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  • Moyen-Orient : Romney promet d'être plus offensif qu'Obama s'il est élu

    Moyen-Orient : Romney promet d'être plus offensif qu'Obama s'il est élu
    par Guysen avec agences - Mardi 9 octobre 2012 (source guysen news)

    Mitt Romney s'est engagé lundi à pratiquer une diplomatie plus offensive au Moyen-Orient s'il est élu président le 6 novembre aux Etats-Unis.
    Le candidat républicain a exposé ses principes de politique étrangère lors d'un discours au prytanée militaire de Lexington, en Virginie.
    Il a critiqué la "passivité" du président démocrate Barack Obama dans les dossiers libyen, iranien, syrien et israélo-palestinien et s'est inscrit dans la lignée de la doctrine de la "paix par la force" suivie par d'autres présidents américains, de Harry Truman à Bill Clinton en passant par Ronald Reagan.
    Les enjeux internationaux devraient être l'un des thèmes du deuxième débat entre Mitt Romney et Barack Obama le 16 octobre.
    "Je sais que le président espère un Moyen-Orient plus sûr, plus libre et plus prospère, allié des Etats-Unis. Je partage cet espoir. Mais l'espoir n'est pas une stratégie", a dit le candidat républicain.
    "Le président aime à répéter que 'la guerre recule' et je voudrais bien le croire, comme tout le monde. Mais quand je regarde le Moyen-Orient aujourd'hui, (...) il est clair que le risque de conflit dans la région est plus élevé que lorsqu'il est entré en fonctions", a lancé Mitt Romney.
    Il a illustré son propos avec l'exemple de l'attaque du consulat américain le 11 septembre à Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.
    Dans les premiers jours ayant suivi cette attaque, Mitt Romney s'est attiré de vives critiques pour avoir rompu avec la traditionnelle union nationale derrière le président en ce genre de circonstances. Il s'en était pris vivement à Barack Obama, coupable à ses yeux de renoncer à défendre les valeurs de l'Amérique en cherchant des excuses aux auteurs de cette attaque.
    Le débat autour de cet incident survenu à Benghazi s'est pourtant déplacé depuis, aux Etats-Unis, et il porte désormais sur l'attitude de l'administration Obama.
    Pendant plusieurs jours, la Maison blanche a défendu la thèse selon laquelle l'attaque du consulat était liée au mécontentement provoqué dans le monde musulman par la diffusion sur internet d'un film islamophobe. Elle a ensuite reconnu publiquement qu'il s'agissait d'un assaut mené pour l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.
    INFLIGER UNE DEFAITE A L'IRAN EN SYRIE
    "Non, comme l'administration l'a finalement admis, ces attaques étaient l'oeuvre délibérée de terroristes qui utilisent la violence pour imposer leur obscure idéologie aux autres, particulièrement aux femmes et aux filles, qui se battent pour prendre aujourd'hui le contrôle d'une grande partie du Moyen-Orient et qui cherchent à déclencher une guerre permanente contre l'Occident", a déclaré Mitt Romney à Lexington.
    Il s'est engagé, s'il est élu, à rechercher sans relâche les auteurs de cette attaque à Benghazi, une promesse déjà formulée par Barack Obama.
    Il souhaite aussi renforcer les sanctions contre l'Iran et déployer des navires de guerre dans la région pour amener la République islamique à renoncer à son programme nucléaire.
    Il entend développer l'assistance et la coopération militaires avec Israël, qui laisse planer la menace d'un bombardement des installations nucléaires iraniennes.
    Une nouvelle administration américaine chercherait en outre à trouver au sein de l'opposition syrienne des personnalités partageant les valeurs américaines afin de leur garantir un approvisionnement en armes pour les aider à renverser Bachar al Assad.
    "Les Iraniens envoient des armes à Assad parce qu'ils savent que sa chute serait une défaite stratégique pour eux. Nous devrions oeuvrer avec pas moins de vigueur avec nos partenaires internationaux pour soutenir les nombreux Syriens susceptibles d'infliger cette défaite à l'Iran plutôt que de rester assis en spectateur", a dit Mitt Romney.
    Le candidat républicain, considéré comme un proche du chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahou, a aussi prôné une relance des négociations israélo-palestiniennes.
    Pour ses conseillers, une telle diplomatie permettrait de reprendre le fil d'une politique étrangère suivie par de nombreux présidents américains, aussi bien républicains que démocrates, mais avec laquelle aurait rompu Barack Obama.
    "Je pense qu'il s'agit d'une tradition bipartite. C'est la reconnaissance que la force n'est pas de la provocation. C'est la faiblesse qui est de la provocation et c'est une différence fondamentale entre Barack Obama et Mitt Romney", a dit Rich Williamson, conseiller diplomatique du candidat républicain.