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  • Lieberman à la cérémonie des 70 ans du massacre de Babi Yar

    Lieberman à la cérémonie des 70 ans du massacre de Babi Yar

     

    Le Ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, c'est rendu ce dimanche 2 octobre en Ukraine. A Kiev, il a rencontré le président ukrainien Victor Yanoukovitch, le Premier ministre Mykola Azarov et son homologue ukrainien aux Affaires étrangères Kostyantyn Hrychtchenko.

    Avigdor Lieberman participait aux cérémonies de commémoration de 70 ans du massacre de Babi Yar et poser la première pierre d’une musée qui sera érigé à Kiev.

    Le Ministre Lieberman a affirmé que la vallée de la mort à Babi Yar est l’un des sites qui symbolise le plus l’enfer sur terre qu’ont expérimenté les Juifs en Europe lors des terribles années de la Shoah. « Le fait que 70 ans plus tard, se tiendront au même endroit des ministres du Gouvernements d’Israël ensemble avec des dirigeants de l’Etat ukrainien pour une cérémonie de commémoration de ce terrible massacre, cela est un signe que nous n’oublierons pas le souvenir de ces 100 000 Juifs assassinés et que l’Etat d’Israël ne permettra pas une atteinte contre des Juifs du fait qu’ils sont Juifs, nulle part dans le monde. »

  • Un poème de Bialik pour une famille assassinée

    Un poème de Bialik pour une famille assassinée

    Merci a Rachel Samoul

    Comme une chape de plomb, aujourd’hui sur Israël. Comment comprendre qu’on puisse égorger un enfant dans son sommeil?  Bialik avait écrit après le pogrom de Kichinev en 1903. Je crois qu’il convient tout à fait aujourd’hui.

     

    Tuerie

    Cieux, implorez grâce pour moi !
    S’il y a en vous un Dieu,
    Et un chemin qui conduit à lui, Un chemin que je n’ai pas trouvé
    Alors, priez vous pour moi !
    Mon cœur est mort;
    Plus de prière sur mes lèvres,
    Plus de force dans les bras, plus d’espoir !

    Jusqu’à quand ? Jusqu’où, Jusqu’à quand ?

    Holà ! Bourreau, voici ma gorge, viens et tue !
    Abats-moi comme un chien ! Toi, tu as un bras et un couteau
    Et, moi, j’ai l’univers pour échafaud.
    Frappe à la tête ! Que le sang du meurtre,
    Le sang de l’enfant et du vieillard,
    Gicle sur ta chemise

    Et que jamais il ne s’efface !

    S’il y a une justice, qu’elle paraisse aussitôt !
    Mais si elle tarde, si elle n’éclate qu’après ma mort,
    Après que, moi, j’aurai été détruit,
    Je veux que son trône s’écroule
    Et que les cieux périssent dans le mal éternel !
    Quant à vous, scélérats, sustentez-vous de sang,
    Allez et vivez de vos ignominies !

    Maudit soit celui qui dira : vengeance !
    Une telle vengeance, la vengeance du sang d’un enfant,
    Satan ne l’a point encore inventé…
    Que le sang se creuse un chemin sous terre,
    Qu’il sape et ronge et mine dans les ténèbres
    Les fondements délabrés de l’univers !

    (Traduction de l’hébreu de J. Milbauer)

    Paru dans l‘Anthologie de la poésie en hébreu moderne (Gallimard, 2001)

    En souvenir de Hadass, 3 mois, Elaad, 4 ans, Yoav, 11 ans, Ruth Fogel, 35 ans, Udi Fogel, 36 ans égorgés à Itamar.