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  • Des milliers de soldats américains atterrissent en Israël. Un porte-avions arrivera bientôt.

    Des milliers de soldats américains atterrissent en Israël. Un porte-avions arrivera bientôt.

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    Le système américain Zone de Défense Terminale -anti-missiles- en Haute-Altitude (THAAD)

     

     

    Des milliers de soldats américains ont commencé à débarquer en Israël, cette semaine. Des sources militaires américaines de premier plan ont confié à Debkafile, vendredi 6 janvier, que beaucoup resteraient jusqu’à la fin de l’année, parce qu’ils font partie du déploiement américano-israélien, en vue d’un engagement militaire avec l’Iran et sa possible escalade débouchant sur un conflit régional. Ils seront rejoints par un porte-avions américain. Les avions de chasse présents sur ses ponts voleront au cours de missions avec les jets de l’Air Force israélienne. Les 9000 soldats américains rassemblés en Israël, dans les semaines à venir, sont essentiellement des aviateurs, des membres d’équipages d’intercepteurs de missiles, des fusiliers-marine's, des marins, des techniciens et des officiers du renseignement.

     

    Les soldats américains qui arrivent font officiellement partie de la catégorie des participants à Austere Challenge 12, le plus vaste exercice conjoint américano-israélien qui se soit jamais tenu.

     

    Ces manœuvres étaient initialement désignées sous l'appellation de Juniper Stallion 12. Cependant, l’altération de ce nom, s'ajoutant au commentaire entendu de la part du Commandant de l’exercice, le Lieutenant-Général Frank Gorenc, de la 3ème force aérienne américaine, au cours de sa visite il y a deux semaines, disant que l’évènement à venir constitue plus un « déploiement » qu’un « exercice », confirment que Washington a étendu sa mission. Cette force conjointe sera, désormais, en place, prête à réagirà une décision d’attaquer les installations nucléaires iraniennes ou toute autre situation d’urgence, en cas de guerre imminente.

     

    Nos sources dévoilent qu’on a décidé à la dernière minute, à Washington et Jérusalem d’annoncer l’exercice Austere Challenge 12 à venir, jeudi 5 janvier au soir, en prévision du communiqué diffusé par Téhéran, concernant un nouvel exercice naval iranien, dans le Détroit d’Hormuz, qui doit se dérouler en février, bien que ses dernières manœuvres de dix jours dans la même zone ne se soient terminées que le lundi 2 janvier.

     

    Cette dépêche anticipée s'est décidée en consultation, entre le Secrétaire à la défense américaine Léon Panetta, le Ministre de la Défense israélien Ehud Barak et deux chefs d’armées, le Général américain Martin Dempsey et le lieutenant-Général Benny Gantz.

     

    Le ministre britannique de la Défense, Philippe Hammond, en visite à Washington, a été convié à ces discussions.

     

    Le document distribué aux correspondants américains, relatant les entretiens d’Hammond dans la capitale américaine, affirme que la Grande-Bretagne se tient prête à frapper l’Iran si le Détroit d’Hormuz est fermé.

     

    Cependant, le ministre brtiannique a fait en sorte d’ignorer cette dernière phrase dans ses remarques, au cours d’une autre conférence, à la suite de la requête de dernière minute de Panetta, signifiant l’intérêt de l’Administration Obama à conserver profil bas sur tout ce qui touche aux plans d’attaque de l’Iran.

     

    Téhéran, également, marche sur la corde raide. Il met en scène des manœuvres militaires régulières à intervalle de tous les quelques jours, pour assurer à son peuple que ses dirigeants sont pleinement préparés à défendre le pays en cas de frappe américaine ou israélienne contre son programme nucléaire national. Par ce stratagème, les forces terrestres, navales et aériennes sont constammentmaintenues au niveau maximal de préparation à la guerre, afin de déjouer toute attaque surprise. Selon le communiqué officiel, l’exercice conjoint américano-israélien testera de multiples systèmes de défense aérienne israéliens et américains contre les missiles et roquettes entrants.

     

    Les sources militaires de Debkafile ajoutent qu’ils mettront en pratique, aussi bien, l’interception de missiles et de roquettes en provenance de Syrie, du Hezbollah au Liban et du Hamas dans la Bande de Gaza.

     

    Ce ne sera pas la première fois qu’un porte-avions américain fait escale en Israël pour des opérations conjointes avec l’aviation militaire israélienne. Le 9 juin 2010, l’USS Truman avait jeté l’ancre face à Israël pour simuler un déploiement conjoint contre l’Iran et ses alliés. Le porte-avions et ses forces aériennes et navales avaient alors expérimenté des pratiques de tir conjointes avec les forces aériennes israéliennes au-dessus du Neguev, dans le Sud.

     

     

    USS Truman

     

    Washington et Jérusalem font le maximum pour présenter un front militaire parfaitement synchronisé face à l’Iran : des officiers américains sont stationnés dans les centres de commandement de Tsahal et des officiers israéliens sont postés au centre de Commandement américain en Europe, l’EUCOM (Stuttgart). En même temps, les sources militaires de Debkafile dévoilent qu’on n’a pas atteint le plein consensus concernant la toute dernière opération à mener, soit par une seule des parties, soit à responsabilité partagée contre l’Iran, si jamais une telle opération était lancée.

     

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  • La Turquie se sert de l’OTAN contre Israël ? Sarkozy répond du berger à la bergère.

    source juif.org

     

    La Turquie se sert de l’OTAN contre Israël ? Sarkozy répond du berger à la bergère.

    Publié le7 octobre 2011 par

     

     

     

    nato-radar
     

    L’OTAN s’apprête à installer l’un des radars les plus puissants du monde en Turquie au grand dam de l’Iran (lire l’article de NanoJV ici). La Voix de la Russie (ex radio Moscou) donne aujourd’hui le meilleur résumé de la situation : « Téhéran craint qu’en cas d’ opération militaire israélienne contre l’Iran, les missiles iraniens soient incapables de frapper les cibles visées à cause de ce radar. Les installations américaines devraient être mises en exploitation avant la fin de l’année ».

    Téhéran semble en effet sur le grill et voue désormais la Turquie aux gémonies. Ainsi le 26 septembre l’agence iranienne Fars News livrait l’analyse sans concession du conseiller défense du Guide Suprême. Selon cet expert, les gesticulations de la Turquie à l’encontre des « sionistes » sont politiques et ils (les Turcs) ont maintenu en coulisse leurs relations avec le « régime sioniste ». Le vice président de la commission sécurité et affaires étrangères du Parlement iranien estime pour sa part que le comportement contradictoire de la Turquie n’est pas acceptable pour les États de la région. Ankara est habillé pour l’hiver.

    Un article du Wall Street Journal publié début septembre avait mis le feu aux poudres en évoquant par le truchement d’ une source militaire US , la fusion des informations collectées par les radars américains où qu’ils se trouvent dans le monde. Et plus spécifiquement l’intégration des données collectées en Israël et en Turquie. Sous-entendu tout communique et l’on est bien entré dans l’ère de la guerre info-centrée (lire l’explication ici).

    Sur ces entrefaites, Israël demande à ouvrir un bureau au siège de l’OTAN et se heurte au véto indigné de la Turquie. Pourtant dans la pratique, en raison de ses compétences, Israël est régulièrement associé aux activités de l’OTAN. Par pure coïncidence, au même moment, début septembre, des experts israéliens de Tsahal et de la police de Jérusalem formaient en Moldavie les formateurs du centre euro-atlantique de gestion des catastrophes. NanoJV a donné un compte-rendu de ce vaste exercice de simulation regroupant plus de 1000 spécialistes de l’OTAN, parmi lesquels bien entendu des Turcs habitués à travailler en bonne intelligence avec leurs homologues Israéliens, sous parapluie américain (lire l’article et voir les vidéos ici).

    Ce soir le quotidien turc en ligne Todays Zaman revient sur la polémique et titre: « La Turquie croit que les membres de l’OTAN ne vont pas partager de renseignements (intelligence) avec Israël ». Todays Zaman rappelle au passage que les dirigeants turcs n’ont cessé de marteler ce point lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne l’an dernier.

    Mais apparemment la Turquie n’est pas la seule à formuler des demandes péremptoires et à taper du poing sur la table. Sur un tout autre sujet, le Chef de l’État Français en visite officielle en Arménie exhorte la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915 (1,5 million de victimes) et brandit la menace d’une loi pour punir, en France, le négationnisme turc.

    Pour faire bonne mesure, Téhéran n’a pas été oublié. Quelques jours plus tôt, Gérard Araud représentant permanent de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York déclarait cash : « L’Iran s’expose à des frappes préventives ». (lire ici).

    A suivre.

  • Il semble que les sanctions anti-israéliennes de la Turquie aient été prises bien avant la récente publication du rapport Palmer

    Ankara a bloqué la création d'une représentation israélienne à l'Otan

     

    Il semble que les sanctions anti-israéliennes de la Turquie aient été prises bien avant la récente publication du rapport Palmer sur l'assaut contre le Mavi Marmara. Ankara a menacé d'émettre un véto à une demande israélienne d'ouverture d'une représentation au siège de l'Otan à Bruxelles, a indiqué dimanche le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, dans une interview à la CNN turque. Selon le journal turc Today Zaman, au début de l'année Israël a tenté, avec l'aide des USA, d'obtenir l'ouverture d'une représentation, dans le cadre de sa coopération avec l'Otan en Méditerranée. Mais la Turquie a menacé d'émettre son véto, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan en avril dernier à Berlin, poussant Jérusalem a se rétracter.