obama

  • Vers une 3ème guerre mondiale ?

    Vers une 3ème guerre mondiale ?
    OPINION
    Sans vouloir céder au pessimisme, cette communication d’un prof de Fac, économiste reconnu, interpelle quelque peu. Cette thèse est écrite par l’économiste Jean-Hervé LORENZI.
    Jean-Hervé Lorenzi, né le 24 juillet 1947, est professeur à l’université Paris-Dauphine depuis 1992 (Master 218 Assurance et gestion du risque), président du Cercle des économistes, conseiller du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild.. On sait également que son cœur est plutôt à gauche….. Pessimiste ou réaliste, à vous de juger.

    « La Troisième guerre mondiale : prédictions.

    Une Troisième guerre mondiale, d’une ampleur probablement égale ou supérieure aux deux précédentes est en préparation et éclatera dans la première moitié de ce siècle.

    Voici pourquoi et voici quels seront ses protagonistes.

    La guerre de 1914-1918 dont nous fêtons le centenaire et qui fut une catastrophe majeure pour l’Europe était prévisible bien des années auparavant. La Seconde guerre mondiale ne fut que son prolongement et, elle aussi, était prévisible dès la signature du Traité de Versailles et surtout dès l’arrivée de Hitler au pouvoir et du parti belliciste au Japon.

    La Guerre froide (1945-1991) qui opposa les Alliés, sous direction américaine, au camp soviétique (et, partiellement communiste chinois) ressembla à un avortement. Parce que c’était un affrontement sans enjeux forts. L’URSS s’est effondrée comme un soufflet, sans violences.

    Pourquoi la guerre froide, communisme contre monde libre, n’a-t-elle jamais débouché sur une guerre chaude ? Parce qu’elle était idéologique et non ethnique, religieuse ou économique. Les trois ressorts passionnels et belliqueux de l’humanité, ceux qui donnent naissance aux guerres, sont le nationalisme ethnique, la religion et l’intérêt économique sous toutes ses formes. La sacralité et le matérialisme vital.

    L’affrontement communisme/capitalisme, purement idéologique, relevait d’une forme froide de conflit qui n’a jamais débouché sur une confrontation générale, mais seulement sur des guerres limitées (Corée, Vietnam). C’est cette raison, et non pas la crainte d’une apocalypse nucléaire, qui a évité la guerre généralisée entre l’OTAN et l’URSS.

    Dans l’Antiquité, les guerres puniques étaient prévisibles parce que Rome et Carthage étaient dans une rivalité économique vitale pour le contrôle des circuits économiques de la Méditerranée occidentale. La Première guerre mondiale était prévisible (et tout le monde s’y préparait) à cause de l’exacerbation nationaliste des États européens et de leurs peuples, opinions publiques chauffées à blanc. De même, aujourd’hui, une troisième grande confrontation mondiale est prévisible, nous allons le voir.

    Depuis l’Antiquité, le déclenchement des guerres est, au fond, prévisible. Il repose sur les mêmes mécanismes que les lois de la physique : une tension finit toujours par éclater en déflagration. La montée en température d’un gaz donne lieu à une explosion, la poussée de plaques tectoniques se termine en séisme, l’accumulation de cumulo-nimbus finit par provoquer un orage, des précipitations trop fortes provoquent des inondations, etc. On peut parfaitement prévoir, donc, le déclenchement des guerres. En revanche, on ne peut pas pronostiquer la forme qu’elles prendront.

    Comme l’éthologie humaine le démontre, l’état de paix ne correspond pas à la nature humaine. L’agressivité intraspécifique est la règle dans notre espèce. L’idéal kantien ou chrétien moderne de la paix perpétuelle, n’a jamais fonctionné.
    L’histoire humaine est véritablement structurée par la guerre. L’état de paix n’est qu’une transition passagère entre deux états de guerre. La guerre est très ambiguë, ambivalente plutôt, comme la fameuse innovation destructrice de Schumpeter. Elle est à la fois un facteur de destruction et d’évolution.

    Contrairement à une idée reçue, depuis la fin du néolithique les guerres n’ont représenté qu’une cause marginale de la mortalité. Vouloir éliminer la guerre (idéologie pacifiste), c’est aussi stupide que de vouloir éliminer la sexuation (idéologie du genre), la religion et l’économie privée (idéologie marxiste) ou le sentiment d’appartenance et d’identité ethniques (idéologie cosmopolite).

    Le problème n’est pas d’éliminer les guerres, c’est de les gagner ; et le plus rapidement possible, pour que les effets positifs de la victoire l’emportent sur les effets négatifs de l’effort guerrier trop prolongé. L’auteur de cette vision de la guerre n’est ni Sun-Tzu ni Clausewitz, c’est un certain Jules César.

    Pourquoi parler de guerre mondiale ? Depuis 1945, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais de guerre mondiale, mais seulement des guerres locales et régionales, et que l’ONU parviendra à éviter une Troisième guerre mondiale.

    On avait commis la même grave erreur après 14-18 qu’on appelait d’ailleurs la Der des Ders et la création de la SDN. Or, dans un environnement mondialisé, ce qui est le cas, en gros, depuis 1880, il est inévitable qu’éclatent des guerres mondiales. Dire il n’y aura plus jamais de guerre mondiale, c’est comme dire je ne mourrai jamais ou l’été durera éternellement.

    Étudions maintenant le scénario de la future Troisième guerre mondiale, la TGM.

    Les foyers de tensions sont multiples et ne cessent de s’aggraver. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, d’une humanité devenue globalisée et de plus très nombreuse (9,5 milliards bientôt), sur une planète rapetissée, les risques d’un incendie général n’ont été aussi forts. La globalisation est un facteur de confrontation géante, plus que de création d’un État universel qui n’aurait que des problèmes de police à régler. Cette globalisation (ou mondialisation poussée au maximum) n’est pas un facteur de paix, mais de guerre généralisée.

    Voici quels sont les foyers de tension qui risquent d’interagir et de provoquer un embrasement général :

    1) L’immigration massive en Europe (surtout de l’Ouest) sous la bannière de l’islam va progressivement dériver vers une guerre civile ethnique. L’incapacité de l’Europe à endiguer l’immigration invasive en provenance du Maghreb et de l’Afrique continentale en explosion démographique débouchera inévitablement sur un conflit majeur. (1) La présence en Europe de très fortes masses de jeunes, d’origine arabo-musulmane, de plus en plus islamisées, avec une minorité formée militairement et voulant en découdre dans un djihad d’émeutes insurrectionnelles et de terrorisme, sera le facteur déclencheur d’une spirale incontrôlable.

    2) La confrontation globale entre islam et Occident (y compris Russie) en dépit de la guerre de religion entre sunnites et chiites va peu à peu dominer le paysage et prendre une forme militaire, avec conflits interétatiques. Impossible actuellement de prévoir leur forme. À l’échelle du monde, l’islam, qui est une idéologie-religion, ou idéo-religion fortement ethnicisée, ne cesse de se renforcer et de s’extrémiser dans le monde entier. L’islam est un facteur majeur de l’explosion mondiale inévitable.

    3) Le problème d’Israël, insoluble, va inévitablement déboucher sur une nouvelle guerre entre l’État hébreu et ses voisins, avec, en toile de fond la révolte contre les israéliens de Judée Samarie et la montée en puissance des organisations terroristes islamistes. Sans oublier que l’Iran réussira très probablement à se doter de quelques têtes nucléaires. L’éradication d’Israël est une idée fixe de tous les musulmans. Y compris du régime turc d’Erdogan, néo-islamiste et néo-ottoman. L’embrasement est programmé et les USA ne pourront pas ne pas intervenir.

    4) Le monde arabo-musulman (à l’exception du Maroc) est entré dans une spirale de chaos qui ne va que s’accentuer, avec deux fronts entremêlés : sunnites contre chiites et dictatures militaires contre islamistes. Sans oublier la volonté de liquider tous les chrétiens. D’où l’accentuation des désordres qui ne peuvent qu’amplifier l’immigration vers l’Europe. Les actuels évènements guerriers de Syrie et d’Irak qui voient la naissance d’un État islamique sauvage (le califat) sont un pas de plus vers une confrontation.

    5) Le conflit Chine-USA dans le Pacifique, choc entre deux impérialismes de nature essentiellement économique, va déboucher sur un heurt géopolitique majeur. La Chine veut ravir aux USA le statut de première puissance mondiale. Circonstance aggravante : la tension Chine-Japon (allié des USA) ne fait que croître et ce dernier pays, travaillé par un néo-nationalisme, vient de lever l’obstacle constitutionnel aux interventions armées.

    6) Les conflits en latence Inde-Pakistan et Inde-Chine (toutes puissances nucléaires) doivent aussi être pris en compte.

    Il faut mentionner les facteurs aggravants, essentiellement économiques et écologiques, qui vont peser sur le climat, sur les ressources énergétiques fossiles, sur l’eau (le bien rare par excellence), sur les ressources minières. Le point de rupture physique se situe dans la première moitié de ce siècle. Sans oublier évidemment le terrorisme de grande ampleur, notamment avec des moyens nucléaires artisanaux, ce à quoi nous n’échapperons pas.

    L’islam est le principal facteur de déclenchement d’une TGM, dans la mesure où l’on assiste partout à la montée du radicalisme islamiste, en partie financé par l’Arabie et le Qatar, avec un ennemi implicite mais très clairement présent dans les esprits : la civilisation occidentale, à laquelle la Russie est d’ailleurs assimilée. En gros, dans l’esprit des islamistes du monde entier, dont l’idéologie se répand comme un virus, l’ennemi c’est le monde blanc et chrétien, même si cela ne correspond à aucune réalité sociopolitique. (2)

    Les lignes de force des confrontations et des alliances seront complexes, plus encore que pendant la précédente guerre mondiale. Les zones majeures géopolitiques d’explosion sont l’Europe, l’Afrique du Nord, le Moyen Orient et, éventuellement le Pacifique. La forme de cette guerre : elle sera à foyers multiples et additionnera les guerres civiles, les affrontements interétatiques, les guérillas et les frappes nucléaires. À ce propos, l’État d’Israël est en grand danger. Bien qu’il dispose de la dissuasion nucléaire, cela n’empêchera pas certains de ses voisins, probablement bientôt dotés de la même arme, de jouer les kamikazes et de le frapper. On imagine le carnage…Il faut bien comprendre que les fanatiques islamisés ne raisonnent absolument pas comme les Russes et les Américains pendant la guerre froide, avec la retenue de la dissuasion mutuelle. Israël peut parfaitement être l’amorce de l’explosion générale.

    Contrairement à ce que rabâchent tous les perroquets, la Russie ne sera absolument pas un facteur de troubles. L’impérialisme russe orienté vers l’Europe orientale et qui constituerait un danger d’agression est un mythe construit par la propagande de certains cercles de Washington. En revanche, la Russie, elle aussi, est aux prises avec l’islam.

    La prévisible confrontation mondiale produira bien entendu une catastrophe économique, notamment à cause de la rupture des approvisionnements pétro-gaziers de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient. Une économie mondialisée, très fragile parce que très complexe, fondée sur les flux intenses (maritimes, aériens, numériques, etc.) tombera comme un jeu de dominos en cas de perturbation conflictuelle de grande ampleur.

    La principale faiblesse des Occidentaux, surtout des Européens de l’Ouest, réside dans leur vieillissement démographique et dans leur ramollissement mental, leur passivité, leur crainte de se défendre, un syndrome qui avait frappé les Romains à partir du IIe siècle. La TGM, comme la Première guerre mondiale, pourra commencer par un évènement localement limité et se poursuivre par un enchaînement de faits incontrôlables, comme une avalanche. La TGM verra très probablement des échanges de coups nucléaires. Mais ils ne seront pas plus graves qu’Hiroshima et Nagasaki. Leurs effets seront plus destructeurs sur le plan psychologique que physique.

    On pourra assister à un recul global de l’humanité, sur les plans technique et démographique, pendant plusieurs siècles. Pas du tout du fait des morts de la TGM, mais à cause de l’effondrement économique et sanitaire qu’elle provoquera. L’embrasement risque de se produire vers 2025-2035. Après, les choses pourront mettre plusieurs siècles à se rétablir. Le recul de civilisation s’est déjà produit au Ve siècle quand Rome s’est effondrée.
    On a mis mille ans à s’en remettre. Une pichenette à l’échelle de l’histoire. Simplement, au moment où l’on va fêter, dans une euphorie feinte, le centenaire de la Première guerre mondiale, il serait bon de se préparer à la Troisième qui se profile.

    NOTES.

    (1). Thèse défendue par l’économiste Jean-Hervé Lorenzi dans son récent essai Un monde de violences, l’économie mondiale 2015-2030. (Eyrolles). Pour lui, les fortes migrations en Europe occidentale, tendant à un véritable remplacement de populations, associées à un vieillissement des autochtones et à une stagnation économique, déboucheront sur le retour du populisme et de la guerre. Il écrit : « ce scénario, qui paraît utopique aujourd’hui, est inéluctable et doit donc être pris en compte comme un invariant ». Cf. aussi La convergence des catastrophes. Guillaume Corvus. Voir référencements net.

    (2). N’oublions pas ce qu’expliquait Carl Schmitt : ce qui compte le plus en politique et en polémologie, ce n’est pas la définition que l’on se donne de soi-même mais celle que donne l’ennemi de nous-mêmes, selon ce qu’il perçoit.

    *******************************************************************************

    L’ancien ministre giscardien, Michel Poniatowski, écrivait dans son livre-testament une conclusion dont on ne voit pas quelle ligne on pourrait changer 21 ans plus tard.

    « Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri-ethnique et pluri-culturelle que l’’on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer. Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but. (…) Ces pages peuvent apparaitre cruelles.

    Mais elles correspondent à un sentiment très profond. Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l’’immigration africaine et notamment musulmane. Si tel n’’est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain. Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours.

    Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d’’abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées.

    Nos temps sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes. Nous allons vers des Saint-Barthélemy si l’’immigration africaine n’’est pas strictement contrôlée, limitée, réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un effort d’’intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire répression.

    Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu’’un charter rapatriera des envahisseurs illégaux. Il faut donc ainsi que ce cher vieux pays restitue à l’’état sa place normale. Les libéraux l’’ont affaibli, les socialistes l’’ont détruit. » Où sont les grandes tâches dévolues à l’’État ? La Justice, l’’Armée, l’’Éducation nationale, la Sécurité, la Police, notre place en Europe ? En miettes.

    La France est à l’’abandon, est en décomposition à travers le monde. Sa recomposition est dans un retour énergique à l’’unité et à la cohérence, et de la Nation et de l’’État. »


    « Si la vérité vous choque, faites en sorte qu’elle devienne acceptable, mais ne bâillonnez pas celui qui en dénonce l’absurdité, l’injustice ou l’horreur. »

  • Élections ISRAEL 2015 Bibi Tout Puissant : le Likud écrase l’Union sioniste (résultats définitifs)

    Élections ISR 2015 | Bibi Tout Puissant : le Likud écrase l’Union sioniste (résultats définitifs)



    BIBIVICTOIRE

    Le parti israélien conservateur, le Likud, a écrasé mardi la liste de gauche, l’Union sioniste, en remportant 29 sièges à la Knesset, contre 24 à son principal adversaire, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins de vote.

    La Liste arabe unie, l’autre grande sensation de la journée passe à 14 sièges. Le parti centriste Yesh Atid, du très médiatique Yaïr Lapid, remporte 11 sièges. Le nouveau parti Kulanu est à 10 sièges. Le parti pro-implantations Habayit Hayehudi, déçoit avec seulement 8 sièges. Le parti ultra-orthodoxe Shas, qui va sûrement intégrer le gouvernement remporte 7 sièges. Enfin, le parti ultra-droite Israël Beitenu est à 6 sièges seulement.

    Le Premier ministre israélien sortant, Benjamin Netanyahu, a salué mardi soir la victoire inattendue de son parti, le Likud.

    « Contre toute attente, une grande victoire pour le Likud. Une immense victoire pour le peuple d’Israël », s’est réjoui le dirigeant israélien sur sa page Facebook.

    M. Netanyahu, au pouvoir depuis mars 2009, semble mieux placé que M. Herzog pour être appelé par le président Reuven Rivlin à former un gouvernement.

    Il s’agirait de son troisième mandat consécutif de Premier ministre, le quatrième au total avec celui de 1996 à 1999.

    Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info

  • Élections ISRAEL 2015 Netanyahu : « Une immense victoire pour le Likud et Israël ! »

    Élections ISRAEL  2015

    Netanyahu : « Une immense victoire pour le Likud et Israël ! »



    BIBIVICTORY

    Le Premier ministre israélien sortant, Benjamin Netanyahu, a salué mardi soir la victoire inattendue de son parti, le Likud, crédité de 28 sièges contre 27 pour son principal adversaire, l’Union sioniste.

    « Contre toute attente, une grande victoire pour le Likud. Une immense victoire pour le peuple d’Israël », s’est réjoui le dirigeant israélien sur sa page Facebook.

    M. Netanyahu, au pouvoir depuis mars 2009, semble mieux placé que M. Herzog pour être appelé par le président Reuven Rivlin à former un gouvernement.

    Il s’agirait de son troisième mandat consécutif de Premier ministre, le quatrième au total avec celui de 1996 à 1999.

    Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

  • VOTEZ POUR Benjamin Netanyahu

    VOTEZ POUR Benjamin Netanyahu - בנימין נתניהו

    N oubliez pas il est le seul a tenir tète a Husseini Obama grand allié de l'Iran , il est le seul a avoir fait la "nique a Hollande en venant rendre hommage aux victimes juives des attentats de Paris ....Il est le seul a ne pas craindre l'Iran , et ceux qui menacent la terre d 'Israël Benjamin Netanyahu est le seul a se poser comme le garant de l'unité de Jérusalem, " je le cite : Je ne permettrai pas la division de Jérusalem . Moi et mes amis du Likoud (son parti de droite) préserveront l'unité de Jérusalem dans son intégralité. Nous continuerons à fortifier Jérusalem pour qu'on ne puisse la diviser et qu'elle reste unifiée pour toujours", ... alors votez pour lui car Israël est un ..; Jérusalem est unique et indivisible ... La sécurité et votre protection sont assurées par la droite

    Photo de Salomon Charly.
  • Mark Levin « Le problème n’est pas Netanyahu, le problème c’est Obama !

    Mark Levin « Le problème n’est pas Netanyahu, le problème c’est Obama ! Netanyahu est le leader du monde libre, J’espère que le peuple israélien le comprendra »


    Mark Levin « Le problème n’est pas Netanyahu, le problème c’est Obama ! Netanyahu est le leader du monde libre, J’espère que le peuple israélien le comprendra »

     

    Mark Levin, célèbre animateur d’une émission de radio américaine populaire, décrit le président Barack Obama comme «anti-Israël» et le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme «le leader du monde libre ».

    « Les frontières d’avant 1967 ? Ce serait un suicide national pour Israël », dit-il.

    Mark Levin "Netanyahu est le leader du monde libre. J'espère que le peuple israélien le comprendra"

    Mark Levin « Netanyahu est le leader du monde libre. J’espère que le peuple israélien le comprendra »

    Avocat et auteur américain, Mark Levina été le présentateur de l’émission de radio populaire portant son nom « Mark Levin Show » pendant 13 ans. C’est l’émission de radio la plus populaire dans un certain nombre d’États américains, dont New York. Trois heures de commentaire politique et sociale présentés du point de vue conservateur ainsi que le détail des questions juridiques.

    Dans le passé, Levin a travaillé dans l’administration du président Ronald Reagan, et dans les années 1980 il était chef de cabinet du procureur général Edwin Meese pendant l’affaire Iran-Contra (impliquant la vente d’armes à l’Iran à la médiation israélienne).

    Ces jours-ci, avec des millions d’auditeurs réguliers, il ne cache pas son affection pour Israël et ses préoccupations au sujet de l’avenir de l’Etat juif à la lumière des derniers développements au Moyen-Orient.

    Sa plus grande préoccupation: l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

    Q : Le Moyen-Orient est en train de changer et l’Iran gagne le pouvoir au Yémen, la Syrie et l’Irak. L’administration américaine n’a pas pris conscience de cela ?

    « Il y a un énorme décalage entre le peuple américain et le président américain en ce moment. Si vous regardez les sondages aux Etats-Unis, la majorité des américains pensent qu’il faut attaquer l’Iran.

    Je n’encourage pas cela, du moins pas encore, je peux juste dire que le peuple américain voit l’Iran comme une sérieuse menace terroriste non seulement pour Israël, mais pour le monde occidental et aux États-Unis. Il y a un énorme décalage entre le président et le peuple américain, ainsi qu’entre le président et le Congrès.

    « Vous avez vu la lettre que le sénateur Tom Coton et 47 autres républicains du Sénat envoyés au régime de Téhéran, les avertissant que tout accord doit passer par le Sénat en vertu de notre Constitution. Tout traité doit être ratifié par les deux tiers du Sénat.

    Il est évident que Barack Obama cherche des façons de contourner cela. Nous avons des grandes batailles dans notre propre pays contre ce que cette administration est en train de faire, à la fois de notre Congrès et du public, qui s’opposent à ce que Obama est essaie de faire. « 

    Q: Est-ce qu’Obama voir l’Iran avec des yeux différents que nous ?

    « Pourquoi Winston Churchill n’a pas vu la montée d’Adolf Hitler et pourquoi Neville Chamberlain a cherché à faire la paix avec Hitler ? À certains égards, nous avons le même problème ici. Nous avons un président qui cherche à apaiser et à faire la paix avec l’Iran, c’est sa mentalité, à mon avis.

    « En outre, il a une vraie haine pour [le Premier ministre] Benjamin Netanyahu et tout dirigeant israélien qui ne se plierait pas à ses exigences, qui sont assez radicales quand il s’agit d’Israël et des Palestiniens. Je veux parler des frontières d’avant 1967 ? Ce serait un suicide national pour Israël. Le peuple américain le comprend.

    « Vous devez garder à l’arrière-plan l’esprit d’Obama. Les gens dont il s’est entouré étaient extrêmement radicaux. Cela comprend le professeur Rashid Khalidi de l’Université Columbia, qui fût le porte-parole de Hamas. Ce sont ce genre d’individus qu’Obama a cherché et avec lesquels il s’est lié d’amitié avant d’être élu. C’est son idéologie. Vous avez un mélange de l’extrémisme idéologique et un esprit d’apaisement, qui met en danger Israël et, très franchement, met en danger les Etats-Unis, à mon avis. « 

    Q: Pourriez-vous caractériser Obama comme anti-Israël ?

    « Je crois qu’il est anti-Israël. Il n’a montré aucune indication contraire, à mon avis. Même lorsque le Hamas tirait des milliers de roquettes sur Israël il y a plusieurs mois, il a freiné les livraisons d’armements au gouvernement israélien parce qu’il ne pensait pas que le peuple israélien devait être défendu. Je ne vois aucune indication que Obama est pro-israélien ».

    Q: Est-ce que Netanyahu avait le droit de venir au Congrès et donner sa position ?

    « Bien sûr, Netanyahu avait raison. J’étais dans la galerie et c’était un discours très profond.

    J’ai dit dans mon émission de radio à mes 8.500.000 auditeurs que quand j’ai écouté Netanyahu il était clair pour moi qu’il était le chef du Monde libre, pas Obama.

    Netanyahu parle aux gens libres; Netanyahu parle au gouvernement représentatif; Netanyahu parle contre la menace du terrorisme qui aimerait d’engloutir Israël et bien sûr aimerait rien de plus que de nous frapper à nouveau, comme ils l’ont fait le 9 / 11.

    Il a reçu des ovations, réveillant un après l’autre, les deux partis politiques. Je pourrais ajouter, en dépit de la propagande, que les démocrates soutiennent aussi Netanyahu. Lorsque vous avez une grande majorité du peuple américain et les membres du Congrès qui soutiennent Israël et soutiennent ce que Netanyahu dit, les démocrates aussi. « 

    Q: Pourquoi Obama a-t-il été si opposé au discours de Netanyahu?

    « Je pense que Obama tente de gérer et contrôler le message aux USA. Or Netanyahu a permis de parler de la réalité du danger iranien et de fournir un point de vue contraire. Je pense que les anciens présidents américains n’auraient jamais accepté de négociations avec l’Iran. George W. Bush a cherché à isoler ce régime, il a utilisé des sanctions économiques pour affamer ce régime, et nous avons utilisé d’autres méthodes pour faire pression sur l’Iran.

    « Maintenant, sous ce président, nous négocions, et le régime iranien voit qu’Obama s’attaque au premier ministre d’Israël. Il donne aide et réconfort au régime en place en Iran.

    Imaginez tous ces gens en Iran qui ne souhaitent pas vivre sous la tyrannie théocratique. Toutes ces personnes qui souhaitent voir un gouvernement différent et travaillent pour instaurer un gouvernement différent. Imaginez comment ils se sentent quand ils écoutent Obama et ses substituts à la fois ici et en Israël promouvoir cette paix bidon. Vous ne pouvez pas faire la paix avec un régime comme celui-ci. Ce régime ne veut pas la paix, ce régime veut la victoire. « 

    Q: En 2009, Obama a eu l’occasion de changer fondamentalement le régime iranien lorsque le soulèvement populaire a commencé, mais il était absent. Croit-il encore que le changement est possible en Iran ?

    « Je ne suis pas sûr que je peux savoir ce qui se passe dans son esprit. Regardez ce qui s’est passé au Moyen-Orient depuis qu’il est devenu président.

    Il n’a pas pu solutionner le problème irakien et il a retiré chaque soldat américain, laissant un vide énorme à combler pour les islamo-terroristes, et c’est ce qu’ils font.

    Obama annonce encore et encore qu’il n’enverra pas de troupes américaines au sol. Si vous ne allez pas à envoyer des troupes, n’en envoyer pas, mais arrêtez de l’annoncer à l’ennemi « .

    Q: Peut-être qu’Obam considère les Iraniens comme ceux qui peuvent équilibrer les sunnites. Est-ce qu’il préfère les chiites?

    « L’armée irakienne est essentiellement contrôlée par l’armée iranienne. Vous avez deux califats au Moyen-Orient, les sunnites et les chiites.

    Dans le cas de l’Iran, ils contrôlent la Syrie, ils ont frappé au Yémen de sorte qu’ils contrôlent ce pays, ils contrôlent maintenant l’Irak et ils contrôlent le Liban. C’est remarquable.

    « Ensuite, vous avez ISIS, l’État islamique, les autres islamo-terroristes -… Ils ont leur propre califat. Ils ont conquis la Syrie et l’Irak et cherchent à faire bien pire.

    C’est ce qu’Obama a créé… Si vous êtes israéliens, il faut être fou pour ne pas voir la situation dangereuse créée par Obama et tout ce qu’il est en train de négocier.

    Obama n’a pas les compétences, la capacité ou les motivations habituelles d’un président américain ! « 

    Q: Si je devais dire que le président américain ne représente pas les valeurs américaines, serais-je tort ?

    « Eh bien, je ne pense pas qu’il représente les valeurs américaines. Mais il a été élu deux fois. »

    Q: Comment est-ce arrivé ? Comment a-t-il été réélu ?

    « Vous remarquerez la deuxième fois, le taux de participation était plus faible que la première fois. Les républicains ont un talent pour désigner des candidats très peu en phase avec le peuple américain. Les gens comme moi cherchent à changer cela cette fois-ci.

    « Obama aurait dû être rejeté. Il a été un président très faible, l’économie était faible, ses politiques à bien des égards étaient impopulaires, mais il a remporté un certain nombre d’électeurs pas défaut. »

    Q: Est-ce qu’Obama laissera un héritage?

    « Oui, il a un héritage. Il a fait plus de dégâts au système constitutionnel et économique américain que tout autre président dans l’histoire américaine moderne. Et, je pourrais ajouter, il a fait plus de dégâts dans nos relations avec nos alliés que tout autre président.

    Je pense que les ennemis du monde libre, les ennemis de la civilisation occidentale, sont plus forts que jamais, veulent conquérir plus de territoires que jamais et sont plus dangereux. Voilà ce que laisse en héritage Obama ».

    Q: Lorsque vous comparez l’administration Reagan, dans laquelle vous avez servi, à l’administration actuelle d’Obama, voyez-vous le même pays?

    « Cela me rend malade de voir ce qui se passe dans mon pays. Quand un président dit qu’il veut transformer fondamentalement l’Amérique, il veut transformer quoi ?

    Je considère l’Amérique comme le plus grand pays de la Planète.

    Plutôt que l’exportation de nos valeurs et de nos croyances et de nos principes dans le monde entier, ce président fait le tour du monde et démolit le peuple américain. Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça.

    « Il est plus serein maintenant qu’il a remporté son second mandat et il est le pire président qui soit.

    Avant il était au moins un peu plus prudent maintenant qu’il ne l’est plus… Il ne prend plus de gant !

    C’est juste un moment tragique pour l’histoire de l’Amérique, et le moment ne pouvait pas être pire, quand le mal absolu est le président des États-Unis. Il nous a frappé comme un pot sur la tête « .

    Q: A quel président dans l’histoire des États-Unis pouvez-vous comparer Obama ?

    « Je ne peux le comparer à personne, il est juste si terrible. Il est parmi les cinq pires présidents, peut-être les trois pires présidents. »

    Méfiez-vous des opportunistes

    Q: Mardi prochain, Israël tiendra une élection nationale.

    « C’est un grand espoir que Benjamin Netanyahu soit réélu, pour le bien d’Israël et, en général, le bien du monde libre. S’il est rejeté, ce que cela signifie ?

    Cela signifie que l’une des rares voix à dire la vérité sur ce qui se passe dans le monde, à propos de la liberté, de la démocratie et de la vérité face au terrorisme et à la barbarie, cette voix sera éteinte.

    Netanyahu est le seul, lui et peut-être le premier ministre du Canada, et assez remarquablement le président de l’Egypte, le général Sissi et le roi de Jordanie et quelques autres, mais c’est tout.

    « Comme je l’ai dit plus tôt, pour moi Netanyahu est le leader du monde libre.

    J’espère que les gens en Israël se rappelleront qu’après la tragédie de la Seconde Guerre mondiale les Britanniques ont rejeté Winston Churchill…

    A mon avis ce sera une terrible tragédie si le peuple israélien rejettent Netanyahu, car il est si cruciale pour leur défense et si cruciale pour le monde libre « .

    Q: Les adversaires de Netanyahou ont-ils raison?  A-t-il détruit les relations entre Israël et les Etats-Unis?

    « Le peuple américain et le peuple israélien sont les meilleurs amis. Le gouvernement américain et le gouvernement israélien, en général, sont les meilleurs amis !

    Le problème n’est pas Netanyahu, le problème est Obama. C’est un problème non seulement pour Israël, il est problème pour le peuple américain et les Etats-Unis.

    Obama est un problème pour de nombreux alliés dans le monde entier qui sont recroquevillés et prient pour qu’arrive la fin de son mandat.

    « Je comprends que les gauchistes et les opportunistes en Israël veulent défaire Netanyahu. C’est ce que font les gauchistes et les opportunistes dans mon pays. Ils sont tout les mêmes qu’ils parlent hébreu ou anglais.

    Mais n’importe qui d’intelligent comprend qu’Israël a un chef unique à un moment très important de son histoire.

    « Si Netanyahu perd, à mon avis, vos ennemis le verront aussi.

    Ils verront qu’un premier ministre fort, qui n’a jamais céder aux pressions, a été battu par le peuple israélien. Ce sera interprété par les Iraniens, par ISIS, par le Hezbollah, le Hamas et tous vos ennemis comme un acte de faiblesse du peuple israélien. Je suis préoccupé par cela. « 

    Q: Vous avez dit que Netanyahu refuse de succomber à la pression. Il l’a prouvé quand il a insisté pour parler au Congrès. Est-ce qu’il va le payer ? A-t-il aider à contrecarrer l’accord émergents avec l’Iran ?

    «Je ne sais pas si cela va changer quoi que ce soit parce que Obama est très idéologues, très forte têtes, très mince à la peau.

    Mais je pense que c’était important pour le premier ministre d’Israël de faire ce discours pour Israël et le monde libre afin que de plus en plus de gens puissent l’entendre.

    Alors que cela va changer quelque chose ?

    Je ne sais pas si cela va changer quoi que ce soit, pas plus que Abraham Lincoln’s Gettysburg Address n’a changé quelque chose, mais c’était un discours très important à un public très important et je suis très heureux qu’il l’ait fait « .

    © Traduction Moshé Anielewicz pour Europe Israël

    Interview Israel Hayom -

  • Le discours intégral et en français de Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain (3 mars 2015)

    Voici l’adaptation en français de la transcription intégrale de l’allocution du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain, le 3 Mars 2015.

    Merci.

    (Applaudissements)

    Merci …

    (Applaudissements)

    … Le Président de la Chambre John Boehner, le président Pro Tem sénateur Orrin Hatch, sénateur de la minorité – leader de la majorité Mitch McConnell, leader de la minorité Nancy Pelosi, chef de la majorité et de la Chambre Kevin McCarthy.

    Je tiens également à remercier le sénateur, leader démocrate Harry Reid. Harry, il est bon de vous voir revenir sur vos pieds.

    (Applaudissements)

    Je suppose que ce qu’ils disent est vrai, vous ne pouvez pas garder un homme bon en mauvais état.

    (Rires)

    Mes amis, je suis profondément honoré par la possibilité de parler pour la troisième fois devant le corps législatif le plus important au monde, le Congrès américain.

    (Applaudissements)

    Je tiens à vous remercier tous d’être ici aujourd’hui. Je sais que mon discours a fait l’objet de nombreuses controverses. Je regrette profondément que certains perçoivent ma présence ici comme politique. Cela n’a jamais été mon intention.

    Je tiens à vous remercier, démocrates et républicains, pour votre soutien commun à Israël, année après année, décennie après décennie.

    (Applaudissements)

    Je sais que peu importe de quel côté de l’allée vous vous asseyez, vous vous tenez avec Israël.

    (Applaudissements)

    L’alliance remarquable entre Israël et les Etats-Unis a toujours été au-dessus de la politique. Elle doit toujours rester dessus de la politique.

    (Applaudissements)

    Parce que l’Amérique et Israël partagent un destin commun, le destin de terres promises qui chérissent la liberté et offrent de l’espoir. Israël est reconnaissant du soutien de l’Amérique – de la population de l’Amérique et des présidents de l’Amérique, de Harry Truman à Barack Obama.

    (Applaudissements)

    Nous apprécions tout ce que le président Obama a fait pour Israël.

    Mais vous savez déjà tout cela.

    (Applaudissements)

    Vous savez que nous apprécions le renforcement de la coopération sécuritaire et le partage des renseignements, nous apprécions que vous vous opposez aux résolutions anti-israélienne à l’ONU.

    Mais il y a certaines choses que le Président Obama a fait, qui sont moins connues…

    Je l’ai appelé en 2010, lorsque nous avons eu l’incendie de la forêt Carmel, et il a immédiatement accepté de répondre à ma demande d’aide urgente.

    En 2011, nous avons eu notre ambassade au Caire en état de siège, et de nouveau, il a fourni une aide vitale en ce moment crucial.

    Il a également soutenu nos demandes pour notre défense anti-missile au cours de l’été dernier, lorsque nous étions face aux terroristes du Hamas.

    (Applaudissements)

    Dans chacun de ces moments, j’ai appelé le président, et il était là.

    Et certaines choses de ce que le président a fait pour Israël ne peuvent pas être dites, parce que cela touche aux questions sensibles et stratégiques qui ne peuvent être dites qu’entre un Président américain et un Premier Ministre israélien.

    Mais je sais cela, et je serai toujours reconnaissant au président Obama pour ce soutien.

    (Applaudissements)

    Et Israël vous est reconnaissant, reconnaissant le Congrès américain, pour votre soutien, pour nous soutenir à bien des égards, en particulier dans l’aide militaire généreuse et la défense antimissile, y compris le Dôme de Fer.

    (Applaudissements)

    L’été dernier, des millions d’Israéliens ont été protégée contre les milliers de roquettes du Hamas, grâce à ce Dôme construit avec vous.

    (Applaudissements)

    Merci, l’Amérique. Merci pour tout ce que vous avez fait pour Israël.

    Mes amis, je suis venu ici aujourd’hui parce que, en tant que Premier ministre d’Israël, je me sens une obligation profonde de vous parler d’une question qui pourrait bien menacer la survie de mon pays et l’avenir de mon peuple: la quête iranienne pour obtenir des armes nucléaires .

    Nous sommes un peuple ancien. Dans nos près de 4000 ans d’histoire, beaucoup ont essayé à plusieurs reprises de détruire le peuple juif. Demain soir, lors de la fête juive de Pourim, nous allons lire le Livre d’Esther. Nous lisons le récit d’un vice-roi de Perse puissant nommé Haman, qui complotait pour détruire le peuple juif il y a quelque 2500 ans. Mais une femme juive courageuse, reine Esther, a démontré ce complot et a donné au peuple juif le droit de se défendre contre ses ennemis

    Le complot a été déjoué. Notre peuple a été sauvé.

    (Applaudissements)

    Aujourd’hui le peuple juif fait face à une autre tentative, d’un autre potentat perse, de nous détruire. Le Guide suprême l’ayatollah Khamenei crache sa haine la plus ancienne, la haine de l’antisémitisme, avec les nouvelles technologies. Il tweete qu’Israël doit être anéanti – il tweete ! Vous savez, en Iran, Internet n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler livre. Mais il tweet en anglais qu’Israël doit être détruit.

    Pour ceux qui croient que l’Iran menace l’Etat juif, mais pas le peuple juif, écoutez Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, chef mandataire terroriste de l’Iran. Il a dit: Si tous les Juifs se rassemblent en Israël, cela va nous épargner la fatigue de les pourchasser dans le monde entier.

    Mais le régime iranien n’est pas seulement un problème juif, pas plus que le régime nazi n’était qu’un problème juif. Les 6 millions de juifs assassinés par les nazis n’étaient qu’une fraction des 60 millions de personnes tuées dans la Seconde Guerre mondiale. Donc, si le régime de l’Iran constitue une grave menace non seulement pour Israël, c’est aussi le cas pour la paix du monde entier. Pour comprendre à quel point l’Iran serait dangereux avec des armes nucléaires, nous devons comprendre pleinement la nature du régime.

    Le peuple d’Iran est composé de gens très talentueux. Ils sont les héritiers d’une des plus grandes civilisations du monde. Mais en 1979, ils ont été détournés de leur histoire par des fanatiques religieux, des fanatiques religieux – qui ont imposé une dictature sombre et brutale.

    Cette année là, les fanatiques ont rédigé une constitution nouvelle pour l’Iran. Elle ordonne aux gardiens de la révolution de ne pas seulement protéger les frontières de l’Iran, mais aussi de remplir la mission idéologique du jihad. Le fondateur du régime, l’ayatollah Khomeini, a exhorté ses partisans à « exporter la révolution dans le monde entier. »

    Je suis ici à Washington, et la différence est tellement frappante. Le document fondateur de l’Amérique promet la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Le document fondateur de l’Iran s’engage dans la mort, la tyrannie, et la poursuite du djihad. Et alors que les États s’effondrent à travers le Moyen-Orient, l’Iran se charge d’occuper le vide pour faire exactement cela.

    Les hommes de main de l’Iran à Gaza, ses laquais au Liban, ses gardiens de la révolution sur le plateau du Golan entourent Israël avec trois tentacules de terreur. Soutenu par l’Iran, Assad massacre Syriens. Soutenu par l’Iran, les milices chiites sont lâchées en Irak. Soutenu par l’Iran, les Houthis prennent le contrôle du Yémen, menaçant les détroits stratégiques à l’embouchure de la mer Rouge. Avec le détroit d’Ormuz, ce serait donner à l’Iran une seconde point d’approvisionnement en pétrole du monde.

    La semaine dernière, près d’Ormuz, l’Iran a procédé à un exercice militaire en détruisant une maquette d’un porte-avions américain. C’est juste la semaine dernière, alors qu’ils négocient avec les Etats-Unis sur le nucléaire. Mais malheureusement, depuis les 36 dernières années, les attaques de l’Iran contre les Etats-Unis ont été tout sauf sur des maquettes. Et les objectifs n’ont été que trop réels.

    L’Iran a pris des dizaines d’Américains en otage à Téhéran, a assassiné des centaines de soldats américains, des Marines à Beyrouth, et est responsable de la mort et de mutilations des milliers d’hommes et de femmes, de militaires américains en Irak et en Afghanistan.

    Au-delà du Moyen-Orient, l’Iran attaque l’Amérique et ses alliés à travers son réseau mondial de terrorisme. Il a fait sauter le centre de la communauté juive et l’ambassade israélienne à Buenos Aires. Il a aidé Al Qaida à attaquer les ambassades américaines en Afrique. Il a même tenté d’assassiner l’ambassadeur saoudien, ici à Washington DC.

    Au Moyen-Orient, l’Iran domine désormais quatre capitales arabes, Bagdad, Damas, Beyrouth et Sanaa. Et si l’agression de l’Iran n’est pas défaite, d’autres suivront sûrement.

    Donc, à un moment où beaucoup espèrent que l’Iran se joindra à la communauté des nations, l’Iran est occupé engloutir les nations.

    (Applaudissements)

    Nous devons tous unir nos efforts pour arrêter la marche de l’Iran par les conquêtes, l’asservissement et de la terreur.

    (Applaudissements)

    Il y a deux ans, on nous a dit de donner au Président Rouhani et aux ministre des Affaires étrangères Zarif, une chance d’apporter des changements et de la modération en Iran. Quels changements! Quelle modération!

    Le gouvernement de Rouhani pend gays, persécute les chrétiens, emprisonne des journalistes et exécute encore plus de prisonniers que par le passé.

    L’année dernière, le même Zarif qui charme diplomates occidentaux a déposé une gerbe sur la tombe d’Imad Mughniyeh. Imad Mughniyeh est le cerveau terroriste qui a fait verser le plus de sang plus américain que tout autre terroriste outre Oussama ben Laden. Je aimerais voir quelqu’un lui poser une question à ce sujet.

    Le régime iranien est plus radical que jamais, il scande « Mort à l’Amérique », et surnomme l’Amérique « le grand satan. »

    Maintenant, cela ne devrait pas être surprenant, parce que l’idéologie du régime révolutionnaire de l’Iran est profondément enracinée dans l’islam militant, et c’ est pourquoi ce régime sera toujours un ennemi de l’Amérique.

    Ne soyez pas dupe. La bataille entre l’Iran et l’ISIS ne fait pas l’Iran dans un ami de l’Amérique.

    L’Iran et l’ISIS sont en compétition pour le trône de l’Islam militant. Le premier se nomme République Islamique, le second Etat Islamique. les deux veulent imposer un empire islamique militant, d’abord sur la région, puis sur le reste du monde. Ils sont simplement en désaccord sur celui qui sera le chef de cet empire.

    Dans cette lutte mortelle pour un trône, il n’y a pas de place pour l’Amérique ou pour Israël, pas de paix pour les chrétiens, les juifs ou les musulmans qui ne partagent pas la croyance médiévale islamiste, pas de droits pour les femmes, pas de libertés pour les peuples.

    Alors, quand il s’agit de l’Iran et de l’ISIS, l’ennemi de votre ennemi est votre ennemi.

    (Applaudissements)

    La différence est que l’ISIS est armé avec des couteaux de boucher, des armes saisies et YouTube, alors que l’Iran pourrait bientôt être armé avec des missiles balistiques intercontinentaux et des bombes nucléaires. Nous devons toujours nous rappeler – je vais le dire une fois de plus – que le plus grand danger auquel notre monde doit faire face, est le mariage de l’Islam militant avec des armes nucléaires. Vaincre l’Etat Islamique et laisser l’Iran obtenir des armes nucléaires serait comme gagner la bataille, mais perdre la guerre. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire.

    (Applaudissements)

    Mais cela, mes amis, c’est exactement ce qui pourrait arriver, si l’accord en cours de négociation est accepté par l’Iran. Cet accord ne va pas empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Il fait tout sauf garantir que l’Iran n’obtienne ces armes, beaucoup d’armes.

    Permettez-moi de vous expliquer pourquoi. Alors que l’accord final n’a pas encore été signé, certains éléments de tout accord potentiel sont maintenant de notoriété publique. Vous n’avez pas besoin des agences de renseignement et des informations secrètes pour le savoir. Cherchez cela sur Google.

    En l’absence d’un changement radical, nous savons pour sûr que tout accord avec l’Iran comprendra deux grandes concessions à l’Iran.

    La première concession majeure serait de laisser l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire, en l’obligeant pendant une courte période de construire une bombe. Cette pause est le temps nécessaire pour obtenir suffisamment d’uranium de qualité militaire ou de plutonium pour une bombe nucléaire.

    Selon l’accord, pas une seule installation nucléaire ne serait démolie. Des milliers de centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium seraient laissés libres. Des milliers d’autres seraient déconnectés temporairement, mais pas détruites.

    Le programme nucléaire de l’Iran resterait en grande partie intacte, notamment parce que cette pause, d’environ un an pour laisser aux Etats-Unis le temps d’observer la situation, cette pause serait encore plus courte pour Israël.

    Et si le travail de l’Iran sur ses centrifugeuses avancées, plus rapides et de meilleures qualités, si ces centrifugeuses ne sont pas stoppées, cette pause pourrait être encore plus courte, beaucoup plus courte !

    Certes, certaines restrictions seraient imposées sur le programme nucléaire de l’Iran et ce pays devrait accepter des visites supervisées par des inspecteurs internationaux…  Mais voici le problème:  les inspecteurs documentent les violations; ils ne les arrêtent pas.

    Les inspecteurs savaient quand la Corée du Nord était prête à obtenir la bombe, mais cela n’a pas empêché quoi que ce soit. La Corée du Nord a éteint les caméras, expulsé les inspecteurs. Et en quelques années, il ont obtenus la bombe.

    Maintenant, nous savons que dans les cinq ans, la Corée du Nord pourrait avoir un arsenal de 100 bombes nucléaires.

    Comme la Corée du Nord, l’Iran aussi a défié les inspecteurs internationaux. Cela a été fait à au moins 3 occasions distinctes en 2005, 2006 et 2010. Comme la Corée du Nord, l’Iran a brisé les serrures et éteint les caméras.

    Je sais que ce que je vais vous dire ne va pas vous choquer, personne, mais l’Iran ne défie pas que les inspecteurs… Il joue également de manière très habile à cache-cache avec eux, il triche avec eux.

    L’Agence de surveillance nucléaire de l’ONU, l’AIEA, a dit encore hier que l’Iran refuse toujours de faire le ménage dans son programme nucléaire militaire. L’Iran a également été pris la main dans le sac – pris deux fois, pas une fois, deux fois – à exploiter des installations nucléaires secrètes à Natanz et Qom, des installations dont les inspecteurs ne connaissaient même pas l’existence. 

    À l’heure actuelle, l’Iran pourrait cacher des installations nucléaires que nous ne connaissons pas. Comme l’ancien chef des inspections de l’AIEA l’a déclaré en 2013, «S’il n’y a aucune installation non déclarée aujourd’hui en Iran, ce sera la première fois en 20 ans que ce serait le cas. » L’Iran a prouvé à maintes reprises qu’on ne peut pas lui faire confiance. Et c’est pourquoi la première concession majeure est une grande source de préoccupations. Cela laisse l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire tout en s’appuyant uniquement sur les inspecteurs surveiller cela. Cette concession crée un réel danger : celui de voir l’Iran obtenir la bombe en violant l’accord.

    Mais la deuxième concession majeure crée un danger encore plus grand ; l’Iran pourrait construire la bombe tout en signant l’accord… Parce que presque toutes les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran expireront automatiquement dans environ une décennie.

    Une décennie peut sembler une longue période dans la vie politique, mais c’est un clin d’oeil dans la vie d’une nation. C’est un clin d’œil dans la vie de nos enfants. Nous avons tous la responsabilité d’imaginer ce qui se passera lorsque les capacités nucléaires de l’Iran seront pratiquement illimitées et que toutes les sanctions ont été levées. L’Iran serait alors libre de construire une énorme capacité nucléaire qui pourrait produire beaucoup, beaucoup de bombes nucléaires.

    Le Guide suprême de l’Iran le dit ouvertement. Il dit, l’Iran prévoit d’avoir 190.000 centrifugeuses, pas 6.000 ou pas 19.000 comme aujourd’hui, mais 10 fois cela: 190.000 centrifugeuses d’enrichissement d’uranium. Avec cette capacité importante, l’Iran pourrait fabriquer du carburant pour l’ensemble d’un arsenal nucléaire et ce en quelques semaines à partir du moment où la décision est prise.

    Mon ami de longue date, John Kerry, le secrétaire d’État, a confirmé la semaine dernière que l’Iran pourrait obtenir légalement toutes ces centrifugeuses lorsque l’accord arriverait à expiration.

    Maintenant, je veux que vous pensiez à ce sujet. Le parrain du terrorisme mondial ne pourrait être qu’à quelques semaines d’obtenir assez d’uranium pour tout un arsenal d’armes nucléaires… Et cela avec une pleine légitimité internationale.

    Et en passant, le programme de missiles balistiques intercontinentaux de l’Iran ne fait pas partie de la transaction… Et jusqu’à présent, l’Iran refuse de même le mettre sur la table des négociations ces missiles. Eh bien, avec cela l’Iran pourrait avoir les moyens d’utiliser cet arsenal nucléaire dans tous les coins de la terre, y compris au coeur de l’Amérique.

    Donc, vous voyez, mes amis, cet accord a deux concessions majeures: une, quitter l’Iran avec un vaste programme nucléaire et deux, la levée des restrictions sur ce programme dans environ une décennie. C’est pourquoi cet accord est si mauvais. Il ne bloque pas le chemin de l’Iran vers la bombe; il ouvre le chemin de l’Iran vers la bombe.

    Alors pourquoi quelqu’un devrait signer ce deal ? Parce qu’ils espèrent que l’Iran va changer pour le mieux dans les années à venir, ou qu’ils croient que l’alternative à cet accord est pire?

    Eh bien, je suis en désaccord avec ça. Je ne crois pas que le régime radical de l’Iran va changer pour le mieux après cet accord. Ce régime est au pouvoir depuis 36 ans, et son appétit vorace pour l’agression augmente chaque année qui passe. Cet accord ne va faire que donner plus d’appétit à l’Iran.

    L’Iran serait-elle moins agressive en retirant des sanctions et avec une meilleure économie ? Si l’Iran est engloutit quatre pays en ce moment alors qu’il est soumis à des sanctions, combien de pays plus l’Iran va pouvoir dévorer quand les sanctions seront levées ? Est-ce que l’Iran va moins financer le terrorisme quand des montagnes d’argent se déverseront sur le pays ?

    Pourquoi le régime radical iranien se dé-radicaliserait alors qu’ils pourraient profiter de ce qu’il y a de mieux: le terrorisme à l’étranger et la prospérité à la maison ?

    C’est une question que tout le monde se pose dans notre région. Les voisins d’Israël – les voisins de l’Iran savent que l’Iran va devenir encore plus agressif et parrainer le terrorisme encore plus quand son économie sera libérée et que la voix vers la bombe sera sans encombres.

    Et beaucoup de ces voisins disent qu’ils vont réagir dans cette course, pour s’armer avec des bombes au plus vite. Donc, cet accord ne changera pas l’Iran pour le mieux; il ne fera que changer le Moyen-Orient pour le pire. Un accord qui est censé empêcher la prolifération nucléaire va plutôt déclencher une course aux armements nucléaires dans la partie la plus dangereuse de la planète.

    Cet accord ne sera pas un adieu aux armes. Il serait un adieu à la maîtrise des armements. Et le Moyen-Orient sera bientôt traversé par un réseaux de fils liés à des armes nucléaires. Une région où de petites escarmouches peuvent déclencher des grandes guerres se transformerait en une poudrière nucléaire.

    Si quelqu’un pense – si quelqu’un pense que cet accord est le début du chemin, détrompez-vous. Quand nous prendront ce chemin, nous devrons faire face à un Iran beaucoup plus dangereux, un Moyen-Orient jonché de bombes nucléaires et un compte à rebours pour un possible cauchemar nucléaire.

    Mesdames et Messieurs, Je suis venu ici aujourd’hui pour vous dire que nous n’avons pas à parier sur la sécurité du monde en espérant que l’Iran va changer pour le mieux. Nous n’avons pas à jouer avec notre avenir et l’avenir de nos enfants.

    Nous devons insister pour que les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran ne soient pas levées aussi longtemps que l’Iran continue ses agressions dans la région et dans le reste du monde.

    (Applaudissements)

    Avant de lever ces restrictions, le monde devrait exiger que l’Iran fasse trois choses. Tout d’abord, arrêter son agression contre ses voisins du Moyen-Orient. Deuxièmement…

    (Applaudissements)

    Deuxièmement, cesser de soutenir le terrorisme dans le monde entier.

    (Applaudissements)

    Et troisièmement, cesser de menacer d’anéantir mon pays, Israël, le seul et unique Etat juif.

    (Applaudissements)

    Merci.

    Si les puissances mondiales ne sont pas prêtes à insister pour que l’Iran change son comportement avant qu’un accord est signé, à tout le moins, ils devraient insister pour que l’Iran change son comportement avant l’expiration d’un accord.

    (Applaudissements)

    Si l’Iran change son comportement, les restrictions seraient levées. Si l’Iran ne change pas son comportement, les restrictions ne devraient pas être levées.

    (Applaudissements)

    Si l’Iran veut être traité comme un pays normal, il doit agir comme un pays normal.

    (Applaudissements)

    Mes amis, que dire de l’argument selon lequel il n’y a pas d’alternative à cet accord, que le savoir-faire nucléaire de l’Iran ne peut pas être effacé, que son programme nucléaire est tellement avancé que le mieux que nous puissions faire est de retarder l’inévitable, ce qui est essentiellement ce que l’accord actuel cherche à faire ?

    Eh bien, le savoir-faire nucléaire sans infrastructures ne vous permets pas de faire beaucoup. Un pilote de course sans voiture ne peut pas conduire. Un pilote sans avion ne peut pas voler. Sans milliers de centrifugeuses, des tonnes d’uranium ou des installations d’eau lourde, l’Iran ne peut pas fabriquer des armes nucléaires.

    (Applaudissements)

    Le programme nucléaire de l’Iran peut être annulé bien au-delà de la proposition actuelle en insistant sur un meilleur accord et en maintenant la pression sur un régime très vulnérable, surtout étant donné l’effondrement récent du prix du pétrole.

    (Applaudissements)

    Maintenant, si l’Iran menace de s’éloigner de la table des négociations- et cela arrive souvent dans un bazar persan – c’est du bluff. Ils vont revenir, parce qu’ils ont besoin de cet accord beaucoup plus que nous.

    (Applaudissements)

    Et en maintenant la pression sur l’Iran et sur les personnes qui font des affaires avec l’Iran, vous avez le pouvoir de les rendre encore plus dans le besoin.

    Mes amis, depuis plus d’un an, nous répétons qu’aucun accord vaut mieux qu’un mauvais accord. Et bien là, c’est un mauvais accord. C’est un très mauvais accord. Et nous serions mieux sans.

    (Applaudissements)

    Maintenant on nous dit que la seule alternative à cette mauvaise affaire est la guerre. C’est tout simplement pas vrai.

    L’alternative à ce mauvais accord, c’est un meilleur accord.

    (Applaudissements)

    Un meilleur accord qui ne laisse pas l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire et une courte pause. Un meilleur accord qui maintient les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran en place jusqu’à ce que l’agression de l’Iran se termine.

    (Applaudissements)

    Un meilleur accord qui ne va pas donner à l’Iran une voie facile pour accéder à la bombe. Un meilleur accord qu’Israël et ses voisins ne peuvent pas aimer, mais avec lequel nous pourrions vivre, littéralement. Et aucun pays …

    (Applaudissements)

    … Aucun pays n’a une plus grand intérêt qu’Israël dans un bon accord qui supprime pacifiquement cette menace.

    Mesdames et Messieurs, l’histoire nous a placé à un carrefour fatidique. Nous devons maintenant choisir entre deux chemins. Un chemin qui mène à un mauvais accord qui, au mieux, restreindrait les ambitions nucléaires de l’Iran pendant un certain temps, mais qui conduira inexorablement à un Iran nucléaire, dont l’agression débridée conduira inévitablement à la guerre.

    La deuxième voie, aussi difficile, pourrait conduire à un bien meilleur accord qui empêcherait un Iran nucléaire, un Moyen-Orient nucléarisé et des conséquences horribles sur toute l’humanité.

    Vous n’avez pas à lire Robert Frost pour le savoir. Vous devez vivre votre vie afin de savoir que le chemin difficile est habituellement le moins fréquenté, mais il faudra savoir faire toute la différence pour l’avenir de mon pays, la sécurité du Moyen-Orient et la paix du monde, paix que nous avons tous pour désir.

    (Applaudissements)

    Mes amis, se tenir debout face à l’Iran n’est pas simple. Etre debout face à des régimes sombres et meurtriers n’est jamais simple. Il y a parmi nous aujourd’hui un survivant de la Shoah et lauréat du prix Nobel, Elie Wiesel.

    (Applaudissements)

    Elie, votre vie et votre travail nous inspirent pour donner un sens aux mots, « plus jamais ça. »

    (Applaudissements)

    Et je souhaite pouvoir vous promettre, Elie, que les leçons de l’histoire ont été tirées. Je ne peux qu’encourager les dirigeants du monde à ne pas répéter les erreurs du passé.

    (Applaudissements)

    Ne pas sacrifier l’avenir au présent; ne pas ignorer l’agression dans l’espoir de gagner une paix illusoire.

    Mais je ne peux vous garantir cela. Les jours où le peuple juif sont restés passifs face à des ennemis génocidaires, ces jours sont révolus.

    (Applaudissements)

    Nous ne sommes plus dispersé parmi les nations, impuissants pour nous défendre. Nous avons restauré notre souveraineté dans notre ancienne maison. Et les soldats qui défendent notre maison ont un courage sans bornes. Pour la première fois en 100 générations, nous, le peuple juif, pouvons nous défendre.

    (Applaudissements)

    C’est pourquoi – c’est pourquoi, en tant que Premier ministre d’Israël, je peux vous promettre une chose: Même si Israël doit seul, Israël tiendra.

    (Applaudissements)

    Mais je sais qu’Israël n’est pas seul. Je sais que l’Amérique se tient avec Israël.

    (Applaudissements)

    Je sais que vous êtes avec Israël.

    (Applaudissements)

    Vous vous tenez avec Israël, parce que vous savez que l’histoire d’Israël n’est pas seulement l’histoire du peuple juif, mais de l’esprit humain qui refuse encore et encore de succomber à des horreurs de l’histoire.

    (Applaudissements)

    Face à moi, juste là dans cette galerie, on voit l’image de Moïse. Moïse a conduit notre peuple de l’esclavage aux portes de la terre promise.

    Et avant que le peuple d’Israël n’entre sur la terre d’Israël, Moïse nous a donné un message qui a endurci notre détermination depuis des milliers d’années. Je vous laisse avec son message aujourd’hui, « Soyez forts et déterminés, sans peurs ni craintes à leurs égards. »

    Mes amis, Israël et l’Amérique doivent toujours se tenir ensemble, forts et déterminés. Puissions-nous n’avoir ni peurs ni craintes face aux défis à venir. Puissions-nous faire face à l’avenir avec confiance, force et espoir.

    Que Dieu bénisse l’Etat d’Israël et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.

    (Applaudissements)

    Merci. Merci beaucoup. Merci à tous.

    Vous êtes merveilleux.

    Merci, l’Amérique. Merci.

    Merci.

    Par Benjamin Netanyahu – adaptation JSSNews
    Texte original en anglais disponible sur The Algemeiner