perses

  • Bientot pourrim .... Rappel de la fete pour les uns ou decouverte pour les autres

    Bientôt Pourim ... petit rappel de la fête pour ceux qui ont oubliés... ou découverte pour ceux qui ne sont pas juifs sur le groupe..;

    La fête de Pourim (פּוּרים les hasards), le 14 Adar, est la célébration du miracle qui a sauvé les juifs en Perse, vers l'an 480 avant l'ère courante. C'est aussi le symbole de la prise de conscience par le peuple juif que c'est toujours D.ieu qui dirige l'Histoire même s'Il semble dissimulé, et que les Israélites ne peuvent percevoir Sa présence qu'en suivant Sa Torah.
    L'histoire de Pourim est racontée dans le Livre d'Esther[74] (Méguila).

    jeûne d'Esther le mercredi 4 mars, fête de Pourim le jeudi 5 mars.


    Histoire de Pourim
    Peu de temps après la permission donnée aux juifs par Cyrus de retourner à Jérusalem, il restait une forte population juive en Perse, dont Suse était la capitale.
    Le roi Assuérus (485 à 465 avant l'ère courante), petit-fils de Cyrus, après avoir répudié son épouse Vashti, choisit pour nouvelle reine la belle Esther. Mais Esther n'avait pas révélé au roi qu'elle était juive, sur les conseils de son oncle Mordékhaï.

    Ce même Mordékhaï, dans ce temps-là, avait sauvé la vie du roi en ayant déjoué le complot de ses gardes contre le souverain. Le fait fut inscrit dans les annales du royaume.

    Haman l'amalécite, un homme orgueilleux et cruel, était le conseiller du roi ; et il haïssait Mordékhaï, car ce dernier avait refusé de se prosterner devant lui, les Juifs ne se prosternant que devant D.ieu. Il en conçut une haine pour le peuple juif entier, et complota pour le détruire en un discours malheureusement trop connu [37] ; et le roi lui confia le soin de faire ce que bon lui semblerait. Haman, muni du sceau du roi, envoya dans toutes les provinces l'ordre de massacrer les Juifs le 13 Adar, date qu'il avait tirée au hasard.

    Mordékhaï persuada Esther de parler au roi au nom du peuple juif. Pour s'apprêter à risquer sa vie en allant voir le roi sans avoir été convoquée, Esther passa trois jours en prière et en jeûne et avait demandé à tous les Juifs d'en faire autant. Le roi la reçut avec bienveillance, elle demanda à parler lors d'un festin qu'il organiserait le lendemain.

    Ne pouvant dormir, le roi se fit lire les annales du royaume, où on lui rappela comment Mordékhaï avait déjoué la conspiration contre lui, et qu'il n'avait été fait aucune récompense à cet homme. Au matin, il demanda à son conseiller Haman quel traitement il se devait de réserver à un homme qu'il souhaitait honorer. Haman donna son avis en croyant que le roi pensait à lui : une parade en ville sur le cheval du roi. Assuérus lui ordonna alors de faire ce qu'il avait dit pour Mordékhaï.

    Le soir, lors du festin, le roi demanda à Esther quelle était sa requête, qu'il promettait de lui accorder d'avance. Esther lui demanda la survie ainsi que celle de son peuple, que Haman avait condamnées. C'est ainsi qu'Assuérus publia un nouvel édit pour annuler celui de Haman, qui fut pendu sur la potence qu'il avait lui-même dressée pour Mordékhaï.

    Le peuple juif, sauvé, passa du deuil à la réjouissance ; on célébra des fêtes. C'est ainsi que fut instaurée, le 14 Adar, la fête de Pourim.
    Pourim dans le judaïsme
    La fête de Pourim a une signification fondamentale dans le judaïsme.

    Contrairement à Hhanouka où la religion et la pratique juives étaient en danger, Pourim raconte la menace physique sur le peuple juif. Nombreux furent les exemples dans l'histoire, où les Juifs furent pourchassés non pas en raison de leur croyance, mais uniquement par haine gratuite.
    Le miracle de Pourim représente l'espoir que les Juifs gardent toujours dans ces épreuves.

    Il est un fait particulièrement marquant au sujet du Livre d'Esther : il s'agit du seul texte de la littérature juive sacrée dans lequel pas une fois il n'est fait mention de D.ieu. Plus exactement, D.ieu n'est pas cité explicitement, mais par de nombreuses allusions subtiles dans le récit. C'est que, si Pessahh est l'histoire de la libération du peuple juif par de grands miracles surnaturels, Pourim est la délivrance invisible, l'action cachée de D.ieu à l'intérieur des lois de la nature. Par leur seule prière, les juifs du temps d'Esther furent sauvés ; aujourd'hui seul le croyant qui place toute sa confiance en D.ieu, peut reconnaître la vraie grandeur du miracle.

    C'est même le sens de nom de la fête. Pourim, la fête des "hasards", exprime l'idée que précisément, rien n'est laissé au hasard par D.ieu. Ce qui semble être, à première vue, une conséquence de l'histoire, un enchaînement d'événements fortuits, n'est en fait que le moyen choisi par D.ieu pour déployer Son Œuvre de Bien.

    En effet, le déroulement de l'Histoire ne se limite pas à la mise en place des pièces du puzzle juste au bon moment en faisant apparaître au roi Assuérus le vrai visage de Haman et la grandeur d'âme de Mordékhaï. En remontant plus loin dans le temps, on prend toute la mesure de l'action permanente de D.ieu dans le monde. Haman est un descendant du roi Agag, lui-même issu de Amaleq, le méchant qui avait attaqué lâchement et sans raison les Israélites dans le désert, par l'arrière, à leur sortie de l'esclavage d'Egypte, alors qu'ils étaient faibles et fatigués. Amaleq représente l'incarnation de la méchanceté gratuite, qui est le principe diamétralement opposé à la nature même de D.ieu. Des générations plus tard, lorsque le Shaoul, roi d'Israël, vengea son peuple et combattit Amaleq, alors gouverné par Agag, il eut pitié de ce dernier et ne le tua pas. Tandis que Agag eut pour descendance Haman, qui voulut lui aussi perpétrer à son tour le crime d'Amaleq, les générations de la famille de Shaoul comptèrent Mordékhaï et Esther.
    Ce qui ressemble à un hasard est bel et bien l'œuvre de D.ieu.
    La fête de Pourim aujourd'hui
    Le 13 Adar est un jour de jeûne et de repentir, en souvenir du jeûne d'Esther, qui avait elle-même jeuné trois jours et avait demandé au peuple d'observer une journée de privation. S'il s'agit d'un samedi, le jeûne est avancé au jeudi pour ne pas gêner la célébration de Shabbat (noter que, du fait des dehhyiot, le 13 Adar ne peut jamais tomber un vendredi). Le jeûne est diurne uniquement ; il s'adresse à tous, mais comme d'habitude les personnes faibles ou malades en sont dispensées. Le 14 Adar est une journée de réjouissances.

    Quatre particularités s'appliquent au jour de Pourim, 14 Adar, toutes issues du Livre d'Esther :
    •On écoute la lecture publique de la méguila (rouleau) d'Esther à la synagogue, deux fois : la veille au soir, et le matin du 14 ;
    •on envoie des cadeaux comestibles aux amis et aux pauvres, en symbole de solidarité dans l'épreuve ;
    •en souvenir du demi-shéquel que l'on donnait pour le Temple, l'usage est de donner une contribution pour les œuvres d'Israël ;
    •on fait un banquet, dans l'après-midi, à l'image du festin d'Esther.
    La coutume est également de se déguiser, car la vraie nature des personnages s'est révélée et leurs masques sont tombés.

    ‎Bientôt Pourim ... petit rappel de la fête pour ceux qui ont oubliés... ou découverte pour ceux qui ne sont pas juifs sur le groupe..;
La fête de Pourim (פּוּרים les hasards), le 14 Adar, est la célébration du miracle qui a sauvé les juifs en Perse, vers l'an 480 avant l'ère courante. C'est aussi le symbole de la prise de conscience par le peuple juif que c'est toujours D.ieu qui dirige l'Histoire même s'Il semble dissimulé, et que les Israélites ne peuvent percevoir Sa présence qu'en suivant Sa Torah.
L'histoire de Pourim est racontée dans le Livre d'Esther[74] (Méguila). 
jeûne d'Esther le mercredi 4 mars, fête de Pourim le jeudi 5 mars. 
Histoire de Pourim 
Peu de temps après la permission donnée aux juifs par Cyrus de retourner à Jérusalem, il restait une forte population juive en Perse, dont Suse était la capitale.
Le roi Assuérus (485 à 465 avant l'ère courante), petit-fils de Cyrus, après avoir répudié son épouse Vashti, choisit pour nouvelle reine la belle Esther. Mais Esther n'avait pas révélé au roi qu'elle était juive, sur les conseils de son oncle Mordékhaï. 
Ce même Mordékhaï, dans ce temps-là, avait sauvé la vie du roi en ayant déjoué le complot de ses gardes contre le souverain. Le fait fut inscrit dans les annales du royaume. 
Haman l'amalécite, un homme orgueilleux et cruel, était le conseiller du roi ; et il haïssait Mordékhaï, car ce dernier avait refusé de se prosterner devant lui, les Juifs ne se prosternant que devant D.ieu. Il en conçut une haine pour le peuple juif entier, et complota pour le détruire en un discours malheureusement trop connu [37] ; et le roi lui confia le soin de faire ce que bon lui semblerait. Haman, muni du sceau du roi, envoya dans toutes les provinces l'ordre de massacrer les Juifs le 13 Adar, date qu'il avait tirée au hasard. 
Mordékhaï persuada Esther de parler au roi au nom du peuple juif. Pour s'apprêter à risquer sa vie en allant voir le roi sans avoir été convoquée, Esther passa trois jours en prière et en jeûne et avait demandé à tous les Juifs d'en faire autant. Le roi la reçut avec bienveillance, elle demanda à parler lors d'un festin qu'il organiserait le lendemain. 
Ne pouvant dormir, le roi se fit lire les annales du royaume, où on lui rappela comment Mordékhaï avait déjoué la conspiration contre lui, et qu'il n'avait été fait aucune récompense à cet homme. Au matin, il demanda à son conseiller Haman quel traitement il se devait de réserver à un homme qu'il souhaitait honorer. Haman donna son avis en croyant que le roi pensait à lui : une parade en ville sur le cheval du roi. Assuérus lui ordonna alors de faire ce qu'il avait dit pour Mordékhaï. 
Le soir, lors du festin, le roi demanda à Esther quelle était sa requête, qu'il promettait de lui accorder d'avance. Esther lui demanda la survie ainsi que celle de son peuple, que Haman avait condamnées. C'est ainsi qu'Assuérus publia un nouvel édit pour annuler celui de Haman, qui fut pendu sur la potence qu'il avait lui-même dressée pour Mordékhaï. 
Le peuple juif, sauvé, passa du deuil à la réjouissance ; on célébra des fêtes. C'est ainsi que fut instaurée, le 14 Adar, la fête de Pourim. 
Pourim dans le judaïsme 
La fête de Pourim a une signification fondamentale dans le judaïsme. 
Contrairement à Hhanouka où la religion et la pratique juives étaient en danger, Pourim raconte la menace physique sur le peuple juif. Nombreux furent les exemples dans l'histoire, où les Juifs furent pourchassés non pas en raison de leur croyance, mais uniquement par haine gratuite.
Le miracle de Pourim représente l'espoir que les Juifs gardent toujours dans ces épreuves. 
Il est un fait particulièrement marquant au sujet du Livre d'Esther : il s'agit du seul texte de la littérature juive sacrée dans lequel pas une fois il n'est fait mention de D.ieu. Plus exactement, D.ieu n'est pas cité explicitement, mais par de nombreuses allusions subtiles dans le récit. C'est que, si Pessahh est l'histoire de la libération du peuple juif par de grands miracles surnaturels, Pourim est la délivrance invisible, l'action cachée de D.ieu à l'intérieur des lois de la nature. Par leur seule prière, les juifs du temps d'Esther furent sauvés ; aujourd'hui seul le croyant qui place toute sa confiance en D.ieu, peut reconnaître la vraie grandeur du miracle. 
C'est même le sens de nom de la fête. Pourim, la fête des "hasards", exprime l'idée que précisément, rien n'est laissé au hasard par D.ieu. Ce qui semble être, à première vue, une conséquence de l'histoire, un enchaînement d'événements fortuits, n'est en fait que le moyen choisi par D.ieu pour déployer Son Œuvre de Bien. 
En effet, le déroulement de l'Histoire ne se limite pas à la mise en place des pièces du puzzle juste au bon moment en faisant apparaître au roi Assuérus le vrai visage de Haman et la grandeur d'âme de Mordékhaï. En remontant plus loin dans le temps, on prend toute la mesure de l'action permanente de D.ieu dans le monde. Haman est un descendant du roi Agag, lui-même issu de Amaleq, le méchant qui avait attaqué lâchement et sans raison les Israélites dans le désert, par l'arrière, à leur sortie de l'esclavage d'Egypte, alors qu'ils étaient faibles et fatigués. Amaleq représente l'incarnation de la méchanceté gratuite, qui est le principe diamétralement opposé à la nature même de D.ieu. Des générations plus tard, lorsque le Shaoul, roi d'Israël, vengea son peuple et combattit Amaleq, alors gouverné par Agag, il eut pitié de ce dernier et ne le tua pas. Tandis que Agag eut pour descendance Haman, qui voulut lui aussi perpétrer à son tour le crime d'Amaleq, les générations de la famille de Shaoul comptèrent Mordékhaï et Esther. 
Ce qui ressemble à un hasard est bel et bien l'œuvre de D.ieu. 
La fête de Pourim aujourd'hui 
Le 13 Adar est un jour de jeûne et de repentir, en souvenir du jeûne d'Esther, qui avait elle-même jeuné trois jours et avait demandé au peuple d'observer une journée de privation. S'il s'agit d'un samedi, le jeûne est avancé au jeudi pour ne pas gêner la célébration de Shabbat (noter que, du fait des dehhyiot, le 13 Adar ne peut jamais tomber un vendredi). Le jeûne est diurne uniquement ; il s'adresse à tous, mais comme d'habitude les personnes faibles ou malades en sont dispensées. Le 14 Adar est une journée de réjouissances. 
Quatre particularités s'appliquent au jour de Pourim, 14 Adar, toutes issues du Livre d'Esther : 
•On écoute la lecture publique de la méguila (rouleau) d'Esther à la synagogue, deux fois : la veille au soir, et le matin du 14 ;
•on envoie des cadeaux comestibles aux amis et aux pauvres, en symbole de solidarité dans l'épreuve ;
•en souvenir du demi-shéquel que l'on donnait pour le Temple, l'usage est de donner une contribution pour les œuvres d'Israël ;
•on fait un banquet, dans l'après-midi, à l'image du festin d'Esther.
La coutume est également de se déguiser, car la vraie nature des personnages s'est révélée et leurs masques sont tombés.‎
  • L'histoire de Pourim

    L'histoire de Pourim

     

     
           

    L'histoire de Pourim est plus ancienne que celle de Hanouka. Alors que Hanouka se situe à l'époque du Second Temple de Jérusalem ; Pourim remonte à l'exil babylonien, qui a duré depuis la destruction du Premier Temple de Jérusalem jusqu'à la construction du Second.

    Trop souvent, le public francophone se fait de l'histoire de Pourim une idée plus ou moins fondée sur la lecture d'Esther de Racine, ou, au mieux, de celle de la traduction française de la Meguila d'Esther. Or, comme dans tous les domaines des textes bibliques, une compréhension correcte dépend de la connaissance des commentaires, de la transmission orale. En ce qui concerne Pourim, il y a tout un volume de la guemara qui concerne la Meguila, et qui s'appelle Masseheth Meguila. Il y a de nombreux commentaires sur la meguila, citons notamment le targoum chéni, qui offre des commentaires très détaillés.

    Si Hanouka est le dernier miracle qui est arrivé à l'époque du Beth Hamikdach, et qui est en relation avec la spiritualité du Beth Hamikdach, Pourim a été le premier grand miracle que Hakadoch Barouh Hou a accompli en-dehors d'Eretz Israël. Ce miracle porte les signes d'un événement exilique.

    L'histoire du miracle de Pourime se présente comme un enchaînement d'événements, qui, analysés chacun à part, n'offrent aucun signe de miracle. C'est une suite de situations, comme il s'en présente couramment dans cette région du monde qu'est la Perse, pour ne pas l'appeler le Pays des Mille et Une nuits. Alors que la victoire militaire des Hasmonéens était visiblement miraculeuse, ainsi que l'était la durée de la combustion de la seule fiole d'huile d'olives pure, dans toute l'histoire de Pourim, rien ne va contre les lois de la nature ; rien de physiquement miraculeux.

    Et pourtant, on a bien raison de parler d'un miracle. C'est que Pourim nous enseigne la différence que nous trouverons entre les miracles en Eretz Israël d'une part, et ceux que Hakadoch Barouh Hou accomplit pour nous en-dehors d'Eretz Israël . Alors en quoi consiste le miracle de Pourime ?

    Lorsque les Juifs de Suze se sont rendus à l'invitation d'Ahachvéroch au festin, auquel Mordehay leur avait interdit d'aller, personne ne se doutait que cette désobéissance serait la cause d'un danger qui planerait sur tous les Juifs du monde (à l'époque, on disait sur toutes les cent vingt sept provinces de la Perse, mais c'est la même chose)

    Personne ne se doutait que la nomination au poste de premier vizir (premier ministre, si vous préférez) de l'antisémite notoire qu'était Haman, était une étape, qui enfilerait le châtiment qu'enverrait Hakadoch Barouh Hou.

    Personne ne se doutait non plus que la disparition de Vachti, pour faire place à Esther au palais d'Ahachvéroch, enfilait la possibilité éventuelle d'une délivrance.

    Personne ne se doutait non plus que l'intervention de Mordechay pour étouffer dans l'?uf le projet d'assassinat d'Ahachvéroch par Bigtan et Téréch, articulait un autre élément de cette perspective de la délivrance.

    Je n'ai pas consulté les journaux de l'époque ; mais je peux vous dire que de tous les médias de l'époque, aucun n'a vu dans ces faits autre chose que des faits divers isolés, sans aucun lien entre eux.

    Par conséquent, lorsque la délivrance est arrivée, tous les médias de l'époque n'ont pas du tout vu en elle autre chose qu'un fait divers supplémentaire, sans lien avec ceux qui l'avait précédée.

    Et il est vrai que la Main de Hachem était complètement déguisée. Il envoyait des événements apparemment naturels, dus au hasard, sans plus.

    Mais chez les Juifs, chez nous, on sait que l'histoire est un enchaînement ininterrompu d'interventions de Hachem, comme suite au comportement de Son peuple. Tant que les Juifs fléchissent dans leur fidélité à Hachem et aux Mitsvoth, Hachem envoie des événements qui composent une adversité dramatique. Ensuite, lorsque les Juifs se réveillent enfin, acceptent d'écouter Mordechay, et de faire techouva, Hachem envoie le dénouement miraculeux. Miraculeux, certes, mais non apparemment miraculeux. Aucune loi de la nature ne s'efface devant le miracle de Pourim.(contrairement au miracle de Hanouka, qui a eu lieu en Eretz Israël).Pourim se passe très loin d'Eretz Israël.

    D'autre part, si le miracle a apporté une délivrance totale par rapport au danger qui l'avait précédée, toutefois les circonstances qui entourent le miracle, ne sont pas très dignes. En effet, qu'une fille juive comme Esther soit acculée à se donner à un non-juif, est le signe que cette génération n'était pas très digne dans sa vie juive.

    Arrivés là dans notre réflexion, disons que deux leçons doivent être tirées de cette approche. Pour qui vit en Eretz Israël, Pourim vient rappeler que les miracles que Hachem accomplit pour nous portent la marque de notre niveau spirituel.

    Pour qui vit (encore) en-dehors d'Eretz Israël, Pourim nous apprend que Hachem accomplit des miracles en n'importe quelle partie du monde, en faveur de ceux qui par leurs actes et leurs pensées Lui sont fidèles. Toutefois, pour discerner ces miracles, il faut déchirer le voile naturel qui les enveloppe, il faut percer l'apparence de faits divers que prennent les miracles de Hachem en-dehors d'Eretz Israël.

    D'ailleurs, l'usage populaire de se déguiser à Pourim, doit être bien compris comme notre affirmation que quelle que soit la manière dont Hachem déguise Ses miracles, sous l'aspect de faits naturels, nous nous sentons indéfectiblement capables d'y voir de vrais miracles. Nous décodons les faits apparemment naturels qui cachent de vraies interventions de Sa main.

    Nos Sages nous enseignent que la délivrance qu'a été le miracle de Pourim, s'est accompagnée d'un renouvellement de l'engagement des Juifs de se conformer aux Mitsvoth. Si, au Sinaï, Israël s'est engagé à vivre une existence de Tora et de Mitsvot, du fait de la crainte que leur a inspirée Hachem par les miracles de la Sortie d'Egypte et de la Révélation au Sinaï, la fête de Pourim a suscité une nouvelle acceptation de la Tora et des Mitsvoth, dans la joie d'avoir été délivrés par ce grand miracle.

    De même que chaque année, la fête de Chavouoth nous incite à renouveler notre engagement envers Hachem, du fait de la crainte que nous inspire Mattan Tora (le Don de la Tora), ainsi, chaque année, la fête de Pourim est l'occasion de renouveler et de renforcer notre fidélité à Hachem et à Ses Mitsvoth, grâce à la joie qui emplit nos coeurs.

    A tous et à toutes, je souhaite une bonne fête de Pourim.