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  • Le Prince Ben Talal : « Nous, les Musulmans sunnites, sommes avec Israël contre l’Iran »

    Le Prince Ben Talal : « Nous, les Musulmans sunnites, sommes avec Israël contre l’Iran »



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    Le prince saoudien Al-Walid Ben Talal Ben Abdel Aziz a déclaré que « l’Arabie saoudite, les Arabes et les Musulmans sunnites approuvent une attaque israélienne contre l’Iran pour détruire son programme nucléaire », précisant que « les sunnites appuieraient une telle attaque car ils sont hostiles aux chiites et à l’Iran », dans une interview accordée à la chaine de télévision économique américaine Bloomberg.

    L’homme d’affaires saoudien a expliqué que « l’Arabie saoudite, les Arabes et les Musulmans sunnites n’affirment pas ce soutien publiquement mais ils l’expriment lors de rencontres secrètes », insistant sur le fait que « les Arabes estiment que le danger auquel ils sont confrontés vient de l’Iran et non pas d’Israël ».

    Le programme nucléaire militaire iranien représente une menace existentielle pour la famille royale saoudienne qui estime que le rapprochement irano-américain opéré officieusement depuis juillet dernier, change la donne géostratégique dans la région.

    « Nous et les Israéliens sommes concernés par cette question et sommes inquiets. Les dirigeants d’Israël et d’Arabie saoudite s’inquiètent du fait qu’Obama prend de plus en plus le parti de l’Iran. », a-t-il déclaré à Jeffrey Goldberg, le journaliste de Bloomberg. « L’Iran va profiter de ses négociations avec les grandes puissances pour obtenir une levée partielle des sanctions sans qu’elle ne s’engage à mettre un terme à son programme nucléaire. », a-t-il ajouté.

    Le prince a par ailleurs conseillé à Israël de parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens pour contrer la stratégie iranienne. « Cela nous aidera à isoler l’Iran et à affaiblir le Hezbollah« , a-t-il estimé.

    Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info

  • L’agent double détruit la base qui espionne Israël

    L’agent double détruit la base qui espionne Israël

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    AMMAN- L’opération hautement réussie d’un espion-double, officier supérieur du régime Assad, a consisté à livrer aux rebelles soutenus par l’Occident des renseignements vitaux qui ont conduit à des pertes cruciales pour les forces gouvernementales syriennes, dans le Sud de la Syrie, mais aussi ont permis de faire taire et rendre aveugle une station-radar sophistiquée qui captait et décryptait les communications de l’armée israélienne, dans l’ensemble de la région Nord, au carrefour stratégique, entre le Sud-Liban et le Golan. 

    La défaite de Tal Al Harra, une station d’écoutes et d’interception de communications militaires, à 50 kms au sud de Damas, a déclenché, pour la mukhabarat ou police secrète du Président Bachar al-Assad, une chasse à l’homme pour retrouver la source des fuites à l’origine de la perte de ce joyau de l’espionnage syrien, mis en place à grands frais par son allié russe et elle a débouché sur la mise à mort des dizaines d’officiers et personnels militaires, accusés à tort de trahison. Elle a, surtout, eu pour conséquence le déclenchement de l’actuelle opération iranienne du sud-syrien jusqu’au Plateau du Golan, afin de reprendre cette base. 

    Le brouillard de conspiration diffusé par la défection secrète du Général Mahmoud Abu Araj a aussi contribué à propager un vent de discorde entre les forces du régime syrien et leurs alliés iraniens – et peut avoir jouer un rôle par inadvertance en causant la perte de l’un des chefs des renseignements les plus infâmes de tout le Moyen-Orient, le Syrien Rustom Ghazalah. .

    Les rebelles ont déferlé pour s’emparer de cette installation militaire stratégique de Tal Al-Harra le 5 octobre, en expulsant les troupes fidèles à Assad de leur position avantageuse sur la montagne, d’où elles suivaient les mouvements rebelles et pillonnaient le pays environnant. 

    Tal Al Harra était aussi le point depuis lequel les forces du régime et leurs alliés d’Iran et du Hezbollah interceptaient les communications israéliennes et continuaient à surveiller la frontière de la Syrie avec Israël, juste à 12 kms à l’ouest. 

    Une victoire rebelle fulgurante était improbable : les forces du régime détenaient le seul point culminant à des kms à la ronde, la 7ème division de l’armée avait les choses bien en main, était bien enterrée dans ses contreforts, et elles jouissaient d’une supériorité aérienne incontestée. 

    Un guide visuel de la bataille pour Tal Al Harra

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    Tout cela aurait suffi à faire bon marché d’une petite opposition armée qui aurait dû combattre à découvert sans couverture aérienne. 

    Mais, à l’insu du régime, l’un des siens avait déjà rejoint les efforts pour renverser la dynastie Assad, qui avaient débuté par des manifestations pacifiques à Dera’a, en mars 2011. 

    Plutôt que de rejoindre les rangs rebelles, Abu Araj a pris l’énorme risque de travailler de l’intérieur, afin de saper les défenses du régime, et ce témoignage offre un aparçu rare sur la guerre de l’ombre, l’espionnage et lers intérêts croisés qui font rage sur le front sud. 

    Le Général, qui commandait la 121ème Brigade mécanisée de la 7ème Division, a contacté les rebelles plusieurs mois avant l’assaut sur Tal Al Harra, en échappant à la surveillance de la police secrète d’Assad, terriblement et notoirement efficace. 

    Alors que les rebelles planifiaient, de leur côté, cette attaque, Abu Araj leur transmettait les plans des positions de défense, des forces en présence, des ordres militaires, des mots de passe et une information sur les renforts militaires iraniens, depuis son quartier-général de Kanakar, à 25 kms de Tal Al Harra.

    « Le Général Mahmoud nous a apporté tellement de renseignements, son rôle a été crucial pour notre victoire à Tal Al Harra », affirme le commandant rebelle impliqué dans les opérations de renseignement du front sud. 

    Les défecteurs du camp Assad sont joué un rôle central dans la guerre civile syrienne, alors que des dizaines de milliers ont pris la poudre d’escampette pour combattre de l’autre côté. Ce sont alors le Hezbollah et les milices chiites irakiennes qui ont dû prendre la relève pour renforcer cette armée sur le point de s’effondrer, alimentant ainsi encore plus une guerre confessionnelle qui a fait plus de 220.000 morts. 

    Abu Araj est allé aussi loin qu’il a déployé ses propres troupes de façon à ce que cela soit plus facile pour les rebelles de leur infliger une défaite en les prenant pour cible, dit ce commandant, qui, lui-même, a fait défection et fait partie de l’alliance de l’opposition soutenue par l’Occident et les Emirats du Golfe, reconnue sous le nom d’Armée Syrienne Libre. 

    « Il donnait des ordres aux soldats de battre en retraite, juste au bon moment pour nous », dit ce commandant. 

    Les agents des renseignements du régime, soupçonnant qu’un homme de l’intérieur travaillait contre eux, ont commencé à examiner le problème de près. 

    Pour échapper à sa capture et pour détourner les soupçons, Abu Araj et les rebelles ont simulé une fausse embuscade, alors qu’il circulait près de Sanamayn, à 18 kms à l’Est de Tal Al Harra. 

    Une faction rebelle s’est ensuite vantée sur Facebook d’avoir assassiné le général durant les combats, en postant une copie de sa carte d’identité, en guise de preuve. 

    En fait, Abu Araj a réussi à traverser la frontière jordanienne en toute sécurité, le 15 octobre. 

    Ce qui s’est produit dans le camp d’en-face reste trouble, mais les commandants rebelles décrivent une augmentation sans précédent d’exécutions sommaires, dans les mois qui ont suivi l’évasion d’Abu Araj, des officiers loyalistes étant accusés de trahison et fusillés. 

    « Nous évaluons à 56 le nombre de ses propres officiers accusés de trahison et exécutés dans les mois après la prise de Tal Al Harra, pas tous en même temps, mais au fil du temps », affirme le commandant rebelle, en citant des témoignages de soldats du régime capturés et des communications interceptées.  

    Des rebelles impliqués affirment bien que le régime a pu soupçonner directement qu’Abu Araj avait déserté, mais qu’ils a ensuite pensé s’être trompé ou qu’il avait été capturé par les rebelles, interrogé et tué. 

    Ajoutant à la confusion, un mois après son arrivée en Jordanie, Abu Araj est effectivement décédé, à 52 ans, apparemment d’un problème de défaillance cardiaque. On ne sait pas quand son état de santé a commencé effectivement à se détériorer, mais il a pu rentrer en Syrie juste avant de mourir de causes naturelles. 

    La perte de Tal Al Harra a représenté un des revers les plus significatifs pour les forces d’Assad dans la région, qui ont commencé à perdre énormément de terrain, jusqu’en novembre et décembre 2014. 

    C’est pourquoi les Forces al Qods des Gardiens de la Révolution ont choisi de reprendre les choses en main, alors que la confusion la plus totale règnait au sein de l’Etat-Major syrien. Mais il y a de nombreux indicateurs que cette prise de contrôle iranienne est très impopulaire parmi les officiers du régime, en particulier parmi ceux qui se considèrent comme des nationalistes fiers et sont très en colère de n’être maintenant plus considérés que comme les sous-fifres de l’Iran dans leur propre pays. 

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    Selon une source syrienne au Liban, très liée aux cercles sécuritaires et politiques à Damas, Rustom Ghazalah, le chef de la sécurité du régime Assad, fait directement partie de ceux à qui on a ordonné de prendre leurs ordres auprès des Iraniens et du Général Qassem Souleimani. 

    « Nous avons entendu des choses qui démontrent que les tensions sont très vives au sein de l’appareil sécuritaire et que Ghazalah, en colère, a déclaré qu’il ne prendrait ses ordres que d’Assad et de personne d’autre », atteste cette source. 

    Ghazalah est à la tête des services spéciaux du régime depuis 2012. 

    Précédemment, c’est lui qui dominait et terrifiait le Liban en tant qu’officier supérieur de la mukhabarat, entre 2002 et 2005, jusqu’au moment où il a fait l’objet d’une enquête de la part du Tribunal Spécial sur le Liban de l’ONU, dans le cadre de l’assassinat, par les membres du Hezbollah du Premier Ministre Rafik Hariri. Mais les procureurs ne sont pas parvenus à établir de lien direct, dans cet attentat qui a fait 22 morts. 

    Originaire de la province de Dera’a, Ghazalah, 62 ans était chargé de mener les combats contre les rebelles dans le sud, guerre de survie qu’après la chute de Tal Al Harra, le régime semblait être en train de perdre. 

    En décembre, alors que les rebelles continuaient à avancer, le palais de Ghazalah dans sa ville natale de Qurfa, à 20 kms au nord de Dera’a, a explosé. Des séquences vidéo  montrent des hommes encerclant la villa avec des conteneurs de gaz et des bidons de carburant. Ils prétendaient être des hommes du Mouvement National de la Résistance, une organisation secrète du régime. 

    A l’époque, on a largement cru que Ghazalah lui-même avait ordonné de raser le bastion pour empêcher qu’il ne tombe entre les mains des rebelles. Mais Qurfa n’est pas tombée. 

    Puis, en février – un mois après la prise de commandement de la région par l’Iran et le début de la contre-offensive – un journaliste de l’opposition syrienne a prétendu que Ghazalah avait été limogé à la tête de la sécurité. 

    Des rumeurs ont circulé qu’il avait, en réalité, été blessé dans une attaque rebelle. Ce qui a été confirmé dans un article du journal panarabe Alsharq Alawsat, par Assem Qanso, membre du parti Baath libanais, qui soutient al Assad. 

    Qanso affirme avoir rendu visite à Ghazalah à l’hôpital, où il était soigné pour des éclats d’obus subis lors des combats avec les rebelles à Dera’a. Il a démenti son limogeage. 

    Al Jazeera a aussi révélé des spéculations concernant Ghazalah, évoquant diverses théories : qu’il avait été la cible d’un escadron de la mort iranien après avoir projeté un coup d’Etat contre Assad ou qu’il en savait trop sur les secrets du régime et qu’il était devenu particulièrement dangereux pour lui. 

    Dans un nouvel épisode, le réseau Sham favorable à l’opposition a diffusé un récit disant que Ghazalah était détenu dans les prisons des services de renseignements militaires du régime, défait de son arme, torturé puis ensuite envoyé à l’hôpital de Damas. 

    La MTV libanaise a raconté, le même jour, grâce à un rapport du Général Major Rafik Shehadeh, le directeur de cabinet de Ghazalah, qu’il était suspendu à la suite d’une controverse avec le chef des renseignements militaires. D’autres rapports non-confirmés suggèrent que Shehadeh aurait agressé Ghazalah au cours d’une altercation violente, en lui infligeant des blessures suffisamment graves pour provoquer son hospitalisation durant plus d’une semaine. 

    « Nous avons entendu toutes sortes de théories de la conspiration s’agissant de Rustom Ghazalah, blessé par les rebelles ou torturé à cause de ses divergences avec la prise de pouvoir des Iraniens », dit la source au Liban, ayant des relations dans les cercles politiques et sécuritaires syriens. 

    « D’autres individus pensent que sa maison a été incendiée, parce que les Iraniens voulaient y faire des fouilles et qu’il a refusé de les laisser faire. En Syrie, il est difficile de connaître précisément la vérité, peut-être que rien de tout cela n’est vrai ou peut-être que tout est parfaitement exact et nous ne le saurons probablement jamais ». 

    Phil Sands et Suha Maayeh (Emirats Arabes Unis)

    17 mars 2015

    foreign.desk@thenational.ae

    Adaptation : Marc Brzustowski

  • Au cœur de la menace du Hezbollah

    Au cœur de la menace du Hezbollah

     
     

    banner-HezbollahL’une des organisations terroristes les plus dangereuses de notre époque, le Hezbollah, maintient un vaste réseau de terreur qui s’étend à travers le globe. Avec l’aide financière et logistique de l’Iran et de la Syrie, le Hezbollah est devenu au fil du temps une organisation quasi-militaire au Liban. Depuis la fin du dernier conflit entre Israël et le Hezbollah en 2006, cette organisation terroriste a développé ses capacités technologiques, et est aujourd’hui plus puissante que de nombreuses d’armées dans le monde.

    Lorsque le Hezbollah a été crée au début des années 80, il s’est tout de suite distingué en employant des nouvelles méthodes de guérilla, en particulier les attentats-suicides. Cette technique a prouvé son effet dévastateur et meurtrier lorsque deux hommes avec leurs camionnettes chargées d’explosifs ont détruit les quartiers généraux de la Force Multinationale et la caserne des Marines américains lors d’un double attentat à Beyrouth en 1983. 299 personnes sont mortes, dont 58 parachutistes français et 240 Marines.

    Le Hezbollah s’est beaucoup agrandi depuis, avec l’aide financière de l’Iran et la complicité logistique de Syrie. Cette organisation terroriste est devenue une force paramilitaire bien équipée et bien entraînée, au point qu’elle est aujourd’hui considérée comme étant plus puissante que l’Armée libanaise.

    Des terroristes du Hezbollah déflient à Beyrouth

    Des terroristes du Hezbollah défilent à Beyrouth

    En changeant son mode opératoire, le Hezbollah a mis l’accent sur la discipline, l’armement et les infrastructures militaires. Depuis la fin de la Deuxième Guerre du Liban en 2006, l’organisation terroriste a fait l’acquisition de nombreux systèmes d’armes de haute-technologie.

    En tant que force paramilitaire ultra-moderne, le Hezbollah a développé des capacités technologiques qui en font une menace pour la population civile israélienne, et pour la stabilité du Moyen-Orient. Grâce à l’aide apportée par l’Iran, le Hezbollah est maintenant en possession de 100000 missiles d’origines syriennes et iraniennes, et dont la charge explosive va de 60 kg à 1 tonne de TNT. Ces roquettes peuvent atteindre n’importe quel point sur la carte d’Israël.

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    Avec la Guerre civile syrienne, la frontière déjà poreuse entre le Liban et la Syrie a permis aux armes de circuler presque librement entre les deux pays. Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah a récemment déclaré “Israël n’a même pas idée de la taille de notre stock d’armes”.

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    Une autre technologie que le Hezbollah a développé depuis la fin de la deuxième guerre du Liban est celle des drones. Le Hezbollah possède à présent un nombre très important de ces engins qui lui sont fournis par l’Iran. Les drones sont fabriqués par la société aéronautique iranienne “Ghods Industry” et peuvent mener à la fois des missions de reconnaissances et des missions d’attaque au sol. Le Hezbollah fait appel très régulièrement à cette technologie sur le champ de bataille syrien dans son combat pour soutenir le régime de Bachar el-Assad.

    Depuis sa création, le Hezbollah a utilisé tous les moyens possible pour développer ses capacités offensives. Du petit groupe terroriste à la force paramilitaire la plus puissante du Moyen-Orient, le Hezbollah n’est pas seulement une menace locale, mais mondiale, grâce au soutien de l’Iran et de la Syrie, qui ne cesse de fournir des missiles à leur allié. Cette organisation terroriste possède à présent un armement à la pointe de la technologie qu’elle dirige directement contre les civils israéliens.

  • Tsahal élimine un terroriste du Hamas impliqué dans plusieurs attaques

    Cette nuit (22/03/14), Tsahal et le Shabak (Agence de Sécurité Israélienne) ont mené une opération à Jénine visant à arrêter un terroriste armé du Hamas. Le suspect, Hamza Abu Alhija, était impliqué dans des tirs et des attaques à la bombe et planifiait de futures attaques terroristes contre les civils et les soldats israéliens.

     

    Au cours de la mission, Abu Alhija s’est barricadé chez lui avec d’autres terroristes. Les forces de sécurité israéliennes ont agi afin que le suspect se rende mais Abu Alhija a ouvert le feu en leur direction et a blessé deux de ses membres. Il a ensuite tenté de s’enfuir tout en continuant à tirer. Les forces de sécurité israéliennes ont riposté en tirant dans sa direction et l’ont tué.

    Une émeute extrêmement violente s’est déclenchée sur les lieux durant laquelle des Palestiniens ont jeté des pierres et des cocktails Molotov et ont utilisé des engins explosifs contre les forces israéliennes. Ces dernières ont répondu par des tirs et ont tué trois autres terroristes.

  • France : 3 milliards de $ de l’Arabie pour qu’Hollande arme l’armée hezbolibanaise- Liste d’achat bouclée

    France : 3 milliards de $ de l’Arabie pour qu’Hollande arme l’armée hezbolibanaise- Liste d’achat bouclée


    France :  3 milliards de $ de l’Arabie pour qu’Hollande arme l’armée hezbolibanaise- Liste d’achat bouclée

    Comme il n’y a pas assez d’armes dans la région !!! et comme le débit du sang du carnage commence à virer au compte-goutte, la France, larbin de l’Arabie, 2ème pire pays pourvoyeur de terrorisme après l’Iran (qui vient de rater son coup grâce à la vigilance d’Israël) vient de recevoir la liste des achats qu’elle devra honorer. Raison invoquée par le Liban pour ses achats – On ne peut pas faire face à l’armement du Hezbollah ! Le sang va pouvoir de nouveau couler à flot ! En même temps cette petite rentrée tombe bien vu que la France s’est engagée aussi à octroyer sans contrepartie quelques centaines de millions d’euros à l’entité terroriste de Ramallah – Abbas

    On signale tout de même que se joue un bras de fer actuellement avec la fébrile mise en place d’un gouvernement au Liban qui bute sur l’armement du Hezbollah, lequel veut être considéré comme la seule « résistance » libanaise face à l’ennemi. Ca promet !


    Zone militaire

    La réticence de céder à l’armée libanaise des équipements neufs et technologiquement avancés s’explique par le risque de les voir tomber aux mains du Hezbollah. Et puis Israël, dont l’aviation mène ponctuellement des raids au Liban pour empêcher des transferts d’armes à la milice chiite, n’a pas trop intérêt à ce que les capacités militaires de Beyrouth soient assez importantes pour interdire l’accès de son territoire aux avions de Tsahal.

    “Nous n’obtiendrons pas d’avions de chasse, Israël fera pression sur le gouvernement français pour l’éviter. Mais nous espérons des missiles sol-air mobiles et de missiles antichars de 3e génération. Les chancelleries occidentales redoutent que ces armes tombent entre les mains du Hezbollah, contre Israël. Ce genre de chose ne s’est jamais produit, et ne se produira pas. Les armes sensibles sont en lieu sûr”, a récemment résumé une source militaire libanaise. A cela s’ajoute la nécessité de pouvoir disposer moyens nécessaires pour assurer la maintenance des équipements.

    Quoi qu’il en soit, le président Hollande avait affirmé, en décembre, que “la France (…) entendra répondre à toutes les sollicitations qui lui sont adressées parce que le Liban doit rester uni, son intégrité doit être respectée, sa sécurité doit être assurée”. Restait à donc à voir les souhaits de l’armée libanaise…

    Alors qu’est-ce qui ferait plaisir à nos amis les Libanais ??!!!

    Armement : Beyrouth a bouclé sa liste d’achats de matériels avec Paris

    La France et le Liban ont arrêté la liste des matériels financés par l’Arabie saoudite. Odas négociera les contrats pour un montant de 3 milliards de dollars.

    Des hélicoptères de combat Gazelle d’occasion équipés de missiles anti chars HOT et des hélicoptères EC725 de transport, neufs font partie de la liste des matériels qui seront fournis par la France au Liban. – Photo Fred Dufour/AFP

    On en sait un peu plus sur les très importants contrats d’armement que Paris s’apprête à négocier avec Beyrouth, grâce au soutien de l’Arabie saoudite. Lors de la visite de François Hollande à Riyad en décembre dernier, le roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud avait promis de financer à hauteur de 3 milliards de dollars la modernisation de l’armée libanaise par la France. Depuis, des échanges de très haut niveau ont eu lieu et la liste des matériels concernés, neufs et d’occasion, est désormais arrêtée, a-t-on appris de source proche.

    La France va fournir des hélicoptères de combat Gazelle d’occasion équipés de missiles anti chars HOT. Mais aussi des hélicoptères EC725 de transport, neufs cette fois-ci. Les appareils sont fabriqués par Airbus Helicopters, l’ex-Eurocopter.

    Sur mer, le Liban a opté pour 4 patrouilleurs Adroit fabriqués par DCNS et dont un exemplaire a été mis à disposition de la France. A deux différences près. Les Libanais ont opté pour un canon de 76 millimètres (d’origine italienne) plus puissant que celui de 20 millimètres qui équipe le navire de la marine française, mais surtout pour des missiles Mistral. La question des missiles a suscité pas mal de débat, non pas tant par la menace potentielle pour Israël, mais plutôt à cause du risque que ces engins ne tombent aux mains du Hezbollah.

    Blindés légers

    Pour ce qui est du matériel terrestre, la liste comprend un certain nombre de blindés légers, du VBL au PVP de Renault Trucks Defense. Elle ne comprend pas de chars Leclerc en revanche. Non pas que l’armée libanaise n’en ait pas voulu – elle en a même fait la demande. Mais les Français lui ont déconseillé cette option, les infrastructures routières du pays s’accommodant mal d’un engin de plus de 50 tonnes. Enfin, de par la largeur de son portefeuille de produits, Thales devrait être bien servi, dans le domaine des communications notamment.

    La « shopping list » étant arrêtée reste maintenant à négocier les contrats. Deux options étaient sur la table : laisser les industriels (pour le matériel neuf) et le ministère de la Défense français (pour l’occasion) traiter chacun de son côté avec Beyrouth, ou bien tout centraliser. C’est cette seconde option qui semble avoir été privilégiée en confiant le dossier à la société Odas. Détenue par l’Etat et quelques-uns des grands industriels tricolores de l’armement ( Airbus Group, Dassault, DCNS…), Odas gère les ­contrats d’armement d’Etat à Etat entre la France et l’Arabie saoudite. L’amiral Guillaud, ancien chef d’état-major des armées, va en prendre la tête dans quelques jours.

    François Hollande a demandé que les contrats soient conclus au plus vite. Pour y arriver, Odas va devoir négocier avec l’armée libanaise, un interlocuteur qu’il ne connaît pas. Pour ce qui est du paiement en revanche, les choses sont plus simples, puisque les Saoudiens ont exigé de faire les chèques sur présentation des factures par les Libanais. C’est une condition que les Saoudiens avaient posée lors de la visite de François Hollande à Riyad.

    Si tous ces contrats sont signés d’ici à la fin de l’année, le millésime 2014 des exportations d’armement françaises comprendra une part inhabituellement élevée de matériels d’occasion.

    Alain Ruello

    Israël surveillera cela de très près évidemment – Entre les irascibles mercantiles et les sanguinaires, on n’a pas fini nos tours de gardes !  :evil:

    Rédaction Israël-flash

  • Liban : Les secrets de l’ attentat contre le général Wissam el Hassan

    mardi 23 octobre 2012, par Wissam el-Hassan

    Autopsie d’un Attentat.

    Les secrets de celui qui en était la cible n°1

    Enquête :

    Le général Wissam el-Hassan était considéré par beaucoup comme un « rempart de choc » contre les tentatives de déstabilisation du régime de Damas, et celles d’exporter le conflit syrien au Liban, caisse de résonance haute catégorie.

    Sunnite de confession, l’homme qui tenait les services de renseignement des FSI (forces de Sécurité Intérieure) a été tué en plein quartier chrétien, à deux pas de l’endroit ou Bashir Gemayel avait été victime de la vindicte syrienne il y a 30 ans) dans un attentat terrible ayant provoqué la destruction de l’immeuble ou il se trouvait, trois semaines après avoir été élu Président de la République du Liban.

    « En le visant, avec les moyens employés, le coup est signé » dit un des proches de la victime qui pointe son doigt vers la Syrie.

    La victime était sur une liste noire

    Homme-clé du renseignement libanais, Wissam el-Hassan était une cible, sinon la cible de premier choix, pour la Syrie et le régime de Bachar el Assad, auquel il avait porté des coups sévères.

    Le militaire se savait menacé.

    Il avait pris soin de mettre à l’abri sa femme et sa fille, à Paris.

    L’homme entretenait d’excellentes relations avec divers services français selon une source sécuritaire requérant un anonymat précieux par les temps qui courent.

    Selon les informations délivrées par cette source, le chef du renseignement des FSI a été tué alors qu’il revenait tout juste d’un « voyage » en Europe. Il était notamment passé par Berlin et Paris et un pays de la « région ».

    Il a été « tracé » dès son atterrissage à l’aéroport international de Beyrouth. L’opération pour l’éliminer a commencé là. La veille de son assassinat, de l’aéroport, il gagne directement le siège ultra-sécurisé des FSI.

    Il y passe la nuit.

    Il quitte ses bureaux et les bâtiments pour se rendre directement dans sa petite maison du quartier chrétien, Achrafiyeh, près de la Place Sassine.

    A ce moment, la voiture piégée, bourrée d’un explosif militaire surpuissant (C4) est déjà installé juste à l’entrée de la rue, qui est une petite rue. Tout le dispositif destiné à l’éliminer est déjà en place.

    La voiture piégée a été équipée d’un système de déclenchement à distance.

    Selon les enquêteurs, au moins deux hommes sont sur place.

    L’un possédant le déclencheur, un autre ayant une vision parfaite du périmètre.

    Car il faudra agir à la seconde près.

    La rue étant petite et courte, s’il n’y pas d’embouteillages, une voiture peut y passer très vite.

    Le placement de la voiture piégée a été calculé par des experts.

    Ainsi que les effets qu’auront l’explosion pour que le général des FSI n’ait absolument aucune chance d’en réchapper.

    Peu importe le niveau des dommages collatéraux (comme ce fut le cas pour Rafic Hariri et les autres opposants au régime syrien, victimes en 2005 d’une campagne d’attentats sanglante à la voiture piégée.

    La méthode préférée des syriens et de leurs affidés.

    Selon des informations recoupées, Wissam el-Hassan, de nature discrète, quand il décide de rentre chez lui, délaisse son convoi traditionnel de protection pour emprunter une petite voiture, accompagné d’un seul garde du corps. L

    orsque la voiture s’engage dans la rue étroite ou le général el Hassan posséde sa petite maison, à l’instant T, le véhicule piégée, (des dizaines de kilos de C4, explosif d’une puissance redoutable) explose. semant la mort et la dévastation jusqu’à des centaines de mètres du point initial de déflagration.

    Elle pulvérise la voiture du général el-Hassan.

    Et se transforme en une sorte de bombe incendiaire à sous-munitions.

    Des projectiles enflammés partent en toutes direction.

    L’effet de souffle est terrifiant.

    Plusieurs autres voitures touchées s’embrasent.

     

    Un camion-citerne explose à son tour. Tous les immeubles sont ravagés. Des balcons entiers sont soufflés et s’effondrent.

    Toutes les rues adjacentes sont également victimes d l’effet de souffle digne d’une tornade.

    Des appartements entiers sont balayés comme des maisons de poupées.

    Des centaines de vitres et de vitrines se brisent.

     

    Bien loin du point d’impact initial. Au regard de l’extraordinaire puissance de l’explosion, le bilan (8 morts, près d’une centaine de blessés) apparait presque miraculeux.

    Du général, il ne reste selon une source médicale, que « des morceaux de chair calcinée ».

    Sa voiture n’existe plus.

     

    Sa première identification formelle viendra pourtant du terrain.

    Les hommes de la police technique et scientifiques vont retrouver son arme personnelle… projetée par l’explosion au deuxième étage d’un immeuble voisin.

    Le général Wissam el-Hassan : la bête noire dur régime Syrien

    « C’était coup double » dit un enquêteur.

    De confession sunnite,( mais plaçant l’intérêt de l’état au dessus des rivalités confessionnelles), la « cible » de l’attentat a été visé au coeur d’Achrafiyeh, le quartier chrétien de Beyrouth.

    Par delà l’élimination d’un opposant irréductible aux visées de Damas, le but devait aussi être de ranimer la flamme d’une guerre inter-confessionelle dans un pays ou les communautés et les clans politiques sont sans cesse divisés.

    Depuis l’été dernier, la crainte d’une tentative du clan de Bachar el Hassad « d’exporter » le conflit syrien en terre libanaise était une une rumeur insistante.

    C’est devenu une réalité.

    Dès l’été dernier, à Tripoli, une ville du Nord, dont les syriens avaient fait un point d’ancrage lorsqu’ils occupaient le Liban, avait été le théâtre de violents combats à l’arme lourde, entre la petite communauté alaouite soutenue par Damas, et les sunnites occupant les bas-quartiers de la ville côtière. (cf. reportage blog à l’époque)

    L’affaire Samaha

    En septembre autre moment crucial : les FSI sous la férule de Wissan el Hassan arrêtaient Michel Samaha.

    Cet ancien ministre chrétien, libanais, mais conseiller spécial de Bachar el-Assad (!), -et ex-missi dominici entre le Président syrien et l’ex chef de l’état français Nicolas Sarkozy qui a pensé un temps pouvoir « assouplir » le clan Bachar- s’était vu confié par son mentor une mission très spéciale : Importer la terreur au Liban, en y faisant exploser des voitures piégées, méthode déjà souvent utilisée par Damas sur son « terrain de jeux de guerre » libanais.

    Une entreprise ruinée par le général Wissam el-Hassan et ses hommes.

    Michel Samaha, politique, mais pas un grand technicien de l’opérationnel, s’était appuyé sur un homme peu fiable qui allait jouer double-jeu et « vendre la mèche » aux FSI.

    Conversations enregistrées, vidéos, photos de planque, preuves matérielles, argent, matériel destiné à la fabrication des bombes, détonateurs, 24 charges explosives, toutes les preuves du complot commandité par le régime syrien étaient réunies contre « l’agent de Damas ».

    Des informations non confirmées ont fait état d’une collaboration très efficace sur le dossier Samaha entre les FSI et les services français. » on avait plus de doute dit un autre général libanais, sur la volonté de Bachar el-Assad d’exporter le conflit dans un pays fragile, dominé par un allié stratégique de la Syrie, le Hezbollah ».

    Soupçonné de pourvoir en combattants expérimentés Damas dans sa lutte contre une rébellion d’abord de long mois, pacifique, puis ayant fini, après avoir subi une répression meurtrière par s’armer, et se lancer dans une guerre civile terrible, sans merci, ou tous les coups sont désormais permis.

    C’est dans le cadre de cette enquête que le chef des services de renseignements des FSI a découvert que son propre nom figurait sur une liste de « top-cibles » constituée par Michel Samaha.

    Ironie macabre du sort : la façade de l’immeuble ou habitait Michel Samaha, non loin des lieux de l’attentat, a aussi été soufflée.

    L’armement de la rebellion

    Selon une autre source particulièrement bien informée, existait une autre raison des plus solides pour que le chef du service des renseignements des FSI soit dans le collimateur des syriens et de leurs alliés.

    Le général Wissam el-Hassan était un de ceux qui avait lancé un « programme » clandestin visant réunir des fonds et des armes pour aider dans leur lutte l’ASL, Armée Syrienne de Libération (ou FSA-Free Syrian Army).

    Les armes venaient du marché noir intérieur libanais, jamais à court de stock.

    De solides rumeurs ont aussi fait état d’une « gestion » de cargaison d’armes arrivant par bateaux entiers de la Libye.

    Ces armes disirtibuées à l’époque du conflit libyen et qui n’ont jamais pu être récupérées.

    Les armes, quelles que soient leur origine, étaient acheminées dans la plus grande discrétion jusqu’à certains points de la frontière libanno-syrienne.

    Puis distribuées clandestinement aux rebelles syriens. Dans cette entreprise, Wissan el-Hassan était le « supervisor ».

    Il disposait de l’appui politique et financier de Saad Hariri appartenant au mouvement politique dit du » 14 mars « .

    L’affaire Rafic Hariri

    « Les griefs de Damas contre lui, Wissam les avait accumulé depuis longtemps » confesse un de ses amis.

    Il était loin de ces politiques, ou d’autres militaires ou officiers de sécurité de haut-rang, prêts ârfois à toutes les compromissions pour faire avancer leur carrière »

    Si l’on remonte dans le temps, il faut évoquer parmi ceux-là l’enquête sur l’assassinat du père de Saad, Rafic Hariri, homme d’affaire surpuissant, ancien Premier Ministre du Liban.

    Avant son ascension au sein de l’appareil sécuritaire, le général Wissan el Hassan fut un des collaborateurs de Rafic Hariri.

     

    Certains ici, à Beyrouth, évoquent même des liens d’amitié entre les deux hommes.

    Lorsque Rafic Hariri a été assassiné en 2005, (victime aussi d’une énorme explosion d’un véhicule piège au passage de son convoi, dont des image sonts troublantes de similitude avec l’attentat de vendredi dernier.

    Mêmes images, mêmes causes, mêmes effets, méthode employée, niveau de la charge explosive, et dégâts « collatéraux » incroyables causés).

    Or Wissam el Hassan s’est impliqué personnellement et avec volonté de fer, dans la très complexe, sensible, délicate enquête, une enquête semée d’embuches et d’obstacles politiques, pour identifier les assassins et les commanditaires.

    Et il a contribué activement à mettre à jour et désigner publiquement les responsables présumées du Hezbollah sur le terrain et les hommes de la commandite syrienne.

    A partir de là, il s’est mis à dos à l fois l’organisation chiite libanaise, qui a toujours affirmé n’être pour rien dans l’affaire et le régime syrien…

    Les dossiers secrets du général el-Hassan

    Enfin, selon des informations recoupées auprès de plusieurs sources libanaises de haut-niveau, Wissan el Hassan avait aussi mis sur pied, au sein des FSI, un vaste système baptisé « Information branch », après la mort de Rafic Hariri, système qui continuait à fonctionner à plein ces temps derniers, et qui consistait en un vaste réseau d’écoutes sophistiqué.

    Des écoutes qui lui avait permis de prendre dans « ses filets » un certain nombre de responsables du Hezbollah, ou de soutiens pro-syriens ou de personnes jugées menaçantes pour la sécurité nationale, directement reliés à Damas et de constituer un fichier spécial et des dossiers.

    Le système et était, selon l’un de ceux qui en été une proie, très efficace, quand « les cibles » oubliaient de prendre leurs précautions et utilisaient des téléphones cellulaires non protégés, non cryptés.

    Résultat, les fiches, les informations sensibles s’accumulaient sur le bureau du chef du Renseignement du FSI.

    Qui se refusait à tenir compte de menaces reçues, et des plaintes de certains, notamment de figures du Hezbollah, contre un système dénoncé comme illégal et dont les ennemis du « super-flic » avaient fini par apprendre l’existence.

    Selon l’un de ses proches, la seule existence de ce fichier lui avaient valu d’explicites menaces de mort.

    Mais Wissam el-Hassan poursuivait son chemin et sa mission.

    L’enquête, les risques… Le Hezbollah bras armé de la Syrie dans l’attentat ?

    Déjà la guerre des mots est lancée, et le sentiment anti-Hezbollah enfle chaque jour, dans les rangs de l’opposition » ce sont eux « , » Il n’y a qu’eux pour faire cela », « Au moins, ils étaient au courant et ont laissé faire » entend-on un peu partout.

    Reste qu’en l’état, explique une source liée à l’enquête sur l’attentat à la voiture piégée, aucune preuve établie ne permet de désigner le Hezbollah comme ayant été le bras armé de la mise à mort du général, et l’organisateur d’un attentat qui met publiquement l’organisation en difficulté ».

    Par delà le fait qu’il n’y a pas de preuves, le positionnement délicat et ambigu du mouvement de Nasrallah qui a la main sur le gouvernement mais danse sur un volcan, laisserait plutôt à penser que le régime syrien a agi de son propre chef.

    Après 30 années d’occupation du Liban, la Syrie a constitué un réseau d’hommes de main, de barbouzes, de moukabarat encore installés au Liban, et suffisamment puissants pour avoir tout manigancé de A à Z.

    A l’heure ou l’on en est qu’au rayon des hypothèses, il faut tenir compte du fait que Le Hezbollah sait la situation suffisamment instable et inflammable comme cela et ne veut pas, absolument pas d’un embrasement généralisé inter-confessionel.

    Ou tout deviendrait incontrôlable.

    Le mouvement qui fait du business, a investi son trésor de guerre dans certains secteurs d’activité légaux au Liban, est loin d’ignorer qu’une une guerre civile mettrait ses intérêts en péril et rendrait sa position de parti de gouvernement intenable.

    A Dahieh, dans le quartier de sécurité du Hezbollah, ordre d’éviter toute provocation et le même mot partout : » le Mossad et la CIA ont fait le coup »

    D’ailleurs indique un des chefs locaux du mouvement, » toutes les unités ou tous les membres d’unités militaires du Hezbollah, parmi lesquels figurent de nombreux civils, « réservistes », qui ont des jobs un peu partout, et ne revêtent leur panoplie de combattant que sur consigne-express, ont reçu un à Beyrouth ordre très ferme : laisser les armes aux vestiaire et, ne sortir en aucun cas de la banlieue-sud de Dahieh, pour aller au contact avec les sunnites qui sont sur des charbons ardents

    « … Pas de conflit, de clashs, de confrontation ou de provocation !

    C’est le mot d’ordre.

    Et le Hezbollah a plutôt la réputation d’être un modèle de discipline. A Dahieh (reportage à venir) dans la banlieue Sud, il n’est pas une voix de la communauté chiite qui ne désigne ceux qui sont selon elle ses coupables : Le Mossad et les USA. associés à tous les éléments pro-syriens au Liban, dépendant directement de Damas.

    Et disposant d’une capacité intacte de nuisance…

    Dans les rangs de l’opposition, c’est une autre religion qui est déjà faite : le Hezbollah est pointé comme le maitre d’oeuvre de l’opération.

    L’armée libanaise a été déployée un peu partout, mais sitôt Wissam el-Hassan mis en terre, on a vu des manifestations, de quelques dizaines parfois quelques centaines de personnes réclamant la démission du Premier Ministre Hezbollah, Mikati.

    Le risque de l’embrasement

    Un proche du gouvernement dit d’union nationale, qui ne semble pas à priori tenir de double langage estime que le danger est là.

    Si le régime de Bachar el-Assad dont la stratégie visant à exporter le conflit et à impliquer le Liban est claire, si les sunnites, ou la petite communauté des alaouites de Tripoli, ou les salafistes, dont le nombre va croissant au Liban, et qui ont déjà fait le coup de feu à Tripoli, sont décidés à tout faire, à jouer à fond la carte d’un embrasement total, alors que beaucoup ont déjà le doigt sur la gâchette, alors le pays du cèdre risque de basculer à nouveau dans le cycle infernal et destructeur d’une guerre intérieure, qui replongerait le Liban dans chaos sans limites, comme il l’a connu durant des décennies. »

    Le spectre guette prévient un diplomate européen.

    L’ère de l’imprévisible est de retour et la stratégie du pire menace après l’assassinat du général Wissan el Hassan. dont la mort doublé d’in carnage pourrait avoir ouvert les portes d’un nouvel enfer ».

    Frédéric Helbert Blog