiés, ils le furent clairement au Yémen, en Irak, en Egypte, en Libye. Ailleurs, ils le furent objectivement si partir précipitamment, sous la menace, en abandonnant ses biens, définit la condition de réfugié.

    L’enjeu inavoué

    • Les Juifs du monde arabe constituaient une nation dominée, assignée au statut infâme de dhimmi. La seule tolérance qu’ils connurent dans ces pays fut l’époque coloniale où ils échappèrent à cette condition dégradante de parias.
    • Il faut voir dans l’immigration de ces populations en Israël le processus d’autodétermination d’une nation dominée du monde arabo-musulman au moment même où le nationalisme arabe conduisait à la création d’Etats qui n’existaient pas auparavant.
    • Cette autodétermination s’identifiait naturellement avec le sionisme en quête d’auto-émancipation.
    • C’est ainsi que l’existence d’Israël et le sionisme sont perçus dans la perspective du monde arabo-musulman : comme la rébellion d’une nation dominée contre la loi de l’islam et la oumma. C’est la cause unique du conflit israélo-arabe.

    La Palestine n’a jamais été une entité politique, culturelle, identitaire. Il n’y a pas de «Palestine» avant l’instauration du mandat britannique par la Société des Nations, en 1920. Une partie des Palestiniens sont des immigrés du monde arabe, installés là, à la fin du XIX° siècle et au début du XX°, favorisés par la politique ottomane et attirés par la prospérité économique apportée par les Juifs. Ils sont au plus aussi «palestiniens» que les Juifs. Yasser Arafat comme Edward Saïd étaient des Egyptiens.

    C’est un tout autre paysage historique et politique qui transparaît sous la chape de plomb de la mystification.

    • L’État d’Israël, reconnu en 1948 par l’Assemblée générale des Nations-Unies, est aussi légitime que les États arabes, pure invention post-coloniale. Ils n’existaient pas auparavant. Avant la colonisation européenne, leurs territoires étaient sous le pouvoir colonial – mais musulman – de l’empire ottoman.
    • Il n’a pas de dette envers les Palestiniens. Un échange de populations s’est produit à cette époque d’après guerre : en Europe pour environ 18 000 000 de personnes (dont le déplacement vers l’Allemagne de 12 000 000 de ressortissants d’origine allemande, provenant de 5 pays) ; en Asie, pour les 12,5 millions d’Indous et de Pakistanais à la suite de la sécession du Pakistan musulman en 1947-1948. Rappelons le transfert avant-guerre de 1,3 millions de Grecs et de 400 000 Turcs, de 200 000 Bulgares en 1923-1933, et combien d’autres échanges de populations dans le monde entier. Parmi elles, 900.000 Juifs et 600.000 Palestiniens.
    • Par contre, la dette arabe est réelle: les biens juifs spoliés sont 500 fois supérieurs à ceux des Palestiniens.
    • Les Palestiniens et les États arabes sont les seuls responsables de leur situation :

    Ils ont systématiquement refusé tous les partages de la Palestine mandataire alors que les Juifs l’acceptaient.

    Un Etat palestinien s’est néanmoins déjà créé sur les deux tiers de la Palestine : la Jordanie. 75% de sa population est «palestinienne», même si le pouvoir est aux mains d’une minorité bédouine qui n’hésita pas à massacrer les «réfugiés palestiniens» lors du dramatique «Septembre noir» de 1970 (10 000 morts, 110 000 blessés).

    C’est la «Transjordanie» (créée en 1922 par l’empire britannique) qui a occupé et annexé les territoires de Judée et Samarie et Jérusalem-Est lors d’une guerre de conquête en 1947-1948. Elle devint alors la «Jordanie» et les territoires occupés, la «Cisjordanie». Aucun mouvement de libération palestinien ne se leva contre cette occupation, ni contre celle de la bande de Gaza par l’Egypte. La «Palestine» n’était pas encore née.

    Les réfugiés palestiniens ne sont pas innocents : ils étaient partie prenante de l’agression des États arabes contre Israël.

    Leur départ ou expulsion est directement lié à cette situation.

    Les Juifs des 10 pays arabo-musulmans, n’étaient pas sur le terrain du conflit armé, ni ne constituaient une puissance menaçant les États arabes où ils résidaient.

    Les Etats arabes n’ont pas intégré les réfugiés palestiniens, à l’inverse d’Israël pour ses réfugiés, pour en faire des foyers de guerre permanents.

    Les Palestiniens, y compris les «modérés», refusent toujours aujourd’hui le partage du territoire mandataire restant après la création de la Transjordanie, en refusant à Israël le droit à son caractère national juif, alors qu’ils définissent la Palestine comme arabe et islamique, une terre où, selon leurs documents constitutionnels et leur pratique, il n’y aurait plus aucun juif et où il n’y a déjà quasiment plus de chrétiens.

    L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition.

    L’enjeu contemporain

    Le critère déterminant d’appréciation de la situation d’Israël n’est pas seulement la Shoah des Juifs d’Europe mais celle dont le monde arabo-islamique menace l’Etat d’Israël qui résume l’impasse tragique que le «statut des Juifs», mis en oeuvre lors de la fondation des nouveaux États arabes, y annonçait et que la création de l’État et sa victoire militaire ont suspendue.

    Elle plane toujours sur sa tête et la menace nucléaire iranienne lui donne toute sa crédibilité.

    Le peuple juif n’est pas une cause humanitaire mais un peuple de l’Histoire et il a le droit à la souveraineté sur une terre qui a connu trois Etats juifs et depuis la plus haute antiquité, en un temps où ni le mot arabe, ni le mot islam n’étaient encore connus. La condition des Juifs n’est pas vouée à la marginalité ou à la soumission par on ne sait quelle fatalité.

    Ces quelques vérités constituent le B-A BA d’une vision saine et objective de la situation, fondée sur la réalité des faits.
    Tels sont les éléments historiques et politiques qui doivent inspirer le discours juif aujourd’hui. Il est temps de reprendre l’initiative morale, symbolique, idéologique du débat et du combat.source

    Fin de la premièr partie

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