hanoucca

  • Hanoucca histoire us et coutumes en Alsace

    Hanouka
    Histoire, Us et Coutumes en Alsace
    Grand Rabbin Max Warschawski

    Hanouka, fête des lumières ou fête de la dédicace (du Temple de Jérusalem) n'est pas comme les autres fêtes, d'institution biblique. Elle date de l'époque du second Temple et commémore la victoire de Juda l'Hasmonéen (Juda Maccabée) sur les troupes syriennes d'Antiochus Epiphane. Celui-ci, maître de la Judée, avait interdit la pratique de la religion juive, en vue d'unifier tout son royaume par une croyance et une pratique commune : celle du polythéisme grec. Un soulèvement populaire s'ensuivit, qui permit aux insurgés de reprendre Jérusalem et le Temple, profané par les troupes païennes.

     

    Pour rappeler cet épisode de notre histoire - triomphe du spirituel sur le matériel-, fut instituée la fête de Hanouka. Ce n'est pas une fête chômée comme les cinq fêtes mentionnées par la Torah, durant lesquelles le travail est interdit. La seule obligation que nous ayons est d'allumer des lumières huit jours durant, la lumière étant le symbole de la spiritualité.

    Hanouka se célèbre du 25 kislev au 2 tebeth et se situe en général en décembre (le christianisme a-t-il repris la date du 25 pour en faire la Nativité ?).

    L'allumage des lumières :


    Le Traité Shabath rapporte un débat entre diverses écoles sur la manière de procéder à l'allumage.. Selon une première opinion, on se contente d'allumer chaque soir, pendant les huit jours, une lumière par famille ! Une autre opiniondemande qu'on allume une lumière pour chaque personne de la famille.

     

    Hanouka rappelle aussi un miracle qui a permis qu'au Temple de Jérusalem une fiole d'huile pure (non souillée par les païens d'Antiochus), qui ne contenait que de quoi alimenter le chandelier du Temple pour un jour, a pu le faire huit jours durant !

    Hanoukia a 2 etages Aussi avait-on adopté une troisième opinion : allumer une lumière le premier soir et augmenter d'une lumière chaque soir, pour arriver le huitième soir à l'illumination de tout le chandelier; car le miracle de l'huile grandissait chaque jour.

    En Alsace, chaque homme de la famille allume sur son chandelier (la Menora ou 'Hanoukia) les lumières de la fête (un chandelier à huit branches, avec une neuvième, servant à l'allumage, appelée Shamash). La mitzva est d'allumer avec de l'huile (de préférence l'huile d'olive) comme au Temple de Jérusalem.

    Il existait en Alsace des 'Hanoukioth à 2 ou 3 étages, ce qui prouve que non seulement le chef de famille mais aussi ses enfants allumaient chacun leurs lumières. Dans beaucoup de familles on se sert de bougies à la place de l'huile. L'allumage est accompagné par un chant populaire, Maoz Tsour, dont l'air s'est répandu dans de nombreuses communautés, même non ashkenazes. Ce chant rappelle les diverses époques de l'histoire d'Israël et leurs épreuves, depuis l'esclavage d'Egypte, l'exil de Babylone, la fête de Pourim, pour en arriver à Hanouka.

    La tradition du judaïsme rhénan ou ashkenaze, intercalle, les Shabath particuliers, ou lors des fêtes, des Pioutim (compositions poétiques datant pour la plupart du Moyen-Age). Le Shabath de Hanouka, un de ces Pioutim, Shené zeitim ("Les deux oliviers", allusion à un texte de Zacharie) est également très populaire en Alsace grâce à son air dont le refrain est repris en coeur par les fidèles.

     

    Coutumes familiales à Hanouka

    'Hanikégeld (l'argent de 'Hanouka)
    Depuis fort longtemps, on donnait le soir de 'Hanouka, des pièces d'argent aux enfants pour marquer la joie de la fête. De nos jours, on leur offre des cadeaux et certaines familles répartissent ces cadeaux sur tous les soirs de la fête.

    Trenderlé (la toupie de 'Hanouka)
    Ce jeu (une toupie à quatre faces), est réservé pour la fête de Hanouka. Elle porte une lettre hébraïque sur chacune des faces.

    • N (noûn) pour nichts, "rien" - c'est à dire : "ne prends rien" ;
    • G (guimel) pour ganz, "tout" - c'est à dire "prends le tout" ;
    • H () pour halb, "la moitié" - c'est à dire : "prends la moitié" ;
    • Sh (shîn) pour stellen, "placé" - c'est à dire : "ajoute à la cagnotte".

    Les quatre lettres forment aussi les initiales de la phrase "NES GADOL HAYA SHAM", "un grand miracle s'est produit là-bas (en Israël)". En Israël, on a remplacé le shîn par un , "un grand miracle s'est produit PO", "ici".

     

    Klopfess
    Les soirs de 'Hanouka pendant que les enfants font tourner leur toupie, les adultes jouent au Klopfess, un jeu de cartes, auquel participe la famille entière. Ce jeu, auquel s'associent même ceux qui tout au long de l'année ne touchent pas à une carte, est peut-être la survivance d'un passé lointain. Ceux qui passaient leurs soirées et même leurs nuits à l'étude, interrompaient l'étude les soirs de Noël et de la Saint Sylvestre. La nuit de Noël était appelée Nittelnacht (du mot Natalité). Hanouka coïncidait souvent avec la fête de Noël. On craignait ce soir que certains voisins, avinés, à la suite des agapes (ou parfois excités par des sermons antisémites de la messe de Minuit) ne viennent maltraiter leurs concitoyens juifs. Il fallait donc être prêt à se défendre et pour éviter de s'endormir ou de se laisser trop passionner par l'étude, on passait la soirée à jouer. Les dangers d'attaques antisémites ont heureusement disparu ; la coutume du jeu est restée.

    Aliments de Hanouka :

    La fête de Hanouka étant liée à l'huile du Candélabre du Temple, la coutume, dans la plupart des communautés, voulait que l'on mange des aliments frits à l'huile : en particulier des beignets, ou des croquettes de pommes de terre. Cette coutume, très prisée en Israël, est inconnue en Alsace, les beignets étant réservés à Pourim (PurimKichlich).

    Dans nos régions, on mange à Hanouka du Houttzelwecke (ou Béréwecke) qui n'est pas spécifiquement un aliment juif. C'est un gâteau fabriqué avec toutes sortes de fruits séchés, d'amandes et autres graines, raisins secs et surtout de poires séchées, Houtzel.

    Préparatifs de Pessah
    : Les Juifs en Alsace (probablement ailleurs également) gavaient des oies ou les achetaient chez les paysans, la période de Hanouka étant la saison des oies grasses !

    On les faisait abattre chez le Sho'heth puis, dans la cuisine débarrassée de tout 'hametz, on préparait ces oies pour le Pessa'h suivant : on faisait fondre la graisse dans laquelle on conservait les cuisses et la poitrine de l'oie. Le reste, carcasse, ailes et les graillons (les grives) était consommé à Hanouka ! Le foie était parfois réservé pour Pourim, lorsqu'on ne le vendait pas à une famille plus fortunée (dans ce cas, le prix de revient de l'oie était moins élevé). Enfin, pourquoi ne pas le consommer à Hanouka même ?

    Et maintenant bon appétit !

     

    UN FEU DE LA SAINT-JEAN
    EN PLEIN HIVER ALSACIEN
    Extrait de Nos Usages religieux, Souvenirs d'enfance,
    publié par le Grand Rabbin Moïse SCHUHL en 1896, aux Editions Durlacher Paris.
    Présenté par Eliane Roos

    "Il y a un quart de siècle [donc vers 1860] on ne se servait que d'huile pour les lumières de Hanouka. Les maîtresses de maison, trouvant sans doute que les taches produites sur le plancher par l'huile tombant des lampes sont trop difficiles à enlever, ont obtenu que l'on n'emploie plus guère que des cierges minces ou des bougies filées, vulgairement appelées "rats de cave".

    Un divertissement particulièrement cher aux enfants a disparu depuis que l'huile a été remplacée par les bougies. Les mèches étaient renouvellées chaque soir, et celles qui avaient servi la veille étaient recueillies soigneusement par les enfants qui, le lendemain de Hanouka, les réunissaient toutes en un tas et y mettaient le feu. Les méches, encore humectées d'huile, flambaient facilement, et les petits garçons et les fillettes sautaient joyeux, à plusieurs reprises, par-dessus la flamme."


    Illustration : Lampe de Hanouka à deux étages, pour plusieurs personnes, typique de la région du Haut-Rhin - fer blanc fin 19ème siècle. Collection Mireille et R. Max Warschawski, Jérusalem.

  • la petite histoire de Hanoucca

    HANOUCCA
    HANOUCCA HANOUKA
    HANOUCCA HANOUKA
    HANOUCCA
     
     
       
    La petite Histoire de Hannouca

    A l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif à de nombreux décrets dans le but de l'empêcher de pratiquer la Torah et les Mitsvoth dans l'esprit de sainteté qu'il convient, commer ne plus pratiquer la Brit Mila (la circoncision) et ne plus observer Shabbat.
    Il abusa des Juifs et de leurs biens.
    L'Eternel envoya alors la délivrance à Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Prêtre, et de ses fils, les Hashmonaïm, parvinrent à défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement. Judith, la sœur de Mattathias joua elle-même un rôle de premier rang dans cette victoire miraculeuse.
    Après leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employèrent à nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subit pendant l'occupation et procédèrent alors à l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.
    L'allumage du Candélabre (Ménora) du Temple ne put se faire que grâce à la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours. Jusqu'à ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre à l'allumage de la Ménora.
    Pour commémorer ces miracles, les Ha’hamim (Sages) de la génération instituèrent pour les générations à venir la fête de ‘Hannouca, qui compte parmi les sept Mitsvoth dites "De Rabanane".

    Source : Site Habad

     
    Qu'est ce que "Hanoucca ?"

    Cette célébration est, selon des études récentes, la fête la plus observée par la communauté Juive.

    Chacun y trouve une signification ou un symbole qui lui est proche. Pourtant, nos sages se demandent dans le Talmud : Maï ‘Hannouca ? Qu’est-ce que ‘Hannouca ? Ils s’interrogent sur le véritable sens de la fête et sur sa principale leçon.

    Certains pensent que 'Hannouca représente le triomphe militaire sur l'ennemi et la libération de la Terre Sainte. C'est en effet une partie importante de ‘Hannouca, et sans laquelle cette fête n'aurait pas eu lieu. Mais, ce n'était là que la première étape. Le but était de purifier le Temple et d’y allumer la Ménorah. En d'autres termes, les Maccabis devaient balayer les ténèbres de l’idolâtrie et des coutumes grecques qui avaient été imposées aux Juifs en Terre Sainte; par la suite, il fallait répandre la lumière de la Torah et des Mitsvoth, la lumière de la pureté et la sainteté produite par le mode de vie juif.
    Cela explique pourquoi nos sages n’insistent pas sur la victoire mais plutôt sur le miracle de l’huile. C’est la raison pour laquelle la Mitsva de cette Fête est l’allumage des lumières de ‘Hannouca.

    Quand une nation est dominée, son désir le plus naturel est de recouvrer la liberté. Pour le peuple Juif, la véritable liberté est celle qui permet de vivre selon le mode de vie judaïque, celui de la Torah et des Mitsvoth. Le miracle de ‘Hannouca ne pouvait être complet qu’une fois la Ménorah allumée à nouveau, dans un Temple purifié et sanctifié.
    Il y a deux différences essentielles entre les lumières de 'Hannouca que nous allumons chaque année et celles de la Ménorah qui étaient allumées, jadis, dans le Temple.
    La première est que la Ménorah était allumée à l’intérieur du sanctuaire, alors que nous devons allumer les lumières de 'Hannouca vers l'extérieur. La seconde différence est que la Ménorah était allumée alors qu'il faisait encore jour, tandis que les lumières de 'Hannouca sont allumées après le coucher du soleil.
    Rappelons que la lumière symbolise la Torah. L’obscurité est alors symbole d’absence de Torah et de Mitsvoth. De même, l’intérieur symbolise le monde de sainteté, le monde spirituel intérieur ; le dehors symbolise le monde matériel. La leçon de ‘Hannouca est claire : nous devons répandre la lumière de la Torah au dehors. La Torah et les Mitsvoth ne sont limitées ni par le temps, ni par l'espace. Notre mode de vie ne se borne pas à certains jours de l’année, tels que Roch-Hachanna, Yom Kippour, les autres fêtes et les Chabbath. Il ne se borne pas davantage à certains lieux, tels que la synagogue ou la maison. La vie juive doit être vécue chaque jour de l'année, que ce soit à la maison ou à la synagogue, à 1’école ou au bureau, et même en marchant dans la rue.
    Nous devons apporter – grâce à la Torah et aux Mitsvoth – de la sainteté aux choses les plus ordinaires, à chacun des aspects de notre vie quotidienne. Nous avons le devoir d’étendre le spirituel au monde matériel, de sorte que notre quotidien soit lumineux et rayonnant de sens.
    De plus, nous devons agir de façon régulièrement croissante, ainsi que cela est souligné par les lumières de ‘Hannouca que nous allumons en nombre croissant d’une nuit à l’autre de la fête ; commençant avec une bougie le premier soir, deux le second, et ainsi de suite, ajoutant chaque soir une bougie supplémentaire.
    Quand chacun de nous s'acquittera de la part qui lui incombe, nous pourrons espérer que la promesse Divine sera réalisée et les ténèbres de notre exil balayées ; alors, (Psaumes 139 - 2) « la nuit brillera autant que le jour. » Cela se réalisera à la venue du Machia’h ; le Temple sera édifié de nouveau. Alors, la Ménorah sera allumée, mais, cette fois, pour ne plus jamais s’éteindre.

    Rav Eliahou DAHAN

     
    Quand, où et comment allumer la Hanoukia et quelles bénédictions réciter ?

    • L'essentiel de la mitsva est d'allumer (lé hadlik) et, surtout, de proclamer et diffuser (léfarsém) le miracle (ha néss). Pour cela, il est souhaitable de placer les lumières à la fenêtre ou à l'entrée de la maison pour que les autres voient le miracle dont nous avons bénéficié. Le rayonnement de la lumière vers l'extérieur est accompagné de joie (sim'ha) et de louange (hallel).
    On ne place pas le chandelier sur le sol mais au moins à 80 cm. Si on le place à l'extérieur pour remplir au mieux la mitsva, on le protège du vent dans un compartiment vitré. Si on le met à l'entrée de la maison, on le place au côté droit de la porte en symétrie de la mézouza. On la met en tout endroit digne où on pourra la manifester et en jouir.
    C'est une obligation que d'aider les pauvres et les veuves à avoir le matériel nécessaire pour assurer le rite et la fête.

    • On allume si possible avec une seule mèche ou allumette prenant la lumière à une source unique que l'on appelle le chamache. On l'a allumée en premier.

    • Beaucoup, depuis les périodes les plus lointaines, placent les lumières de 'Hanouka à la fenêtre ou près de la porte pour qu'elles soient vues de l'extérieur : affirmation et publicité. Rappel : on ne place pas la lumière sur le sol.

    • A quelle heure allume-t'on ? Après l'office de Arvite, dès la tombée de la nuit, à l'apparition des trois premières étoiles, et jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de passant dans les rues. Certains allument même 1/4 d'heure avant la nuit. En tous cas, la lumière doit luire au moins pendant une demi-heure en notre présence. Si elle s'éteint, la mitsva a été accomplie par l'allumage. On peut alors réallumer mais sans dire la bénédiction.
    Les femmes peuvent et doivent allumer ; l'usage est qu'elles délèguent explicitement à leur mari qui doit se sentir délégué quand il fait le rite. Si l'homme est en retard, la femme allume pour lui et pour la famille. De même, s'il est en voyage.
    Allumer à la synagogue ne dispense pas d'allumer chez soi.

     

    HANOUKA HANOUCCA

    1. Le premier soir, On place le Chamache au centre et on place une bougie à droite,

    On Récite avant d'allumer, et ChéHé'hiyanou en allumant cette bougie avec le Chamache.

    Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Acher Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léadlik Ner ‘Hanoucca.
    Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié par Tes Commandements, et nous a ordonné d’allumer les lumières de ‘Hanoucca.

    Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chéassa Nissim Laavoténou Bayamime Hahème, Bizmane Hazé.
    Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui a fait autrefois des miracles en faveur de nos ancêtres, à pareille époque.

    La Bénédiction suivante n’est récitée que le 1er soir (ou la première fois qu’on allume les lumières de ‘Hanoucca).
    Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chehé’heyanou Vekiyemanou Vehiguiyanou Lizmane Hazé.
    Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a fait grâce d’atteindre cette fête.

     

    2. (les autres soirs, on ne dit que les 2 premières bénédictions seulement). Puis on allume.
    On dit ensuite le passage : "ha nérote hallalou" (certains le disent avant).
    Il est bon d'ajouter le psaume 30 (mizmor chir lé 'hanoukate ha bayite lé David).
    Les Askénazes chantent le Cantique Maôz Tsour...

    3. Avant l'arrivée de Chabbate, on dit Min'ha et on allume d'abord les lumières de 'Hanouka avant celles du Chabbate, alors qu'il fait pourtant encore jour. Les bougies ou l'huile doivent être assez importantes pour tenir 1/2 heure après l'arrivée des étoiles.
    A la sortie du Chabbate,
    - à la synagogue, on allume d'abord la 'hanoukia puis on fait la havdala.
    - à la maison, on fait d'abord la havdala avant d'allumer les lumières de 'Hanouka.
    Ceux qui font autrement et allument les lumières de 'Hanouka avant de faire la havdala, ont aussi sur quoi se baser sur les plus grands décisionnaires (Choulkhane Aroukh, Ora'h 'Hayim 681/2). Mais on l'évite souvent par précaution pour ne pas oublier la pratique de la havdala.

    4. Pendant les 8 jours de 'Hanouka, on ajoute un texte "âl hannissim" dans
    - le birkate hammazone (prière après le repas),
    - chaque âmida (prière dite debout).

    A Cha'harite,
    - on dit le hallél chaque jour (même l'endeuillé, mais les femmes en sont dispensées),
    - on dit le passage : Beit Yaâqov,
    - on lit dans la Torah des passages de Bémidbar 6, 22-27 ; 7, 1-89 ; 8, 1-4.

    Au Chabbate, on sort deux rouleaux de la Torah et on lit dans le 2e le passage quotidien de 'Hanouka.
    La haftara est en Zacharie 2, 14 à 4, 7.
    S'il y a deux Chabbatotes, la haftara est en I Rois de 7, 40 à 7, 50.

     

    Source Modia.org
    Chants de Hanoucca - Traduction de Y. R. Dufour - Site Modia.org
     
    Al Hanissim
    Hannérote hallalou anou madliqim
    ÂL HANNISSIM
    vé âl happourqane
    véâl hagguévourote
    véâl hattéchouôte
    vé âl hanniflaote
    véâl ha né'hamote,
    ché âssita laavotéinou
    bayamim hahém bazzémane hazzé
    âl yédé Cohanéikha haqqédochim.

    Ces chandeliers de lumières, nous allumons
    POUR LES MIRACLES
    pour le salut
    pour les manifestations de la force
    pour les aides dans la détresse
    pour les prodiges
    pour les miséricordes
    que Tu as réalisés pour nos Pères
    en ces jours-là, en cette époque-ci,
    par Tes Cohanim saints.
     
    Maoz tsour yeshouâti
    Maôz tsour yéchouâti
    lékha naé léchabé(é)a'h.
    Tikhone béit téfilati
    vé cham toda nézabé(é)a'h.

    Léêt takhine matbéa'h,
    mittsar haménabé(é)a'h.

    Az égmor, béchir mizmor, 'hanoukate hammizbé(é)a'h.


    Forteresse rocher de mon salut,
    vers Toi il convient de louer.
    Restaure la Maison de ma prière
    et là, le sacrifice d'action de remerciement nous sacrifierons.

    A l'époque où Tu prépares l'écrasement
    du persécuteur en ses gémissements

    Alors j'achéverai par un chant vigoureux de louange, l'inauguration de l'autel.