fete

  • bonne fete de Hanukkah ou Hanouka

    bonne fete de Hanukkah

    Petit rappel de la signification de la fête de Hanouka pour ceux qui auraient oublié et découvertes pour les non juif intéressés par la culture et les fêtes juives
    Hanouka ou Hanukkah c est selon

    Nous sommes au deuxième siècle avant l'ère chrétienne. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l'Asie et de l'Afrique fait d'elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d'Egypte et les Séleucides gréco-syriens. Par ailleurs, la population subit l'influence grandissante de la culture hellénistique qui fait de nombreuses émules au sein de la jeunesse.

    La menace de destruction physique et culturelle est donc contenue à grande peine par les tenants de la tradition hébraïque. C'est à cette époque que le roi Antiochus IV Epiphane décide l'acculturation forcée des juifs. Il interdit l'étude de la Torah, la pratique de la circoncision, le respect du Chabbat. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour helléniser la population. Nombreux sont ceux qui prennent des noms grecs ou se marient avec des non-juives. Cette tendance se retrouve aussi parmi le clergé où des prêtres se font les complices de l'occupant pour piller le trésor du Temple.

    C'est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattathias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées qui gagnent de plus en plus de terrain.

    En l'an 164 avant JC, ceux-ci pénètrent finalement dans Jérusalem. Ils trouvent le Temple souillé, saccagé et pillé. Ne perdant pas de temps, ils le nettoient et le restaurent. Ils fabriquent un nouveau Candélabre, et le 25 du mois de Kislev, ils inaugurent le Temple réhabilité.

    Mais lorsqu'il veulent allumer la Menora, ils ne trouvent qu'une petite fiole d'huile d'olive pure portant le sceau du Grand-Prêtre. Elle est tout juste suffisante pour blûler un jour, alors qu'il en faut huit pour se procurer une huile conforme. Et là, Ô miracle, la Menora brûle huit jours, sans s'éteindre.

    Ce miracle est célébré et remis à l'honneur tous les ans par le peuple juif à 'Hanoucca, une fête non-chômée qui dure huit jours pendant lesquelles on allume un chandelier à huit branches (plus une pour le Chamach qui sert à allumer les autres bougies). On récite des prières de louanges et remerciements supplémentaires.

    D'autres coutumes sont également liées à cette fête : jouer à la toupie (où sont gravéescertaines lettres hébraïques), donner de l'argent aux enfants ('Hanoucca Guelt en Yddish) et manger des aliments frits dans l'huile comme des beignets ou les latkès (beignets de pomme de terre).

    Un autre petit mot sur Hanouka....

    Hanouka, la fête des lumières !

    La fête d'Hanouka célèbre à la fois une victoire militaire et religieuse du peuple d'Israël ; elle commémore la reconquête du temple de Jérusalem et sa purification dont le candélabre allumé est le symbole le plus fort.
    Pour comprendre les origines de cette fête, il faut remonter au IIème siècle avant notre ère, période à laquelle la Judée, au sortir d'une guerre de partage entre les généraux successeurs d'Alexandre le Grand, était sous la domination du roi de Syrie, Antiochus IV Epiphane. Or ce roi était un tyran qui n'avait aucun respect pour la religion juive et s'efforçait d'helléniser l'ensemble des populations formant son royaume, c'est-à-dire d'imposer à tous la culture et la religion grecque. Refusant de se soumettre aux pratiques païennes qu'on leur imposait, de nombreux Juifs se soulevèrent, avec à leur tête Juda Maccabé. Ils se rendirent à Jérusalem en - 165, et reconquérirent le temple profané.
    Un miracle est associé à la purification du temple par les soldats juifs : lorsqu'ils voulurent allumer la lampe aux sept branches, ils ne trouvèrent qu'une fiole suffisante pour un jour. Pourtant, la provision d'huile alimenta miraculeusement la lampe durant huit jours...


    Les traditions d'Hanouka

    Hanouka, la fête des lumières, a une portée symbolique très forte pour tous les Juifs. Pour célébrer le miracle de la fiole d'huile, la coutume veut que pendant les huit jours de fête on allume un candélabre à 8 branches, en allumant suivant un ordre précis une bougie de plus chaque jour. L'allumage des bougie est accompagné de prières. La fête des lumières est également l'occasion de festivités : on se réunit autour de repas de fête, et on distribue aux petits enfants de la monnaie et des cadeaux.

     
    Photo de Salomon Charly.
  • Bonne fete de Roch Hachana a toutes et tous

    Roch Hachana est célébré cette semaine dans le monde par la communauté juive.

    La date du nouvel an juif ouvre une période de recueillement et de vœux ("Shana Tova" ou "Chana Tova") durant jusqu'à Yom Kippour.
    A toutes et tous membres de mon groupe merci pour votre présence que cela soit :  sur mon blog Skynet   , pour vos recettes sur mon groupe FB , vos partages et conseils ... je vous souhaite une bonne et joyeuse année 5775
    Que cette année soit douce et heureuse.
    Qu'elle le soit pour vous, pour vos proches
    et tous ceux que vous aimez.

    Charly

    Roch Hachana est célébré cette semaine  dans le monde par la communauté juive. La date du nouvel an juif ouvre une période de recueillement et de vœux ("Shana Tova" ou "Chana Tova") durant jusqu'à Yom Kippour. 
A toutes et tous membres de mon groupe merci pour votre présence , pour vos recettes , vos partages et conseils ... je vous souhaite une bonne et joyeuse année 5775 
Que cette année soit douce et heureuse.
Qu'elle le soit pour vous, pour vos proches 
et tous ceux que vous aimez.

Charly administrateur du groupe
     
  • Fetes de Chavouot toutes les explications pour ceux qui veulent connaitre et rappel pour les autres

     

     

    Chavouot - en bref

     
     
     
     
     
     
    La Torah fut donnée par D.ieu au peuple juif sur le mont Sinaï il y a plus de 3300 ans. Chaque année, lors de la fête de Chavouot, nous renouvelons notre acceptation de ce cadeau divin, et D.ieu « redonne » la Torah.

    Le mot Chavouot signifie « semaines ». Cette fête marque l’achèvement de la période du compte de sept semaines entre Pessa’h et Chavouot.

    Le don de la Torah fut un événement spirituel d’une grande portée, qui marqua l’essence de l’âme juive pour l’éternité.  Nos Sages l’ont comparé à un mariage entre D.ieu et le peuple juif. Chavouot signifie également « serment », et en ce jour, D.ieu fit un serment d’alliance perpétuelle avec nous, et, en retour, nous lui avons juré une fidélité éternelle.

    En ce jour, D.ieu fit un serment d’alliance perpétuelle avec nous, et, en retour, nous lui avons juré une fidélité éternelleLa fête de Chavouot dure deux jours (un seul jour en Israël), commençant au coucher du soleil le 5 Sivan et dure jusqu’à la tombée de la nuit le 7 Sivan.

    • Les femmes et les jeunes filles allument les bougies de la fête pour accueillir celle-ci, le premier et aussi le second soir.
    • C’est une tradition de demeurer éveillé toute la nuit en étudiant la Torah le premier soir de Chavouot.
    • Tous les hommes, femmes et enfants se rendent traditionnellement à la synagogue le premier jour de Chavouot pour écouter la lecture des Dix Commandements.
    • Comme lors des autres fêtes, des repas festifs sont consommés et aucun « travail » ne peut être accompli.
    • Il est de coutume de consommer des aliments lactés à Chavouot. Une des différentes raisons à cela est de commémorer le fait que lorsqu’ils reçurent la Torah – ce qui incluait les lois de l’alimentation cachère –, les Juifs ne purent pas cuisiner ce jour-là des plats de viande dans leurs marmites qui devaient au préalable être rendues cachères.
    • Le second jour de Chavouot, la prière de Yizkor, à la mémoire des disparus, est récitée.
    • Dans certaines communautés, on lit le Livre de Ruth, car le Roi David – qui quitta ce monde à Chavouot – était un descendant de Ruth la Moabite.

    Cliquez ici pour plus d’informations sur Chavouot.

     
     
     
     
  • Fete de PESSAH Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte

    Pessa'h Cacher Vessaméah
    Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte et l'avènement du peuple juif après le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

    En hébreu, Pessa'h signifie passer par-dessus.
    Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix Plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives et les préserva.

    Le sens de Pessa'h : le temps de notre Libération, zémane hérouténou.
    Nous sommes libérés par Hachém, car nous n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation qui tenait notre identité dans son carcan.
     
    Rav Chlomo Aviner
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    Rav Pinto
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    Le Consistoire
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
    lois de Pessah
     
     
    Le sens

    En hébreu, Pessa'h signifie passer par-dessus. Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix Plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives et les préserva.

    Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte et l'avènement du peuple juif après le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

    Le sens de Pessa'h : le temps de notre Libération, zémane hérouténou.
    Nous sommes libérés par Hachém, car nous n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation qui tenait notre identité dans son carcan.

     

    La Bonté ('héssède). La fête de Pessa'h n'est pas seulement une ascèse individuelle mais une cure collective. Comme nous avons bénéficié gratuitement de la bonté de Hachém, ainsi nous avons l'obligation de manifester notre bonté par des dons à ceux qui sont dans le besoin, par la tsédaqa.

    Interdiction de consommer du 'Hametz Pessa'h se caractérise par l'interdiction de consommation de nourriture levée appelée « 'Hametz » (pains, pâtes, certains gâteaux...). Durant les 8 jours de fête, seule la consommation de pain azyme appelé « Matza » (galette préparée à base de farine et d'eau) est autorisée.

    Le Seder - l'ordre. Les commandements ont été combinés dans un repas spécial de Pessa'h appelé Seder, célébré les deux premiers soirs de la fête (ou seulement le premier soir en Israël). En dehors d'Israël, les deux soirs possèdent la même importance.
    Le Seder consiste en une succession d'étapes mêlant bénédictions, alimentation, récits et chants.

    Un peu d'histoire

    C’est peut-être la fête juive la mieux connue. Pessah a lieu au début du printemps

    A la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’attente d’une nouvelle récolte. ils célèbrent également l’éxode biblique de l’esclavage égyptien. Cet évenement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3,500 ans. Des restrictions semblables à celles du Chabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la periode de la fête.

    La fête commence par un festin élaboré, le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquelle la famille revit l’éxpérience de la rédemption et ou elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage. On constate qu’en conjugant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

    Définition du Hamets

    La fête de Pessa’h se caractérise par une triple interdiction concernant le ’hamets : de le consommer, d’en profiter et d’en posséder.

    Le ’hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant fermenté, même si le produit n’en contient qu’une toute petit partie.

     
    Bdika du Hamets

    Avant que la fête ne commence, nous recherchons et détruisons toute nourriture à base de levure se trouvant dans leur maison. On peut, aussi, procéder à la « vente » de notre 'Hametz pour s'en débarrasser le temps de la fête.

    La veille de la fête au soir, on organise à la maison la recherche du « 'Hametz ». Des miettes de pain enveloppées dans du papier sont parfois cachées pour les enfants. Le « 'Hametz » trouvé est ensuite brulé le lendemain matin et une bénédiction est alors prononcée, déclarant « poussière » tout le 'Hametz n'ayant pas pu être débusqué. Le premier jour de Pessa'h commence le soir suivant avec le premier Seder

    La coutume est de placer dans différents endroits de la maison, 10 petits morceaux de ’Hamets enveloppés dans du papier. Quand le ’Hamets est retrouvé, on le mettra dans un sac afin de brûler le lendemain avant 12h40.

    Symboles du Seder

    l'agneau (comme le sacrifice demandé aux Israélites 4 jours avant leur libération, selon le texte de l'Exode 12:3). Bien que les sacrifices ne puissent plus être réalisés depuis la destruction du second Temple de Jérusalem, un os grillé d'agneau est présent sur la table du Seder ;

    les herbes amères, mangées à des moments spécifiques de la soirée, rappellent l'âpreté de l'esclavage en Égypte ;

    la matza, symbole de la hâte avec laquelle les Hébreux ont recouvré leur liberté, grace aux miracles réalisés par Dieu.

    Les matzot sont au nombre de 3 sur le plateau du Seder ;

    quatre coupes de vin (ou de jus de raisin) bues à des moments spécifiques de la soirée, par tous les convives qui les boivent en étant accoudés sur le côté gauche, « comme des hommes libres » ;

    le souhait "l'an prochain à Jérusalem" est prononcé dans tous les foyers.

    Préparation du Séder

    Le Plat du Seder sera placé au centre de la table. Il contiendra les différents mets symbolisant l’esclavage en Egypte et la délivrance du peuple juif. ( Les mets en eux-mêmes de l’ordre de leur présentation différent selon les traditions des divers groupes ethniques juifs.)

    La composition du plat

    Zro’a On prendra un os (de poulet ou d’agneau) en souvenir du "bras étendu" avec lequel D’ nous délivra d’Egypte. Cet os grillé symbolisera le quorban Pessa’h (le sacrifice de Pessa’h). On ne le mangera pas au séder, de même qu’il nous est défendu de consommer ce soir-là toute viande grillée. On pourra toutefois le manger le lendemain.

    Beitsa Un oeuf dur (que l’on fait parfois griller). On le mange en signe de deuil, en souvenir de la destruction du Temple, comme il est dit : "je placerai Yerouchalayim au-dessus de mes plus grandes joies".

    Maror Des herbes amères comme des Egyptiens rendirent amère la vie de nos ancêtres. Parmi les légumes autorisés pour accomplir la mitswa de maror, la laitue est utilisée le plus couramment.

    Pessah

    On trempera le maror dans le ’harosseth pour atténuer un peu son gout amer, mais on prendra garde de ne pas trop adoucir le maror.

    ’Harosset Il symbolise le mortier avec lequel nos ancêtres fabriquèrent des briques pour les Egyptiens. Il est composé de dattes, de noix, de pommes, d’amandes et d’autres ingrédients que l’on ajoute parfois. Le vin rouge servant à delayer le mélange, rappelera le sang des nouveaux-nés d’Israël qui fut versé par le décret de Pharaon.

    Karpas On utilise généralement le persil, le céleri, le radis ou la pomme de terre, que l’on trempe dans de l’eau salée en souvenir des larmes versées par nos ancêtres, esclaves en Egypte.

    ’Hazéreth C’est en fait de la laitue tout comme le maror. Certaines illustrations du plat du séder indiquent en effet maror une seconde fois, à la place de ’hazéreth. De nos jours on nomme - à tort - ’hazéreth le raifort. Cette méprise est due à l’ancienne coutume d’ajouter du raifort à la laitue mangée avec la matsa, pour la rendre un peu plus amère.

    Programme du Séder
     
    La Haggada fournit une procédure à suivre pour la soirée qu'elle découpe en étapes :
       
    Kadesh on récite la bénédiction du Kiddoush autour de la première coupe de vin
    Our'hatz le chef de famille se lave les mains
    Karpass les convives mangent du Karpass trempés dans de l'eau salée
    Ya'hatz on casse en deux la seconde matza dont on garde la plus large moitié en tant qu'Afikoman pour la fin du repas
    Maggid Récit de l'histoire de l'Exode - Le plus jeune convive montre son intérêt en posant quatre questions traditionnelles - seconde coupe de vin
    R'htzah tous les convives se lavent les mains
    Motzi / Matza Bénédiction sur deux matzot
    Maror on mange des herbes amères
    Kore'h on déguste la matza et les herbes amères ensemble, selon la coutume de Hillel l'Ancien
    Choul'han Ore'h la table est servie et les convives mangent le repas
    Tzafoun on mange l'Afikoman pour marquer la fin du repas
    Barekh Bénédictions qui suivent le repas et troisième coupe de vin
    Hallel lecture du Hallel, texte lu traditionnellement lors des fêtes juives - quatrième coupe de vin
    Nirtzah Conclusion du Seder autour de chants symboliques
  • L'histoire de Pourim

    L'histoire de Pourim

     

     
           

    L'histoire de Pourim est plus ancienne que celle de Hanouka. Alors que Hanouka se situe à l'époque du Second Temple de Jérusalem ; Pourim remonte à l'exil babylonien, qui a duré depuis la destruction du Premier Temple de Jérusalem jusqu'à la construction du Second.

    Trop souvent, le public francophone se fait de l'histoire de Pourim une idée plus ou moins fondée sur la lecture d'Esther de Racine, ou, au mieux, de celle de la traduction française de la Meguila d'Esther. Or, comme dans tous les domaines des textes bibliques, une compréhension correcte dépend de la connaissance des commentaires, de la transmission orale. En ce qui concerne Pourim, il y a tout un volume de la guemara qui concerne la Meguila, et qui s'appelle Masseheth Meguila. Il y a de nombreux commentaires sur la meguila, citons notamment le targoum chéni, qui offre des commentaires très détaillés.

    Si Hanouka est le dernier miracle qui est arrivé à l'époque du Beth Hamikdach, et qui est en relation avec la spiritualité du Beth Hamikdach, Pourim a été le premier grand miracle que Hakadoch Barouh Hou a accompli en-dehors d'Eretz Israël. Ce miracle porte les signes d'un événement exilique.

    L'histoire du miracle de Pourime se présente comme un enchaînement d'événements, qui, analysés chacun à part, n'offrent aucun signe de miracle. C'est une suite de situations, comme il s'en présente couramment dans cette région du monde qu'est la Perse, pour ne pas l'appeler le Pays des Mille et Une nuits. Alors que la victoire militaire des Hasmonéens était visiblement miraculeuse, ainsi que l'était la durée de la combustion de la seule fiole d'huile d'olives pure, dans toute l'histoire de Pourim, rien ne va contre les lois de la nature ; rien de physiquement miraculeux.

    Et pourtant, on a bien raison de parler d'un miracle. C'est que Pourim nous enseigne la différence que nous trouverons entre les miracles en Eretz Israël d'une part, et ceux que Hakadoch Barouh Hou accomplit pour nous en-dehors d'Eretz Israël . Alors en quoi consiste le miracle de Pourime ?

    Lorsque les Juifs de Suze se sont rendus à l'invitation d'Ahachvéroch au festin, auquel Mordehay leur avait interdit d'aller, personne ne se doutait que cette désobéissance serait la cause d'un danger qui planerait sur tous les Juifs du monde (à l'époque, on disait sur toutes les cent vingt sept provinces de la Perse, mais c'est la même chose)

    Personne ne se doutait que la nomination au poste de premier vizir (premier ministre, si vous préférez) de l'antisémite notoire qu'était Haman, était une étape, qui enfilerait le châtiment qu'enverrait Hakadoch Barouh Hou.

    Personne ne se doutait non plus que la disparition de Vachti, pour faire place à Esther au palais d'Ahachvéroch, enfilait la possibilité éventuelle d'une délivrance.

    Personne ne se doutait non plus que l'intervention de Mordechay pour étouffer dans l'?uf le projet d'assassinat d'Ahachvéroch par Bigtan et Téréch, articulait un autre élément de cette perspective de la délivrance.

    Je n'ai pas consulté les journaux de l'époque ; mais je peux vous dire que de tous les médias de l'époque, aucun n'a vu dans ces faits autre chose que des faits divers isolés, sans aucun lien entre eux.

    Par conséquent, lorsque la délivrance est arrivée, tous les médias de l'époque n'ont pas du tout vu en elle autre chose qu'un fait divers supplémentaire, sans lien avec ceux qui l'avait précédée.

    Et il est vrai que la Main de Hachem était complètement déguisée. Il envoyait des événements apparemment naturels, dus au hasard, sans plus.

    Mais chez les Juifs, chez nous, on sait que l'histoire est un enchaînement ininterrompu d'interventions de Hachem, comme suite au comportement de Son peuple. Tant que les Juifs fléchissent dans leur fidélité à Hachem et aux Mitsvoth, Hachem envoie des événements qui composent une adversité dramatique. Ensuite, lorsque les Juifs se réveillent enfin, acceptent d'écouter Mordechay, et de faire techouva, Hachem envoie le dénouement miraculeux. Miraculeux, certes, mais non apparemment miraculeux. Aucune loi de la nature ne s'efface devant le miracle de Pourim.(contrairement au miracle de Hanouka, qui a eu lieu en Eretz Israël).Pourim se passe très loin d'Eretz Israël.

    D'autre part, si le miracle a apporté une délivrance totale par rapport au danger qui l'avait précédée, toutefois les circonstances qui entourent le miracle, ne sont pas très dignes. En effet, qu'une fille juive comme Esther soit acculée à se donner à un non-juif, est le signe que cette génération n'était pas très digne dans sa vie juive.

    Arrivés là dans notre réflexion, disons que deux leçons doivent être tirées de cette approche. Pour qui vit en Eretz Israël, Pourim vient rappeler que les miracles que Hachem accomplit pour nous portent la marque de notre niveau spirituel.

    Pour qui vit (encore) en-dehors d'Eretz Israël, Pourim nous apprend que Hachem accomplit des miracles en n'importe quelle partie du monde, en faveur de ceux qui par leurs actes et leurs pensées Lui sont fidèles. Toutefois, pour discerner ces miracles, il faut déchirer le voile naturel qui les enveloppe, il faut percer l'apparence de faits divers que prennent les miracles de Hachem en-dehors d'Eretz Israël.

    D'ailleurs, l'usage populaire de se déguiser à Pourim, doit être bien compris comme notre affirmation que quelle que soit la manière dont Hachem déguise Ses miracles, sous l'aspect de faits naturels, nous nous sentons indéfectiblement capables d'y voir de vrais miracles. Nous décodons les faits apparemment naturels qui cachent de vraies interventions de Sa main.

    Nos Sages nous enseignent que la délivrance qu'a été le miracle de Pourim, s'est accompagnée d'un renouvellement de l'engagement des Juifs de se conformer aux Mitsvoth. Si, au Sinaï, Israël s'est engagé à vivre une existence de Tora et de Mitsvot, du fait de la crainte que leur a inspirée Hachem par les miracles de la Sortie d'Egypte et de la Révélation au Sinaï, la fête de Pourim a suscité une nouvelle acceptation de la Tora et des Mitsvoth, dans la joie d'avoir été délivrés par ce grand miracle.

    De même que chaque année, la fête de Chavouoth nous incite à renouveler notre engagement envers Hachem, du fait de la crainte que nous inspire Mattan Tora (le Don de la Tora), ainsi, chaque année, la fête de Pourim est l'occasion de renouveler et de renforcer notre fidélité à Hachem et à Ses Mitsvoth, grâce à la joie qui emplit nos coeurs.

    A tous et à toutes, je souhaite une bonne fête de Pourim.

  • Origine de Souccot (fete des cabanes)

    petit rappel de la prochaine fête juive
    pour ceux qui veulent découvrir ou connaitre la culture juive a travers les fêtes importantes....
     

     

    Origine de Souccot

    Souccot est une fête juive faisant partie des Trois Fêtes de Pèlerinage (Shalosh Regalim) prescrites par la Torah. C'est donc l'une des fêtes majeures du judaïsme.

    Soukkot est aussi appelée Fête des Cabanes ou Fête des Tentes, ainsi que Fête des Récoltes. Souccot célèbre avec gratitude l'aide divine reçue par les enfants d'Israël lors de la sortie d'Egypte. Elle marque également la fin du cycle agricole annuel. Traditionnellement, cette fête de réjouissance d'origine biblique se conclut par Chemini Atzeret et Sim'ha Torah. Le dernier jour de Souccot est appelé Hoshaâna Rabba.

    Célébration de Souccot

    A Souccot, chacun construit sa cabane, la décore et l'habite pendant les 7 jours de la fête. En dur, sur son balcon ou sa terrasse, on y mange, dort et étudie la Torah. C'est une façon de prouver à Dieu, que le confort matériel n'est pas indispensable.

    La construction et la décoration de la cabane s'appuie sur quelques règles dont la principale étant que le ciel doit être visible à travers le toit de feuillage. Le premier repas pris dans cette demeure temporaire est cadencée par quatre bénédictions et comporte du pain.

    À l'image de Pessa'h, certains aliments sont prescrits comme la saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat, utilisés seulement pour la bénédiction.