peuple juif

  • Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps

    Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps
     
    "découvre l'horreur"... mon œil car beaucoup le savait mais fermaient les yeux...

    Photo de Salomon Charly.
     

     

    Auschwitz-Birkenau (Pologne)
    "L'usine de mort"


    Le porche d'entrée de Birkenau (1945)

    • Localisation: Oswiecim, Pologne
    • Créé en: 26 mai1940
    • Libération: 27 janvier 1945, par l'Armée Russe.
    • Estimation du nombre de victimes: entre 2,1 et 2,5 millions de morts (Cette estimation est considérée par de nombreux historiens comme étant un chiffre minimum. Le nombre réel de morts est inconnu mais pourrait dépasser les 4 millions)
    • Camps annexes: 51 camps annexes et kommandos extérieurs (cf la liste des camps)

    Le complexe concentrationnaire d'Auschwitz était constitué de trois camps: Auschwitz I camp principal; Auschwitz II, ou Birkenau, ouvert le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination; Auschwitz III ou Monowitz, ouvert le 31 mai 1942 en tant que camp de travail; sans compter les camps annexes. Il y eu jusqu'à 7 chambres à gaz utilisant du Zyklon-B et trois ensembles de crématoires. Auschwitz II comprenait un camp pour les nouveaux arrivants ainsi que ceux devant être envoyés dans un kommando extérieur; un camp pour tziganes; un camp dit "camp familial"; un camp ne s'occupant que de la garde et du triage des biens confisqués aux détenus et un camp de femmes. Auschwitz III fournissait de la main d'oeuvre gratuite à un complexe industriel qui produisait du caoutchouc synthétique appartenant à IG Farben. Nombre maximum de détenus, camps annexes inclus: 155.000. Estimation du nombre de morts: entre 2,1 et 2,5 millions dans les chambres à gaz, dont près de 2 millions de juifs, ainsi que des polonais, tziganes et des prisonniers de guerre soviétiques. Près de 330.000 détenus moururent suite à la faim, les mauvais traitements, ect...

    En avril 1940, Rudolph Höss, qui devint le premier commandant du camp, nota la ville de Oswiecim comme site possible pour la construction d'un camp. La fonction première de ce camp devait être d'intimider les polonais et de prévenir toute action de résistance. Le 27 avril, Himmler ordonna la construction du camp.

    En mai 1940, les populations polonaises des villages environnant le camp furent expulsées et dans de nombreux cas massacrées. Une équipe de travail composée de détenus du camps de Sachsenhausen fut envoyée pour les travaux. Près de 300 membres de la communauté juive d' Oswiecim furent également arrêtés et utilisés comme travailleurs dans la construction du camp.

    Le premier transport de prisonniers, composé quasi exclusivement de civils polonais, arriva en juin 1940. A la même époque, l'administration SS s'installa dans le camp. Le 1er mars 1941, la population du camp s'élevait déjà à 10.900 prisonniers. Déjà à cette époque, la réputation d'auschwitz en tant que centre d'exécution de masse était établie.

    Himmler visita Auschwitz en mars 1941 et ordonna son agrandissement afin de pouvoir contenir 30.000 prisonniers. Himmler ordonna également la construction d'un second camp pour 100.000 prisonniers sur le site du village de Brzezinka (Birkenau), à environ 4 km du camp principal. Cet énorme camp était à l'origine prévu pour des prisonniers de guerre russes destinés à servir de main-d'oeuvre gratuite à la SS en Haute Silésie. Le géant de l'industrie chimique I.G. Farben exprima rapidement son intérêt pour cette main-d'oeuvre. Les travaux de construction commencèrent de manière intensive en octobre 1941 dans des conditions abominables, entraînant de ce fait une mortalité incroyable. Plus de 10.000 prisonniers de guerre russes moururent à cette époque.

    La population du camp principal grossit de 18.000 en décembre 1942 à 30.000 prisonniers en mars 1943. En juillet ou en août 1941, Himmler expliqua à Höss en quoi consistait le "Solution Finale". Le 3 septembre 1941, des prisonniers soviétique du camp principal furent utilisés comme cobayes lors d'essai sur l'efficacité du Zyklon-B. Ce gaz empoisonné était produit par la société allemande "Degesch" (Deutsche Gesellschaft zur Schädlingsbekämpfung). Les gazages eurent lieu dans les cellules souterraines du Block 11. Après cet essai, une chambre à gaz fut construite à l'extérieur du camp principal en février 1942, tandis que 2 chambres à gaz temporaires furent ouvertes à Birkenau. Les crématoires furent construits par la société allemande "Topf & fils" établie à Erfurt.


    L'usine de mort... (1945)

    En mars 1942, un camp de femmes fut construit à Auschwitz pour 6.000 prisonnières. En août 1942, ce camp fut déplacé vers Birkenau. En janvier 1944, 27.000 femmes étaient incarcérées à Birkenau, dans la section B1a, dans des quartiers séparés.

    En février 1943, une section pour les Tziganes fut construites à Birkenau (camp BIIe), et en septembre 1943 un terrain - le soit-disant 'Camp Familial' BIIb - fut réservé pour les juifs tchèques déportés de Theresienstadt. Les chambres à gaz et les crématoires furent ouverts en mars 1943.

    En automne 1943, l'administration du camp fut réorganisée suite à une affaire de corruption. A la fin de 1943, la population totale du complexe Auschwitz (camp principal, Birkenau, Monowitz et autres camps annexes) comptait plus de 80.000 prisonniers: 18.437 dans le camp principal, 49.114 à Birkenau, et 13.288 à Monowitz où I.G. Farben possédait une usine de production de caoutchouc synthétique. Plus de 50.000 prisonniers furent répartis entre 51 camps annexes tels que Rajsko, un centre d'agriculture expérimental, et Gleiwitz, une mine de charbon. Les conditions de vie dans les camps annexes étaient souvent pires que celles qui existaient dans les camps principaux (cf la liste des camps).

    Au milieu de 1944, Auschwitz fut désignée en tant que zone de sécurité SS en Haute Silésie. En août 1944 la population du camp atteignit 105.168. Le dernier recensement de prisonniers, datés du 18 janvier 1945, indiquait 64.000 prisonniers.

    Durant son existence, la composition de la population du camp changea de manière significative. Au début, les prisonniers étaient exclusivement polonaise. D'avril 1940 à mars 1942, sur près de 27.000 prisonniers, 30% étaient polonais et 57% étaient juifs. De mars 1942 à mars 1943, sur près de 162.000 prisonniers, 60% étaient juifs.

    Auschwitz devint rapidement une énorme source d'esclaves ainsi qu'un centre d'extermination. Sur les 2,5 millions de prisonniers déportés à Auschwitz, 405.000 reçurent le statut de prisonniers et furent immatriculés. Parmi ces derniers, près de 50% étaient des juifs et 50% étaient polonais ou autres nationalités. Sur ce nombre total de prisonniers immatriculés, seuls 65.000 d'entre eux survécurent.

    Ceux qui étaient déportés à Auschwitz débarquaient dans une gare située près du camp principal et devaient marcher ou étaient transportés au camp pour l'enregistrement. Ils étaient alors tatoués, déshabillés, désinfectés puis rasés, douchés tandis que leurs vêtements étaient désinfectés au gaz Zyklon-B. Ils entraient enfin dans le camp par la grande porte portant la fameuse inscription 'Arbeit Macht Frei' ("Le travail rend libre")

    Un système identique fonctionna un peu plus tard à Birkenau en 1942-43, à la différence près que les douches étaient en fait des chambres à gaz. A peine 10% des prisonniers juifs étaient enregistrés, tatoués, douchés et désinfectés au 'sauna central' avant d'être transférés dans les baraques. En mai 1944, une ligne de démarcation fut construite à l'intérieur du camp afin d'accélérer et de simplifier la procédure de triage des dizaines de milliers de juifs hongrois déportés au cours de l'été 1944.

    L'histoire d'Auschwitz-Birkenau en tant que centre d'extermination est complexe. Depuis fin 1941 jusqu'à octobre 1942, la morgue du camp principal, déjà équipée de crématoires, fut transformée en chambre à gaz. Au printemps 1942, deux chambres à gaz provisoires furent construites dans des maisons paysannes. Elles étaient connues sous le nom de "bunkers".

    Le premier "bunker", composé de deux salles hermétiques, fut opérationnel de janvier 1942 à la fin de la guerre. Le second, composé de quatre salles, devint superflu au printemps 1943, mais subsista et resta en activité jusqu'à l'automne 1944, quand les autres chambres à gaz utilisées pour l'extermination des juifs hongrois et des habitants des ghettos ne purent plus suivre. Les victimes gazées dans les deux bunkers étaient obligées de se déshabiller dans des baraques en bois situées tout près des chambres à gaz. Après gazages, les corps étaient évacués et brûlés à l'air libre. Entre janvier 1942 et mars 1943, 175.000 juifs y furent exterminés, dont 105.000 entre janvier et mars 1943.


    Porte d'une des chambres à gaz d'Auschwite. Sur le panneau on peut lire l'avertissement "Danger de mort" (1945)

    Jusqu'à cette époque, Auschwitz ne représentait "que" 11% des victimes de la "Solution Finale". Néanmoins, en août 1942, des plans furent établis pour la mise en place d'infrastructures permettant le gazage de masse. D'après ces plans il semble que les deux premières chambres à gaz furent établies suite à la transformation des morgues. Les morgues, équipées de crématoires, étaient à l'origine conçues pour gérer l'énorme taux de mortalité qui régnait parmi la main-d'oeuvre d'esclaves (près de 100.000). Il est clair cependant qu'à partir de l'automne 1942, les projets des SS visaient à la constructions d'infrastructures permettant l'extermination à une bien plus grande échelle encore.

    Les deux paires de chambres à gaz étaient numérotées II et III ainsi que IV et V. La première s'ouvrit le 31 mars 1943, la dernière le 4 avril 1943. La surface totale de ces chambres à gaz s'élevait à 2.255 mètres carrés; leur capacité totale étant de 4.420 personnes.Ceux qui étaient sélectionnés pour le gazage devaient se déshabiller dans un vestiaire puis étaient poussés dans les chambres à gaz. La mort survenait après 15 à 20 minutes. Dans les chambres à gaz II et III, le gazage s'effectuait dans des salles souterraines, et les corps étaient transférés aux 5 fours par un ascenseur électrique. Avant la crémation, les dents en or étaient arrachées et tous les bijoux enlevés (alliances, bagues, etc...). Les chambres à gaz IV et V étaient quant à elles situées au même niveau que les crématoires, mais ceux-ci étaient tellement mal conçus et leur usage tellement intensif qu'ils étaient sujets à des pannes fréquentes et qu'ils furent finalement abandonnés. Les corps furent brûlés à l'air libre, comme en 1943. Les "sonderkommandos" juifs (équipes chargées de la crémation des corps) travaillaient aux crématoires sous la surveillance des SS.

    A l'origine, ces infrastructures furent "sous-utilisées". D'avril 1943 à mars 1944, "à peine" 160.000 furent gazés à Birkenau, mais de mars 1944 à novembre 1944, alors que tous les autres camps d'extermination étaient abandonnés, Birkenau battit tous les records précédents en matière d'extermination de masse. La déportation des juifs hongrois et la liquidation de tous les ghettos juifs polonais, tel celui de Lodz, eut comme conséquence le gazage de 585.000 juifs. Cette période fit d' Auschwitz-Birkenau le plus grand et le plus célèbre camp d'extermination de tous les temps.

    En octobre 1944, le "sonderkommando" du crématoire IV se révolta et détruisit plusieurs fours. En novembre Himmler ordonna l'arrêt des gazages, et une opération de "nettoyage" fut mise en place pour effacer touts les traces d'extermination. En janvier 1945, les nazis évacuèrent du camp 58.000 prisonniers encore capables de marcher. Ils laissèrent derrière eux dans le camp principal, Birkenau et à Monowitz près de 7.000 prisonniers malades ou invalides. Les nazis étaient persuadés qu'ils ne survivraient que très peu de temps.

    Quand les troupes soviétiques libérèrent Auschwitz le 27 janvier 1945, ils trouvèrent ces survivants dans un état pitoyable. Ils découvrirent en même temps 836.525 vêtements féminins, 348.820 vêtement masculins, 43.525 paires de chaussures ainsi qu'un nombre incroyable de brosse à dent, miroirs et autres effets personnels. Ils découvrirent de même 460 prothèses et 7 tonnes de cheveux humains provenant des victimes gazées. Ces cheveux humains étaient achetés 50 pfennig/kilo par la société allemande "Alex Zink" (établie en Bavière) pour la réalisation de vêtements.


    Ce qui reste des victimes: des montagnes de vêtements et de chaussures (1945)

    De façon incroyable, il y eu de nombreux cas de résistance individuelle ou collective à l'intérieur même du camp. Des polonais, des communistes ainsi que de nombreux autres groupes nationaux établirent des réseaux d'aide et de résistance dans le camp. Quelques juifs parvinrent à s'évader de Birkenau, et de nombreux cas de révolte et d'attaque contre les gardes SS furent enregistrés, même aux portes des chambres à gaz. La révolte du "sonderkommando" en octobre 1944 est et restera un extraordinaire exemple de courage et de résistance à la barbarie.

     

     

     

     

    Photo de Salomon Charly.
     
  • Lettre d'un Jérusalémite.

    379162_393267487411945_1142482017_n.jpgLettre d'un Jérusalémite.

    Je ne suis pas un extraterrestre, comme vous semblez le croire. Je suis un jérusalémite, un homme en chair et en os, comme vous. Je suis un citoyen de ma ville, une partie intégrante de mon peuple.
    J'ai certaines choses sur le cœur dont je dois me débarrasser. N'étant pas diplomate de mon état, je n'ai pas à peser mes mots. Je ne vois pas la nécessité ni de vous être agréable, ni de vous persuader.
    Je ne vous dois rien. Vous n'avez pas construit cette ville. Vous n'y habitez pas et vous n'étiez pas présent pour la défendre lorsqu'elle était entourée d'ennemis qui voulaient l'anéantir.

    Et nous serons perdus si nous vous permettons de nous la reprendre. Longtemps avant que New York existât, Jérusalem fut. Au temps ou Berlin , Moscou, Londres et Paris n'étaient encore que des forêts et régions marécageuses et malsaines, vivait à Jérusalem une communauté juive jeune et florissante.

    Cette communauté dota le monde -ce qu'en tant que nations solidement établies sur cette terre vous rejetez - d'un vieux code de morale humaine.
    C'est ici que marchèrent les prophètes dont les paroles illuminèrent le pays comme des éclairs. Ici demeurait un peuple qui ne demandait qu'à vivre en paix et qui dut se défendre contre les vagues successives d'attaquants, un peuple qui saigna et mourut sur les champs de bataille, un peuple qui se jeta dans son temple en flammes plutôt que de se rendre; et lorsque finalement, submergé par le nombre, il fut vaincu et emmené en captivité, il jura :" Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie ! que ma langue s'attache à mon palais si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie !" (Psaume 137)

    Pendant 2000 ans empreints de souffrances, alors que nous vivions parmi vous comme des hôtes indésirables, nous intercédions journellement pour un retour dans cette ville.
    Trois fois par jour, nous présentions cette requête devant le Tout Puissant :"Rassemble-nous des quatre coins de la terre, dirige-nous sur le chemin montant qui conduit dans notre pays, dans ta miséricorde reviens à Jérusalem, dans la ville et habite dans ses murs comme tu l'as promis !".
    Chaque année, au jour du grand pardon et à chaque fête de la Pâque, nous avons élevé nos voix dans l'espérance que nous nous retrouverons l'an prochain à Jérusalem.

    Vos inquisitions, pogroms, expulsions et ghettos dans lesquels vous nous avez parqués, vos contraintes au baptême, votre système de contingentement, votre subtil antisémitisme et finalement l'inexprimable règne de terreur, l'holocauste -et ce qui est plus terrible encore, votre incroyable indifférence - tout cela ne nous a pas brisés.
    Il est possible que ces méfaits vous aient enlevé votre dernière force morale. Quant à nous, ils nous ont forgés comme du fer.

    > Croyez-vous vraiment qu'après avoir du passer par toutes ces terribles étapes, nous puissions maintenant être brisés ?

    Pensez-vous qu'après Dachau et Auschwitz , vos menaces, vos blocages et autres mesures puissent nous effrayer ? Nous étions en enfer - nous en sommes revenus - un enfer que vous nous aviez préparé.
    Que pourriez vous encore trouver dans votre arsenal qui serait susceptible de nous infliger la terreur ? Deux fois, j'ai vu la ville souffrir sous une grêle de bombes propulsées par des nations qui se disent civilisées.

    En 1948, alors que vous étiez des spectateurs non concernés, j'ai vu des femmes et des enfants déchiquetés par des éclats d'obus, ceci après que nous avons souscrit à votre désir d'internationaliser" la ville. Ce fut une alliance porteuse de mort : officiers britanniques, canonniers arabes utilisant des canons américains.
    Et peu après, le pillage et la destruction sauvage de la vieille ville.
    Les massacres sciemment organisés, la cynique dévastation des synagogues et des écoles religieuses, la profanation des cimetières juifs et la vente par le gouvernement des pierres tombales pour la construction de poulaillers et d'entrepôts militaires et même, tenez-vous bien, de lieux d'aisance publics.

    Et vous n'avez jamais élevé la voix pour dénoncer ces abominations.
    Vous n'avez jamais élevé la moindre protestation lorsque les Jordaniens, au mépris des promesses faites après la guerre, guerre qu'ils firent malgré une décision de l'ONU à ce sujet, verrouillèrent le lieu le plus saint de nos lieux saints, le Mur des Lamentations.

    Aucune voix ne se fit entendre parmi vous lorsque les mercenaires coiffés de leur casque à pointe, à l'abri dans leurs positions derrière les murs, ouvrirent le feu sur nos citoyens.

    Vos cœurs saignèrent lorsque Berlin fut bloquée.
    Vous vous êtes empressés d'organiser un pont aérien pour venir en aide aux courageux berlinois, mais vous n'avez pas envoyé une once de nourriture dans la Jérusalem assiégée et affamée.

    Vous avez tempêté lors de la construction par les Allemands de l'est d'un mur au travers de Berlin mais il n'y eut pas le moindre piaillement de votre part à cause de l'autre mur qui divisait le cœur de Jérusalem.

    Puis, lorsque vingt ans plus tard, de semblables évènements se reproduisirent, alors que les Arabes, sans aucune provocation, bombardèrent sauvagement la Ville Sainte, lequel d'entre vous a entrepris quelque chose ?

    Ce n'est qu'au moment où la ville fut enfin et définitivement unifiée que vous vous êtes réveillés.

    > Alors, en vous tordant les mains, vous avez prononcé de pompeuses paroles sur le droit et la morale, particulièrement sur le fait de tendre l'autre joue. Préfériez vous voir la ville détruite plutôt que de la savoir entre les mains juives ?

    Malgré la tournure toujours très diplomatique de vos phrases, les préjugés établis depuis fort longtemps percent dans chacune de vos paroles. Au cas ou le retour de la ville au peuple juif provoquerait un noyau de difficultés dans votre théologie, il serait temps pour vous de réviser votre catéchisme.
    Après tout ce que nous avons souffert, nous ne nous conformerons pas passivement à vos fausses idées selon lesquelles nous devons accepter d'être éternellement apatrides.

    Pour la première fois depuis l'an 70 après J.C., il y a la liberté religieuse dans tout Jérusalem. Pour la première fois depuis que les romains jetèrent leurs torches incendiaires sur le Temple , il y a, en terre d'Israël les mêmes droits pour chacun.

    Nous avons en horreur l'usage de l'épée mais vous nous avez contraints à la prendre dans les mains. Nous désirons ardemment la Paix mais nous ne reviendrons pas à l'état de paix de 1948, comme vous l'exigez de nous.

    Nous sommes enfin chez nous, dans notre pays.
    C'est pour nous une merveilleuse certitude en tant que nation, nous qui fûmes contraints par vous de voyager sur toute la surface du globe.
    Nous ne partirons pas. Nous avons retiré le gage déposé par nos ancêtres. Jérusalem sera construite. L'an prochain, et l'an prochain et l'an prochain, ceci jusqu'à la fin des temps, "à Jérusalem".

    > Ce texte, diffusé par Primo en Janvier 2003, est toujours d'actualité

  • LA LOI DU PROPRIETAIRE

    LA LOI DU PROPRIETAIRE

     

     

    Comment ne pas avoir été satisfait de voir notre premier ministre déclarer clairement au président des USA qu’il n’y aucune discussion possible sur Jérusalem et qu’il n’y aura jamais de retour aux lignes de cessez le feu de 1967. Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant!

    Plus que de la satisfaction c’était de la réelle fierté de constater que nous allions de nouveau gagner non l’appui d’un monde veule et soumis au diktat arabe, mais le respect pour ceux qui savent résister. La fermeté de Natanyahou sur le plan de Jérusalem comme capitale indivisible et éternelle d’Israël et le refus de retour aux lignes de cessez le feu de 1949 ont été ovationnés par le Congrès américain unanime et debout.

    Il n’y a décidément que notre lamentable et pitoyable gauche qui continue à semer la panique. Madame Livni a eu tellement peur de voir notre premier ministre dire non à Obama qu’elle a immédiatement décrété que les Etats Unis deviendraient notre « ennemi »!

    Lorsqu’il nous arrivait, à nous les représentants du camp national, de critiquer à l’étranger la politique gouvernementale israélienne, c’était pour demander qu’elle soit plus ferme. C’était toujours une possibilité offerte au gouvernement de gauche de ne pas céder en s’appuyant sur le fait que l’opposition était trop forte. Cette dramatique gauche concentre tous ses efforts défaitistes vers le monde extérieur et se permet de négocier comme si elle représentait le peuple juif. En fait elle négocie avec elle-même l’ampleur du désastre qu’elle veut continuer à amener au delà des accords d’Oslo des initiatives de Genève et autres drames pour notre pays.

    L’ovation reçue par Natanyahou au Congres n’a pas d’équivalent à la Knesseth. Les USA ont compris qu’ils n’avaient qu’un seul allié sûr dans cette région du monde. Ils ont aussi parfaitement saisi qu’ils ne devront jamais envoyer de soldats pour nous défendre et que nous assumons seul cette fonction. Israël est le meilleur allié des Etats-Unis mais cela ne signifie pas que les USA soient un allié absolu de l’Etat juif.

    Je n’ai pas souvent approuvé les mesures de Natanyahou et j’ai fermement condamné le gel des constructions, le discours de Bar Ilan et les négociations avec le terroriste Abbas. Je n’ai jamais considéré qu’il faille louvoyer au nom de la diplomatie sur nos droits historiques sur Erets Israël. J’avoue toutefois avoir enfin éprouvé de la fierté à entendre le représentant d’Israël répondre à Hussein Obama et clairement souligner le refus de toute négociation sur Jérusalem et sur nos anciennes lignes étriquées « auschwitziennes » de cessez le feu.

    Comme un lion…

    Jabotinsky nous enseignait à se présenter devant les nations comme « un lion devant des lions », respectueux mais ferme et puissant. Ces quelques instants de grâce où Natanyahou a répondu fermement à Obama constituaient l’application de ce principe et a suscité l’admiration et le respect. Mais Jabotinsky nous enseignait également qu’un propriétaire doit se comporter comme tel au risque de voir un squatter s’établir à votre place. Ce qui signifie que nous attendons maintenant les décisions normales de repeupler la zone E1 entre Maale Adoumim et Jérusalem, les constructions dans tous les secteurs orientaux de notre capitale et la destruction des cinquante mille constructions illégales arabes à Jérusalem. Nous attendons les mesures urgentes contre les émeutiers arabes qui osent lancer des pierres sur les Juifs défilant dans notre Jérusalem. Nous sommes décidément le seul pays où un Juif est lapidé parce qu’il est Juif!

    Bien sur, nous aurions aimé entendre M. Natanyahou déclarer que les efforts israéliens pour faire la paix nous ont coûté des milliers de victimes, que le Fatah et le Hamas ne différent en rien, que désormais la dernière preuve est apportée de l’impossibilité de vivre en paix avec ces terroristes et que les négociations deviennent impensables. Nous aurions aimé l’entendre répéter que la promesse divine faite à notre peuple a plus de poids que les élucubrations d’un Hussein Obama dont le rêve semble être la destruction d’Israël. Peut-on imaginer qu’il ne sache pas que les frontières de 1949 sont indéfendables, que les « palestiniens » sont une invention récente sans aucune base historique ou morale. Bien sur, qu’Obama sait parfaitement que Jérusalem n’est jamais citée dans le Coran et qu’il n’y a aucune attache entre islam et notre capitale. Il le sait d’autant plus qu’il a pratiqué l’islam et que même maintenant…

    Il sait que plus de deux cent mille Juifs vivent dans la ceinture est de Jérusalem, qu’aucune division n’est possible et que même s’il n’y en avait pas un seul, nos droits sont légitimes, éternels et uniques. Jérusalem est juive et n’est que juive.

    Tous nos droits…

    L’affirmation de tous nos droits sur toute notre terre aurait sans doute recueilli également l’ovation des membres du Congres. Contrairement à certains de nos députés et de notre « élite » intellectuelle », eux connaissent la Bible.

    Mais ce que nous devons voir disparaître du vocabulaire israélien est cette tournure quasi obligatoire de « concessions douloureuses ». Pourquoi faut-il que nos concessions soient douloureuses? Le fait de faire une concession n’est pas assez douloureux en soi sans que l’on rajoute ce qualificatif? Pourquoi faut-il que les négociations aboutissent à des « douleurs » pour nous et pas pour nos ennemis? Quel défaut génétique masochiste s’est introduit même dans le camp national pour vouloir s’infliger des concessions « douloureuses »? Pourquoi faut-il que dans le monde entier ce soit l’agresseur qui paie sauf si l’agressé est juif?

    En ces jours nous fêtons la libération de Jérusalem et de la Judée et Samarie, une libération rêvée, espérée, priée depuis deux millénaires. Le peuple juif réaffirme sa fidélité et son indéfectible attachement à notre capitale. Que disparaisse l’idée d’un quelconque partage de Jérusalem, de Sion et de la terre juive libérée pour le moment de la mer au Jourdain.

    Quant aux arabes qui ont inventé la Naqba, puis la Naqsa, nous leur souhaitons de continuer à conjuguer l’alphabet et à célébrer encore de nombreuses défaites.

    Jacques Kupfer

  • Ma prière pour le peuple juif par le Sheikh Abdel Hadi Palazzi

    Exceptionnel: Ma prière pour le peuple juif par le Sheikh Abdel Hadi Palazzi

    Sheikh Abdel Hadi Palazzi

    En tant que sheikh Musulman sioniste et ami du peuple Juif, je ne peux pas me taire. Je sens un besoin moral de déclarer que les Nations du Monde sont encore une fois en train de préparer de mauvais jours au peuple Juif.

    L'Administration Américaine qui se dit être en faveur d'une supposée guerre contre la terreur est prête à accepter une terreur islamique financée par l'Arabie saoudite, ainsi qu'un diktat Saoudien obligeant les Juifs à se retirer de la Terre d'Israël. Par ordre venant de "ses amis Américains", le peuple Juif risque d'être ramené aux "frontières d'Auschwitz", selon l'expression d'Abba Eban (1).

     

    Les peuples sont rarement satisfaits de leurs hommes politiques et, aujourd'hui, les Israéliens sont dans cette situation. La plupart d'entre eux se sentent trahis aussi bien par les politiciens de gauche qui tentent de faire passer la reddition devant Abou Mazen comme "un pas vers la paix" que par les politiciens nationalistes connus qui déclarent s'opposer à la déportation des juifs hors de Judée-Samarie, mais qui ne lèvent pas le petit doigt pour l'empêcher.

    Plus le temps passe, plus on constate que la direction morale du peuple Juif est limitée à une minorité impuissante. Le cauchemar d'Oslo est récurrent et il est devenu plus sombre à Annapolis. C'est la raison pour laquelle on a créé récemment à Jérusalem un Nouveau Congrès Sioniste, une fédération d'organisations diverses, authentiquement sionistes, bénies par le nouveau Sanhedrin (2) et par les rabbins Israéliens qui font le plus autorité.

    Ce Congrès a de plus le soutien de 30% du public laïc concerné. J'ai regretté de n'avoir pas pu assister à cette réunion d'installation, qui s'est déroulée le 27/11/07 à Jérusalem. Mais je suis reconnaissant à Allah le Sublime de m'avoir donné l'opportunité de remercier Pr Hillel Weiss pour l'honneur qu'il m'a fait en m'invitant et en transmettant mes vœux aux participants.

    J'étais heureux d'avoir eu l'opportunité de répéter que les territoires de Judée-Samarie sont le foyer qu'Allah a donné au peuple Juif et que toute tentative de voler les propriétaires légitimes est une déclaration de guerre contre le décret divin.

    Selon mon humble avis, chacune de mes sœurs juives et chacun de mes frères juifs est moralement obligé de lutter pour maintenir l'intégrité de la Terre d'Israël, afin de faciliter la mission du peuple Juif d'être "la lumière des Nations" et d'ouvrir la Voie de la Rédemption.

    Les "lobbies" du pétrole imposent leur volonté de poursuivre Oslo et ils obligent tout le monde civilisé à s'incliner devant un maître de la kleptocratie, tel que Abou Mazen, et à financer la terreur anti-juive. En ces jours tragiques, mon cœur est avec les Juifs en Israël, avec ces familles juives qui risquent d'être déportées de Judée-Samarie pour apaiser les princes du pétrole et leurs homologues occidentaux.

    Je prie pour que cette épreuve soit surmontée et défaite par de nouveaux dirigeants Juifs, qui montreront que le rêve sioniste est encore vivant. Dans le passé, le rêve du peuple Juif de vivre en paix et en sécurité dans la Terre d'Israël n'a pas été effacé par des gouvernements puissants, et aujourd'hui ce rêve ne sera pas non plus effacé, malgré les tentatives des dictateurs Arabes, des politiciens Américains qui cèdent à leurs exigences, et des politiciens Israéliens corrompus qui se sont soumis à Annapolis. On pourrait facilement entrevoir que le cauchemar qui a commencé à Oslo va maintenant atteindre un niveau terrifiant, avec une ascension probable des gangsters du Hamas, dans les régions évacuées par Israël, incluant même Jérusalem.

    Le président Bush prétend lire la Bible tous les jours, mais il semble oublier qu'il y est écrit que la Terre d'Israël est un cadeau de D. aux enfants d'Israël, les descendants d'Abraham, Isaac et Jacob. Ce territoire n'a pas été donné à quelqu'un d'autre, en particulier les descendants d'Ismaël, du fait que ceux-ci ont hérité d'immenses territoires ailleurs. Ainsi, celui qui cherche à voler l'héritage divin du peuple juif déclare la guerre non seulement à une nation particulière, mais à D. et à sa volonté. Aussi longtemps que les Etats-Unis ont défendu le droit d'Israël sur sa terre, Allah les a gratifiés d'une manne d'abondance et de bénédictions, alors que l'Empire Soviétique – qui a nié les droits nationaux du peuple juif (3) – a été effacé de la carte du monde.

    Aujourd'hui, il y a un risque que l'Administration Américaine imite l'Union Soviétique. Je prie pour que vienne une nouvelle Administration Américaine plus respectueuse des droits du peuple Juif sur sa terre.

    Par le Sheikh Abdel Hadi Palazzi, directeur de l'Institut Culturel Italien de la Communauté musulmane, co-fondateur musulman et co-président de l'Amitié Israël-Islam, Root & Branches Ass. Ltd.

    Paru dans www.IsraelNationalNews.com du 21 décembre 2007

    Traduit par Albert Soued, écrivain.

    Notes de la traduction :

    (1) Un des premiers ministres des Affaires Etrangères d'Israël, d'origine sud-africaine

    (2) Un Sanhedrin vient d'être élu le 17/12/07 à Jérusalem, avec le rabbin Adin Steinstaltz comme "Nassi" (chef). Le Sanhedrin est constitué de 71 personnalités religieuses et il a pour but d'amender la "halakha" ou loi juive.

    (3) L'union Soviétique a été un des premiers pays à reconnaître l'état d'Israël. Par la suite, ne s'alignant pas sur la politique russe, Israël a été mis à l'index au profit d'une politique agressivement pro-arabe.

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