histoire

  • Israël: une synagogue vieille de 2.000 ans retrouvée lors de fouilles en Galilée

    Région près de Kfar Hittim en Galilée

     
     
    Le site Tel Rekhsesh est connu des archéologues depuis le début du 20e siècle

    Des archéologues israéliens ont fait une découverte rare en Galilée la semaine dernière, en mettant au jour une synagogue qu'ils disent dater de la fin de l'ère du Second Temple, qui a pris fin en 70 av. J.-C., rapporte le site d'informations israélien Ynet.

    La structure ancienne, qui se trouvait seulement à quelque dix centimètres sous terre, mesure neuf mètres de long et huit mètres de large.

    Une équipe dirigée par le Dr Moti Aviam de l'Institut Kinneret a mené des fouilles pendant six ans à Tel Rekhsesh, un site archéologique que certains croient correspondre à la ville biblique d'Anaharath.

    Dr. Aviam a déclaré à Ynet que c'est la première synagogue du genre à avoir été trouvée dans ce qui était autrefois un espace rurale, contrairement à une autre synagogue trouvée dans ce qui était à l'époque une ancienne ville. Il a précisé que la synagogue a été découverte sur un ancien domaine agricole, où vivaient plusieurs familles juives.

    Selon lui, la synagogue la plus proche était trop loin de la propriété et se trouvait à une distance de marche trop longue pour le jour du chabbat, de sorte que le propriétaire a construit sa propre synagogue.

    Le site Tel Rekhsesh est connu des archéologues depuis le début du 20e siècle, selon Ynet, et des étudiants japonais s'y sont rendus tous les ans au cours de la dernière décennie pour faire des travaux d'excavation.

    Le professeur a expliqué à Ynet que des fragments de poterie trouvés sur le site datent du premier siècle de notre ère, et que l'absence d'os de porc contraste avec le caractère des implantations voisines, non-juives.

    Les bancs qui bordent les murs, semblables à ceux observés dans les synagogues séfarades, apportent la preuve que la structure était une synagogue, a-t-il indiqué.

    Les experts estiment que le domaine agricole a été abandonné après la révolte de Bar Kokhba, qui a détruit le royaume de Juda situé plus au sud, mais a laissé la Galilée relativement en bon état.

    Selon Dr. Aviam, les habitants du domaine auraient fui pour une raison inconnue.

  • Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps

    Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps
     
    "découvre l'horreur"... mon œil car beaucoup le savait mais fermaient les yeux...

    Photo de Salomon Charly.
     

     

    Auschwitz-Birkenau (Pologne)
    "L'usine de mort"


    Le porche d'entrée de Birkenau (1945)

    • Localisation: Oswiecim, Pologne
    • Créé en: 26 mai1940
    • Libération: 27 janvier 1945, par l'Armée Russe.
    • Estimation du nombre de victimes: entre 2,1 et 2,5 millions de morts (Cette estimation est considérée par de nombreux historiens comme étant un chiffre minimum. Le nombre réel de morts est inconnu mais pourrait dépasser les 4 millions)
    • Camps annexes: 51 camps annexes et kommandos extérieurs (cf la liste des camps)

    Le complexe concentrationnaire d'Auschwitz était constitué de trois camps: Auschwitz I camp principal; Auschwitz II, ou Birkenau, ouvert le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination; Auschwitz III ou Monowitz, ouvert le 31 mai 1942 en tant que camp de travail; sans compter les camps annexes. Il y eu jusqu'à 7 chambres à gaz utilisant du Zyklon-B et trois ensembles de crématoires. Auschwitz II comprenait un camp pour les nouveaux arrivants ainsi que ceux devant être envoyés dans un kommando extérieur; un camp pour tziganes; un camp dit "camp familial"; un camp ne s'occupant que de la garde et du triage des biens confisqués aux détenus et un camp de femmes. Auschwitz III fournissait de la main d'oeuvre gratuite à un complexe industriel qui produisait du caoutchouc synthétique appartenant à IG Farben. Nombre maximum de détenus, camps annexes inclus: 155.000. Estimation du nombre de morts: entre 2,1 et 2,5 millions dans les chambres à gaz, dont près de 2 millions de juifs, ainsi que des polonais, tziganes et des prisonniers de guerre soviétiques. Près de 330.000 détenus moururent suite à la faim, les mauvais traitements, ect...

    En avril 1940, Rudolph Höss, qui devint le premier commandant du camp, nota la ville de Oswiecim comme site possible pour la construction d'un camp. La fonction première de ce camp devait être d'intimider les polonais et de prévenir toute action de résistance. Le 27 avril, Himmler ordonna la construction du camp.

    En mai 1940, les populations polonaises des villages environnant le camp furent expulsées et dans de nombreux cas massacrées. Une équipe de travail composée de détenus du camps de Sachsenhausen fut envoyée pour les travaux. Près de 300 membres de la communauté juive d' Oswiecim furent également arrêtés et utilisés comme travailleurs dans la construction du camp.

    Le premier transport de prisonniers, composé quasi exclusivement de civils polonais, arriva en juin 1940. A la même époque, l'administration SS s'installa dans le camp. Le 1er mars 1941, la population du camp s'élevait déjà à 10.900 prisonniers. Déjà à cette époque, la réputation d'auschwitz en tant que centre d'exécution de masse était établie.

    Himmler visita Auschwitz en mars 1941 et ordonna son agrandissement afin de pouvoir contenir 30.000 prisonniers. Himmler ordonna également la construction d'un second camp pour 100.000 prisonniers sur le site du village de Brzezinka (Birkenau), à environ 4 km du camp principal. Cet énorme camp était à l'origine prévu pour des prisonniers de guerre russes destinés à servir de main-d'oeuvre gratuite à la SS en Haute Silésie. Le géant de l'industrie chimique I.G. Farben exprima rapidement son intérêt pour cette main-d'oeuvre. Les travaux de construction commencèrent de manière intensive en octobre 1941 dans des conditions abominables, entraînant de ce fait une mortalité incroyable. Plus de 10.000 prisonniers de guerre russes moururent à cette époque.

    La population du camp principal grossit de 18.000 en décembre 1942 à 30.000 prisonniers en mars 1943. En juillet ou en août 1941, Himmler expliqua à Höss en quoi consistait le "Solution Finale". Le 3 septembre 1941, des prisonniers soviétique du camp principal furent utilisés comme cobayes lors d'essai sur l'efficacité du Zyklon-B. Ce gaz empoisonné était produit par la société allemande "Degesch" (Deutsche Gesellschaft zur Schädlingsbekämpfung). Les gazages eurent lieu dans les cellules souterraines du Block 11. Après cet essai, une chambre à gaz fut construite à l'extérieur du camp principal en février 1942, tandis que 2 chambres à gaz temporaires furent ouvertes à Birkenau. Les crématoires furent construits par la société allemande "Topf & fils" établie à Erfurt.


    L'usine de mort... (1945)

    En mars 1942, un camp de femmes fut construit à Auschwitz pour 6.000 prisonnières. En août 1942, ce camp fut déplacé vers Birkenau. En janvier 1944, 27.000 femmes étaient incarcérées à Birkenau, dans la section B1a, dans des quartiers séparés.

    En février 1943, une section pour les Tziganes fut construites à Birkenau (camp BIIe), et en septembre 1943 un terrain - le soit-disant 'Camp Familial' BIIb - fut réservé pour les juifs tchèques déportés de Theresienstadt. Les chambres à gaz et les crématoires furent ouverts en mars 1943.

    En automne 1943, l'administration du camp fut réorganisée suite à une affaire de corruption. A la fin de 1943, la population totale du complexe Auschwitz (camp principal, Birkenau, Monowitz et autres camps annexes) comptait plus de 80.000 prisonniers: 18.437 dans le camp principal, 49.114 à Birkenau, et 13.288 à Monowitz où I.G. Farben possédait une usine de production de caoutchouc synthétique. Plus de 50.000 prisonniers furent répartis entre 51 camps annexes tels que Rajsko, un centre d'agriculture expérimental, et Gleiwitz, une mine de charbon. Les conditions de vie dans les camps annexes étaient souvent pires que celles qui existaient dans les camps principaux (cf la liste des camps).

    Au milieu de 1944, Auschwitz fut désignée en tant que zone de sécurité SS en Haute Silésie. En août 1944 la population du camp atteignit 105.168. Le dernier recensement de prisonniers, datés du 18 janvier 1945, indiquait 64.000 prisonniers.

    Durant son existence, la composition de la population du camp changea de manière significative. Au début, les prisonniers étaient exclusivement polonaise. D'avril 1940 à mars 1942, sur près de 27.000 prisonniers, 30% étaient polonais et 57% étaient juifs. De mars 1942 à mars 1943, sur près de 162.000 prisonniers, 60% étaient juifs.

    Auschwitz devint rapidement une énorme source d'esclaves ainsi qu'un centre d'extermination. Sur les 2,5 millions de prisonniers déportés à Auschwitz, 405.000 reçurent le statut de prisonniers et furent immatriculés. Parmi ces derniers, près de 50% étaient des juifs et 50% étaient polonais ou autres nationalités. Sur ce nombre total de prisonniers immatriculés, seuls 65.000 d'entre eux survécurent.

    Ceux qui étaient déportés à Auschwitz débarquaient dans une gare située près du camp principal et devaient marcher ou étaient transportés au camp pour l'enregistrement. Ils étaient alors tatoués, déshabillés, désinfectés puis rasés, douchés tandis que leurs vêtements étaient désinfectés au gaz Zyklon-B. Ils entraient enfin dans le camp par la grande porte portant la fameuse inscription 'Arbeit Macht Frei' ("Le travail rend libre")

    Un système identique fonctionna un peu plus tard à Birkenau en 1942-43, à la différence près que les douches étaient en fait des chambres à gaz. A peine 10% des prisonniers juifs étaient enregistrés, tatoués, douchés et désinfectés au 'sauna central' avant d'être transférés dans les baraques. En mai 1944, une ligne de démarcation fut construite à l'intérieur du camp afin d'accélérer et de simplifier la procédure de triage des dizaines de milliers de juifs hongrois déportés au cours de l'été 1944.

    L'histoire d'Auschwitz-Birkenau en tant que centre d'extermination est complexe. Depuis fin 1941 jusqu'à octobre 1942, la morgue du camp principal, déjà équipée de crématoires, fut transformée en chambre à gaz. Au printemps 1942, deux chambres à gaz provisoires furent construites dans des maisons paysannes. Elles étaient connues sous le nom de "bunkers".

    Le premier "bunker", composé de deux salles hermétiques, fut opérationnel de janvier 1942 à la fin de la guerre. Le second, composé de quatre salles, devint superflu au printemps 1943, mais subsista et resta en activité jusqu'à l'automne 1944, quand les autres chambres à gaz utilisées pour l'extermination des juifs hongrois et des habitants des ghettos ne purent plus suivre. Les victimes gazées dans les deux bunkers étaient obligées de se déshabiller dans des baraques en bois situées tout près des chambres à gaz. Après gazages, les corps étaient évacués et brûlés à l'air libre. Entre janvier 1942 et mars 1943, 175.000 juifs y furent exterminés, dont 105.000 entre janvier et mars 1943.


    Porte d'une des chambres à gaz d'Auschwite. Sur le panneau on peut lire l'avertissement "Danger de mort" (1945)

    Jusqu'à cette époque, Auschwitz ne représentait "que" 11% des victimes de la "Solution Finale". Néanmoins, en août 1942, des plans furent établis pour la mise en place d'infrastructures permettant le gazage de masse. D'après ces plans il semble que les deux premières chambres à gaz furent établies suite à la transformation des morgues. Les morgues, équipées de crématoires, étaient à l'origine conçues pour gérer l'énorme taux de mortalité qui régnait parmi la main-d'oeuvre d'esclaves (près de 100.000). Il est clair cependant qu'à partir de l'automne 1942, les projets des SS visaient à la constructions d'infrastructures permettant l'extermination à une bien plus grande échelle encore.

    Les deux paires de chambres à gaz étaient numérotées II et III ainsi que IV et V. La première s'ouvrit le 31 mars 1943, la dernière le 4 avril 1943. La surface totale de ces chambres à gaz s'élevait à 2.255 mètres carrés; leur capacité totale étant de 4.420 personnes.Ceux qui étaient sélectionnés pour le gazage devaient se déshabiller dans un vestiaire puis étaient poussés dans les chambres à gaz. La mort survenait après 15 à 20 minutes. Dans les chambres à gaz II et III, le gazage s'effectuait dans des salles souterraines, et les corps étaient transférés aux 5 fours par un ascenseur électrique. Avant la crémation, les dents en or étaient arrachées et tous les bijoux enlevés (alliances, bagues, etc...). Les chambres à gaz IV et V étaient quant à elles situées au même niveau que les crématoires, mais ceux-ci étaient tellement mal conçus et leur usage tellement intensif qu'ils étaient sujets à des pannes fréquentes et qu'ils furent finalement abandonnés. Les corps furent brûlés à l'air libre, comme en 1943. Les "sonderkommandos" juifs (équipes chargées de la crémation des corps) travaillaient aux crématoires sous la surveillance des SS.

    A l'origine, ces infrastructures furent "sous-utilisées". D'avril 1943 à mars 1944, "à peine" 160.000 furent gazés à Birkenau, mais de mars 1944 à novembre 1944, alors que tous les autres camps d'extermination étaient abandonnés, Birkenau battit tous les records précédents en matière d'extermination de masse. La déportation des juifs hongrois et la liquidation de tous les ghettos juifs polonais, tel celui de Lodz, eut comme conséquence le gazage de 585.000 juifs. Cette période fit d' Auschwitz-Birkenau le plus grand et le plus célèbre camp d'extermination de tous les temps.

    En octobre 1944, le "sonderkommando" du crématoire IV se révolta et détruisit plusieurs fours. En novembre Himmler ordonna l'arrêt des gazages, et une opération de "nettoyage" fut mise en place pour effacer touts les traces d'extermination. En janvier 1945, les nazis évacuèrent du camp 58.000 prisonniers encore capables de marcher. Ils laissèrent derrière eux dans le camp principal, Birkenau et à Monowitz près de 7.000 prisonniers malades ou invalides. Les nazis étaient persuadés qu'ils ne survivraient que très peu de temps.

    Quand les troupes soviétiques libérèrent Auschwitz le 27 janvier 1945, ils trouvèrent ces survivants dans un état pitoyable. Ils découvrirent en même temps 836.525 vêtements féminins, 348.820 vêtement masculins, 43.525 paires de chaussures ainsi qu'un nombre incroyable de brosse à dent, miroirs et autres effets personnels. Ils découvrirent de même 460 prothèses et 7 tonnes de cheveux humains provenant des victimes gazées. Ces cheveux humains étaient achetés 50 pfennig/kilo par la société allemande "Alex Zink" (établie en Bavière) pour la réalisation de vêtements.


    Ce qui reste des victimes: des montagnes de vêtements et de chaussures (1945)

    De façon incroyable, il y eu de nombreux cas de résistance individuelle ou collective à l'intérieur même du camp. Des polonais, des communistes ainsi que de nombreux autres groupes nationaux établirent des réseaux d'aide et de résistance dans le camp. Quelques juifs parvinrent à s'évader de Birkenau, et de nombreux cas de révolte et d'attaque contre les gardes SS furent enregistrés, même aux portes des chambres à gaz. La révolte du "sonderkommando" en octobre 1944 est et restera un extraordinaire exemple de courage et de résistance à la barbarie.

     

     

     

     

    Photo de Salomon Charly.
     
  • Etre juif aujourd’hui en Europe ou dans le monde ... Pourquoi sommes-nous la cible de tous les maux ???

    Etre juif aujourd’hui en Europe ou dans le monde ... Pourquoi sommes-nous la cible de tous les maux ???
    Depuis quelques temps le monde devient fou, il ne se souvient plus des leçons du passé.
    En Europe les dernières élections nous ont prouvés une fois de plus que l’histoire est un éternel recommencement, les heures sombres du fascisme frappent de nouveau à n...os portes, En Suisse le salut nazi est autorisé ailleurs le front national en France, la nette progression du parti d’extrême-droite Jobbik Après avoir tenu des discours extrêmement agressifs tenant le multiculturalisme du pays comme responsable de tous les maux (principalement les Roms, les tziganes et les juifs ) en Hongrie, Aube dorée en Grèce, FPO au Pays Bas les ultras nationalistes reviennent en force dans ces pays, alors à qui la faute ?
    Certains diront que le retour en force du fascisme est dû à l’incompétence de nos hommes politiques qui n’arrivent pas à gérer la crise, d’autres diront qu’il est dû à l’Europe économique que les banques ont le pouvoir, d’autres diront qu’il est dû à l’immigration de masse et nous JUIFS dans tout cela en quoi sommes-nous responsables ?
    Pourquoi sommes-nous la cible de ce fascisme islamique et de ce fascisme Européen et mondial ?
    Pourquoi des juifs sont agressés, exécutés froidement lors d’un séjour en pays dit « sécurisé » comme la Belgique…. Pourquoi sommes-nous la cible d’injures de moqueries d’agressions….Pourquoi nos écoles, nos synagogues, nos musées doivent ils en permanences être « protégés » La raison le mensonge la désinformation, et vous savez quoi nos politiciens en ne réagissant pas et les médias en diffusant des infos « erronées » mensongères, orientées, voir même fausses en sont les grands responsables Oui, notre moral est bas.. Et alors ?
    C’est seulement parce que nous pleurons nos morts pendant que d’autres se réjouissent du sang versé.
    C’est la raison pour laquelle nous gagnerons, en fin de compte.
    Devons-nous céder et partir en Israël vers la terre de notre histoire cela serait aveu de faiblesse face au fascisme et nazislamisme, ’Europe qui est judéo chrétienne, nous faisons partie de son histoire et de ces nations alors devons-nous partir ??
    Je dis non montrons notre force, ne courbons plus le dos, ne baissons plus les yeux…
    Nous sommes juifs en effet mais ne sommes-nous pas né ici en Belgique, en France, en Hongrie, aux Pays Bas ou ailleurs ? , Ne sommes-nous pas peut être plus « européens » que ces clowns qui lèvent le bras bien haut ?, nous sommes peut-être plus belges, français, hollandais, hongrois, que ceux qui prônent notre effacement de chaque pays où nous vivons… bien sur Israël est notre nation ou notre histoire a commencé, mais le pays où nous sommes né ou nous résidons est AUSSI le pays de nos racines , nous y apportons prospérité, éducation, évolution comme tout citoyens alors ne le quittons pas sans avoir montré que si nous le faisons un jour cela sera NOTRE CHOIX et NON PAS LEUR VOLONTE .
    Juifs unis et forts montrons a ces « fascistes » que cette fois ils ne nous chasseront plus…nous ne serons plus les moutons comme cela s’est fait au 20eme siècle …Je disais dans un texte sur internet : « si les abeilles meurent les hommes n’y survivront pas ? » Alors sachez que nous sommes les abeilles d’une des plus veilles communautés d’Europe … et si nous partons ils n’y survivront pas.. Ne laissons pas une partie de nous-même mourir ….Am Yisrael Chai et LE PEUPLE ISRAEL VIVRA POUR L ETERNITE LA OU IL SE TROUVE
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

  • L'histoire de Pourim

    L'histoire de Pourim

     

     
           

    L'histoire de Pourim est plus ancienne que celle de Hanouka. Alors que Hanouka se situe à l'époque du Second Temple de Jérusalem ; Pourim remonte à l'exil babylonien, qui a duré depuis la destruction du Premier Temple de Jérusalem jusqu'à la construction du Second.

    Trop souvent, le public francophone se fait de l'histoire de Pourim une idée plus ou moins fondée sur la lecture d'Esther de Racine, ou, au mieux, de celle de la traduction française de la Meguila d'Esther. Or, comme dans tous les domaines des textes bibliques, une compréhension correcte dépend de la connaissance des commentaires, de la transmission orale. En ce qui concerne Pourim, il y a tout un volume de la guemara qui concerne la Meguila, et qui s'appelle Masseheth Meguila. Il y a de nombreux commentaires sur la meguila, citons notamment le targoum chéni, qui offre des commentaires très détaillés.

    Si Hanouka est le dernier miracle qui est arrivé à l'époque du Beth Hamikdach, et qui est en relation avec la spiritualité du Beth Hamikdach, Pourim a été le premier grand miracle que Hakadoch Barouh Hou a accompli en-dehors d'Eretz Israël. Ce miracle porte les signes d'un événement exilique.

    L'histoire du miracle de Pourime se présente comme un enchaînement d'événements, qui, analysés chacun à part, n'offrent aucun signe de miracle. C'est une suite de situations, comme il s'en présente couramment dans cette région du monde qu'est la Perse, pour ne pas l'appeler le Pays des Mille et Une nuits. Alors que la victoire militaire des Hasmonéens était visiblement miraculeuse, ainsi que l'était la durée de la combustion de la seule fiole d'huile d'olives pure, dans toute l'histoire de Pourim, rien ne va contre les lois de la nature ; rien de physiquement miraculeux.

    Et pourtant, on a bien raison de parler d'un miracle. C'est que Pourim nous enseigne la différence que nous trouverons entre les miracles en Eretz Israël d'une part, et ceux que Hakadoch Barouh Hou accomplit pour nous en-dehors d'Eretz Israël . Alors en quoi consiste le miracle de Pourime ?

    Lorsque les Juifs de Suze se sont rendus à l'invitation d'Ahachvéroch au festin, auquel Mordehay leur avait interdit d'aller, personne ne se doutait que cette désobéissance serait la cause d'un danger qui planerait sur tous les Juifs du monde (à l'époque, on disait sur toutes les cent vingt sept provinces de la Perse, mais c'est la même chose)

    Personne ne se doutait que la nomination au poste de premier vizir (premier ministre, si vous préférez) de l'antisémite notoire qu'était Haman, était une étape, qui enfilerait le châtiment qu'enverrait Hakadoch Barouh Hou.

    Personne ne se doutait non plus que la disparition de Vachti, pour faire place à Esther au palais d'Ahachvéroch, enfilait la possibilité éventuelle d'une délivrance.

    Personne ne se doutait non plus que l'intervention de Mordechay pour étouffer dans l'?uf le projet d'assassinat d'Ahachvéroch par Bigtan et Téréch, articulait un autre élément de cette perspective de la délivrance.

    Je n'ai pas consulté les journaux de l'époque ; mais je peux vous dire que de tous les médias de l'époque, aucun n'a vu dans ces faits autre chose que des faits divers isolés, sans aucun lien entre eux.

    Par conséquent, lorsque la délivrance est arrivée, tous les médias de l'époque n'ont pas du tout vu en elle autre chose qu'un fait divers supplémentaire, sans lien avec ceux qui l'avait précédée.

    Et il est vrai que la Main de Hachem était complètement déguisée. Il envoyait des événements apparemment naturels, dus au hasard, sans plus.

    Mais chez les Juifs, chez nous, on sait que l'histoire est un enchaînement ininterrompu d'interventions de Hachem, comme suite au comportement de Son peuple. Tant que les Juifs fléchissent dans leur fidélité à Hachem et aux Mitsvoth, Hachem envoie des événements qui composent une adversité dramatique. Ensuite, lorsque les Juifs se réveillent enfin, acceptent d'écouter Mordechay, et de faire techouva, Hachem envoie le dénouement miraculeux. Miraculeux, certes, mais non apparemment miraculeux. Aucune loi de la nature ne s'efface devant le miracle de Pourim.(contrairement au miracle de Hanouka, qui a eu lieu en Eretz Israël).Pourim se passe très loin d'Eretz Israël.

    D'autre part, si le miracle a apporté une délivrance totale par rapport au danger qui l'avait précédée, toutefois les circonstances qui entourent le miracle, ne sont pas très dignes. En effet, qu'une fille juive comme Esther soit acculée à se donner à un non-juif, est le signe que cette génération n'était pas très digne dans sa vie juive.

    Arrivés là dans notre réflexion, disons que deux leçons doivent être tirées de cette approche. Pour qui vit en Eretz Israël, Pourim vient rappeler que les miracles que Hachem accomplit pour nous portent la marque de notre niveau spirituel.

    Pour qui vit (encore) en-dehors d'Eretz Israël, Pourim nous apprend que Hachem accomplit des miracles en n'importe quelle partie du monde, en faveur de ceux qui par leurs actes et leurs pensées Lui sont fidèles. Toutefois, pour discerner ces miracles, il faut déchirer le voile naturel qui les enveloppe, il faut percer l'apparence de faits divers que prennent les miracles de Hachem en-dehors d'Eretz Israël.

    D'ailleurs, l'usage populaire de se déguiser à Pourim, doit être bien compris comme notre affirmation que quelle que soit la manière dont Hachem déguise Ses miracles, sous l'aspect de faits naturels, nous nous sentons indéfectiblement capables d'y voir de vrais miracles. Nous décodons les faits apparemment naturels qui cachent de vraies interventions de Sa main.

    Nos Sages nous enseignent que la délivrance qu'a été le miracle de Pourim, s'est accompagnée d'un renouvellement de l'engagement des Juifs de se conformer aux Mitsvoth. Si, au Sinaï, Israël s'est engagé à vivre une existence de Tora et de Mitsvot, du fait de la crainte que leur a inspirée Hachem par les miracles de la Sortie d'Egypte et de la Révélation au Sinaï, la fête de Pourim a suscité une nouvelle acceptation de la Tora et des Mitsvoth, dans la joie d'avoir été délivrés par ce grand miracle.

    De même que chaque année, la fête de Chavouoth nous incite à renouveler notre engagement envers Hachem, du fait de la crainte que nous inspire Mattan Tora (le Don de la Tora), ainsi, chaque année, la fête de Pourim est l'occasion de renouveler et de renforcer notre fidélité à Hachem et à Ses Mitsvoth, grâce à la joie qui emplit nos coeurs.

    A tous et à toutes, je souhaite une bonne fête de Pourim.

  • Hanoucca histoire us et coutumes en Alsace

    Hanouka
    Histoire, Us et Coutumes en Alsace
    Grand Rabbin Max Warschawski

    Hanouka, fête des lumières ou fête de la dédicace (du Temple de Jérusalem) n'est pas comme les autres fêtes, d'institution biblique. Elle date de l'époque du second Temple et commémore la victoire de Juda l'Hasmonéen (Juda Maccabée) sur les troupes syriennes d'Antiochus Epiphane. Celui-ci, maître de la Judée, avait interdit la pratique de la religion juive, en vue d'unifier tout son royaume par une croyance et une pratique commune : celle du polythéisme grec. Un soulèvement populaire s'ensuivit, qui permit aux insurgés de reprendre Jérusalem et le Temple, profané par les troupes païennes.

     

    Pour rappeler cet épisode de notre histoire - triomphe du spirituel sur le matériel-, fut instituée la fête de Hanouka. Ce n'est pas une fête chômée comme les cinq fêtes mentionnées par la Torah, durant lesquelles le travail est interdit. La seule obligation que nous ayons est d'allumer des lumières huit jours durant, la lumière étant le symbole de la spiritualité.

    Hanouka se célèbre du 25 kislev au 2 tebeth et se situe en général en décembre (le christianisme a-t-il repris la date du 25 pour en faire la Nativité ?).

    L'allumage des lumières :


    Le Traité Shabath rapporte un débat entre diverses écoles sur la manière de procéder à l'allumage.. Selon une première opinion, on se contente d'allumer chaque soir, pendant les huit jours, une lumière par famille ! Une autre opiniondemande qu'on allume une lumière pour chaque personne de la famille.

     

    Hanouka rappelle aussi un miracle qui a permis qu'au Temple de Jérusalem une fiole d'huile pure (non souillée par les païens d'Antiochus), qui ne contenait que de quoi alimenter le chandelier du Temple pour un jour, a pu le faire huit jours durant !

    Hanoukia a 2 etages Aussi avait-on adopté une troisième opinion : allumer une lumière le premier soir et augmenter d'une lumière chaque soir, pour arriver le huitième soir à l'illumination de tout le chandelier; car le miracle de l'huile grandissait chaque jour.

    En Alsace, chaque homme de la famille allume sur son chandelier (la Menora ou 'Hanoukia) les lumières de la fête (un chandelier à huit branches, avec une neuvième, servant à l'allumage, appelée Shamash). La mitzva est d'allumer avec de l'huile (de préférence l'huile d'olive) comme au Temple de Jérusalem.

    Il existait en Alsace des 'Hanoukioth à 2 ou 3 étages, ce qui prouve que non seulement le chef de famille mais aussi ses enfants allumaient chacun leurs lumières. Dans beaucoup de familles on se sert de bougies à la place de l'huile. L'allumage est accompagné par un chant populaire, Maoz Tsour, dont l'air s'est répandu dans de nombreuses communautés, même non ashkenazes. Ce chant rappelle les diverses époques de l'histoire d'Israël et leurs épreuves, depuis l'esclavage d'Egypte, l'exil de Babylone, la fête de Pourim, pour en arriver à Hanouka.

    La tradition du judaïsme rhénan ou ashkenaze, intercalle, les Shabath particuliers, ou lors des fêtes, des Pioutim (compositions poétiques datant pour la plupart du Moyen-Age). Le Shabath de Hanouka, un de ces Pioutim, Shené zeitim ("Les deux oliviers", allusion à un texte de Zacharie) est également très populaire en Alsace grâce à son air dont le refrain est repris en coeur par les fidèles.

     

    Coutumes familiales à Hanouka

    'Hanikégeld (l'argent de 'Hanouka)
    Depuis fort longtemps, on donnait le soir de 'Hanouka, des pièces d'argent aux enfants pour marquer la joie de la fête. De nos jours, on leur offre des cadeaux et certaines familles répartissent ces cadeaux sur tous les soirs de la fête.

    Trenderlé (la toupie de 'Hanouka)
    Ce jeu (une toupie à quatre faces), est réservé pour la fête de Hanouka. Elle porte une lettre hébraïque sur chacune des faces.

    • N (noûn) pour nichts, "rien" - c'est à dire : "ne prends rien" ;
    • G (guimel) pour ganz, "tout" - c'est à dire "prends le tout" ;
    • H () pour halb, "la moitié" - c'est à dire : "prends la moitié" ;
    • Sh (shîn) pour stellen, "placé" - c'est à dire : "ajoute à la cagnotte".

    Les quatre lettres forment aussi les initiales de la phrase "NES GADOL HAYA SHAM", "un grand miracle s'est produit là-bas (en Israël)". En Israël, on a remplacé le shîn par un , "un grand miracle s'est produit PO", "ici".

     

    Klopfess
    Les soirs de 'Hanouka pendant que les enfants font tourner leur toupie, les adultes jouent au Klopfess, un jeu de cartes, auquel participe la famille entière. Ce jeu, auquel s'associent même ceux qui tout au long de l'année ne touchent pas à une carte, est peut-être la survivance d'un passé lointain. Ceux qui passaient leurs soirées et même leurs nuits à l'étude, interrompaient l'étude les soirs de Noël et de la Saint Sylvestre. La nuit de Noël était appelée Nittelnacht (du mot Natalité). Hanouka coïncidait souvent avec la fête de Noël. On craignait ce soir que certains voisins, avinés, à la suite des agapes (ou parfois excités par des sermons antisémites de la messe de Minuit) ne viennent maltraiter leurs concitoyens juifs. Il fallait donc être prêt à se défendre et pour éviter de s'endormir ou de se laisser trop passionner par l'étude, on passait la soirée à jouer. Les dangers d'attaques antisémites ont heureusement disparu ; la coutume du jeu est restée.

    Aliments de Hanouka :

    La fête de Hanouka étant liée à l'huile du Candélabre du Temple, la coutume, dans la plupart des communautés, voulait que l'on mange des aliments frits à l'huile : en particulier des beignets, ou des croquettes de pommes de terre. Cette coutume, très prisée en Israël, est inconnue en Alsace, les beignets étant réservés à Pourim (PurimKichlich).

    Dans nos régions, on mange à Hanouka du Houttzelwecke (ou Béréwecke) qui n'est pas spécifiquement un aliment juif. C'est un gâteau fabriqué avec toutes sortes de fruits séchés, d'amandes et autres graines, raisins secs et surtout de poires séchées, Houtzel.

    Préparatifs de Pessah
    : Les Juifs en Alsace (probablement ailleurs également) gavaient des oies ou les achetaient chez les paysans, la période de Hanouka étant la saison des oies grasses !

    On les faisait abattre chez le Sho'heth puis, dans la cuisine débarrassée de tout 'hametz, on préparait ces oies pour le Pessa'h suivant : on faisait fondre la graisse dans laquelle on conservait les cuisses et la poitrine de l'oie. Le reste, carcasse, ailes et les graillons (les grives) était consommé à Hanouka ! Le foie était parfois réservé pour Pourim, lorsqu'on ne le vendait pas à une famille plus fortunée (dans ce cas, le prix de revient de l'oie était moins élevé). Enfin, pourquoi ne pas le consommer à Hanouka même ?

    Et maintenant bon appétit !

     

    UN FEU DE LA SAINT-JEAN
    EN PLEIN HIVER ALSACIEN
    Extrait de Nos Usages religieux, Souvenirs d'enfance,
    publié par le Grand Rabbin Moïse SCHUHL en 1896, aux Editions Durlacher Paris.
    Présenté par Eliane Roos

    "Il y a un quart de siècle [donc vers 1860] on ne se servait que d'huile pour les lumières de Hanouka. Les maîtresses de maison, trouvant sans doute que les taches produites sur le plancher par l'huile tombant des lampes sont trop difficiles à enlever, ont obtenu que l'on n'emploie plus guère que des cierges minces ou des bougies filées, vulgairement appelées "rats de cave".

    Un divertissement particulièrement cher aux enfants a disparu depuis que l'huile a été remplacée par les bougies. Les mèches étaient renouvellées chaque soir, et celles qui avaient servi la veille étaient recueillies soigneusement par les enfants qui, le lendemain de Hanouka, les réunissaient toutes en un tas et y mettaient le feu. Les méches, encore humectées d'huile, flambaient facilement, et les petits garçons et les fillettes sautaient joyeux, à plusieurs reprises, par-dessus la flamme."


    Illustration : Lampe de Hanouka à deux étages, pour plusieurs personnes, typique de la région du Haut-Rhin - fer blanc fin 19ème siècle. Collection Mireille et R. Max Warschawski, Jérusalem.

  • la petite histoire de Hanoucca

    HANOUCCA
    HANOUCCA HANOUKA
    HANOUCCA HANOUKA
    HANOUCCA
     
     
       
    La petite Histoire de Hannouca

    A l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif à de nombreux décrets dans le but de l'empêcher de pratiquer la Torah et les Mitsvoth dans l'esprit de sainteté qu'il convient, commer ne plus pratiquer la Brit Mila (la circoncision) et ne plus observer Shabbat.
    Il abusa des Juifs et de leurs biens.
    L'Eternel envoya alors la délivrance à Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Prêtre, et de ses fils, les Hashmonaïm, parvinrent à défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement. Judith, la sœur de Mattathias joua elle-même un rôle de premier rang dans cette victoire miraculeuse.
    Après leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employèrent à nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subit pendant l'occupation et procédèrent alors à l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.
    L'allumage du Candélabre (Ménora) du Temple ne put se faire que grâce à la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours. Jusqu'à ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre à l'allumage de la Ménora.
    Pour commémorer ces miracles, les Ha’hamim (Sages) de la génération instituèrent pour les générations à venir la fête de ‘Hannouca, qui compte parmi les sept Mitsvoth dites "De Rabanane".

    Source : Site Habad

     
    Qu'est ce que "Hanoucca ?"

    Cette célébration est, selon des études récentes, la fête la plus observée par la communauté Juive.

    Chacun y trouve une signification ou un symbole qui lui est proche. Pourtant, nos sages se demandent dans le Talmud : Maï ‘Hannouca ? Qu’est-ce que ‘Hannouca ? Ils s’interrogent sur le véritable sens de la fête et sur sa principale leçon.

    Certains pensent que 'Hannouca représente le triomphe militaire sur l'ennemi et la libération de la Terre Sainte. C'est en effet une partie importante de ‘Hannouca, et sans laquelle cette fête n'aurait pas eu lieu. Mais, ce n'était là que la première étape. Le but était de purifier le Temple et d’y allumer la Ménorah. En d'autres termes, les Maccabis devaient balayer les ténèbres de l’idolâtrie et des coutumes grecques qui avaient été imposées aux Juifs en Terre Sainte; par la suite, il fallait répandre la lumière de la Torah et des Mitsvoth, la lumière de la pureté et la sainteté produite par le mode de vie juif.
    Cela explique pourquoi nos sages n’insistent pas sur la victoire mais plutôt sur le miracle de l’huile. C’est la raison pour laquelle la Mitsva de cette Fête est l’allumage des lumières de ‘Hannouca.

    Quand une nation est dominée, son désir le plus naturel est de recouvrer la liberté. Pour le peuple Juif, la véritable liberté est celle qui permet de vivre selon le mode de vie judaïque, celui de la Torah et des Mitsvoth. Le miracle de ‘Hannouca ne pouvait être complet qu’une fois la Ménorah allumée à nouveau, dans un Temple purifié et sanctifié.
    Il y a deux différences essentielles entre les lumières de 'Hannouca que nous allumons chaque année et celles de la Ménorah qui étaient allumées, jadis, dans le Temple.
    La première est que la Ménorah était allumée à l’intérieur du sanctuaire, alors que nous devons allumer les lumières de 'Hannouca vers l'extérieur. La seconde différence est que la Ménorah était allumée alors qu'il faisait encore jour, tandis que les lumières de 'Hannouca sont allumées après le coucher du soleil.
    Rappelons que la lumière symbolise la Torah. L’obscurité est alors symbole d’absence de Torah et de Mitsvoth. De même, l’intérieur symbolise le monde de sainteté, le monde spirituel intérieur ; le dehors symbolise le monde matériel. La leçon de ‘Hannouca est claire : nous devons répandre la lumière de la Torah au dehors. La Torah et les Mitsvoth ne sont limitées ni par le temps, ni par l'espace. Notre mode de vie ne se borne pas à certains jours de l’année, tels que Roch-Hachanna, Yom Kippour, les autres fêtes et les Chabbath. Il ne se borne pas davantage à certains lieux, tels que la synagogue ou la maison. La vie juive doit être vécue chaque jour de l'année, que ce soit à la maison ou à la synagogue, à 1’école ou au bureau, et même en marchant dans la rue.
    Nous devons apporter – grâce à la Torah et aux Mitsvoth – de la sainteté aux choses les plus ordinaires, à chacun des aspects de notre vie quotidienne. Nous avons le devoir d’étendre le spirituel au monde matériel, de sorte que notre quotidien soit lumineux et rayonnant de sens.
    De plus, nous devons agir de façon régulièrement croissante, ainsi que cela est souligné par les lumières de ‘Hannouca que nous allumons en nombre croissant d’une nuit à l’autre de la fête ; commençant avec une bougie le premier soir, deux le second, et ainsi de suite, ajoutant chaque soir une bougie supplémentaire.
    Quand chacun de nous s'acquittera de la part qui lui incombe, nous pourrons espérer que la promesse Divine sera réalisée et les ténèbres de notre exil balayées ; alors, (Psaumes 139 - 2) « la nuit brillera autant que le jour. » Cela se réalisera à la venue du Machia’h ; le Temple sera édifié de nouveau. Alors, la Ménorah sera allumée, mais, cette fois, pour ne plus jamais s’éteindre.

    Rav Eliahou DAHAN

     
    Quand, où et comment allumer la Hanoukia et quelles bénédictions réciter ?

    • L'essentiel de la mitsva est d'allumer (lé hadlik) et, surtout, de proclamer et diffuser (léfarsém) le miracle (ha néss). Pour cela, il est souhaitable de placer les lumières à la fenêtre ou à l'entrée de la maison pour que les autres voient le miracle dont nous avons bénéficié. Le rayonnement de la lumière vers l'extérieur est accompagné de joie (sim'ha) et de louange (hallel).
    On ne place pas le chandelier sur le sol mais au moins à 80 cm. Si on le place à l'extérieur pour remplir au mieux la mitsva, on le protège du vent dans un compartiment vitré. Si on le met à l'entrée de la maison, on le place au côté droit de la porte en symétrie de la mézouza. On la met en tout endroit digne où on pourra la manifester et en jouir.
    C'est une obligation que d'aider les pauvres et les veuves à avoir le matériel nécessaire pour assurer le rite et la fête.

    • On allume si possible avec une seule mèche ou allumette prenant la lumière à une source unique que l'on appelle le chamache. On l'a allumée en premier.

    • Beaucoup, depuis les périodes les plus lointaines, placent les lumières de 'Hanouka à la fenêtre ou près de la porte pour qu'elles soient vues de l'extérieur : affirmation et publicité. Rappel : on ne place pas la lumière sur le sol.

    • A quelle heure allume-t'on ? Après l'office de Arvite, dès la tombée de la nuit, à l'apparition des trois premières étoiles, et jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de passant dans les rues. Certains allument même 1/4 d'heure avant la nuit. En tous cas, la lumière doit luire au moins pendant une demi-heure en notre présence. Si elle s'éteint, la mitsva a été accomplie par l'allumage. On peut alors réallumer mais sans dire la bénédiction.
    Les femmes peuvent et doivent allumer ; l'usage est qu'elles délèguent explicitement à leur mari qui doit se sentir délégué quand il fait le rite. Si l'homme est en retard, la femme allume pour lui et pour la famille. De même, s'il est en voyage.
    Allumer à la synagogue ne dispense pas d'allumer chez soi.

     

    HANOUKA HANOUCCA

    1. Le premier soir, On place le Chamache au centre et on place une bougie à droite,

    On Récite avant d'allumer, et ChéHé'hiyanou en allumant cette bougie avec le Chamache.

    Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léadlik Ner ‘Hanoucca.
    Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Tes Commandements, et nous a ordonné d’allumer les lumières de ‘Hanoucca.

    Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chéassa Nissim Laavoténou Bayamime Hahème, Bizmane Hazé.
    Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui a fait autrefois des miracles en faveur de nos ancêtres, à pareille époque.

    La Bénédiction suivante n’est récitée que le 1er soir (ou la première fois qu’on allume les lumières de ‘Hanoucca).
    Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chehé’heyanou Vekiyemanou Vehiguiyanou Lizmane Hazé.
    Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a fait grâce d’atteindre cette fête.

     

    2. (les autres soirs, on ne dit que les 2 premières bénédictions seulement). Puis on allume.
    On dit ensuite le passage : "ha nérote hallalou" (certains le disent avant).
    Il est bon d'ajouter le psaume 30 (mizmor chir lé 'hanoukate ha bayite lé David).
    Les Askénazes chantent le Cantique Maôz Tsour...

    3. Avant l'arrivée de Chabbate, on dit Min'ha et on allume d'abord les lumières de 'Hanouka avant celles du Chabbate, alors qu'il fait pourtant encore jour. Les bougies ou l'huile doivent être assez importantes pour tenir 1/2 heure après l'arrivée des étoiles.
    A la sortie du Chabbate,
    - à la synagogue, on allume d'abord la 'hanoukia puis on fait la havdala.
    - à la maison, on fait d'abord la havdala avant d'allumer les lumières de 'Hanouka.
    Ceux qui font autrement et allument les lumières de 'Hanouka avant de faire la havdala, ont aussi sur quoi se baser sur les plus grands décisionnaires (Choulkhane Aroukh, Ora'h 'Hayim 681/2). Mais on l'évite souvent par précaution pour ne pas oublier la pratique de la havdala.

    4. Pendant les 8 jours de 'Hanouka, on ajoute un texte "âl hannissim" dans
    - le birkate hammazone (prière après le repas),
    - chaque âmida (prière dite debout).

    A Cha'harite,
    - on dit le hallél chaque jour (même l'endeuillé, mais les femmes en sont dispensées),
    - on dit le passage : Beit Yaâqov,
    - on lit dans la Torah des passages de Bémidbar 6, 22-27 ; 7, 1-89 ; 8, 1-4.

    Au Chabbate, on sort deux rouleaux de la Torah et on lit dans le 2e le passage quotidien de 'Hanouka.
    La haftara est en Zacharie 2, 14 à 4, 7.
    S'il y a deux Chabbatotes, la haftara est en I Rois de 7, 40 à 7, 50.

     

    Source Modia.org
    Chants de Hanoucca - Traduction de Y. R. Dufour - Site Modia.org
     
    Al Hanissim
    Hannérote hallalou anou madliqim
    ÂL HANNISSIM
    vé âl happourqane
    véâl hagguévourote
    véâl hattéchouôte
    vé âl hanniflaote
    véâl ha né'hamote,
    ché âssita laavotéinou
    bayamim hahém bazzémane hazzé
    âl yédé Cohanéikha haqqédochim.

    Ces chandeliers de lumières, nous allumons
    POUR LES MIRACLES
    pour le salut
    pour les manifestations de la force
    pour les aides dans la détresse
    pour les prodiges
    pour les miséricordes
    que Tu as réalisés pour nos Pères
    en ces jours-là, en cette époque-ci,
    par Tes Cohanim saints.
     
    Maoz tsour yeshouâti
    Maôz tsour yéchouâti
    lékha naé léchabé(é)a'h.
    Tikhone béit téfilati
    vé cham toda nézabé(é)a'h.

    Léêt takhine matbéa'h,
    mittsar haménabé(é)a'h.

    Az égmor, béchir mizmor, 'hanoukate hammizbé(é)a'h.


    Forteresse rocher de mon salut,
    vers Toi il convient de louer.
    Restaure la Maison de ma prière
    et là, le sacrifice d'action de remerciement nous sacrifierons.

    A l'époque où Tu prépares l'écrasement
    du persécuteur en ses gémissements

    Alors j'achéverai par un chant vigoureux de louange, l'inauguration de l'autel.