fetes

  • poeme pour le nouvel an juif pour l'année : 5777 du calendrier hébraïque ( fêté les 03 et 0 4 octobre 2016 calendrier civil )

    a l'approche du nouvel an juif pour l'année : 5777 du calendrier hébraïque ( fêté les 03 et 0 4 octobre 2016 calendrier civil )
    Je vous dédie a vous amies et amis juifs ou non juifs le poème de circonstance suivant
    Texte du poème liturgique Untaneh Tokef

    « Entretenons-nous de la sainteté de ce jour, car il est terrible et redoutable.
    Ta Royauté s’affermira et le trône de ta grâce sera consolidé en vérité.
    Vraiment tu es un juge et un accusateur,
    tu connais toute chose et tu es un témoin.
    Tu prends acte de nos actions, tu les enregistres,
    tu y apposes ton sceau et tu comptes.
    Tu te souviens des faits oubliés, tu ouvres le livre des mémoires
    où les événements sont écrits et où toute action est signée
    de la main de son auteur.
    Le grand shofar (trompette) retentira, un sourd murmure se fera entendre,
    les anges se presseront, une terreur indicible s’empare d’eux et ils disent : « C’est le jour du jugement qui s’approche pour citer au tribunal de Dieu les armées célestes. »
    « Au jour de Roch Hashana tu décides
    et au jour de Kippour tu arrêtes définitivement :
    combien pendant l’année disparaîtront du monde, et combien seront créés; qui doit vivre et qui doit mourir; qui doit atteindre le terme de sa vie et qui n’y arrivera pas.
    Qui périra par le feu, par l’eau, par le glaive, par une bête sauvage,
    par la faim, par la soif, par la tempête ou par une épidémie;
    pour qui sera le repos, pour qui l’inquiétude, pour qui la joie,
    pour qui la douleur, qui sera élevé et qui sera abaissé;
    qui jouira de la richesse et qui subira la misère.
    La repentance, la prière et les actes de charité effacent l’arrêt fatal.
    Car ta gloire est grande comme ton nom.
    Ta colère est lente à s’exprimer et prompte à s’adoucir
    car tu ne désires pas la mort du pécheur mais qu’il revienne de ses fautes et qu’il vive.
    Tu patientes jusqu’à la fin de ses jours et s’il se convertit tu l’accueilles.
    Tu es son Créateur et tu connais la force de ses passions
    et tu sais qu’il n’est que chair et sang.
    L’homme périssable, dont l’origine est poussière et dont la fin est poussière, consume sa vie à trouver son pain;
    il ressemble à un vase d’argile, à l’herbe desséchée, à une fleur flétrie, à l’ombre fugitive, à un qui disparaît, au vent qui souffle;
    il se dissipe comme la poussière et s’évanouit comme un songe.
    Tu es Roi Dieu vivant et subsistant. »

    explication
    La liturgie de Roch haChana, de même que celle de Yom Kippour, est particulièrement riche en poèmes liturgiques composés tout au long des siècles.
    L’un des poèmes les plus célèbres de Rosh haChana est sans doute « Untaneh Tokef » attribué à Rabbi Amnon de Mayence au 11° s, mais antérieur sans doute au 10° s.
    Il est chanté, souvent solennellement, lors de la très belle prière supplémentaire (Moussaf) de la fête.
    La tradition juive fait ainsi mémoire des moments d’épreuve que les communautés ont vécus pour rester fidèles à leurs traditions et au Dieu d’Israël.
    Dieu est celui qui « ouvre le livre des mémoires » et qui se souvient que « l’homme est périssable », son « origine est poussière et sa fin est poussière. »

    L’image contient peut-être : nourriture
  • Tou bichvat c'est quoi ? decouverte pour ceux qui veulent comprendre nos fetes juives

    Tou bichvat
     
       
    Tou bichvat c'est quoi ?
    Le 15 du mois de Chvat correspond au Nouvel an des arbres.
    C'est la fin de la saison pluvieuse et au temps de la montée de la sève dans l'arbre.
    L'amandier commence à fleurir vers la mi-Chvat. c'est l'arbre qui fleurit le premier.
     

    Tou bichvat rappelle aussi le lien du peuple juif à Israel et c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël. Tout le monde, depuis le sommet de l’Etat jusqu’au simple citoyen, est invité à planter un arbre et à manger des fruits.

    Tou bichvat marque le retour du printemps et les premiers signes de renouveau de la nature, des arbres, des fleurs et des fruits, c'est un renouvellement de notre sensibilité à la beauté de la terre d'Israël.

    Les arbres revêtent une valeur et un symbole importants depuis les temps bibliques. La tradition veut, aussi, que l’on plante un arbre dans le lieu de naissance de chaque enfant. Depuis sa création contemporaine en 1948, Israël a planté plus de 200 millions d'arbres, y compris dans le désert du Néguev. Toutefois, avec 8 pour cent de surface boisée, Israël demeure l’un des pays les moins boisés de la planète (la France a 27 pour cent de surface boisée).


    Tou bichvat, c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël, donc connaître le sens particulier de cette terre et de découvrir la beauté des paysages de la terre d'Israël.

     
    Sources bibliques et rabbiniques

    "Et que la terre produise des végétaux, des arbres fruitiers portant selon leur espèce, un fruit pour perpétuer la semence sur la terre, et cela fut ainsi. La terre produisit des végétaux, de l'herbe portant sa semence selon son espèce et des arbres portant fruit selon son espèce." (Genèse béréchith I)

    " Si tu assièges une ville durant de nombreux jours, afin de la conquérir, tu ne trancheras pas ses arbres avec la hache, car c'est par eux que tu te nourriras et tu ne les abattras point, car l'homme est comme l'arbre des champs. " (Deutéronome dévarim XX)

    "Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ; ils restaureront leurs villes détruites et s'y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol, et ils ne seront plus déracinés de ce sol que Je leur ai donné, dit l'Eternel. " (Amos IX)

    "Si tu es en train de planter un arbre et que l'on t'annonce la venue du Messie, termine ta plantation puis va l'accueillir. " (Avoth de rabbi Nathan)

    "Comme l'arbre vient de la terre, se dresse vers le ciel et donne des fruits, ainsi en est-il de l'homme dont l'origine est la terre qui aspire à s'élever vers l'Eternel et dont les premiers fruits sont les bonnes actions. (Maharal de Prague sur Pirkey avoth).

    Source : Site du Consistoire de Paris - ACIP

     
    Déroulement de la fête de Tou bichvat

    C'est une fête célébrée en famille et entre amis, très aimée des enfants. Elle se base sur un "Séder de Tou bichvate" que l'on trouve dans un livre de qabala nommé Péri Ets Hadar. On le nomme aussi Haggadah de Tou bichvate.
    On essaie de se munir de ces 7 espèces venant de la terre d'Israël.
    La cérémonie peut se déroule à n'importe quel moment de la journée, donc au début de ce jour juif.
    • La table est décorée par les fruits.
    • On commence par dire les psaumes 120 à 134, nommés Cantiques des degrés ou Chir hamaâlote, nommés ainsi parce que ces mots sont dans leur texte, mais aussi parce qu'on les disait sur les escaliers du Temple ou en montant dans la joie vers Jérusalem. Reportez vous à cette page pour ces psaumes et leurs commentaires.
    • Après chaque psaume, quelqu'un dit une bénédiction sur l'un des fruits et chacun à son tour fait de même.
    • Si on mange plusieurs fruits différents à la suite, on ne dit la bénédiction sur les fruits de l'arbre que pour le premier fruit.
    • Toute bénédiction doit comporter 3 conditions : les mots Mélékh (roi) et Baroukh (béni le nom de D.ieu), et l'objet de cette bénédiction ; la formule est ainsi : Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré (suivis du nom du fruit), ce qui veut dire : Béni sois-Tu Hachém notre Dieu Roi du monde qui a créé...

    1. Mézonote.
    Un commence par les gâteaux (mézonote) faits avec le blé ou l'orge. On dit la bénédiction avant de manger ; on prend l'objet de la bénédiction dans la main droite et on dit :
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré miné mézonote. (les assistants répondent : Amen). Puis chacun fait de même, et tous répondent à chaque fois : Amen.
    La bénédiction est toujours suivie immédiatement de la consommation.

    2. Olives.
    (Ne vous étonnez pas de lire : boré féri haêts et non pas boré péri haêts. Ce que nous écrivons est la prononciation exacte et normale de l'hébreu car le daggéche qui durcit la lettre p de péri tombe après l'une des lettres qui sont dans le tétragramme et après la lettre aleph et nous avons donc f et non pas p. C'est le b-a ba de la lecture de la Torah ; une bonne occasion pour découvrir ces règles si vous les ignorez.) Mais beaucoup ne connaissent pas cette règle et ce n'est pas le moment de le leur faire remarquer!!
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).

    3. Dattes.
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).

    4. Raisins frais ou secs.
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).

    5. Vin.
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri hagguéféne (le fruit de l'arbre).

    6. Figues.
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).

    7. Grenades.
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).

    8. Après ces 7 fruits dits de la terre d'Israël, on peut offrir d'autres beaux fruits.

    9. Quand on a fini ce repas, si on a mangé une quantité d'aliment "kazayite" (29 grammes au moins) ou, pour un liquide, la quantité d'un "réviîte" (88 centilitres ou 1/8 de litre, selon d'autres décisionnaires), on dit une bénédiction générale qui reprend ces termes spécifiques cités ci-dessus lors de la bénédiction initiale. Pour les mézonotes (gâteaux), si la quantité dépasse 173 grammes ou 230 (selon d'autres), on passe à la bénédiction globale d'un repas qui est le birkate hammazone. Demander les détails précis pour la bénédiction sur chaque aliment particulier à un rabbin, ou voir dans les livres de prières où cela est généralement bien indiqué.

    Beaucoup lisent les versets du Cantique des Cantiques qui parlent de ces fruits.
    C'est l'occasion de faire cette recherche, très agréable, à plusieurs la découverte est encore plus agréable.

    Source : Site internet du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
    http://www.modia.org

    Chant de Tou bichvat

     
     
     
    Source : Children Songs and a Poem for Tu B'Shvat - Zagit-Zviya Netter -
    Une fête traditionnelle… une pensée universelle

    L’origine de cette fête reste floue pour beaucoup.
    il semblerait cependant qu’elle soit d’origine agricole.
    C'est à cette période que le premier arbre (l'amandier) fleurit, que l'année fiscale agricole débutait dans l'antiquité et qu’était prélevée la dîme sur les primeurs.
    La date du quinze du mois de Chvat ne fut décidée qu’après un long débat entre les écoles de Hillel et de Shamaï. C’est d’ailleurs après une longue évolution que cette fête prendra la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. À partir du 16e siècle, lorsque les premiers kabbalistes venus d’Espagne et du Portugal s’établirent à Safed, ils décidèrent de célébrer dignement le nouvel an des arbres. Libérés de l’Inquisition, ils auraient voulu célébrer leur retour dans cette terre où ils pouvaient reprendre racine, sentir la sève couler à nouveau dans leurs veines. C’est de cette époque que vient la coutume de consommer des fruits au cours d’un repas et de bénir la nature nourricière…

    Tou Bichvat est une fête juive dont le cérémonial est variable selon les pays et les coutumes. Lors d’un repas servit la veille au soir, on sert sur des tables aux nappes blanches les plus beaux fruits de la saison. On en mange alors sept obligatoirement, dans un ordre précis donné par la Torah : le blé, l'orge, l'olive, la datte, le raisin, La figue, la grenade. Certains récitent en plus des passages de la Torah qui parlent du rôle sacré des arbres et de leurs fruits…

    Ensuite, sont servies sur la table quatre coupes de vin, nourriture symbolique : la première contient du vin blanc, elle marque le sommeil hivernal de la nature. La deuxième coupe contient quelques gouttes de vin rouge et du vin blanc alors que la troisième est servie avec autant de vin rouge que de vin blanc. Enfin, la dernière coupe ne contient que du vin rouge, c’est le réveil de la nature victorieuse de l’hiver glacial.

    La beauté de cette fête tient dans la vision qu’elle nous offre de l’homme et de la nature. Dans la tradition juive, on voit souvent l’arbre comme une métaphore de l’être humain : « comme l'arbre vient de la terre, se dresse vers le ciel et donne des fruits, ainsi en est-il de l'homme dont l'origine est la terre qui aspire à s'élever… » (Maharal de Prague sur Pirkey avoth).
    En ces temps incertains où l’homme ne cherche qu’à dominer et contrôler, cette fête juive offre aux enfants d’Israël une leçon dont tous les enfants du monde (et les hommes également) peuvent retenir les enseignements. À chaque Tou Bichvat, les enfants des écoles vont planter des milliers de jeunes arbres, pour faire reculer le désert, pour marquer le lien entre l’homme et la nature ; car l’homme dépend de la nature tout autant que la nature dépend de l’homme.

     
    Sources :
    Site internet Modia du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour et
    Site du Consistoire de Paris - ACIP et
    Site Children Songs
    and a Poem for Tu B'Shvat - Zagit-Zviya Netter
     
      
  • HAG SOUCCOT SAMEAH

    Souccot  

     






    Souccot, סוכות signifie cabanes ou tentes et ce terme rappelle le séjour du peuple d'Israël dans le désert. Elle nous rappelle également que nous sommes « étrangers sur cette terre »

    C'est la fête des cabanes ou des huttes, dans lesquelles nous mangeons ou dormons pendant 7 jours. Le toit de la Soucca doit être fait de branchages laissant voir le ciel, car c'est D.ieu qui nous protège pendant notre séjour sur terre.

    C'est la troisième fête avec convocation solennelle à laquelle le peuple juif était obligé d'assister en montant au Temple. Une fête très joyeuse avec deux jours fériés, le premier et le huitième jour. Elle est célébrée le 15 du mois de Tichri.

    Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu auras recueilli les produits de ton aire et de ta cuve. Et tu te réjouiras dans ta fête, toi, et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite, et l'étranger, et l'orphelin, et la veuve, qui sont dans tes portes. Tu feras pendant sept jours la fête à l'Eternel, ton Dieu, au lieu que l'Eternel aura choisi, car l'Éternel, ton Dieu, te bénira dans toute ta récolte et dans tout l'ouvrage de tes mains ; et tu ne seras que joyeux. Deutéronome 16 :13-15

    Il existe un commandement particulier de lier quatre fruits ensemble en une gerbe surnommée le Loulav, du nom de l'espèce la plus grande, le palmier. Celle-ci doit être agitée devant la Soucca.

    Ces quatre fruits sont :

    · le palmier

    · le saule de rivière

    · le cédrat

    · la myrte

    Ces quatre espèces représentent entre autre les différentes types de Juifs, pieux et moins pieux mais indissociables aux yeux de D.ieu:

    Le cédrat (étrog) est délicieux et sent bon et c'est le type du Juif érudit dans la Thora qui met en pratique ce qu'il étudie:
    Et ceux qui sont semés sur la bonne terre, ce sont ceux qui entendent la parole, et la reçoivent, et portent du fruit, l'un trente, et l'un soixante, et l'un cent. Marc 4:20

    La myrte (hadas) sent bon mais n'est pas comestible, c'est la personne qui "oublie ce qu'elle a appris":
    Et pareillement, ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, ce sont ceux qui, quand ils ont entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec joie ;
    et ils n'ont pas de racine en eux-mêmes, mais ne sont que pour un temps ; puis, quand la tribulation ou la persécution survient à cause de la parole, ils sont aussitôt scandalisés. Marc 4:16-17


    Le palmier (loulav)est comestible mais n'a pas d'odeur, c'est celui qui possède la connaissance mais n'a pas les oeuvres:
    Tu crois que Dieu est un (Deutéronome 6:4); tu fais bien, les démons aussi croient, et ils frissonnent. Mais veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est morte ? Jacques 2:19-20

    Le saule de rivière (arava), quant à lui n'a ni goût, ni odeur, c'est celui qui est sans Thora et sans oeuvres mais qui néanmoins fait partie du peuple juif et doit être intégré au sein de la communauté afin de provoquer en lui une prise de conscience et le ramener à la foi:
    Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'égare de la vérité, et que quelqu'un le ramène, qu'il sache que celui qui aura ramené un pécheur de l'égarement de son chemin, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. Proverbes 10:12 Jacques5:19-20

    La fête de Souccot est donc un appel à l'union fraternelle, et c'est un devoir de s'inviter les uns les autres sous la Soucca et de se réjouir ensemble des bontés de D.ieu. C'est la fête de l'amour fraternel !

    C'est également la fête de l'eau, des pluies. Des prières sont dites pour amener les premières pluies, source de bénédictions pour la terre asséchée.

    A l'occasion de cette fête, à l 'époque du Temple, 70 taureaux étaient offerts pour faire expiation pour les 70 nations du monde !

    La portion des prophètes lue à cette occasion est la célébration messianique de Souccot dans Zacharie 14.

    Le huitième jour c'est Sim'hat Torah, la joie de la Torah, une convocation pour célébrer la fin de la lecture annuelle de la Thora.



     



  • rappel et explications pour ceux qui ne sont pas juifs et qui veulent comprendre le sens de yom Kippour

     rappel et explications pour ceux qui ne sont pas juifs et qui veulent comprendre le sens de yom Kippour

    Survol des lois de Yom Kippour
    À Yom Kippour, la Torah nous commande de nous « affliger », ce qui signifie s’abstenir d’un certain nombre de comportements matériels. Il y a deux raisons à cela : a) En ce jour où notre lien intrinsèque avec D.ieu se révèle, nous sommes comparés aux anges et n’avons aucun besoin matériel. b) Nous nous affligeons pour manifester la profondeur de notre regret pour nos fautes passées.

    Libéré des contraintes matérielles, la plus grande partie du jour est passé à la synagogue, consacrée au repentir et à la prière.

    Il y a cinq domaines d’agrément que nous évitons à Yom Kippour, depuis le coucher du soleil la veille de la fête jusqu’à la tombée de la nuit le lendemain
    1.Manger et boire
    2.Porter des chaussures en cuir
    3.Se baigner ou se laver
    4.S’appliquer des crèmes et des lotions
    5.Avoir toute forme d’intimité conjugale

    (Ces restrictions sont spécifiques à Yom Kippour. Nous nous abstenons également de toutes les activités créatives interdites le Chabbat, comme allumer la lumière, conduire ou porter des objets dans le domaine public.)

    Nous sommes comparés aux anges et n’avons aucun besoin matériel Il est également de coutume de ne pas porter de bijoux en or à Yom Kippour, car l’or évoque le péché du Veau d’or, et le Jour du Pardon – le jour dans l’histoire où nous fûmes pardonnés pour cette terrible faute – nous ne voulons pas « rappeler » au Procureur (Satan) nos fautes passées.

    En détail

    Le jeûne :
    •Tous les adultes – y compris les femmes enceintes et qui allaitent – jeûnent en ce jour.
    •Les enfants en bonne santé doivent être éduqués à jeûner pour une courte période, à partir de l’âge de neuf ans. On ne leur servira pas à manger après le coucher du soleil la veille de Yom Kippour, et leur petit-déjeuner sera servi un peu plus tard que d’habitude.
    •Jeûner à Yom Kippour est de la plus haute importance. Une personne doit jeûner en ce jour, même si à cause de cela elle passera toute la journée alitée et manquera les prières à la synagogue.
    •Une personne malade, une femme récemment accouchée, une personne devant prendre un traitement médical ou une personne âgée pour qui il est difficile de jeûner doit consulter un rabbin pour savoir comment faire.

    Une personne qui, sur instruction du rabbin (elle-même basée sur la recommandation d’un médecin), doit manger le jour de Kippour, ne doit pas en être déprimée. Le même D.ieu qui a édicté la mitsva de jeûner pour les personnes en bonne santé a également statué que la préservation de la vie et de la santé est plus importante encore que le jeûne. Celui qui est en bonne santé accomplit une mitsva en jeûnant ; celui qui est malade fait une mitsva en mangeant.

    Un ancien rituel de prière des Jours Solennels préconise qu’une personne malade récite la prière suivante avant de manger à Yom Kippour :

    Me voici prêt(e) à accomplir la mitsva de manger et de boire à Yom Kippour, conformément à ce que Tu as inscrit dans Ta Torah : « Vous observerez Mes statuts et Mes préceptes, qu’un homme accomplira et il vivra avec eux. Je suis l’Éternel. » Par le mérite de l’accomplissement de cette mitsva, scelle [mon sort] et [celui de] tous les malades de Ta nation Israël, pour une complète guérison. Puissé-je mériter le prochain Yom Kippour d’accomplir de nouveau [la mitsva de] « vous vous affligerez [à Yom Kippour] ». Puisse ceci être Ta volonté. Amen.

    Chaussures de cuir :

    Celui qui est en bonne santé accomplit une mitsva en jeûnant ; celui qui est malade fait une mitsva en mangeant Nous ne portons pas de chaussures ou de savates qui contiennent du cuir, que ce soit sur le dessus, dans les semelles, les talons ou dans une semelle ajoutée.

    L’interdiction ne concerne que les chaussures. Porter une ceinture de cuir, une kippah ou une veste en cuir ne pose aucun problème.

    Il convient d’éduquer également les enfants à ne pas porter de chaussures de cuir en ce jour.

    Bain et toilette :

    L’interdiction de se baigner et de se laver s’applique que l’on utilise de l’eau chaude ou de l’eau froide, et même s’il ne s’agit que de laver une partie de son corps. Dans les mots de nos Sages : « Même tremper un doigt dans de l’eau froide est interdit. »

    Il y a toutefois plusieurs exceptions à cette règle. Les voici :
    •Il est permis de se rincer les mains en sortant des toilettes.
    •Quelqu’un qui se salit peut rincer l’endroit concerné avec de l’eau froide.
    •Le matin au réveil, on fait les ablutions rituelles, mais en versant l’eau seulement jusqu’en haut des doigts.
    •Avant de faire la Bénédiction Sacerdotale, les Cohanim se lavent rituellement les mains comme d’habitude.
    •Il est permis de se laver les mains avant de manipuler de la nourriture.
    •Quelqu’un qui doit se baigner ou se laver pour raisons de santé consultera un rabbin.

  • Fêtes juives : le 08 oct 2011 yom kippour ( petite explication pour ceux qui ne connaissent pas)

    Yom Kippour, le Grand Pardon
    Kol Nidré (Annule les voeux prononcés de façon inconsidérée)
    Kol Nidré (Tous les voeux) :
    la prière qui ouvre les célébrations de Kippour.
    Le kol Nidré est un texte juridique en araméen qui annule les voeux prononcés de façon inconsidérée. Certains commentateurs affirment que le Kol Nidre n'est pas tant une prière qu'une déclaration avant que la prière de Yom Kippour ne commence.

    Tous les vœux que nous pourrions faire depuis ce jour de Kippour jusqu'à celui de l'année prochaine (qu'il nous soit propice), toute interdiction ou sentence d'anathème que nous prononcerions contre nous-mêmes, toute privation ou renonciation que, par simple parole, par vœu ou par serment nous pourrions nous imposer, nous les rétractons d'avance; qu'ils soient tous déclarés non valides, annulés, dissous, nuls et non avenus ; qu'ils n'aient ni force ni valeur ; que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux, ni nos serments comme serments

    kol nidre

    Ecoutez le début de Kol Nidreï

     

     
     
     
    Les dix jours de Techouva

    Les dix jours qui vont de Roch Hachana à Yom Kippour s'appellent les "Dix Jours de Techouva". Techouva signifie "retour" vers Hachem.
    On nous donne un sursis, une dernière chance pour nous améliorer et montrer que nous regrettons le mal que nous avons fait.
    A Yom Kippour, le jugement final est rendu.

    C'est un peu comme si un enfant était appelé dans le bureau du directeur pour mauvaise conduite. Géné de se trouver devant le directeur, l'enfant exprime ses remords. Ce à quoi le directeur répond en disant:
    "Je suis heureux d'entendre que tu regrette ce que tu as fait.

    - C'est la première étape.
    - La deuxième étape, c'est de te demander ce que tu vas faire pour changer.
    - Nous allons laisser passer une semaine et voir comment les choses évoluent.
    Si la situation s'améliore, nous oublierons cet incident. Je sais que tu es décidé à prendre les choses en main. Je suis sûr que tu trouveras un moyen pour empêcher que de telles choses se reproduisent. Bonne chance."

    Pendant ces dix jours, il est bon de donner plus de tsédakah, charité que d'habitude.
    Donner de la tsédakah montre que nous nous soucions des autres, spécialement du fait qu'il n'est pas facile de donner son argent. Même une petite somme est considérée comme une grande mitsvah !

     
    Yom Kippour, c'est quoi ?

    Kippour, appelé communément «jour du grand Pardon» est le jour de la ferveur juive par excellence.
    Ce jour de jeûne et d'abstinence appelle le fidèle à revenir vers l'Eternel d'un cœur sincère et à se réconcilier avec son prochain.

    Au cours de cette journée passée à la synagogue, chaque juif demande à D. de pardonner ses propres fautes et celles de la communauté, mais seulement celles commises à l'encontre de D. Lui-même.

    Il faut demander individuellement pardon pour les offenses commises à l'encontre du prochain (les fautes envers un être humain sont considérées comme plus graves que celles contre D.). C'est pourquoi il est préférable de commencer le procédé de repentance bien avant Yom Kippour en contactant ceux envers qui on aurait pêché tout au long de cette année et de leur demander sincèrement de vous pardonner.

    Pendant ce temps, chaque être humain passerait devant D. Qui décide alors de les inscrire dans le livre de la Vie ou non. Pendant Yom Kippour, chaque juif demande donc à être inscrit dans le livre de la Vie.

    Cinq interdictions doivent être respectées pendant Yom Kippour :
    - Il est interdit de boire et de manger
    - Il est interdit de se laver
    - Il est interdit de se frictionner le corps
    - Il est interdit de porter des chaussures en cuir
    - Il est interdit d'avoir des relations intimes

    La religion veut que les Juifs suivent, pendant Yom Kippour, un jeûne de 25 heures, et respectent certaines règles du Shabbat (par exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu). A cet égard, Kippour est appelé également dans la liturgie juive "le Shabbath des Shabbath". Les enfants de moins de 13 ans ainsi que les personnes malades et les femmes qui viennent d'accoucher dans les trois derniers jours ne sont pas tenus d'observer le jeûne.

    Au moment où sonne le Chofar, à la fin, le jeûne est terminé, les portes du Ciel se referment et plus aucune demande de pardon n'arrive à Dieu.

     
    Le sens
    « Quiconque dit je fauterai et Kipour me pardonnera, le jour de Kipour ne pardonnera pas » (Traité Yoma 86b)
     
    «Le repentir et le jour de Kipour n'effacent que les fautes commises vis-à-vis de l'Omniprésent, comme la consommation des mets interdits ou l'union avec des personnes interdites, mais les fautes vis-à-vis de son prochain comme le blesser, le maudire, le voler etc., ne sont pardonnées qui si l'on s'est réconcilié avec l'offensé ; et même si l'on a rendu ce que l'on devait, il faudra aussi se réconcilier, et même si le préjudice n'est que moral, il faudra se réconcilier… Et un homme ne sera pas cruel au point de refuser son pardon à l'offenseur. Et au moment où l'offenseur demandera pardon, on pardonnera avec un cœur sincère et un désir de paix, car telle est la conduite d'Israël. » (Rambam. Lois du repentir)
     
    Les interdits et les obligations

    Le jour de Kippour est marqué de cinq interdits qui concernent les hommes et les femmes :
    · Interdiction de travailler
    · Interdiction de manger et boire
    · Interdiction de se laver ou de s'enduire de crème
    · Interdiction de mettre des chaussures de cuir
    · Interdiction de l'intimité conjugale.

    Rappelons et précisons les obligations pendant le jour de Kippour :
    - examen personnel.
    - aller demander pardon.
    - réparer les préjudices faits.
    - ne pas travailler.
    - jeuner

     
    Le jeûne

    Il faut jeûner en solide et en boisson.
    La règle de nos Sages est simple : quand une personne est malade, s'il y a divergence entre son avis et celui du soignant pour savoir si elle peut jeûner ou non sans mettre sa vie en danger, il faut toujours suivre l'avis de la personne qui est la plus permissive car on ne peut pas prendre de risque avec la vie.
    Ne pas aller selon ces règles de santé est une transgression grave, âvéra qacha.
    Le malade qui doit boire ou manger le fera par petites quantités : moins d'un oeuf, moins que la quantité qui se placerait dans un côté de la joue.

    On donne à manger aux animaux normalement.

    Les enfants, jusqu'à l'âge de neuf ans (avis du Rav Ôvadia Yossef) sont dispensés de l'obligation de jeûne (eine 'hova). Ensuite, on les habitue progressivement (léharguil) par quelques heures de jeûne jusqu'à l'âge de la bar mitsva ou bat mitva où ils seront soumis au jeûne complet comme les adultes.

    Piqoua'h néféche (le sauvetage d'une vie, envers soi ou autrui) do'hé tsom (repousse l'obligation de jeûne) et celui qui ne respecte pas cette règle commet une infraction très grave, âvéra qacha.

    Le judaïsme choisit toujours la vie.

    Conseils simples et efficaces
    1. Boire beaucoup et régulièrement la veille.
    2. Manger la veille des repas consistants et qui tiennent au corps (riz, par exemple) et non pas des plats pimentés ou de ceux qui donnent soif ou des lourdeurs ou des gazs abdominaux.
    3. Prendre dans le calme la séouda mafséqéte, le repas avant le commencement du jeûne, qui est une grande mitsva.
    4. De même, le repas après le jeûne et ne pas se ruer vers des gâteaux et friandises. Beaucoup commencent par prendre une tasse de thé chaud et sucré et s'en portent bien. Ensuite, après une pause, manger sans excès ce premier repas qui comporte des plats nourrissants. Beaucoup apprécient de le commencer par une soupe.


     
    Seder de Yom Kippour

    Veille de Yom Kippour
    - Allumage des lumières
    - prendre un repas copieux
    repas avant le jeûne
    - Allez entendre à la Synagogue Kol Nidreï qui ouvre le jour de Kippour

    Yom Kippour
    - prières
    - En fin de journée, cérémonies de clôture, la Neila
    récapitule tout l'effort de techouva que nous avons entrepris
    - Cérémonie du chofar
    - Arvit
    - bénédiction de la lune.
    - Repas
    - on commence la construction de la Souccah

     
    Kol Nidrei - The Moroccan Version
    El Nora Alila
    source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia, Site du Consistoire de Paris, Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.
  • Petit rappel du calendrier des fêtes juives a venir

    LES FÊTES JUIVES EN 2011

    Roch Hachana 5772

    Du mercredi 28 septembre au soir au vendredi 30 septembre 2011 Début de l'année juive ; jour du jugement de la Création et du couronnement de D.ieu comme Roi de l'Univers ; début de la période des "Dix jours de Téchouva" qui se termine le jour de Kippour.

    Jeûne de Guédalia (repoussé)

    Dimanche 2 octobre 2011 Jour de jeûne commémorant le meurtre du dernier gouverneur juif de la Terre d'Israël après la destruction du Temple, Guédalia ben A'hikam.

    Yom Kippour

    du vendredi 7 octobre au soir au samedi 8 octobre 2011 à la tombée de la nuit Jour de jeûne et d'expiation du peuple juif

    Souccot

    du mercredi 12 octobre au soir au mercredi 19 octobre 2011 à la tombée de la nuit.
    La "Fête des Cabanes". En diaspora les deux premiers jours sont des jours de fêtes ; Les jours suivants la première fête sont appelés 'Hol Hamoëd, ce sont des "demi-fêtes" lors desquelles il est permis, dans une certaine mesure, d'effectuer des tâches interdites les jours de fête.