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  • Netanyahou menace directement l'Iran

    Netanyahou menace directement l'Iran
    Mardi 16 octobre 2012
    Le Premier ministre a axé son début de campagne électoral sur le thème du nucléaire iranien.

    Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a lancé lundi sa campagne pour les élections législatives du 22 janvier 2012 en affirmant qu'Israël avait désormais la "capacité" d'agir contre la menace nucléaire iranienne.

    Israël dispose maintenant de la "capacité d'agir contre l'Iran et ses satellites, une capacité que nous n'avions pas par le passé", a-t-il dit à la Knesset, sans entrer dans les détails.

    Le chef du gouvernement, favori du scrutin avec son parti conservateur, le Likoud, a dit avoir placé "le danger du programme nucléaire au centre de l'agenda mondial."
     

  • La Turquie va faire des manoeuvres militaires sur la frontière syrienne. Assad menace de détruire Tel Aviv s’il est attaqué.

    La Turquie va faire des manoeuvres militaires sur la frontière syrienne. Assad menace de détruire Tel Aviv s’il est attaqué.

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    Les troupes syriennes face à la Turquie.

    Les tensions guerrières entre la Turquie, l’OTAN et la Syrie sont, à nouveau, montées d’un cran, mardi 4 octobre, avec l’annonce par Ankara, que la Turquie se lance, mercredi, dans un exercice de « mobilisation » de dix jours, dans la province du sud de Hatay, le long de la frontière syrienne, à partir de laquelle des armes sont acheminées en direction des protestataires syriens. Le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan est attendu le même jour, en visite auprès des 7000 Syriens qui ont trouvé refuge, contre les troupes du Président Bachar al Assad dans la région d’Hatay….

    Debkafile avait révélé plus tôt, que le Président Bachar Al Assad, en était venu, pour la première fois depuis trois mois, à éviter une attaque militaire de la part de la Turquie ou de l’OTAN, dans le but de stopper la brutalité exceptionnelle de sa répression contre l’insurrection, en mettant explicitement le Grand Tel Aviv, de plus d’1, 2 million d’habitants sous la menace de représailles par des missiles.

    Nos sources militaires remarquent que les manoeuvres turques ont été annoncées le lendemain des discussions que le Secrétaire à la Défense Léon Panetta a tenu avec les dirigeants israéliens, au cours desquelles il a insisté sur l’importance de la restauration des liens avec la Turquie afin de garantir la dissuasion contre les menaces syriennes, iraniennes et du Hezbollah. Et, il y a une semaine, le 27 septembre, le Commandant européen de l’OTAN, le Général James Staviris a visité Ankara. Ces deux visites font apparemment partie du renforcement des exercices turcs, qui impliqueront la 39 ème brigade d’infaterie motorisée et 730 soldats de réserve. Son objectif est la mobilisation des réserves et leur transfert rapide vers la frontière syrienne.

    L’exercice pourrait bien raviver les spéculations à Damas, selon lesquelles la Turquie se prépare à aller de l’avant dans un plan consistant à se tailler une zone de sécurité à l’intérieur de la Syrie pour protéger les civils et fournir aux rebelles un refuge et une assistance logistique et médicale. Le Régime Assad percevrait, sans aucun doute, cet acte comme une attaque directe, par un membre de l’OTAN, sur le territoire syrien souverain.

    L’annonce faite par Ankara ajoutait que la Turquie annoncerait bientôt une carte routière pour de plus amples sanctions à l’avenir à imposer contre la Syrie en supplément à celles déjà en cours.

    Plus tôt, mardi, des sources exclusives de Debkafile révélait que :

    Au cours des trois mois passés, le Président syrien Bachar al Assad a évité une attaque militaire de la Turquie ou de l’OTAN, visant à stopper la brutalité exceptionnelle de sa répression contre l’insurrection en tenant le Grand Tel Aviv et ses 1, 2 millions d’habitants sous la menace de représailles à coups de missiles. L’Iran et le Hezbollah exercent les mêmes menaces. Cette impasse a été le thème principal des discussions que le Secrétaire à la Défense Léon Panetta a tenu avec les dirigeants israéliens à Tel Aviv, mardi 3 octobre.

    Selon des sources du renseignement occidental, la Syrie, l’Iran et le Hezbollah ont scellé une opération militaire coordonnée visant à laminer la métropole de Tel Aviv, le centre financier, industriel et culturel, à l’aide de milliers de missiles lancés simultanément par tous les trois – en plus du Hamas palestinien et du Jihad islamique tirant depuis la Bande de Gaza.

    Les dirigeants israéliens n’ont jamais admis publiquement que cette menace est patente, mais les sources du renseignement occidental ont révélé qu’Israël avait réagi par un avertissement de son cru : si un seul missile syrien explose sur Tel Aviv, Damas serait le premier à en payer le prix, et si l’offensive de missiles persiste, une ville syrienne après l’autre serait détruite.

    Le message israélien à Assad citait les mises en garde du Ministre de la Défense Ehud Barak et que d’autres membres du gouvernement ont adressé, l’année passée, au Hezbollah, que si Tel Aviv se trouvait pris sous une attaque de ses missiles, non seulement Beyrouth, mais tout le Liban ne serait plus qu’un immense brasier. On a ainsi donné à comprendre à Assad que la Syrie subirait le même sort que le Liban si elle s’engageait dans la confrontation contre Israël.

    La menace de Bachar Assad à Israël était fortement imprimée dans l’esprit de Léon Panetta, lorsqu’il s’est exprimé devant des journalistes, dans l’avion l’emmenant en Israël, lundi, pour sa première visite en tant que Secrétaire à la Défense : « On ne peut réellement parvenir à une sécurité réelle uniquement en combinant ensemble un énorme effort diplomatique autant qu’un énorme effort pour projeter sa propre force militaire », a-t-il déclaré.

    Des sources militaires occidentales ont précisé qu’il ne faisait pas seulement référence à la Syrie, à l’Egypte et aux Palestiniens, de cette façon, ou par d’autres déclarations, mais qu’il pointait aussi du doigt le fossé en train de se creuser entre Israël et la Turquie.

    Le représentant américain pense que ce fossé joue en faveur du tyran syrien et le gratifie de la liberté de diffuser de graves menaces contre Israël pour dissuader la Turquie et l’OTAN d’utiliser la force militaire contre son régime pervers. Pour Panetta, c’est un exemple patent de l’échec d’Israël à projeter sa force militaire pour obtenir des résultats diplomatiques, qui pourraient être bénéfiques à l’Occident, dans les soulèvements qui balaient le monde arabe. La perte de la coopération militaire israélo-turque, bien qu’elle n’ait pas été initiée par Israël, lie les mains de l’OTAN et des Etats-Unis l’empêchant de frapper la Syrie. Ces sources rapportent que Panetta n’absout pas pour autant Ankara de la responsabilité de cette situation.

    Davutoglu warned Assad that if he did not desist from his actions he would share the fate of Muammar Qaddafi at the hands of NATO and Turkish forces.

    La Syrie a menacé pour la première fois Israël de représailles, le 9 août, lorsque le Ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu avait passé six heures avec Bachar al Assad, dans un effort, au nom de son gouvernement, et de l’OTAN de le persuader d’arrêter le carnage que ses troupes perpètrent contre son peuple.

    La réplique du tyran syrien avait été radicale : dès l’instant où un tir serait lancé contre la Syrie, « il ne prendrait que six heures à la Syrie pour dévaster Tel Aviv et mettre le Moyen-Orient tout entier à feu et à sang », avait-il dit alors.

    Assad ne faisait que répéter la menace proférée le 10 mai par un comparse proche, l’affairiste international Rami Makhlouf, qui avait alors déclaré : « s’il n’y a aucune stabilité ici, il n’y aucune raison qu’il y ait la moindre stabilité en Israël. Riuen ni personne ne peut garantir ce qui se passera le jour d’après, D.ieu préserve, si jamais il arrive quoi que ce soit à ce régime ».

    Le tir de barrage des menaces syriennes a été renforcé par Téhéran, lundi 26 septembre, par l’Ayatollah Jafar Shoujouni, un associé proche du Guide Suprême tout-puissant Ayatollah Ali Khamenei.

    Shoujouni rappel ue lorsqu’il avait rendu visite au dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah à Beyrouth, en mai dernier, celui-ci lui avait assuré que : « Si les Israéliens s’approchent de Téhéran, nous détruirons Tel Aviv ».

    Le religieux iranien et l’homme d’affaires syrien parlait de la même veine, le même mois. Il ne s’agissait pas d’une coïncidence. Leurs menaces ont, depuis lors, été réitérées en les accentuant pour fournir au régime Assad l’assurance de sa survie contre toute intervention militaire étrangère, et qu’il puisse poursuivre son massacre impitoyable contre les dissidents.

    Les désaccords entre la Syrie et la Turquie s’accroissent, selon les sources miliaires de Debkafile. Cette semaine, Damas a accusé les Turcs de trafiquer en contrebande des armes automatiques et antitank aux insurgés, prétendant avoir découvert une cargaison dans le foyer de dissidence de Homs.

    Ankara a lancé une procédure consistant à geler les comptes bancaires et avoirs des membres de la famille Assad qui sont estimés à une valeur d’un demi-milliard de dollars.

    La Turquie soupèse la possibilité de sanctions unilatérales, à la suite de l’imposition par le Conseil de Sécurité de l’ONU d’un embargo sur les armes contre la Syrie, bien que la Russie ait réussi à bloquer une résolution sévère du Conseil. Moscou punissait l’Occident pour son intervention en Libye et s’opposait fermement à donner une nouvelle occasion en Syrie.

    Damas a averti la Turquie, de façon répétitive, au cours des semaines passées, de représailles, si ses inspecteurs osait seulement ouvrir une seule cargaison en transit vers la Syrie, par bateau, par avion ou par voie terrestre, pour y chercher des armes frappées d’embargo.

    A une époque de tensions dangereuses en spirales, il n’y aucun moyen de savoir quand le régime Assad déterminera que la Turquie a tiré le premier coup et de quelle façon il y répliquera.

    Debkafile Reportage exclusif,

    Adapté par Marc Brzustowski.

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  • Application des accords militaires

    Application des accords militaires

    [Lundi 19/09/2011 ]

    Les armées de mer et de l’air d’Israël, de la Grèce et de Chypre ont déclenché le plan militaire commun. L’état d’alerte a été donné dès le 14 septembre, quelques jours avant le début des travaux de forage de la société Nobel Energy, prévus dans la zone économique chypriote EEZ, proche du forage israélien Léviathan, et qui doivent commencer ce lundi. En dépit du feu vert de Washington, les Turcs continuent à se montrer menaçant, Erdogan ayant réaffirmé que ses navires de guerre arriveraient à tout instant. Le 12, la marine de son pays avait annoncé qu’elle enverrait trois frégates à l’est de la méditerranée.

  • Turquie – Erdogan menace l’EU de rompre ses relations –

    Turquie – Erdogan menace l’EU de rompre ses relations – retour historique sur des relations tendues – Les Ottomans à l’assaut de l’Europe

    Istanbul_SainteSophie_Jour

    Nous avons relayé dans notre revue de presse de ce matin, que la Turquie menaçait l’Europe de rompre ces relations diplomatiques avec l’Europe. Nos dernières chroniques montre un Erdogan Belliciste et n’hésitant pas à bafouer les accords qu’il a avec ses partenaires (Israël – OTAN-…) pour tenter d’asseoir une hégémonie dignes des empires révolus.

    Voici un texte très ineteressant qui nous aidera à comprendre qui sont vraiment les Turcs/Ottomans et quel a été durant l’histoire leur comportement face à leurs voisins notamment les Européens. Nous pourrons dans une deuxième partie exposer quelles ont été les relations des Ottomans avec les pays et empires du Moyen-Orient, en particulier l’empire perse.

     

    Ce matin nous avons relayé dans notre revue de presse quotidienne ceci

    Turquie-UE: Ankara menace de geler les relations

    La Turquie gèlera ses relations avec l’Union européenne si la présidence tournante de l’UE est accordée à la République de Chypre en juillet 2012, a annoncé le vice-premier ministre turc, Besir Atalay, cité dimanche par les médias occidentaux. »Si les négociations (sur Chypre) n’ont pas une issue positive et si l’UE donne la présidence (de l’Europe) à Chypre du sud, la crise sera principalement entre l’UE et la Turquie. Parce que nous gèlerons nos relations avec l’UE (…) Cela provoquera une rupture majeure dans nos relations avec l’UE », a prévenu le vice-premier ministre. La Turquie ne reconnaît pas la souveraineté de la République de Chypre (reconnue internationalement) habitée par les Chypriotes grecs, et ne soutient les relations qu’avec la République autoproclamée de Chypre du nord, essentiellement peuplée de Turcs Revue du presse Israeël-flash 19/09/2011

    les récentes analyses sur l’actualité d’Erdogan et ses menaces envers Israël, l’OTAN et ses voisins ICI

    Les Turcs ottomans à l’assaut de l’Europe

    par Henri BOGDAN

    Professeur émérite d’histoire à l’Université de Marne la Vallée

    Qui sont ces Turcs qui, à partir de la fin du XIe siècle, se sont attaqués d’abord aux provinces byzantines d’Asie Mineure puis, à la fin du XIIIe siècle, à la partie européenne de l’Empire byzantin avant d’entreprendre la conquête des Balkans, non sans avoir auparavant encerclé le réduit byzantin dont le point fort était la capitale de l’empire, Constantinople qui tomba finalement entre leurs mains en 1453 ? Constantinople n’était pour eux qu’une étape car, au lendemain de sa conquête, ces mêmes Turcs lancent attaques sur attaques en direction de l’Europe centro-danubienne, mettant par deux fois le siège devant Vienne, une première fois en 1529, une seconde – la dernière – en 1683. Qui sont donc vraiment ces Turcs ?

    Ottomans

    Les Turcs ne sont pas des Européens

    La langue qu’ils parlent n’est pas une langue indo-européenne ; c’est une langue agglutinante qui appartient à la famille des langues altaïques. Les Turcs sont originaires de Haute Asie tout comme leurs cousins Mongols. Lorsque les Turcs ont fait leur apparition en Europe, une Europe alors totalement chrétienne et imprégnée de culture gréco-romaine, ils l’ont fait en tant que conquérants.

    D’autres peuples, quantitativement moins nombreux il est vrai, plus ou moins apparentés aux Turcs comme les Bulgares, ou cousins lointains comme les Magyars avaient, les premiers au VIIIe siècle, les seconds à l’extrême fin du IXe siècle, été tentés par l’aventure européenne, mais bien vite, ces Bulgares et ces Magyars (Hongrois) se sont intégrés à l’Europe, ont adopté les structures politiques et sociales de l’Europe d’alors et se sont convertis au christianisme.

    Les Turcs en revanche, eux, n’ont nullement cherché à s’intégrer à l’Europe ; ils ont cherché avant tout à étendre leur domination sur l’Europe et à s’emparer de ses richesses. Musulmans, ils ont cherché non pas à « islamiser » les peuples qu’ils ont soumis – certains d’entre eux se sont ralliés à un islam de surface comme les Albanais et une partie des Bosniaques, davantage par intérêt que par conviction – mais à transformer ces peuples en sujets, plus ou moins durement traités selon les lieux ou selon les époques.

    Soldat Ottoman

    De la conquête des Balkans…

    La conquête de l’Europe par les Turcs a réellement commencé à la fin du XIV siècle, même si, depuis la fin du XIIIe siècle, il y avait eu des actions ponctuelles le long des côtes grecques. Profitant de l’affaiblissement de l’Empire byzantin qui constituait en Europe orientale la seule force capable de leur résister, les Turcs ottomans, à partir de l’empire que leur chef Othoman (1288-1366) avait constitué en Asie Mineure, ont entrepris dans un premier temps le « grignotage » de l’Empire byzantin.

    L’état de faiblesse de Byzance était tel que l’un des empereurs, l’usurpateur Jean VI Cantacuzène, n’hésita pas en 1346 à donner sa fille en mariage au sultan turc, à lui céder la base de Gallipoli rien que pour obtenir son aide contre son rival Jean V. Avec Gallipoli, les Turcs s’installaient pour la première fois sur le sol européen. À partir de ce point d’appui, ils vont rapidement s’attaquer aux provinces européennes de l’Empire byzantin et aux États balkaniques récemment constitués, la Serbie qui avait connu un essor rapide sous Étienne IX Douchan (1333-1355) – le Charlemagne serbe – et la Bulgarie qui, après des heures glorieuses à l’époque du « Second Empire bulgare » se trouvait en pleine décadence. Au nord-est de la Bulgarie, les provinces danubiennes, la Valachie fondée en 1247 et la Moldavie fondée en 1352, étaient encore fragiles et insuffisamment organisées pour faire barrage à des conquérants tels que les Turcs.

    Les premières victimes de l’expansionnisme turc furent les Serbes et les Bulgares. Le sultan Murad I (1359-1389) enleva d’abord aux Bulgares une partie de la Thrace et de la Macédoine et établit en 1365 sa capitale à Andrinople. Puis en 1371, il conquiert sans coup férir la Serbie du Sud. De là, poussant plus au nord, il occupe Nich et enlève Sofia aux Bulgares. La Bulgarie se trouva pratiquement aux mains des Turcs.

    Seules résistaient encore les principautés rivales du nord de la Serbie. Leur destin pour plusieurs siècles allait se jouer le 15 juin 1389 – selon le calendrier orthodoxe, c’est-à-dire le 28 juin d’après le calendrier latin –, lors de la bataille des Champs des merles – Kosovo Polje – à mi-distance entre Pristina et Mitrovica. La bataille longtemps indécise se termine par la victoire des Turcs conduits par le fils de Murad, Bayazid (Bajazet). Des milliers de soldats serbes y laissèrent leur vie ; quant aux prisonniers, ils allèrent en grande partie alimenter les marchés d’esclaves.

    Le roi serbe Lazare et les nobles de son entourage furent conduits devant Bayazid qui les fit décapiter. Après sa victoire, Bayazid dirigea ses armées vers le nord à travers la Bulgarie déjà soumise, en direction du bas Danube. Le prince de Valachie, Mircea, malgré l’aide de l’empereur Sigismond, roi de Hongrie, ne put les arrêter ; il dut accepter de payer tribut aux Turcs, ce qui lui permit de conserver l’autonomie politique et religieuse de sa principauté.

    Un peu plus tard, en 1396, inquiet de la menace ottomane, l’empereur Sigismond prit la tête d’une véritable « croisade » avec des contingents allemands, hongrois et valaques auxquels s’ajoutaient les 10.000 hommes de Jean sans Peur, le fils du duc de Bourgogne. L’objectif était de libérer les Balkans. La croisade s’acheva le 28 septembre 1396 par un échec cuisant à Nicopolis (Nikopol). L’espoir de libérer les Balkans avait vécu.

    … à celle de la Grèce

    Maître incontesté des Balkans, Bayazid s’attaque dès lors à la Grèce et aux établissements vénitiens de Méditerranée orientale. En 1395 déjà, il avait fait une rapide incursion dans le Péloponnèse où il s’empara de plusieurs forteresses. Deux ans plus tard, les Turcs reparaissaient en Grèce et occupaient même Athènes pendant quelques mois, tandis que Bayazid avec le gros de ses troupes tentait en vain de s’emparer de Constantinople, puis en 1446 se répandirent en Morée. En se retirant, ils emmenèrent soixante mille captifs qui furent vendus comme esclaves et obligèrent le despote – le gouverneur byzantin – de cette province à payer un tribut annuel. L’Empire byzantin dont le territoire se réduisait comme une peau de chagrin vivait ses dernières heures et se trouvait bien seul pour résister.

    Le 29 mai 1453, le fils de Murad II, Mohamet II, s’empara après un long siège de Constantinople. Le dernier empereur était mort au milieu de ses soldats en défendant sa capitale. Pendant trois jours, la ville fut livrée aux soldats turcs qui pillèrent, violèrent, incendièrent et massacrèrent impunément. Les églises et les couvents furent profanés et la basilique Sainte-Sophie, après avoir été dépouillée de ses trésors, fut transformée en mosquée. Quant aux habitants grecs de la ville, ceux qui avaient échappé à la mort furent ou bien vendus comme esclaves, ou bien déportés en Asie Mineure. En quelques semaines, la ville chrétienne et grecque qu’avait été depuis plus de dix siècles Constantinople fut transformée en une ville musulmane et turque.

    L’Empire romain d’Orient avait cessé d’exister ; les Turcs étaient maîtres des Balkans et contrôlaient l’Asie Mineure ainsi que les Détroits, tout comme ils étaient en train de se rendre maître de la péninsule grecque : Athènes fut occupée en 1458, Mistra en 1460 et la Morée l’année suivante. Seules quelques îles de la Méditerranée orientale restèrent aux mains des princes chrétiens, Rhodes jusqu’en 1522, Chypre jusqu’en 1571 et la Crète tenue par les Vénitiens jusqu’en 1669.

    Vers la Bulgarie, la Hongrie, la Bohême et la Pologne

    Non contents d’avoir soumis l’Europe balkanique et la Grèce, et de s’être assurés le contrôle de la Méditerranée orientale, les Turcs se sont lancés à partir du milieu du XVe siècle à l’assaut des pays du Moyen Danube. Face à la menace ottomane, l’Europe chrétienne a réagi modestement et tardivement.

    Outre la croisade malheureuse de l’empereur Sigismond et de Jean sans Peur en 1396, rares furent les autres tentatives pour contrer les Ottomans malgré les appels incessants de la Papauté. Certes en 1444, le Hongrois Janos (Jean)Hunyadi, gouverneur de Transylvanie, tenta de libérer la Bulgarie : son intervention se solda par un échec devant Varna ; le roi de Hongrie Vladislas qui avait participé à l’entreprise y trouva la mort ainsi que le légat de pape, Césarini. Hunyadi, devenu régent de Hongrie en 1446, ne renonça pas ; après avoir subi un nouvel échec en Serbie cette fois, il s’efforça de renforcer le système de défense au sud et à l’est de la Hongrie désormais directement menacée. À la demande du pape Calixte III représenté sur place par son légat Jean de Capistran, Jean Hunyade mit sur pied une nouvelle croisade mais, avant même que son armée fût prête, les Turcs qui avaient maintenant le champ libre depuis la prise de Constantinople, vinrent mettre le siège devant Belgrade en juillet 1456. Belgrade était l’une des pièces maîtresses de la défense de la Hongrie.

    Malgré des assauts répétés, les Turcs échouèrent. Leur dernier assaut le 6 août fut un échec total. Les Hongrois contre-attaquèrent et repoussèrent les Turcs jusqu’aux portes de la Bulgarie. Le danger ottoman était ainsi écarté mais dans les jours qui suivirent la bataille de Belgrade, Jean Hunyade et le légat Jean de Capistran succombèrent à leurs blessures. La victoire de Belgrade, le premier succès chrétien face aux Turcs depuis bien longtemps, eut un grand retentissement en Occident. Le pape décida que dorénavant, en souvenir de ce glorieux événement, on sonnerait chaque jour l’angélus à midi dans toutes les églises du monde chrétien.

    Le fils de Janos Hunyadi, Mathias Corvin, devenu roi de Hongrie en 1458, mena la vie dure aux Turcs. Il leur reprit la Bosnie en 1463, la Moldavie et la Valachie en 1467, la Serbie en 1482. Ces succès, hélas, furent sans lendemain. Après la mort de Mathias en 1490, la menace ottomane reparut et les territoires libérés par le roi de Hongrie furent réintégrés les uns après les autres dans l’Empire ottoman. Au début du XVIe siècle, l’avènement de Soliman le Magnifique (1520-1566) marqua la reprise des offensives turques, à la fois en Europe centrale et dans tout le Bassin méditerranéen.

    Les États directement menacés, la Pologne, la Hongrie et la Bohême, étaient des puissances secondaires. Les rois Jagellon de Pologne n’osaient rien faire qui puisse indisposer les Turcs ; leurs cousins Jagellon qui régnaient en Bohême et en Hongrie, Vladislas II (1490-1516) et Louis II (1516-1526), malgré leur bonne volonté, n’étaient pas de taille à lutter efficacement contre les Turcs. Deux grandes puissances en avaient les moyens, la France et la monarchie des Habsbourg sur laquelle régnait Charles Quint, sur les « Espagnes » depuis 1516 et sur le Saint Empire depuis 1519. La France en guerre contre les Habsbourg joua la carte ottomane sous François Ier et, en 1535, une alliance officielle fut même conclue avec Soliman le Magnifique. Désormais, les Habsbourg, seuls ou presque, vont se trouver à l’avant-garde de la défense de la chrétienté occidentale face aux Ottomans.

    Charles Quint

    Face aux Ottomans : Charles Quint et les Habsbourg

    Les choses ont commencé plutôt mal. Au début de 1526, Soliman le Magnifique lança ses armées à l’assaut de la Hongrie. Le roi Louis II, malgré les appels à l’aide, se trouve seul. La victoire des Turcs à Mohacs le 29 août 1526 au cours de laquelle le roi Louis II mourut à la tête de ses troupes, eut un retentissement considérable. D’autant plus que Soliman le Magnifique n’en resta pas là ; il se lança dans une expédition dévastatrice à travers la Hongrie, et occupa pour un temps Buda.

    Non sans réticences, les Diètes de Bohême, de Croatie et de Hongrie désignèrent, pour succéder à Louis II, son beau-frère Ferdinand de Habsbourg, le frère de Charles Quint, estimant que celui-ci, grâce au potentiel de forces que représentait le Saint Empire, était le seul à pouvoir arrêter les Turcs dans l’immédiat, à les refouler par la suite. Les Turcs se montrèrent également très menaçants en Méditerranée occidentale grâce à leurs alliés barbaresques qui, depuis l’Afrique du Nord, menaçaient les côtes d’Espagne et d’Italie. Charles Quint s’efforça de les contenir et son fils Philippe II utilisa les talents de Don Juan d’Autriche pour les refouler. La victoire de Don Juan à Lépante le 7 octobre 1571 affaiblit pour un temps la puissance navale ottomane mais cette « victoire de la croix sur le croissant » n’empêcha pas les Turcs de conserver une position dominante en Méditerranée orientale jusqu’au XIXe siècle.

    Depuis la plaine hongroise qui fut jusqu’en 1686 leur base avancée en Europe, les Turcs lancèrent à plusieurs reprises des attaques en direction de l’Autriche. En 1529, après avoir repris Buda que Ferdinand de Habsbourg avait libéré deux ans auparavant, ils parurent devant Vienne le 22 septembre. Les assiégés résistèrent et parvinrent le 14 octobre à repousser l’assaut donné par les Turcs à travers une brèche dans le Kärntner Tor.

    Le lendemain, le siège était levé. Par la suite, Ferdinand conclut une trêve avec le sultan dont il se reconnaissait vassal pour la « Hongrie royale », c’est-à-dire les régions occidentales et septentrionales du royaume, le centre du pays restant aux mains des Turcs. Quant à la Transylvanie, elle devenait une principauté indépendante de fait, dont les princes, théoriquement vassaux des Habsbourg, pratiquèrent à l’égard des Turcs une politique faite d’un savant dosage d’alliance, de neutralité et de soumission, avec le double objectif d’échapper à l’occupation ottomane et de conserver leur indépendance par rapport aux Habsbourg. La trêve fut confirmée en 1547 ; elle assura un demi-siècle de paix précaire en Hongrie. La guerre reprit en 1591 sans résultat décisif ; le traité de Zsitvatorik qui y mit fin en 1616 maintint le statu quo territorial mais libéra la « Hongrie royale » de ses liens de vassalité à l’égard du sultan.

    Les relations entre les Turcs et les populations soumises

    En cette fin du XVIe siècle, la puissance ottomane était à son apogée. Les Turcs, minoritaires dans la population, exerçaient leur domination sur des millions de chrétiens, orthodoxes pour la plupart, protestants et catholiques en Hongrie. Pour tenir ces populations considérées a priori comme hostiles, les autorités ottomanes ont installé dans les villes et dans les principaux points stratégiques des garnisons turques et parfois même des colons comme en Bulgarie, afin de mieux surveiller les populations soumises. La ville chrétienne occupée, ce sont d’abord une garnison, une administration et également des signes extérieurs indiquant la présence turque, la ou les mosquées avec le minaret, symbole de l’islam victorieux, les établissements de bains, les souks, notamment dans les Balkans.

    Comment sont traitées les populations chrétiennes soumises et qui sont majoritaires en nombre ? En fait, la situation varie d’un pays à l’autre, d’une époque à l’autre. Tout dépend du bon vouloir du gouverneur local, le pacha, tout dépend de la docilité ou de l’esprit de résistance des populations. Il est évident qu’une première image vient à l’esprit, celle du sac de Constantinople et du massacre d’une partie de ses habitants dans les jours qui ont suivi la prise de la ville. Il s’agit ici bien sûr d’un cas extrême, destiné à frapper les esprits et à servir d’exemple.

    La réalité quotidienne est plus nuancée, heureusement ! Il y a d’abord le cas particulier des Albanais qui, malgré un sursaut de résistance au milieu du XVe siècle à l’initiative de Skanderbeg, se soumirent assez facilement : une majorité d’entre eux se convertit à l’islam, d’autres se réfugièrent en Calabre et en Sicile. Dès lors, l’Albanie fournit au sultan des fonctionnaires, des officiers et de nombreux soldats. Une partie des Bosniaques a choisi aussi de se convertir à l’islam en raison parfois des abus de l’Église orthodoxe à leur égard. Autres peuples relativement privilégiés, les Roumains des principautés danubiennes, vassaux certes du sultan mais qui conservèrent leurs princes, et qui purent pratiquer en toute liberté leur religion orthodoxe.

    Cette situation relativement favorable a perduré jusqu’à la fin du XVIIe siècle et a favorisé un essor artistique et culturel notable avec la construction de nombreuses églises et monastères et la création d’écoles et d’académies. La situation se détériora à partir de la fin du XVIIe siècle car l’Empire ottoman était alors sur la défensive face aux Habsbourg et aux ambitions de la Russie.

    Très différente fut la situation des Bulgares, des Serbes, des Grecs et des Macédoniens, durement traités et étroitement surveillés par les colons turcs implantés sur leur territoire. La terre devint la propriété exclusive du sultan qui en laissait une jouissance toujours révocable aux paysans indigènes moyennant de lourdes redevances. À ces redevances en argent ou en valeur s’ajoutait la devchurmé, à laquelle on procédait en principe chaque année, en réalité plus rarement et en fonction des besoins ; c’était la « cueillette » des jeunes garçons destinés à entrer dans le corps des janissaires après avoir été arrachés à leur famille.

    Ils formèrent ainsi une troupe d’élite, la garde prétorienne du sultan, le fer de lance des nouvelles conquêtes mais aussi l’instrument de nombreux complots. La Hongrie ottomane, celle des plaines centrales, fut traitée selon ce modèle. Quant à la question religieuse, elle varie d’un pays à l’autre. Les églises orthodoxes furent souvent le bastion de la résistance notamment en Serbie et en Bulgarie.

    L’État y contrôlait très sévèrement les évêques et souvent envoyait en Serbie des évêques grecs jugés plus souples. Mais c’est à l’échelon des villages que le clergé orthodoxe joua son rôle de gardien des traditions nationales, ce qui valut souvent aux popes d’être les premiers visés par les autorités au moindre signe d’agitation. Les élites grecques, parfois, n’hésitèrent pas à se mettre au service des Turcs.

    Le déclin ottoman

    Les premiers signes du déclin de l’Empire ottoman apparaissent en 1664 lorsque les armées de l’empereur Léopold I (1658-1705) triomphent des Turcs à la bataille de Szent-Gottard. Faute d’argent et à cause des guerres en cours contre Louis XIV, l’empereur ne put exploiter cette victoire et dut signer avec le sultan la « paix ignominieuse » de Vasvar, provoquant ainsi la protestation d’une partie de l’aristocratie hongroise et des troubles en Hongrie royale qui furent largement exploités par les agents de Louis XIV.

    Pour conserver leur position en Hongrie, les Turcs s’allièrent au chef des insurgés hongrois Imre (Emeric) Thököly et pour le soutenir, en mars 1683, ils lancèrent une offensive en direction de Vienne. Une nouvelle fois, Vienne, la « pomme d’or » dont les Turcs convoitaient les richesses, fut assiégée. À l’appel du pape Innocent XI, tous les princes du Saint Empire, catholiques et protestants confondus, le roi de Pologne Jean Sobieski, mirent sur pied une véritable « armée européenne » que le duc de Lorraine Charles V conduisit à la victoire, le 12 septembre 1683, sur les pentes du Kahlenberg devant Vienne. Seul, Louis XIV avait refusé de participer à cette « croisade », interdisant même aux volontaires français de s’y joindre.

    La victoire du Kahlenberg marque le début du reflux ottoman. Léopold I confia au duc de Lorraine et au prince Eugène de Savoie le soin de poursuivre les Turcs et de les chasser de Hongrie. Successivement, Eztergom, Vac, Visegrad furent libérées. Puis le 2 septembre 1686 ce fut au tour de Buda, le « bouclier de l’islam », après 119 ans d’occupation turque. Au cours des années suivantes les victoires du prince Eugène, notamment celle de Zenta en 1697, permirent l’expulsion définitive des Turcs du territoire hongrois, ce qui fut officialisé par les traités de Karlovitz (Karlovici) en 1699 et de Passarovitz en 1718.

    Le réveil agité des Balkans

    L’Empire ottoman était maintenant sur la défensive. À la fin du XVIIIe siècle et surtout au cours du XIXe siècle, on assiste à un réveil des peuples balkaniques. Les Grecs, les Serbes, les Roumains, les Bulgares et enfin les Albanais se constituent en États indépendants face à un Empire ottoman en pleine décadence. Mais le tracé des frontières entre les nouveaux États, rendu compliqué par l’enchevêtrement des populations, a suscité des tensions, des rivalités, voire des guerres souvent encouragées de l’extérieur par les grandes puissances.

    On parle désormais de « poudrière des Balkans ». Les Balkans en effet deviennent un enjeu majeur dans la lutte d’influence à laquelle se livrent les deux grandes puissances voisines et rivales, la Russie et l’Autriche-Hongrie, mais aussi l’Allemagne et le Royaume-Uni. Et ce n’est pas tout à fait le fruit du hasard si c’est à Sarajevo, au carrefour du monde chrétien et de l’islam, que va débuter en 1914 la »guerre civile européenne » le dernier cadeau empoisonné offert par les Turcs à l’Europe.

    Henri BOGDAN

    Professeur émérite d’histoire à l’Université de Marne la Vallée

    Se!on la source Clio.fr et theatrum-belli- Séléction par Aschkel ..à suivre…

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  • La Turquie a menacé Israël non seulement d’un point de vue maritime, maintenant elle menace d’un point de vue aérien.

    Erdogan – « N’hésitez pas à tirer sur des cibles israéliennes »

    Drapeau tirc et israelien

    Après les navires de guerre censés être déployés en Méditarranée, les menaces viennent aussi pour les airs. Un journal turc Star Gazette a rapporté que les systèmes sur les avions F-16 qui identifient les avions israéliens comme des avions amis ont été remplacés et ne previennent plus automatiquement les pilotes turcs

     

    par Ariel Magnezi

    La Turquie a menacé Israël non seulement d’un point de vue maritime, maintenant elle menace d’un point de vue aérien. La Turquie a developpé un système électronique permettant de neplus identifer les aéronefs israéliens comme avions amis, idem pour les navires. Evidemment cette nouvelle a été largement diffusée en Iran.

    Le système américain d’origine ne permettait pas aux turcs d’utiliser une mise à feu contre les avions israéliens Le nouveau système turcs permettra dorénavant de ne pas faire la différence et sera adapté aussi aux navires de guerres et aux sous-marins

    Résumé adapté par Aschkel ynet

    L’Administration américaine aurait pour le moment repoussé la demande turque du déploiement d’une base de drone Prédator sur son territoire jusqu’à ce que la Turquie cesse ces menaces belliqueuses contre Israël.

    Résumé adapté par Aschkel ynetet debka

    Ankara aurait fait cette demande

    Demande la Turquie aux américains d’installation d’une base de drones Prédator

    Après avoir accepté d’accueillir un radar d’alerte avancé du système antimissile de l’Otan, la Turquie a demandé aux Etats-Unis de déployer sur son sol des drones Predator, après le retrait des forces américaines d’Irak, qui sera effectif à compter du 31 décembre 2011.

    Depuis au moins 2007, l’armée américaine partage avec son homologue turque les informations obtenues au cours des vols de ses drones au-dessus du Kurdistan irakien, où le PKK, le mouvement séparatiste kurde, a établi des bases.

    Environ 2.000 combattants du PKK ont trouvé refuge au Kurdistan irakien, à partir duquel ils mènent des attaques en territoire turc. Depuis juillet, une quarantaine des membres des forces de sécurité turques ont ainsi été tués, ce qui a poussé Ankara à réagir avec le bombardement, dès la mi-août et pour la première fois depuis un an, de positions rebelles kurdes situées dans le nord de l’Irak.

    Selon l’armée turque, environ 260 membres du PKK auraient été « neutralisés » (comprendre tués) au cours de ces frappes aériennes, réalisées en plusieurs vagues. Et d’avertir que ses opérations se poursuivront « si nécessaire ». Et le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, d’annoncer une « nouvelle ère » et de prédire que « ceux qui ne s’écartent pas du terrorisme en paieront le prix ».

    Cette intensification des opérations du PKK coïncide avec les évènements qui se déroulent en Syrie, où le régime de Bachar el-Assad réprime durement ses opposants. Cette attitude de Damas a été condamné par les autorités turques. D’où l’hypothèse avancée par le quotidien Milliyet d’un possible soutien syrien aux opérations des rebelles kurdes.

    Du côté de Washington, l’aide fournie à Ankara se justifie par le fait que le PKK est considéré comme étant une organisation terroriste. Aussi, les Etats-Unis, alliés traditionnels de la Turquie, par ailleurs membre de l’Otan, ont indiqué qu’ils continueraient à aider l’armée turque dans ses opérations, en lui donnant des renseignements. Dont ceux obtenus par les drones Predator.

    Pour autant, d’après les déclarations faites par de hauts responsables militaires américains au Washington Post, la décision de donner une suite positive à la requête d’Ankara pour l’installation d’une base de drones en Turquie n’a pas encore été prise par la Maison Blanche.

    Les Etats-Unis craignent en premier lieu d’être entraînés dans un conflit qui n’est pas le leur. Mais d’un autre côté, répondre favorablement à la demande turque permettrait de renforcer leur relation avec la Turquie, à l’heure où Ankara semble prendre ses distances avec l’Occident et s’oppose à Israël au sujet de la situation dans la bande de Gaza, ainsi que de disposer d’une base proche de l’Irak et de l’Iran, où les Predator seraient potentiellement amenés à opérer.

    Mais ce n’est pas tant la Maison Blanche que les autorités turques devront convaincre. En effet, bien que les présidents Bush Jr et Obama ont autorisé l’exportation de drones MQ-9 Reaper à destination de la Turquie, le Congrès s’y est toujours opposé. opex360

    On apprend aussi dans la foulée.

    La Syrie souhaite commander 2 sous-marins à la Russie

    A l’occasion de la visite de militaires syriens en Russie dans la région d’Astrakhan, l’agence de presse russe RIA Novosti a rappelé que Damas souhaitait commander de nouveaux équipements pour son armée, et notamment 2 submersibles de classe Amour-1650 (Projet 677E, classe Lada).

    Moscou a par ailleurs annoncé que le contrat passé en 2007 portant sur la vente à la Syrie de plusieurs systèmes de défense Bastion ainsi que de missiles supersoniques Yakhont (SS-N-26) serait bien honoré.corlobe

    Source : RusNavy Intelligence

    Développements à suivre….

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