pardon

  • Date et origine de Yom Kippour petit rappel pour ceux qui "auraient"oublié et decouverte pour les non juifs qui veulent connaitre nos fetes

    Dates de Yom Kippour

    Le Yom Kippour est prévu aux dates suivantes :

    mardi 22 et mercredi 23 septembre 2015
    À Paris, début le mardi à 19h32 et fin le mercredi à 20h35.

    Yom Kippour (le jour du grand pardon) a lieu chaque année le 10 du mois de Tichri dans le calendrier Hébreu. C'est le jour de la rédemption, du pardon et de l'indulgence. En effet, le mot yom signifie jour, et celui de kippour signifie expiation.

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    Yom kippour a lieu 10 jours après Roch Ha-chanah, ces 10 jours sont des jours de pénitence destinés à l'examen des fautes commises lors de l'année passée.

    C'est la fête la plus observée par les Juifs, quel que soit leur niveau d'implication dans la religion juive, ou leur degré de croyance. En Israël, à cette occasion, les restaurants, lieux de divertissements, magasins, bureaux, usines et même radio et télévisions sont fermés pour plus de 24h.

    Origine de Yom Kippour

    Yom Kippour est une fête d'origine biblique, qui tire sa source du Pentateuque (les cinq premiers livres de la bible), et plus précisément du Lévithique. On l'y trouve désigné sous l'appelation Yom (ha-) Kippourim, " le jour des Pardons", et chabbat chabbaton, "chabbat des chabbat" ou "chabbat de repos solennel".

    La Bible commande au fidèle de "faire propritiation", c'est à dire reconnaître ses péchés, les confesser, puis faire expiation devant Dieu, et de "s'humilier", c'est à dire de jeûner. Les lois fondamentales relatives à Yom Kippour sont exposées dans le traité de la Michnah1intitulé Yoma2.

    La célébration de Yom Kippour

    Yom Kippour étant le "chabbat des chabbat", c'est un jour chomé consacré à la prière collective et au cours duquel les fidèles doivent faire techouvah (se repentir).

    Le jeûne de Kippour

    Celui ci débute la veille au soir du 10 du mois de Tichri et dure 25 heures. Il est obligatoire pour tous à partir de treize ans pour les hommes et douze ans pour les femmes, à condition que leur santé le leur permette.

    Ce jêune comporte un certain nombre d'obligations :

    • abstention de nourriture et de boisson ;
    • abstention de relations sexuelles ;
    • interdiction de porter des chaussures de cuir ;
    • interdiction d'user de cosmétiques et de lotions ;
    • interdiction de se laver aucune partie du corps en dehors des yeux et des mains.

    Le jeûne s'achève à l'apparition des étoiles ou à la sonnerie du chofar (corne de bélier)2.

    La tenue de Yom Kippour

    Le jour de Yom Kippour, rabbins et fidèles sont habillés de blanc, en particulier d'une tunique blanche (kittel), en signe de pureté et d'humilité3.

    Symbolique de Yom Kippour

    Yom Kippour est l'occasion pour le fidèle de demander à Dieu le pardon pour les péchés commis contre lui. En revanche pour les fautes commises à l'égard de ses semblables, un pardon de la victime est indispensable avant tout pardon divin.

    De ce fait une coûtume s'est instaurée de chercher, le soir de Yom Kippour la réconciliation avec toute personne que l'on aurait offensée. Ce jour est donc un jour ou chacun espère recevoir le pardon divin et la réconciliation avec, soi-même, les autres et le créateur4.

    Références

    1. Ensemble de textes normatifs du judaïsme, constitutifs de la loi orale (halakha) élaboré entre le 1er et 3ème s.
    2. Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, ed. Cerf, Paris, 1993, p. 1212 à 1216
    3. Dictionnaire pratique et commenté du judaïsme, Etienne Gotschaux, ed. du Palio, octobre 2011, p. 564 et 565
    4. Le judaïsme, Sonia Brunetti Luzzati et Roberto Della Rocca, ed. Hazan, 2007, p. 256

    Photos de Yom Kippour

    Ces photos illustrent Yom Kippour et ses prières.

    Tableau de juifs priant pour Yom Kippour  

     

    Prieur slichot  

     

    Mur des lamentations  

     

  • rappel et explications pour ceux qui ne sont pas juifs et qui veulent comprendre le sens de yom Kippour

     rappel et explications pour ceux qui ne sont pas juifs et qui veulent comprendre le sens de yom Kippour

    Survol des lois de Yom Kippour
    À Yom Kippour, la Torah nous commande de nous « affliger », ce qui signifie s’abstenir d’un certain nombre de comportements matériels. Il y a deux raisons à cela : a) En ce jour où notre lien intrinsèque avec D.ieu se révèle, nous sommes comparés aux anges et n’avons aucun besoin matériel. b) Nous nous affligeons pour manifester la profondeur de notre regret pour nos fautes passées.

    Libéré des contraintes matérielles, la plus grande partie du jour est passé à la synagogue, consacrée au repentir et à la prière.

    Il y a cinq domaines d’agrément que nous évitons à Yom Kippour, depuis le coucher du soleil la veille de la fête jusqu’à la tombée de la nuit le lendemain
    1.Manger et boire
    2.Porter des chaussures en cuir
    3.Se baigner ou se laver
    4.S’appliquer des crèmes et des lotions
    5.Avoir toute forme d’intimité conjugale

    (Ces restrictions sont spécifiques à Yom Kippour. Nous nous abstenons également de toutes les activités créatives interdites le Chabbat, comme allumer la lumière, conduire ou porter des objets dans le domaine public.)

    Nous sommes comparés aux anges et n’avons aucun besoin matériel Il est également de coutume de ne pas porter de bijoux en or à Yom Kippour, car l’or évoque le péché du Veau d’or, et le Jour du Pardon – le jour dans l’histoire où nous fûmes pardonnés pour cette terrible faute – nous ne voulons pas « rappeler » au Procureur (Satan) nos fautes passées.

    En détail

    Le jeûne :
    •Tous les adultes – y compris les femmes enceintes et qui allaitent – jeûnent en ce jour.
    •Les enfants en bonne santé doivent être éduqués à jeûner pour une courte période, à partir de l’âge de neuf ans. On ne leur servira pas à manger après le coucher du soleil la veille de Yom Kippour, et leur petit-déjeuner sera servi un peu plus tard que d’habitude.
    •Jeûner à Yom Kippour est de la plus haute importance. Une personne doit jeûner en ce jour, même si à cause de cela elle passera toute la journée alitée et manquera les prières à la synagogue.
    •Une personne malade, une femme récemment accouchée, une personne devant prendre un traitement médical ou une personne âgée pour qui il est difficile de jeûner doit consulter un rabbin pour savoir comment faire.

    Une personne qui, sur instruction du rabbin (elle-même basée sur la recommandation d’un médecin), doit manger le jour de Kippour, ne doit pas en être déprimée. Le même D.ieu qui a édicté la mitsva de jeûner pour les personnes en bonne santé a également statué que la préservation de la vie et de la santé est plus importante encore que le jeûne. Celui qui est en bonne santé accomplit une mitsva en jeûnant ; celui qui est malade fait une mitsva en mangeant.

    Un ancien rituel de prière des Jours Solennels préconise qu’une personne malade récite la prière suivante avant de manger à Yom Kippour :

    Me voici prêt(e) à accomplir la mitsva de manger et de boire à Yom Kippour, conformément à ce que Tu as inscrit dans Ta Torah : « Vous observerez Mes statuts et Mes préceptes, qu’un homme accomplira et il vivra avec eux. Je suis l’Éternel. » Par le mérite de l’accomplissement de cette mitsva, scelle [mon sort] et [celui de] tous les malades de Ta nation Israël, pour une complète guérison. Puissé-je mériter le prochain Yom Kippour d’accomplir de nouveau [la mitsva de] « vous vous affligerez [à Yom Kippour] ». Puisse ceci être Ta volonté. Amen.

    Chaussures de cuir :

    Celui qui est en bonne santé accomplit une mitsva en jeûnant ; celui qui est malade fait une mitsva en mangeant Nous ne portons pas de chaussures ou de savates qui contiennent du cuir, que ce soit sur le dessus, dans les semelles, les talons ou dans une semelle ajoutée.

    L’interdiction ne concerne que les chaussures. Porter une ceinture de cuir, une kippah ou une veste en cuir ne pose aucun problème.

    Il convient d’éduquer également les enfants à ne pas porter de chaussures de cuir en ce jour.

    Bain et toilette :

    L’interdiction de se baigner et de se laver s’applique que l’on utilise de l’eau chaude ou de l’eau froide, et même s’il ne s’agit que de laver une partie de son corps. Dans les mots de nos Sages : « Même tremper un doigt dans de l’eau froide est interdit. »

    Il y a toutefois plusieurs exceptions à cette règle. Les voici :
    •Il est permis de se rincer les mains en sortant des toilettes.
    •Quelqu’un qui se salit peut rincer l’endroit concerné avec de l’eau froide.
    •Le matin au réveil, on fait les ablutions rituelles, mais en versant l’eau seulement jusqu’en haut des doigts.
    •Avant de faire la Bénédiction Sacerdotale, les Cohanim se lavent rituellement les mains comme d’habitude.
    •Il est permis de se laver les mains avant de manipuler de la nourriture.
    •Quelqu’un qui doit se baigner ou se laver pour raisons de santé consultera un rabbin.

  • Yom Kippour, le Grand Pardon

    Yom Kippour, le Grand Pardon

    Kol Nidré (Annule les voeux prononcés
    de façon inconsidérée)

    fete juive yom kippour Kol Nidré (Tous les voeux) :
    la prière qui ouvre les célébrations de Kippour.
    Le kol Nidré est un texte juridique en araméen qui annule les voeux prononcés de façon inconsidérée. Certains commentateurs affirment que le Kol Nidre n'est pas tant une prière qu'une déclaration avant que la prière de Yom Kippour ne commence.

    Tous les vœux que nous pourrions faire depuis ce jour de Kippour jusqu'à celui de l'année prochaine (qu'il nous soit propice), toute interdiction ou sentence d'anathème que nous prononcerions contre nous-mêmes, toute privation ou renonciation que, par simple parole, par vœu ou par serment nous pourrions nous imposer, nous les rétractons d'avance; qu'ils soient tous déclarés non valides, annulés, dissous, nuls et non avenus ; qu'ils n'aient ni force ni valeur ; que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux, ni nos serments comme serments.
    en savoir plus
    kol nidre
     
     
     
     
     

    Les dix jours de Techouva

    Les dix jours qui vont de Roch Hachana à Yom Kippour s'appellent les "Dix Jours de Techouva". Techouva signifie "retour" vers Hachem.
    On nous donne un sursis, une dernière chance pour nous améliorer et montrer que nous regrettons le mal que nous avons fait.
    A Yom Kippour, le jugement final est rendu.

    C'est un peu comme si un enfant était appelé dans le bureau du directeur pour mauvaise conduite. Géné de se trouver devant le directeur, l'enfant exprime ses remords. Ce à quoi le directeur répond en disant:
    "Je suis heureux d'entendre que tu regrette ce que tu as fait.

    - C'est la première étape.
    - La deuxième étape, c'est de te demander ce que tu vas faire pour changer.
    - Nous allons laisser passer une semaine et voir comment les choses évoluent.
    Si la situation s'améliore, nous oublierons cet incident. Je sais que tu es décidé à prendre les choses en main. Je suis sûr que tu trouveras un moyen pour empêcher que de telles choses se reproduisent. Bonne chance."

    fete juive yom kippour

    Pendant ces dix jours, il est bon de donner plus de tsédakah, charité que d'habitude.
    Donner de la tsédakah montre que nous nous soucions des autres, spécialement du fait qu'il n'est pas facile de donner son argent. Même une petite somme est considérée comme une grande mitsvah !

     

    Yom Kippour, c'est quoi ?

    Kippour, appelé communément «jour du grand Pardon» est le jour de la ferveur juive par excellence.
    Ce jour de jeûne et d'abstinence appelle le fidèle à revenir vers l'Eternel d'un cœur sincère et à se réconcilier avec son prochain.

    Au cours de cette journée passée à la synagogue, chaque juif demande à D. de pardonner ses propres fautes et celles de la communauté, mais seulement celles commises à l'encontre de D. Lui-même.

    Il faut demander individuellement pardon pour les offenses commises à l'encontre du prochain (les fautes envers un être humain sont considérées comme plus graves que celles contre D.). C'est pourquoi il est préférable de commencer le procédé de repentance bien avant Yom Kippour en contactant ceux envers qui on aurait pêché tout au long de cette année et de leur demander sincèrement de vous pardonner.

    Pendant ce temps, chaque être humain passerait devant D. Qui décide alors de les inscrire dans le livre de la Vie ou non. Pendant Yom Kippour, chaque juif demande donc à être inscrit dans le livre de la Vie.

    Cinq interdictions doivent être respectées pendant Yom Kippour :
    - Il est interdit de boire et de manger
    - Il est interdit de se laver
    - Il est interdit de se frictionner le corps
    - Il est interdit de porter des chaussures en cuir
    - Il est interdit d'avoir des relations intimes

    La religion veut que les Juifs suivent, pendant Yom Kippour, un jeûne de 25 heures, et respectent certaines règles du Shabbat (par exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu). A cet égard, Kippour est appelé également dans la liturgie juive "le Shabbath des Shabbath". Les enfants de moins de 13 ans ainsi que les personnes malades et les femmes qui viennent d'accoucher dans les trois derniers jours ne sont pas tenus d'observer le jeûne.

    Au moment où sonne le Chofar, à la fin, le jeûne est terminé, les portes du Ciel se referment et plus aucune demande de pardon n'arrive à Dieu.

    fete juive yom kippour
    fete juive yom kippour
    fete juive yom kippour
     

    Le sens

    « Quiconque dit je fauterai et Kipour me pardonnera, le jour de Kipour ne pardonnera pas » (Traité Yoma 86b)
     
    «Le repentir et le jour de Kipour n'effacent que les fautes commises vis-à-vis de l'Omniprésent, comme la consommation des mets interdits ou l'union avec des personnes interdites, mais les fautes vis-à-vis de son prochain comme le blesser, le maudire, le voler etc., ne sont pardonnées qui si l'on s'est réconcilié avec l'offensé ; et même si l'on a rendu ce que l'on devait, il faudra aussi se réconcilier, et même si le préjudice n'est que moral, il faudra se réconcilier… Et un homme ne sera pas cruel au point de refuser son pardon à l'offenseur. Et au moment où l'offenseur demandera pardon, on pardonnera avec un cœur sincère et un désir de paix, car telle est la conduite d'Israël. » (Rambam. Lois du repentir)
     

    Les interdits et les obligations

    Le jour de Kippour est marqué de cinq interdits qui concernent les hommes et les femmes :
    · Interdiction de travailler
    · Interdiction de manger et boire
    · Interdiction de se laver ou de s'enduire de crème
    · Interdiction de mettre des chaussures de cuir
    · Interdiction de l'intimité conjugale.

    Rappelons et précisons les obligations pendant le jour de Kippour :
    - examen personnel.
    - aller demander pardon.
    - réparer les préjudices faits.
    - ne pas travailler.
    - jeuner

     

    Le jeûne

    Il faut jeûner en solide et en boisson.
    La règle de nos Sages est simple : quand une personne est malade, s'il y a divergence entre son avis et celui du soignant pour savoir si elle peut jeûner ou non sans mettre sa vie en danger, il faut toujours suivre l'avis de la personne qui est la plus permissive car on ne peut pas prendre de risque avec la vie.
    Ne pas aller selon ces règles de santé est une transgression grave, âvéra qacha.
    Le malade qui doit boire ou manger le fera par petites quantités : moins d'un oeuf, moins que la quantité qui se placerait dans un côté de la joue.

    On donne à manger aux animaux normalement.

    Les enfants, jusqu'à l'âge de neuf ans (avis du Rav Ôvadia Yossef) sont dispensés de l'obligation de jeûne (eine 'hova). Ensuite, on les habitue progressivement (léharguil) par quelques heures de jeûne jusqu'à l'âge de la bar mitsva ou bat mitva où ils seront soumis au jeûne complet comme les adultes.

    Piqoua'h néféche (le sauvetage d'une vie, envers soi ou autrui) do'hé tsom (repousse l'obligation de jeûne) et celui qui ne respecte pas cette règle commet une infraction très grave, âvéra qacha.

    Le judaïsme choisit toujours la vie.

    Conseils simples et efficaces
    1. Boire beaucoup et régulièrement la veille.
    2. Manger la veille des repas consistants et qui tiennent au corps (riz, par exemple) et non pas des plats pimentés ou de ceux qui donnent soif ou des lourdeurs ou des gazs abdominaux.
    3. Prendre dans le calme la séouda mafséqéte, le repas avant le commencement du jeûne, qui est une grande mitsva.
    4. De même, le repas après le jeûne et ne pas se ruer vers des gâteaux et friandises. Beaucoup commencent par prendre une tasse de thé chaud et sucré et s'en portent bien. Ensuite, après une pause, manger sans excès ce premier repas qui comporte des plats nourrissants. Beaucoup apprécient de le commencer par une soupe.


     

    Seder de Yom Kippour

    Veille de Yom Kippour
    - Allumage des lumières
    - prendre un repas copieux
    repas avant le jeûne
    - Allez entendre à la Synagogue Kol Nidreï qui ouvre le jour de Kippour

    Yom Kippour
    - prières
    - En fin de journée, cérémonies de clôture, la Neila
    récapitule tout l'effort de techouva que nous avons entrepris
    - Cérémonie du chofar
    - Arvit
    - bénédiction de la lune.
    - Repas
    - on commence la construction de la Souccah

     
     
     
     
    source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia, Site du Consistoire de Paris, Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.
     
     
  • Bientot yom Kippour , petits rappels de ce qu'est cette fête juive

    Cette année, le Yom Kippour est célébré du vendredi 13 septembre au soir (19h50) au samedi 14 septembre 2013 à la nuit tombante (20h54).

    Origine de Yom Kippour

    Yom Kippour, aussi appelé le Jour du Grand Pardon, est une fête religieuse juive. On considère Yom Kippour comme le jour le plus saint de toute l'année juive. C'est le jour marquant la fin de la période de pénitence suivant le jour de Roch Hachana.

    C'est le jour d'expiation de tous les péchés, en rappel à la faute du veau d'or, lorsque Moïse était sur le mont Sinaï, recevant les instructions divines, pendant qu'en bas, son peuple érigeait le fameux veau d'or.

    Célébration de Yom Kippour

    Par tradition, le jour du Grand Pardon est un jour de chômage et un jour de jeûne. La veille au soir, il convient de s'habiller en blanc, de se restaurer copieusement et de se laver des fautes qu'on a commises.

    Le jour, il est interdit de travailler, de se nourrir (sauf pour les enfants, les malades et les jeunes mères), de porter des chaussures en cuir et d'avoir des relations conjugales. La plupart se retrouve à la Synagogue où de nombreuses prières sont récitées et chantées.

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    Yom Kippour dans le monde

    • En Israël, les transports en commun sont interrompus toute la journée. Le trafic aérien et la diffusion audiovisuelle sont aussi suspendus à cette occasion. La célébration de Yom Kippour est ponctuée de prières et un jeûne est observé pendant 25 heures. Toute entrée sur le territoire palestinien est interdite dans la journée, exception faite du personnel d'urgence humanitaire pour des raisons de sécurité.
    • Dans les autres pays de la diaspora juive, il est de coutume d'effectuer cinq offices de prières en plus du jeûne et du jour chômé.
    • Les juifs séfarades pourront s'habiller de blanc symbolisant par la même la pureté et la libération des péchés. Les musiques joyeuses font partie de leur lithurgie constrastant avec les pratiquants ashkénazes qui fêtent plus solennellement.

    Photos de Yom Kippour

    Ces photos illustrent Yom Kippour et ses prières.

    Tableau de juifs priant pour Yom Kippour Tableau de Gottlieb, juifs priant à la synagoguewikimedia / CC-by-sa
    Prieur slichot Prieurs slichotwikimedia / CC-by-sa
    Mur des lamentations Le Mur des lamentations à Yom Kippour
  • LE DOUBLE GRAND PARDON

    LE DOUBLE GRAND PARDON
    Par Rony Akrich pour Guysen International News - octobre 2011
    DR 2011

    Maïmonide retient que la tradition juive ne repose pas seulement sur la Bible; elle se continue aussi par une tradition orale relatée dans le Talmud.
    Il est surprenant de noter que dans le Pentateuque, soit les cinq livres de Moïse, il est bel et bien marqué que l'on doit pardonner lors du jour de Kippour, mais la nécessité d’une repentance n'est quant à elle consignée nulle part. Cette exigence du pardon a donc été insérée par la tradition orale.

    Le Talmud de Babylone, traité Yoma 85B, dit ainsi :
    Les fautes de l'homme envers D.ieu sont pardonnées le jour de Kippour, mais les fautes de l'homme envers autrui ne sont pardonnées qui si on se réconcilie avec lui.
    Un peu plus loin à la page 87A il continue :
    Rav Yossef fils d'Habou a interrogé Rabbi Abahou : il est dit (dans la Mishna) «les fautes entre l'homme et son prochain ne sont pardonnées qui si on se réconcilie » et pourtant il est écrit (I Samuel 2, 25) «Si un homme offense un autre homme, D.ieu ( Elokim(, fait justice; mais si c'est D.ieu lui-même qu'il offense, qui intercédera pour lui ? » N'est-ce pas D.ieu qui juge ? S'il en est ainsi, répond R. Abahou, lis la fin du verset «mais si c'est D.ieu lui-même qu'il offense, qui intercédera pour lui ?»
    En fait voici comment il faut comprendre :
    Si un homme commet une faute à l'égard d'un homme puis l'apaise, D.ieu pardonnera.
    Mais si la faute est commise à l'égard de D.ieu qui pourra intercéder pour lui (le fauteur) sinon le repentir et les bonnes actions.
    Rabbi Isaac enseigne : celui qui offense son prochain, même par des propos, doit l'apaiser (pour être pardonné), comme il est dit (Pv 6, 2) : «Mon fils, si tu t'es porté garant pour ton prochain, si tu as engagé ta parole pour un étranger, tu es pris au piège de tes promesses; tu es devenu le prisonnier de ta parole. Fais donc ceci, mon fils, pour recouvrer ta liberté, puisque tu es tombé au pouvoir d'autrui : va, insiste avec énergie et livre un assaut à ton prochain »
     
    Notre existence résulte du pardon et du pardon à nous-même tout d’abord, surtout dans le registre des remords. Nous n’admettons guère que des événements aient pu survenir et se dérouler de telle ou telle manière, de là provient notre carence au pardon de nous-même.
    En n’excusant pas, nous entrons dans le procès moral et tout va alors très mal, car il y a écart et nous nous heurtons alors à la vérité. Somme toute, ce que nous supposons être la « vérité », n’était pourtant que du passé et le passé n’est plus.
    Chaque fois que nous combattons notre passé, nous entrons en guerre contre nous-même, et cette constante dissension interne génère de la souffrance.
    Quand nous aurons définitivement adopté la magnanimité, nous saurons affirmer que notre vie n’a certes pas été une ligne droite, mais en définitif, un très beau voyage et alors il sera plus simple de pardonner à autrui.
    La compassion pardonne, car elle connaît le rapport entre l’état d’ignorance et l’erreur. Elle ne traduit pas l’erreur comme un péché et elle sait que l’erreur en vérité n’en n’est même pas une, car elle a sa place dans le devenir de l’âme comme l’instant d’un apprentissage qui devait être fait.
    Elle est un « oui » total à la Vie qui ne renie rien de ce que la vie comprend d’expériences et souvent d’épreuves.
    Le pardon dans le Judaïsme prend, malgré tout, ses origines dans la Bible où deux aspects y sont indissociables: l'aspect individuel et l'aspect collectif.
     
    Ainsi, le pardon accordé au cours de la journée de Kippour est à la fois personnel et commun.
     
    Pour faire l'expérience des deux types de pardon, l'individu doit répondre à deux obligations :
    Pour obtenir le pardon individuel, il doit se repentir, reconnaître ses écarts, éprouver du regret, désirer changer;
    Pour pouvoir partager le pardon collectif, il doit se sentir lié au Peuple d’Israël, plus ce lien sera fort, plus le pardon, acquis par l’entremise du mérite du peuple, sera sérieux.
     
    La question du pardon est complexe : il y a le pardon que l'on cherche à attirer, puis celui que l'on partage. Dans le Judaïsme on souligne beaucoup plus le pardon que l'on sollicite, et moins sur celui que l'on offre.
    On réitère infiniment la notion de repentir, l’amélioration de soi, sur ce qui est désigné en Hébreu comme « la Techouva ». Le pardon est donc un cheminement, il faut s'y investir totalement. Pour cette raison, il n'y a pas d'hommes dans la Loi juive dont la fonction est d'octroyer l’absolution.
     
    Le pardon est relationnel ! On ne pardonne qu’à quelqu’un d’autre.
    Nous serons courtois vis-à-vis de la personne que nous risquons de bousculer dans le couloir. « Pardon ! » Mais particulièrement, et c’est tout à fait différent, à celui ou celle qui nous a « fait du mal », qui nous a blessé ou bien d’un désastre dans notre vie qu’il est impossible d’effacer.
    Le terme pardon rappelle une brouille, une quantité d’afflictions que tout un chacun conserve par devers soi et qui créent les reproches, les ressentiments sourds qui se réveillent dans le courroux, l’inimitiéqui demeure défendue dans le venin de la rancœur. Il n’est pas aisé de s’en débarrasser, tant ils parachèvent la confection de notre identité et aménagent le fondamental de notre aventure si particulière.
    On se chuchote à soi même qu’il y aurait bien une possibilité à ce qu’un jour, nous fassions un petit pas pour que notre tourmente soit enfin « acceptée ».
    Quand ? Eh bien ! Lorsqu’il sera devenu possible de pardonner à celui qui en fut la cause mais il reste beaucoup plus doux d’entretenir le jugement.
    L’intitulé «jamais je ne lui pardonnerai !... » est un vrai verrouillage psychologique et il pourra demeurer clos durant des années, sans que nous lâchions prise. C’est le verrou du « Non ! Non ! Non… ! » De l’inadmissible, de l’insupportable, de ce qui n’aurait jamais dû être.
     
    Maïmonide propose une démarche pour ceux qui ont transgressé les lois concernant la relation à autrui et qui désirent obtenir le pardon.
    Pour cet auteur du Moyen Âge, une personne ayant accidenté ou dépouillé son ami ne sera pas excusée tant qu’ellen'aura pas restitué à son camarade ce qu’elle lui doit et tant que celui ci ne lui aura pas pardonné.
    Si le coupable n'a fait que malmener son prochain par le verbe, il doit quand même aller lui demander son indulgence et essayer de le toucher.
    Si son ami refuse de lui pardonner, il lui faudrait envoyer trois hommes décidés à plaider et à demander pardon à sa place.
    Si cela était de nouveau repoussé, le fautif devrait dépêcher trois autres individus, puis encore trois autres si jamais il y avait un autre refus.
    Un pardon refusé pour une troisième fois, le fautif cessera alors de le solliciter, car par ce dernier refus, l'offensé s'est lui-même placé dans une situation coupable et condamnable.
     
    Comment distinguer les fautes à l'égard de D.ieu des fautes à l'égard de l'homme?
     
    De prime abord, cette distinction semble assez simple : tout ce qui porte préjudice matériel ou moral à mon prochain, de même que toute offense verbale qui lui est faite, constituent une faute à l'égard de l'homme; les transgressions des interdits et des commandements rituels, l'idolâtrie et le désespoir appartiennent aux fautes commises à l'égard de l'Éternel.
    Ne pas respecter le Sabbat et les lois alimentaires, ou encore ne pas croire dans le triomphe du bien et ne rien placer au-dessus de l'argent et même de l'art constituent des offenses à D.ieu, des fautes qu'efface le Jour du Pardon si l'individu se repent.
    Emmanuel Levinas, philosophe français d'origine lituanienne qui fut l'élève d'Husserl et de Heidegger, produit au début des années 1960 une lecture talmudique sur la question du pardon qui fut publiée aux Éditions de Minuit dans le livre «Quatre lectures talmudiques».
     
    « Les fautes de l'homme envers D.ieu sont pardonnées; les fautes de l'homme envers autrui ne le sont pas ce jour dit, à moins que, au préalable, il n'ait apaisé autrui… » Levinas débute sa lecture par ces extraits du Talmud, précités, sur le pardon, pour ensuite transmettre son interprétation.
    Selon lui, cette journée ne concède pas l’obtention du pardon pour des fautes commises envers D.ieu de façon magique, elle n’engendre pas le pardon par sa valeur propre; il ne peut être dissocié du repentir, de la contrition, de la privation, des carêmes, bref, d'un investissement intérieur.
    Cet engagement intérieur passe aussi par la prière, prière collective ou rituelle, donc par des formes objectives, extérieures, comme l'étaient les sacrifices pratiqués à l'époque du Temple; il y a interdépendance de l'intérieur et de l'extérieur.
    Selon ces enseignements de la Tradition Orale juive, mes fautes commises à l'égard de l'Éternel seront donc pardonnées le jour de Kippour si je m'engage intérieurement et extérieurement à changer, si je m'engage pour le mieux.
    On pourrait donc dire, remarque Levinas, que mes fautes à l'égard de D.ieu sont pardonnées sans que je dépende de sa bonne volonté. D.ieu est en un sens l'Autre par excellence, l'absolument Autre, et néanmoins, son pardon ne dépend que de moi : l'instrument du pardon est entre mes mains.
    Par contre, dit Levinas, le prochain, mon frère, l'homme, le « petit autre » est, en un certain sens, plus autre que D.ieu, car pour obtenir son pardon le Jour du Kippour, je dois au préalable obtenir qu'il s'apaise. Je dépends donc de cet autre qui pourrait désobéir à la Tradition juive et me laisser à tout jamais impardonné.
     
    L'individu offensé doit toujours être apaisé, abordé et consolé individuellement; le pardon de D.ieu - ou le Pardon de l'Histoire - ne peut s'accorder sans que l'individu soit respecté.
    D.ieu n'est peut-être que ce refus permanent d'une histoire qui s'arrangerait de nos larmes privées. La paix ne s'installe pas dans un monde sans consolations.
    Par contre, l'accord avec D.ieu, avec l'Universel, avec le Principe, ne peut se jouer que dans le privé de mon intériorité et, dans un certain sens, il est en mon pouvoir de tenir la promesse.
    A moins que l'on veuille nous enseigner l'essence de la parole. Comment la parole pourrait-elle blesser si elle n'était que vaine parole, qu’un simple mot?
    Le Talmud nous enseigne que la parole, dans son essence originelle, est un engagement auprès d'un tiers pour notre prochain, acte par excellence, institution de la société. La fonction originelle de la parole ne consiste pas à désigner un objet pour communiquer avec autrui, dans un jeu qui ne tire pas à conséquence, mais à assumer pour quelqu'un une responsabilité auprès de quelqu'un.
    Parler, c'est engager les intérêts des hommes. La responsabilité serait l'essence du langage.
     
    On pourrait s'en tenir là, dit Levinas.
    On pourrait en conclure, un peu hâtivement, que le Judaïsme place la moralité sociale plus haut que les pratiques rituelles.
    Cependant, le fait que le pardon des fautes rituelles, des fautes envers D.ieu, ne dépendent que de la pénitence, et par conséquent exclusivement de moi, projette peut-être un jour nouveau sur la signification des pratiques religieuses dans le Judaïsme.
    Peut-être que les maux qui doivent se guérir à l'intérieur de l'âme, sans le secours d'autrui, sont précisément les maux les plus profonds. La transgression rituelle, la faute envers D.ieu, serait celle dont le pardon requiert toute ma personnalité, œuvre de Techouva, de repentir, de retour, œuvre à laquelle personne ne peut se substituer.
    Être devant D.ieu, affirme Levinas, équivaudrait à une mobilisation totale de soi. La transgression rituelle me détruirait plus profondément que l'offense faite à autrui; qu'un mal exige une réparation de soi par soi, cela mesure la profondeur de la lésion. L'effort que fait la conscience morale pour se rétablir comme conscience morale, la Techouva, relève à la fois de la relation avec D.ieu et d'un événement absolument intérieur.
     
    Nous voyons donc que pour rendre justice à la profondeur du pardon, il faut toujours reconnaître la profondeur du don inconditionnel. Quand l’Humanité pardonne, elle manifeste une forme de conscience plus élevée qui n’a plus rien à voir avec la réaction inconsciente de l’ego présente dans le conditionnement des réactions en chaîne de la violence.
    Le pardon n’abolit par le souvenir et il n’est pas une forme de résignation.
    Il vient surtout guérir la mémoire de sa tonalité morbide.
    Il n’abolit pas non plus le fonctionnement de la justice humaine et son cours.
    Ce qui le rend difficile, c’est qu’il suppose que nous faisions un pas dans l’inconnu, en dehors de la logique habituelle de l’ego qui consiste en attente et résultat, en faute et rétribution.
    Le pardon se donne et il n’exige rien en retour, pas même le fait d’être mérité ; il a la couleur, la grâce et la gratuité du don.
    Or donner sans attendre de retour n’est possible en toute vérité et toute sincérité que dans le don du cœur qu’est l’amour.
    A lui seul l’Intellect mettra toujours en place des calculs de « mérite » et des jeux de pouvoir. Il ne connaît pas la générosité vraie. Le cœur seul peut pardonner sans y mettre des conditions.
    De la suit que l’on ne peut jamais pardonner « en pensée ». La pensée, sous sa forme la plus commune, est parfaitement incapable d’appréhender le pardon, car elle va seulement du connu au connu, car elle ne sait que mesurer et calculer.
    La pensée se meut à l’intérieur du conditionné alors que le pardon fait un saut dans l’inconnu et l’inconditionné.
    Dans un monde de violence, le pardon inaugure dans la parole la rupture qui permet de sortir de l’engrenage du crime et de sa réparation vers une réconciliation.
     
    Pour conclure, rappelons cette merveilleuse lecture de Mr André Neher sur le chapitre 4 de la Genèse.
    « Apres la fratricide rencontre d’Abel et de Caïn, après la tragique séparation de D.ieu et de Caïn, l’homme se fit enfin « prière » : il se mit enfin en situation d’accueil, suffisamment proche de l’autre pour l’accueillir sans le blesser, suffisamment proche aussi de D.ieu, pour l’interpeller sans le réduire.
    Au delà du cercle de l’innocence et de la culpabilité, l’homme comprit alors, enfin, qu’il ne pouvait être réellement lui même qu’en s’ouvrant à autrui, qu’il n’était vraiment homme qu’en s’ouvrant a D.ieu…
    L’homme ne peut échapper à son prochain ; il ne peut pas non plus, en quelque instant que ce soit, échapper à D.ieu. C’est cette ambivalence de la situation humaine qu’il faut reconnaître tout d’abord et c’est sur cela qu’insiste le texte biblique. »