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  • La Turquie va faire des manoeuvres militaires sur la frontière syrienne. Assad menace de détruire Tel Aviv s’il est attaqué.

    La Turquie va faire des manoeuvres militaires sur la frontière syrienne. Assad menace de détruire Tel Aviv s’il est attaqué.

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    Les troupes syriennes face à la Turquie.

    Les tensions guerrières entre la Turquie, l’OTAN et la Syrie sont, à nouveau, montées d’un cran, mardi 4 octobre, avec l’annonce par Ankara, que la Turquie se lance, mercredi, dans un exercice de « mobilisation » de dix jours, dans la province du sud de Hatay, le long de la frontière syrienne, à partir de laquelle des armes sont acheminées en direction des protestataires syriens. Le Premier Ministre turc Tayyip Erdogan est attendu le même jour, en visite auprès des 7000 Syriens qui ont trouvé refuge, contre les troupes du Président Bachar al Assad dans la région d’Hatay….

    Debkafile avait révélé plus tôt, que le Président Bachar Al Assad, en était venu, pour la première fois depuis trois mois, à éviter une attaque militaire de la part de la Turquie ou de l’OTAN, dans le but de stopper la brutalité exceptionnelle de sa répression contre l’insurrection, en mettant explicitement le Grand Tel Aviv, de plus d’1, 2 million d’habitants sous la menace de représailles par des missiles.

    Nos sources militaires remarquent que les manoeuvres turques ont été annoncées le lendemain des discussions que le Secrétaire à la Défense Léon Panetta a tenu avec les dirigeants israéliens, au cours desquelles il a insisté sur l’importance de la restauration des liens avec la Turquie afin de garantir la dissuasion contre les menaces syriennes, iraniennes et du Hezbollah. Et, il y a une semaine, le 27 septembre, le Commandant européen de l’OTAN, le Général James Staviris a visité Ankara. Ces deux visites font apparemment partie du renforcement des exercices turcs, qui impliqueront la 39 ème brigade d’infaterie motorisée et 730 soldats de réserve. Son objectif est la mobilisation des réserves et leur transfert rapide vers la frontière syrienne.

    L’exercice pourrait bien raviver les spéculations à Damas, selon lesquelles la Turquie se prépare à aller de l’avant dans un plan consistant à se tailler une zone de sécurité à l’intérieur de la Syrie pour protéger les civils et fournir aux rebelles un refuge et une assistance logistique et médicale. Le Régime Assad percevrait, sans aucun doute, cet acte comme une attaque directe, par un membre de l’OTAN, sur le territoire syrien souverain.

    L’annonce faite par Ankara ajoutait que la Turquie annoncerait bientôt une carte routière pour de plus amples sanctions à l’avenir à imposer contre la Syrie en supplément à celles déjà en cours.

    Plus tôt, mardi, des sources exclusives de Debkafile révélait que :

    Au cours des trois mois passés, le Président syrien Bachar al Assad a évité une attaque militaire de la Turquie ou de l’OTAN, visant à stopper la brutalité exceptionnelle de sa répression contre l’insurrection en tenant le Grand Tel Aviv et ses 1, 2 millions d’habitants sous la menace de représailles à coups de missiles. L’Iran et le Hezbollah exercent les mêmes menaces. Cette impasse a été le thème principal des discussions que le Secrétaire à la Défense Léon Panetta a tenu avec les dirigeants israéliens à Tel Aviv, mardi 3 octobre.

    Selon des sources du renseignement occidental, la Syrie, l’Iran et le Hezbollah ont scellé une opération militaire coordonnée visant à laminer la métropole de Tel Aviv, le centre financier, industriel et culturel, à l’aide de milliers de missiles lancés simultanément par tous les trois – en plus du Hamas palestinien et du Jihad islamique tirant depuis la Bande de Gaza.

    Les dirigeants israéliens n’ont jamais admis publiquement que cette menace est patente, mais les sources du renseignement occidental ont révélé qu’Israël avait réagi par un avertissement de son cru : si un seul missile syrien explose sur Tel Aviv, Damas serait le premier à en payer le prix, et si l’offensive de missiles persiste, une ville syrienne après l’autre serait détruite.

    Le message israélien à Assad citait les mises en garde du Ministre de la Défense Ehud Barak et que d’autres membres du gouvernement ont adressé, l’année passée, au Hezbollah, que si Tel Aviv se trouvait pris sous une attaque de ses missiles, non seulement Beyrouth, mais tout le Liban ne serait plus qu’un immense brasier. On a ainsi donné à comprendre à Assad que la Syrie subirait le même sort que le Liban si elle s’engageait dans la confrontation contre Israël.

    La menace de Bachar Assad à Israël était fortement imprimée dans l’esprit de Léon Panetta, lorsqu’il s’est exprimé devant des journalistes, dans l’avion l’emmenant en Israël, lundi, pour sa première visite en tant que Secrétaire à la Défense : « On ne peut réellement parvenir à une sécurité réelle uniquement en combinant ensemble un énorme effort diplomatique autant qu’un énorme effort pour projeter sa propre force militaire », a-t-il déclaré.

    Des sources militaires occidentales ont précisé qu’il ne faisait pas seulement référence à la Syrie, à l’Egypte et aux Palestiniens, de cette façon, ou par d’autres déclarations, mais qu’il pointait aussi du doigt le fossé en train de se creuser entre Israël et la Turquie.

    Le représentant américain pense que ce fossé joue en faveur du tyran syrien et le gratifie de la liberté de diffuser de graves menaces contre Israël pour dissuader la Turquie et l’OTAN d’utiliser la force militaire contre son régime pervers. Pour Panetta, c’est un exemple patent de l’échec d’Israël à projeter sa force militaire pour obtenir des résultats diplomatiques, qui pourraient être bénéfiques à l’Occident, dans les soulèvements qui balaient le monde arabe. La perte de la coopération militaire israélo-turque, bien qu’elle n’ait pas été initiée par Israël, lie les mains de l’OTAN et des Etats-Unis l’empêchant de frapper la Syrie. Ces sources rapportent que Panetta n’absout pas pour autant Ankara de la responsabilité de cette situation.

    Davutoglu warned Assad that if he did not desist from his actions he would share the fate of Muammar Qaddafi at the hands of NATO and Turkish forces.

    La Syrie a menacé pour la première fois Israël de représailles, le 9 août, lorsque le Ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu avait passé six heures avec Bachar al Assad, dans un effort, au nom de son gouvernement, et de l’OTAN de le persuader d’arrêter le carnage que ses troupes perpètrent contre son peuple.

    La réplique du tyran syrien avait été radicale : dès l’instant où un tir serait lancé contre la Syrie, « il ne prendrait que six heures à la Syrie pour dévaster Tel Aviv et mettre le Moyen-Orient tout entier à feu et à sang », avait-il dit alors.

    Assad ne faisait que répéter la menace proférée le 10 mai par un comparse proche, l’affairiste international Rami Makhlouf, qui avait alors déclaré : « s’il n’y a aucune stabilité ici, il n’y aucune raison qu’il y ait la moindre stabilité en Israël. Riuen ni personne ne peut garantir ce qui se passera le jour d’après, D.ieu préserve, si jamais il arrive quoi que ce soit à ce régime ».

    Le tir de barrage des menaces syriennes a été renforcé par Téhéran, lundi 26 septembre, par l’Ayatollah Jafar Shoujouni, un associé proche du Guide Suprême tout-puissant Ayatollah Ali Khamenei.

    Shoujouni rappel ue lorsqu’il avait rendu visite au dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah à Beyrouth, en mai dernier, celui-ci lui avait assuré que : « Si les Israéliens s’approchent de Téhéran, nous détruirons Tel Aviv ».

    Le religieux iranien et l’homme d’affaires syrien parlait de la même veine, le même mois. Il ne s’agissait pas d’une coïncidence. Leurs menaces ont, depuis lors, été réitérées en les accentuant pour fournir au régime Assad l’assurance de sa survie contre toute intervention militaire étrangère, et qu’il puisse poursuivre son massacre impitoyable contre les dissidents.

    Les désaccords entre la Syrie et la Turquie s’accroissent, selon les sources miliaires de Debkafile. Cette semaine, Damas a accusé les Turcs de trafiquer en contrebande des armes automatiques et antitank aux insurgés, prétendant avoir découvert une cargaison dans le foyer de dissidence de Homs.

    Ankara a lancé une procédure consistant à geler les comptes bancaires et avoirs des membres de la famille Assad qui sont estimés à une valeur d’un demi-milliard de dollars.

    La Turquie soupèse la possibilité de sanctions unilatérales, à la suite de l’imposition par le Conseil de Sécurité de l’ONU d’un embargo sur les armes contre la Syrie, bien que la Russie ait réussi à bloquer une résolution sévère du Conseil. Moscou punissait l’Occident pour son intervention en Libye et s’opposait fermement à donner une nouvelle occasion en Syrie.

    Damas a averti la Turquie, de façon répétitive, au cours des semaines passées, de représailles, si ses inspecteurs osait seulement ouvrir une seule cargaison en transit vers la Syrie, par bateau, par avion ou par voie terrestre, pour y chercher des armes frappées d’embargo.

    A une époque de tensions dangereuses en spirales, il n’y aucun moyen de savoir quand le régime Assad déterminera que la Turquie a tiré le premier coup et de quelle façon il y répliquera.

    Debkafile Reportage exclusif,

    Adapté par Marc Brzustowski.

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