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  • La Turquie se sert de l’OTAN contre Israël ? Sarkozy répond du berger à la bergère.

    source juif.org

     

    La Turquie se sert de l’OTAN contre Israël ? Sarkozy répond du berger à la bergère.

    Publié le7 octobre 2011 par

     

     

     

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    L’OTAN s’apprête à installer l’un des radars les plus puissants du monde en Turquie au grand dam de l’Iran (lire l’article de NanoJV ici). La Voix de la Russie (ex radio Moscou) donne aujourd’hui le meilleur résumé de la situation : « Téhéran craint qu’en cas d’ opération militaire israélienne contre l’Iran, les missiles iraniens soient incapables de frapper les cibles visées à cause de ce radar. Les installations américaines devraient être mises en exploitation avant la fin de l’année ».

    Téhéran semble en effet sur le grill et voue désormais la Turquie aux gémonies. Ainsi le 26 septembre l’agence iranienne Fars News livrait l’analyse sans concession du conseiller défense du Guide Suprême. Selon cet expert, les gesticulations de la Turquie à l’encontre des « sionistes » sont politiques et ils (les Turcs) ont maintenu en coulisse leurs relations avec le « régime sioniste ». Le vice président de la commission sécurité et affaires étrangères du Parlement iranien estime pour sa part que le comportement contradictoire de la Turquie n’est pas acceptable pour les États de la région. Ankara est habillé pour l’hiver.

    Un article du Wall Street Journal publié début septembre avait mis le feu aux poudres en évoquant par le truchement d’ une source militaire US , la fusion des informations collectées par les radars américains où qu’ils se trouvent dans le monde. Et plus spécifiquement l’intégration des données collectées en Israël et en Turquie. Sous-entendu tout communique et l’on est bien entré dans l’ère de la guerre info-centrée (lire l’explication ici).

    Sur ces entrefaites, Israël demande à ouvrir un bureau au siège de l’OTAN et se heurte au véto indigné de la Turquie. Pourtant dans la pratique, en raison de ses compétences, Israël est régulièrement associé aux activités de l’OTAN. Par pure coïncidence, au même moment, début septembre, des experts israéliens de Tsahal et de la police de Jérusalem formaient en Moldavie les formateurs du centre euro-atlantique de gestion des catastrophes. NanoJV a donné un compte-rendu de ce vaste exercice de simulation regroupant plus de 1000 spécialistes de l’OTAN, parmi lesquels bien entendu des Turcs habitués à travailler en bonne intelligence avec leurs homologues Israéliens, sous parapluie américain (lire l’article et voir les vidéos ici).

    Ce soir le quotidien turc en ligne Todays Zaman revient sur la polémique et titre: « La Turquie croit que les membres de l’OTAN ne vont pas partager de renseignements (intelligence) avec Israël ». Todays Zaman rappelle au passage que les dirigeants turcs n’ont cessé de marteler ce point lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne l’an dernier.

    Mais apparemment la Turquie n’est pas la seule à formuler des demandes péremptoires et à taper du poing sur la table. Sur un tout autre sujet, le Chef de l’État Français en visite officielle en Arménie exhorte la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915 (1,5 million de victimes) et brandit la menace d’une loi pour punir, en France, le négationnisme turc.

    Pour faire bonne mesure, Téhéran n’a pas été oublié. Quelques jours plus tôt, Gérard Araud représentant permanent de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York déclarait cash : « L’Iran s’expose à des frappes préventives ». (lire ici).

    A suivre.

  • Ahmadinejad : "le radar de l'OTAN n'arrêtera pas la chute du régime sioniste"

    Ahmadinejad : "le radar de l'OTAN n'arrêtera pas la chute du régime sioniste"

    Le dictateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué la Turquie mardi pour accueillir un système de radar d'alerte précoce de l'OTAN, affirmant qu'il visait à protéger Israël, mais a avertit qu'il "n'arrêtera pas la chute du régime sioniste".

    Les gouvernements turcs et américains ont déclaré le mois dernier que le système radar permettrait de détecter les menaces de missiles venant de l'extérieur de l'Europe, y compris éventuellement de l'Iran. Le système, fourni par les Etats-Unis, devrait devenir opérationnel plus tard cette année.

    "Ce système de radar est plutôt destiné à défendre le régime sioniste," a déclaré Ahmadinejad dans un entretien télévisé en direct mardi soir.

    "Ils veulent s'assurer que nos missiles n'atteignent pas les territoires occupés, au cas où ils agiraient un jour militairement contre l'Iran," a-t-il ajouté.

    "Nous avons dis à nos amis turcs que ce n'était pas juste de donner cette permission, et que ce n'était pas dans leur intérêt de le faire… Mais ce genre de système radar n'arrêtera pas la chute du régime sioniste."

    La Turquie musulmane, avec la seconde plus grande armée de l'OTAN, est devenue un acteur plus turbulent au Proche Orient. Ankara, aux mains des islamistes du parti d'Erdogan, cherche aujourd'hui à développer des liens plus étroits avec les pays musulmans du Moyen Orient, comme l'Iran des mollahs.

    Mais Ankara, de plus en plus critique de l'allié iranien qu'est la Syrie, s'est brouillé récemment avec l'Iran suite à la sanglante répression du dictateur syrien, Bashar Assad, contre le soulèvement populaire dans son pays.

    La Turquie a déclaré que le système radar n'était pas destiné à protéger contre les menaces venant d'un pays spécifique.

    Washington et ses alliés sont en conflit avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, qu'ils soupçonnent d'être une façade pour développer des bombes atomiques. L'Iran continue de nier, alléguant qu'ils enrichissent de l'uranium pour produire de l'électricité et à d'autres fins civiles.

    Israël, que l'Iran refuse de reconnaître, et les Etats-Unis n'ont pas exclu des frappes militaires contre l'Iran si les moyens diplomatiques ne parvenaient pas a arrêter la course iranienne aux armes nucléaire.

    Des responsables iraniens ont précédemment annoncé que leurs missiles de fabrication locale peuvent atteindre Israël et les bases américains dans le Golfe. Téhéran affirme que sa réponse à toute attaque militaire sera "douloureuse".

    La Russie a unilatéralement suspendu sa livraison de missiles S-300 à l'Iran après que les Etats-Unis et Israël aient exprimé leurs craintes que la dictature islamique puisse utiliser le système anti-aérien pour protéger ses installations nucléaires.