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  • Les unités syriennes se sont retirées de la frontière israélienne pour l’offensive finale d’Assad contre l’insurrection.

    Les unités syriennes se sont retirées de la frontière israélienne pour l’offensive finale d’Assad contre l’insurrection.

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    Le tyran syrien a ordonné à ses chefs militaires de se positionner pour lancer la plus importante opération qu’ils n’aient jamais mise sur pied jusqu’alors. Elle vise à détruire entièrement le mouvement de contestation qui tourmente son régime depuis six mois, rapportent en exclusivité les sources militaires de Debkafile. Toutes les unités sont déployées autour des foyers de contestation, pleinement préparées à des frappes coordonnées dans les jours à venir et à verrouiller toutes les issues…

     

    Les tanks syriens chassent le Centre de Commandement turc de Jabal Al-Zawya

     

    Les préparatifs d’Assad entraînent trois étapes supplémentaires :

     

    1. Il a comblé la position vacante d’adjoint au chef d’Etat-Major, en l’offrant au Général Ali Ayoub, commandant de la 1ère formation constituée des 1ère, 3ème, 5ème, 7ème et 9ème divisions, déployées jusqu’à présent sur les hauteurs du Golan et les frontières du Mont Hermon avec Israël. Son personnel avait été laissé en dehors de la campagne militaire d’Assad contre l’opposition jusqu’à maintenant.

     

    2. Ces divisions, constituées majoritairement de conscrits sunnites, ont commencé leur retrait de leurs positions sur la frontière israélo-syrienne et font route vers le nord.

     

    Pour la première fois, par conséquent, Assad sent qu’il peut, en toute sécurité, envoyer des troupes sunnites dans la bataille contre les manifestants et ne craint pas de laisser ses frontières sans défense en cas d’attaque israélienne.

     

    3. Le Président syrien tient Erdogan pour responsable d’avoir autorisé l’armée turque et son organisation nationale du renseignement, le MIT, à installer un centre de commandement sur l’état de l’art, à la disposition des Frères Musulmans de Jabal al-Zawiya, dans la province syrienne d’Idlib, près de la frontière turque. Il pense qu’il fonctionne en liaison avec un centre de commandement parallèle du côté turc, qui dirige les différentes phases des tacticiens de la contestation contre le Régime Assad.

     

    Histoire de régler ses comptes avec Ankara, Damas a, cette semaine, démultiplié ses razzias sur les villes et villages proches de la frontière turque, cherchant à détruire le centre de commandement turc du MIT, en anticipant sur l’assaut final massif d’Assad contre les centres de l’opposition.

    4. Des milliers de manifestants se sont retournés, à Alep, mardi 6 septembre, pour la première fois au cours du soulèvement contre Assad. La seconde plus grande ville de Syrie et son centre financier doit, par conséquent faire partie des cibles d’Assad, en prévision de son offensive magistrale.

     

    Le dictateur syrien a également ajouté la Turquie du gouvernement Erdogan à la liste de ses ennemis.

     

    Mardi, révèle Debkafile, Assad a secrètement ordonné sans préavis la suspension totale du traité de libre-échange turco-syrien. Aucun des partenaires n’a rendu cette décision publique, que nos sources estiment qu’elle coûtera à la Turquie, une perte commerciale sèche de 5 milliards de $ par an.

     

    Cette orientation d’Assad contre la Turquie a eu d’importantes conséquences pour l’équilibre dans sa confrontation avec la protestation dans le pays tout entier. La suspension du libre-échange avec la Turquie a durement frappé les marchands d’Alep à la poche, puisque la majorité de leurs affaires proviennent du commerce avec la Turquie, ce qui les a finalement précipités dans la lutte contre le régime.

    Il est, par conséquent, difficile de sonder les motivations d’Assad à pénaliser la Turquie au risque de dresser le potentiel du centre financier de la Syrie contre lui, alors que, depuis six mois, les dirigeants commerciaux et religieux d’Alep prenaient la précaution de garder ses cinq millions d’habitants en dehors des querelles internes.

     

    Une théorie explique l’action du dirigeant syrien par la découverte d’armes et de financements à l’intention des insurgés, qui étaient dissimulés dans des conteneurs de produits turcs livrés à Alep.

     

    DEBKAfile Reportage exclusif 8 septembre 2011, 6:26 PM (GMT+02:00)

    http://www.debka.com/article/21279/

    Adapté par Marc Brzustowski

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