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  • YOM KIPPOUR UN JOUR UNIQUE ( petit rappel pour ceux qui auraient oublié )

     YOM KIPPOUR UN JOUR UNIQUE (petit rappel pour ceux qui auraient oublié et découverte pour ceux qui veulent connaitre nos fêtes juives)

     

     

    yom-kippourYom Kippour, le jour le plus saint de l'année, est, d'une certaine manière, l'un des plus heureux. Nous y recevons ce qui est peut être le don le plus sublime de D.ieu: Son pardon, qui est l'expression de Son amour éternel et inconditionnel pour le peuple juif. Bien que nous ayons transgressé Sa volonté, notre âme, demeure Divine et pure. Yom Kippour est ce jour unique de l'année où D.ieu révèle plus clairement l'unité de Son Essence avec notre âme; cette âme par laquelle les Juifs se trouvent véritablement à la fois dans une position d'égalité et d'individualité.

    LES PRIÈRES: nous commençons l'office du soir par la prière de "Kol Nidreï" qui nous absout des voeux que nous pourrions prononcer durant toute l'année à venir. Dans chacune des grandes prières de Yom Kippour, nous récitons le "Vidouy", la confession qui énumère les fautes que nous pouvons avoir commises et demandons le pardon Divin.

    La dernière prière de ce grand jour, alors que le jugement est sur le point d'être scellé, est appelée "Neïlah". La Neïlah est, de toute l'année, le seul office pendant lequel l'Arche comprenant les Sifreï Torah reste ouverte, comme sont grandes ouvertes, à ce moment-là, les Portes du Ciel. La Neïlah culmine avec la proclamation par la communauté du "Chema Israël" et d'autres versets, à l'unisson, et, enfin, par la dernière sonnerie du Choffar.

    LA VEILLE DE YOM KIPPOUR, nous effectuons les Kapparot, très tôt le matin.

    DANS L'APRÈS-MIDI, nous consommons un repas de fête pour montrer notre foi et notre confiance dans la miséricorde Divine.

    UNE AUTRE BELLE COUTUME de ce jour consiste pour les parents à bénir leurs enfants.
    Yom Kippour nous rachète des fautes commises à l'encontre de D.ieu mais non de celles commises envers notre prochain.
    C'est pourquoi il importe, la veille de Yom Kippour, de rechercher le pardon de ceux que nous avons pu offenser pour effacer les ressentiments que nous aurions fait naître.

    Outre les activités interdites le Chabbat, cinq activités spécifiques sont prohibées à Yom Kippour : boire et manger, se parfumer ou s'oindre de lotions, avoir des relations conjugales, se laver, porter des chaussures en cuir.

  • Il est écrit à propos de Yom Kippour : « C’est pour vous un Chabbath des Chabbaths(Chabbath chabbathon),

    Il est écrit à propos de Yom Kippour : « C’est pour vous un Chabbath des Chabbaths(Chabbath chabbathon), et vous opprimerez vos âmes » (Wayiqra 16, 31).
    Le jour de Kippour est donc appelé le Chabbath des Chabbaths.
    L’origine étymologique du mot Chabbath est double...

    1- Il exprime l’idée de repos de tout travail de création : nous rendons la clé de la création à Hachem.

    2- La racine chav veut dire « retourner » : retourner à ses racines.
    Objet Inconnu

    Ces deux explications se complètent, car c’est en se détachant des occupations de ce monde-ci que l’homme a la possibilité de retourner à ses racines et qu’il peut ainsi se rattacher au jour de Chabbath, préfiguration du monde à venir (mè‘ein ‘olam haba).

    Cela est encore plus vrai le jour de Kippour, lequel est caractérisé par un double repos comme l’écrit Rambam dans Hilkhoth chevithath ‘assor (1, 4) : lichvoth mé-akhila (« se reposer de toute nourriture »). Nous devons aussi nous reposer de toute jouissance physique, comme le dit le Maharal dans sa deracha de Chabbath Chouva, « afin que nous ressemblions à des anges ».

    Pendant toute l’année, notre rôle consiste à profiter de ce monde-ci tout en élevant la nourriture, en la sacralisant pour élever notre âme. Cela est vrai particulièrement la veille de Kippour où une mitsva nous impose de manger plus que d’habitude pour accomplir ce commandement, et non pas pour satisfaire notre appétit.

    Rav Tsaddoq Ha-cohen de Lublin explique : « Manger la veille de Kippour est comme manger de la manne. » Cette consommation est pour nous un tiqoun pour tout ce que nous avons absorbé pendant l’année sans avoir élevé spirituellement notre nourriture.

    Retourner à ses racines, faire techouva, voilà le but de Kippour !

    D’ailleurs la Tora a fixé le jour du Jubilé (yovel) également le jour de Kippour : « tachouvou ich el ha‘houzatho » (Wayiqra 25, 13). Ce jour-là tout le monde retrouve ses possessions, récupère ses biens qu’il a dù vendre par manque de moyens.

    Le principe est le même pour Kippour : Nous devons faire techouva et retrouver pleinement nos racines.

    Enlevons nos chaussures d’orgueil, celles qui nous maintiennent sur le chemin que nous avons décidé de suivre, et marchons sur le chemin de l’humilité, le chemin de Hachem !

    Rav Dov Lumbroso-Roth.