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  • Chypre refuse de cesser l’exploitation du gaz naturel

    Chypre refuse de cesser l’exploitation du gaz naturel
    par Grey Owol -  octobre 2011

    Malgré les menaces de la Turquie, Chypre ne cessera pas d’exploiter les sources de gaz naturel situées dans sa zone économique exclusive.


    En 2010, un des plus gros gisements sous-marins de gaz naturel de la planète est découvert dans le bassin du Levantin, situé à cheval sur les territoires maritimes israélien, chypriote, libanais et palestinien. Ce gisement est estimé à environ 3,45 trillions de m3 de gaz. Le gaz naturel est la troisième source d’énergie la plus utilisée sur la planète, elle subvient à 23% de l’énergie consommée. Par ailleurs, la présence de gaz naturel indique souvent la présence de gisements de pétrole, aujourd’hui inexploitables, mais qui pourraient le devenir un jour, grâce au progrès technologique.
     
    Côté chypriote, un accord concernant les frontières maritimes a été passé entre Chypre et Israël, suite à la découverte des gisements. Mais la Turquie a déclaré qu’elle ne reconnaissait pas cet accord et le considérait comme nul. Elle considère que l’exploitation du gaz dans le territoire chypriote est une violation des droits de la République turque de Chypre du Nord, qu’elle est la seule à reconnaitre.
     
    La Turquie a averti la Chypre grecque qui si elle démarrait l’exploitation du gaz naturel, elle
     
    Récemment, Chypre a autorisé une compagnie américaine, l’US Noble Energy, à commencer des forages en mer, sur un site lui appartenant, baptisé « bloc 12 ». La Turquie a donc fait savoir qu’elle s’estimait également en droit de commencer l’exploitation à son compte dans les mêmes zones. Inquiète des manœuvres turques, Chypre a demandé à Israël, qui protège militairement ses exploitations, de protéger aussi bloc 12, qui n’est qu’à 25 km des exploitations israéliennes. Cette demande est pour l’instant restée sans suite.
     
    Samedi 24 septembre, la Turquie a mis sa menace à exécution et annoncé qu’elle revendiquait une Zone Economique Exclusive de 200 miles à partir de ses côtes continentales. Elle a également annoncé mettre en place un blocus méditerranéen sur toute cette zone, et déployé ses propres navires d’exploitation, accompagnés par la marine turque, déclarant qu’elle mobiliserait également ses forces aériennes en Chypre du nord s’il le fallait. La Turquie affirme qu’elle cessera l’exploitation des gisements de gaz immédiatement, si la Chypre grecque cesse toute exploitation.
     
    D’après la convention de Montego Bay, qui régit presque universellement le droit international maritime, un Etat a le droit de s’attribuer une Zone Economique Exclusive (ZEE), une portion de mer s’étendant jusqu’à 200 miles nautiques (environ 370 km) de ses côtes. L’Etat disposant d’un ZEE peut y exercer un certain nombre de prérogatives pour ce qui est de l’exploration et de l’exploitation des ressources biologiques et minérales, des eaux comme du sol et du sous-sol.
     
    Dans le cas où deux Etats se font face, et que la portion de mer les séparant n’est pas suffisante pour permettre à chaque Etat de déclarer une ZEE de 200 miles, la convention de Montégo Bay et la jurisprudence internationale prévoient soit l’application du principe d’équidistance, soit l’équité correctrice.
     
    Dans le cas de la Turquie, celle-ci s’est arrogée une ZEE de 200 miles à partir de ses côtes continentales, ce qui englobe une partie du territoire maritime qui devrait appartenir à la Chypre grecque, au mépris des principes d’équidistance et d’équité. La nouvelle ZEE revendiquées par la Turquie englobe les 12 sites d’exploitation reconnus comme appartenant à Chypre, ce faisant, elle affirme explicitement ses vues sur les gisements chypriotes.
     
    Le président chypriote, Dimitris Christofias, a annoncé samedi 1er Octobre, qu’il ne cesserait pas les forages sous-marins. Selon lui, l’île dispose d’un droit économique exclusif non négociable dans cette zone, et toute intervention étrangère est inacceptable.

  • Application des accords militaires

    Application des accords militaires

    [Lundi 19/09/2011 ]

    Les armées de mer et de l’air d’Israël, de la Grèce et de Chypre ont déclenché le plan militaire commun. L’état d’alerte a été donné dès le 14 septembre, quelques jours avant le début des travaux de forage de la société Nobel Energy, prévus dans la zone économique chypriote EEZ, proche du forage israélien Léviathan, et qui doivent commencer ce lundi. En dépit du feu vert de Washington, les Turcs continuent à se montrer menaçant, Erdogan ayant réaffirmé que ses navires de guerre arriveraient à tout instant. Le 12, la marine de son pays avait annoncé qu’elle enverrait trois frégates à l’est de la méditerranée.

  • Turquie : "Nous n'avons pas besoin des Etats-Unis"

    Turquie : "Nous n'avons pas besoin des Etats-Unis"

     septembre 2011

     
    Le ministre des Affaires étrangères turc a déclaré que l’intervention diplomatique des Etats-Unis entre Jérusalem et Ankara n’était pas nécessaire.

    Ahmet Davutoglu, ministre des Affaires étrangères turque, a déclaré samedi 17 septembre, lors d’une conférence de presse, que la Turquie n’avait pas besoin de la médiation des Etats-Unis pour résoudre la crise diplomatique avec Israël.
     
    « En aucun cas nous n’avons besoin de cette médiation. Les requêtes de la Turquie sont claires », a dit le ministre. « Personne ne devrait tester notre résolution à ce sujet ». Il a ajouté que la question israélo-turque pourrait être discutée lors de la rencontre entre Barack Obama et le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, la semaine prochaine.
     
    « Les Etats-Unis sont probablement ceux qui comprennent le mieux la position turque », a-t-il ajouté.
     
    Il a également ajouté que si l’accord entre Chypre et Israël concernant l’exploitation du gaz en méditerranée devait se concrétiser, la Turquie considérerait cela comme une provocation, et envisagerait des accords du même type avec la République de Chypre du nord.
  • La question n’est pas : si Erdogan va perdre la face, mais quand…

    La question n’est pas : si Erdogan va perdre la face, mais quand…

    Le PM turc Tayyip Erdogan parti pour une vendetta anti-Israélienne

    L’impétuosité de Recep Tayyip Erdogan, défiant Israël, en champion de la « rue arabe », au Caire, à Tripoli ou Tunis, devrait se dégonfler progressivement, à l’instar de la bulle qui masque les difficultés économiques réelles de la Turquie. Son incapacité militaire à mettre en actes ses menaces maritimes et aériennes en Méditerranée devrait miner durablement sa crédibilité, aux yeux d’un monde arabe en recherche de dirigeant à poigne, mais aussi de l’OTAN qui ne pourra plus compter sur un allié devenu peu fiable …

    Erdogan, comme à la parade, menace, désormais, militairement Israël

    Les sites chypriotes et grecs nous alertaient, il y a peu, de l’arrivée imminente de sous-marins nucléaires russes (ICI) dans leur région. Qu’est-ce à dire ? Il existe un consensus international sur les droits conjoints de Chypre et d’Israël à développer leur exploitation sous-marine des ressources pétrolières et gazières, dans leur Zone d’Exclusion Economique. L’avertissement russe démontre que, loin d’une compétition contre les entreprises américaine et israélienne, Noble Energy et Delek, la Russie est prête à participer à la protection de ces champs énergétiques. Moscou est intéressé à passer un accord de long terme avec la Grèce et Israël, installant un pipeline entre Athènes, Ashkelon, puis Eilat, vers l’Asie du Sud-Est. Gazprom s’allierait pour contourner le « guichet » imposé par la Turquie. Laquelle tire l’essentiel de sa richesse du noeud de conductions des énergies qui traversent son territoire, depuis l’Asie Centrale.

    La véritable concurrence oppose, au contraire, la Turquie à la Russie, sur deux plans : l’accès maritime en Méditerranée et la course au contrôle monopolistique des ressources et de leurs débouchés vers l’Europe et l’Asie. Comme nous l’expliquions, il y a quelques temps (ICI), la petite île de Chypre est la clé du contrôle stratégique des côtes syriennes, donc de ses ports, où mouillent les navires russes (à Tartous).

    Elle est aussi indispensable à l’Europe et à la marine de l’OTAN qui accoste dans ses criques. Non content d’être en froid avec Israël, l’adjoint d’Erdogan, Besir Atalay menace, maintenant, de suspendre tous les accords turcs avec l’Union Européenne, si l’île chypriote occupe la présidence tournante de l’institution bruxelloise, en juillet 2012. La Turquie islamiste entend démontrer au monde entier sa capacité de nuisance, sur tous les sujets. Et c’est ainsi que, pas à pas et de provocation en provocation, elle construit son superbe isolement, qui risque, bientôt, de la rendre plus « insulaire » que les plages chypriotes…

    Ankara joue, aussi un rôle éminemment ambigu, dans l’insurrection syrienne en cours, où il s’agit de se gagner l’estime de l’opposition tout en s’affirmant comme le médiateur indispensable pour le régime d’Assad. Les Russes l’ont compris et flairé le danger d’être mis sur la touche, en cas d’entente (improbable à cette heure) entre les parties. Une délégation de sénateurs russes s’est rendue à Damas, menée par le vice-président du Conseil de la Fédération, Ilias Oumakhanov. Elle réaffirme l’opposition russe à toute « ingérence extérieure » : il faut y lire, bien sûr, le poids des Etats-Unis et de l’Europe, mais aussi leur naïve délégation à Erdogan pour masquer leur impuissance à peser sérieusement sur le destin final d’Assad.

    Là encore, la Turquie verrouille les issues et s’impose comme le champion de toute négociation ultérieure. Néanmoins, les membres de l’opposition syrienne ruent dans les brancards et dénoncent un double-jeu turc devenu trop criant : vendredi, les opposants accusaient Erdogan d’avoir livré un officier supérieur déserteur, le Lt. Col. Hussein al-Harmoush aux tortionnaires d’Assad. Peu de temps après, le gradé apparaissait face aux caméras, exploité comme « témoin à charge » contre les ennemis du régime.

    Il était réfugié politique en Turquie, lorsque son sort a été réglé entre Erdogan, son chef du renseignement, Hakan Fidan et la police secrète syrienne. Un proche, Omar Al Muqdal, témoigne devant CNN, que le colonel avait rendez-vous avec un membre de la sécurité turque. Celui-ci ne l’a jamais ramené au camp de réfugiés où il résidait provisoirement, mais l’a livré aux loups d’Assad. D’autres décèlent des signes évidents de torture dans la prestation imposée devant les écrans de la TV syrienne.

    Ce double-jeu permanent des services turcs prend, même, des allures de crise interne : jeudi dernier, Erdogan a accusé, à nouveau, Israël, d’être à l’origine de la diffusion, dans tous les grands médias turcs, d’enregistrements, théoriquement « secrets », des négociations tenues par le chef du renseignement, Hakan Fidan avec les responsables du PKK. Jusqu’alors, le Gouvernement niait toute approche de cet ordre avec un groupe réputé « terroriste ». Plutôt que de se justifier de ce changement de cap et de répondre aux mises en cause des partis d’opposition, le démagogue Erdogan s’est contenté de rejeter la faute interne sur un pays-tiers : le problème, pour lui, n’est donc pas le contenu de ces bandes qui mettent en question sa probité et sa posture officielle, mais qui les a fait publier.

    La vieille théorie conspirationniste qui galope dans les rues moyen-orientales durera quelques temps. Elle n’empêchera jamais Erdogan d’avoir des comptes à rendre à son peuple. Il dit vouloir défendre bec et ongles son protégé Fidan, martelant que cet homme a été désigné comme pro-iranien par « les Sionistes » et que c’est la raison du « complot ». Barak, en effet, l’avait mentionné comme un risque de transmission d’informations sensibles jusqu’alors partagées entre Ankara et Jérusalem, aux Mollahs de Téhéran. Ce n’est un secret pour personne que Fidan est devenu, depuis son poste d’observateur nucléaire, à Vienne, un intime des « négociateurs » iraniens sur le nucléaire et qu’il est à l’origine de « l’offre » turco-brésilienne destinée à contourner les sanctions.

    Deux leaders de l’opposition nationaliste, Kemal Kılıcdaroglu et Devlet Bahceli, ont exigé la démission immédiate de Tayyip Erdogan et de son protégé, pour atteinte aux intérêts de l’Etat. C’est que, d’un côté comme de l’autre, on ne plaisante pas avec l’autonomie ni la stigmatisation officielle, au moins, des dirigeants des groupes armés kurdes.

    Erdogan accuse aussi Israël d’avoir livré des drones aux équipements électroniques incomplets, après avoir chassé ses experts en aéronautique. Ils ne lui sont d’aucune utilité contre les Kurdes des montagnes. Incapable de réduire ce petit peuple rebelle, ce n’est pas, non plus, demain, qu’il osera s’opposer aux sous-marins russes, aux marines et aviations israélo-greco-chypriotes, appuyées en sous-main, par l’Europe et les Etats-Unis.

    A cela s’ajoute la confirmation de la crise « à la Grecque » qui menace l’économie turque sous le règne de l’AKP islamiste. Guy Bechor confirmait, dans Ynetnews du jeudi 15 septembre, bien des données que nous avancions dès le 4 du même mois (ICI). Le déficit budgétaire grec est à 10%, celui de la Turquie, à 9, 5%. C’est donc une question de semaines ou d’heures, avant que la façade de santé économique insolente ne s’écaille. Comparativement, celui d’Israël se situe entre 3 à 2% dans l’année en cours.

    La « croissance » turque est affaire de manipulation financière. Les banques ont concédé des prêts à des taux défiant toute concurrence. A ce tarif-là, entreprises et populations ont emprunté des sommes colossales, pour des biens durables ou immédiatement consommables. Elles vivent donc à crédit. C’est ainsi qu’Erdogan s’est acheté un électorat, plutôt que celui-ci n’a adhéré à son programme islamiste et défiant à l’égard d’un monde extérieur qu’il ne pourra bientôt plus rembourser. Désormais, le déficit ainsi entretenu frise les 10%, où les voyants rouges ont commencé à s’allumer. La dette externe a doublé en 18 mois, en pleine période électorale favorable à Erdogan. Oui, mais voilà, il va bien falloir, à un moment donné, passer à la caisse et rendre des comptes. Le taux de chômage grimpe à 13%, la monnaie locale se dévalue vis-à-vis du dollar, la bourse d’Ankara a perdu 40% de sa valeur au cours des 6 derniers mois.

    Dès les 1ers signes de sa débandade économique, ses opposants, les journalistes bâillonnés, les avocats jetés en prison, les militaires condamnés injustement pour « complot », les leaders de l’opposition, fonderont sur le cercle rapproché du Gourou islamiste régional et, semaines après semaines, le mettront en pièces.

    Il aura alors, perdu la face en Méditerranée, vraisemblablement à l’égard des montagnes kurdes, puisque sans technologie pour les vaincre, il aura perdu ses alliances avec la Syrie et l’Iran, n’aura entraîné que le prurit de la rue égyptienne, chauffée à blanc contre Israël, durant des générations, se sera mis l’Europe et la Russie à dos.

    Peut-être, alors, lui restera t-il l’issue de l’exil pour échapper à un procès, dernière fashion victim d’un possible « Printemps turc » ?

    Par Marc Brzustowski

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  • Plus de cent milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz découverts en Israël

    Plus de cent milliards de mètres cubes supplémentaires de gaz découverts en Israël

          Sept  2011

     

    Oui, vous avez bien lu, c’est bien, selon le réputé site web Globes.co.il, 127 milliards de mètres cubes de gaz (4.54 trillions de ft³) qui viennent d’être découverts devant les côtes israéliennes, dans 2 gisements dénommés Gabriella (270 km²) et Itzhak (127.7 km²) (1). Ceux-ci, situés à 10 kilomètres des côtes, entre Ashdod et Netanya, se trouvent donc sans la moindre contestation dans la zone économique exclusive israélienne.

    Ces 2 gisements contiendraient de plus, selon les résultats des prospections sismiques pratiquées par les 2 compagnies qui en possèdent la licence d’exploitation (Adira Energy Corporation, canadienne, et Modiin Energy, israélienne), plus de 300 millions de barils de pétrole. Ces gisements sont de plus situés dans une zone où la profondeur maritime n’est que de 60 à 250 mètres.

    Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, nous apprenons ce jour que, suite aux difficultés israéliennes pour se faire approvisionner en gaz par l’Égypte (et après que l’Égypte ait réclamé une hausse du prix du gaz a la livraison), le gouvernement de Jérusalem a finalement accéléré les travaux d’acheminement du gaz découvert a 90 km de Haïfa, dans les eaux territoriales israéliennes. Il y aurait dans le puits de Tamar au moins 180 milliard de mètres cube de gaz naturel, soit pour 30 milliard de dollars d’exploitation.

    Ainsi, le ministère de l’Intérieur a finalement émis une licence pour la pose d’une canalisation sous-marine, un gazoduc dernière génération, qui reliera la plateforme de forage au port d’Ashdod. La livraison était prévue à Hadera, mais la licence n’a pu être donnée a la ville pour plusieurs raisons non dévoilées par le gouvernement.

    Le début des travaux du gazoduc, prévu le 15 septembre, impliquera 14 navires et pas moins de 2.509 ouvriers et ingénieurs. Les premiers mètres cubes devraient circuler des février 2013.

    A ce rythme là, en ajoutant les gisements terrestres de pétroles présents sur ses terres, il est permis de se demander si Israël ne va pas devenir le premier producteur mondial d’hydrocarbures planétaire du siècle à venir !

     

    (1) D’autres sources parlent quant à elles, le lendemain de l’article de Globes, de 1318 (!!) milliards de mètres cubes.

  • Chypre et Israël vont joindre leurs forces dans le domaine du gaz

    Chypre et Israël vont joindre leurs forces dans le domaine du gaz

     

    Solon Kassinis veut qu'Israël protège son gisement (Photo DR)
    Solon Kassinis veut qu'Israël protège son gisement (Photo DR)
    CHYPRE / ISRAËL. Chypre souhaite qu’Israël protège le gisement de gaz « Block 12 », situé dans les eaux chypriotes et propose de créer une joint-venture israélo-chypriote pour la réalisation de projets de transport de gaz et de production d’énergie.

    « Avec le début du forage du Block 12 par Noble Energy, cette année, les gisements de gaz et pétrole des eaux chypriotes risquent de devenir un des points les plus chauds de la Méditerranée » déclarait Solon Kassinis, directeur du département de l'Energie au ministère du Commerce, de l'industrie et du tourisme chypriote, mardi 13 septembre 2011, lors d’une interview avec le journal israélien Globes.

    Il poursuit : « Vu qu’Israël prévoit d’apporter une protection militaire autour du gisement Léviathan, je suppose qu’il est possible de protéger aussi le Block 12 qui se trouve à seulement 33 km de Léviathan. Nous devons joindre nos forces.»

    La compagnie israélo américaine Noble Energy qui détient 100% des droits d’exploitations du « Block 12 », a en effet annoncé que le forage commencerait avant le 1er octobre 2011, malgré les menaces du Premier ministre turc qui déclarait à Al Jazzera, le 8 septembre 2011, que la Turquie ne laisserait pas Israël jouir seule du gaz exploité dans les eaux chypriotes.

    Solon Kassinis a ensuite annoncé au quotidien Globes que, lors de sa dernière visite en Israël, il avait proposé au gouvernement israélien, la création d’une joint-venture israélo-chypriote pour la construction de cinq projets: un pipeline reliant Léviathan au Block 12, une usine de liquéfaction de gaz, une usine de méthanol, des usines produisant de l’électricité en Israël et à Chypre, et plusieurs terminaux destinés à stocker du gaz et du pétrole.

    D’après les sondages sismiques en 3D, le block 12 devrait rapporter 283 milliards de m3 de gaz, et ce n’est qu’un gisement parmi les douze gisements de gaz qui se trouvent dans la zone maritime économique exclusive chypriote.

    Une fois les sondages sismiques en cours terminés, Chypre prévoit de publier des appels d’offres internationaux, pour l’exploitation du gaz et du pétrole se trouvant dans sa zone maritime.