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  • Belgique: « Antisémitisme: il est urgent d’agir ! »

    Belgique: « Antisémitisme: il est urgent d’agir ! »


    Belgique: « Antisémitisme: il est urgent d’agir ! »

     
     
     
     
     

    Les Juifs restent les principales cibles des discours de haine et de violences physiques dans notre pays.
    En Belgique, les mythes, et non les faits, sont têtus. S’agissant du racisme, nos ’spécialistes’ autorisés es extrême-droite ne cessent de nous annoncer, depuis près de 10 ans, la mort de l’antisémitisme pour mettre en avant la seule, et fort mal nommée, islamophobie. Cette double thèse de l’effacement progressif de l’antisémitisme et des musulmans comme nouveaux Juifs fait désormais figure d’évangile.

    Ainsi, a-t-on entendu le mois dernier sur Télé-Bruxelles, le secrétaire-général d’un important site anti-fasciste se vanter d’avoir « relativisé les faits antisémites de manière générale » (sic) ou encore tel autre professeur de l’ULG  minimiser l’antisémitisme de Dieudonné. De Bruxelles à Toulouse, on ne demanderait qu’à les croire, sauf qu’ils ont tout faux, comme vient, hélas, de le rappeler la tragique tuerie de la rue des Minimes. 
     
    Une nouvelle fois, des personnes ont été assassinées de sang-froid tout simplement parce qu’elles étaient (supposées) juives. Ces odieux assassinats démontrent à l’envi que si les Juifs ne souffrent plus de discrimination sociale et ce, contrairement aux populations issues de l’immigration, ils n’en restent pas moins à ce jour, les principales cibles des discours de haine et des violences physiques dans notre pays, comme d’ailleurs en France ou encore aux Etats-Unis.

    Dans cette France qu’un Pascal Boniface présente comme gangrenée par le lobby sioniste, la probabilité pour un Juif de faire l’objet d’une agression physique à caractère raciste est deux cents fois supérieure à la probabilité qu’un musulman ne soit victime d’un acte comparable. 
    Aux États-Unis, les Juifs constituent aussi la première cible religieuse : le FBI a recensé en 2012, 674 incidents à caractère antisémite sur le territoire américain, soit près des deux-tiers des incidents classés comme antireligieux. Les statistiques belges ne démentent pas cette lourde tendance et ce, quand bien même les Juifs ne constituent que 0,3 % de la population totale.

    Depuis plus de trente ans, sans que cela n’émeuve nos leaders d’opinion, ce sont ses leaders (J. Wybran), ses écoles juives, ses synagogues, et désormais ses musées qui sont visées et ce, dans un silence qui confine à la névrose sociale et politique. C’est que l’antisémitisme dérange pour n’être plus essentiellement d’extrême droite mais syncrétique. 
     
    Le nouvel antisémitisme et/ou antisionisme radical est, en effet, résolument rouge-brun-vert. Dieudonné, Soral ou Laurent Louis sont certes antisémites mais aussi pro-palestiniens, antiaméricains, tiers mondistes et islamophiles, une vision du monde assurément bien trop compliquée et dérangeante pour des chercheurs et journalistes, plus que jamais baignés de « culture gauchiste antisioniste », pour reprendre l’expression du directeur de recherches au CNRS, Pierre-André Taguieff.

    Le nouvel antisémitisme procède désormais de cette étrange alliance entre droite radicale, ultra-gauche et courants islamistes qui fait du sionisme l’explication du Mal. Sous couvert d’un discours anti-israélien, l’antisionisme radical n’est qu’un simple redéploiement de l’antisémitisme traditionnel. Depuis la Shoah, il est évident que plus personne n’ose s’afficher antisémite, sauf rares exceptions. Du fait du nazisme le mot est par trop connoté. Les nouveaux antisémites, tels Dieudonné ou Laurent Louis, adoptent la très commode stratégie de se présenter comme antisionistes. Leur discours prétendument antisioniste n’en est pas moins antisémite pour recycler tous les clichés qui ont conduit à la Shoah.

    De même, que les antisémites traditionnels avaient élaboré la théorie de la causalité diabolique du Juif, à la source de tous les malheurs, les « antisionistes radicaux » sont parvenus à forger la représentation d’une « causalité diabolique du sionisme international », tenu responsable des malheurs du monde, des banlieues de Paris à l’Irak ; d’où ces tueries ciblées de citoyens juifs anonymes et évidemment innocents, de Toulouse à Bruxelles, en passant par New Delhi. L’antisionisme radical et complotiste a tôt fait de transformer tout juif en cible potentielle.

    Ainsi, non seulement l’antisémitisme n’est pas mort mais il connaît une vigueur nouvelle au sein des couches les plus défavorisées de nos sociétés. Ainsi, non seulement l’antisémitisme n’est pas résiduaire mais il est redevenu mortifère, obligeant les Juifs à devoir se protéger toujours davantage, sinon à envisager le départ vers des cieux plus cléments. Je ne pense pas que la Belgique gagnera au départ de ses citoyens juifs. Nul besoin d’évoquer les figures de Prigogine ou d’Englert pour s’en persuader.

    Que faire ? Sans défendre pour autant la thèse d’une extrême droite qui aurait définitivement déserté l’islamophobie pour se domicilier du côté de l’Islam (la droite extrême et populiste est antimusulmane), ne serait-il pas temps que nos politiques et médias en viennent, enfin, à dénoncer et agir à l’encontre de cette nouvelle alliance antisémite qui embrasse désormais droite radicale radicale, ultragauche et mouvements islamistes ? Ne serait-il pas temps de voir le Centre pour l’Égalité des Chances et Lutte contre le Racisme (CECLR) respecter son cahier des charges et poursuivre, enfin, les propos et agissements antisémites. Son aboulie est tout simplement surréaliste !
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    « carte blanche » de Joel Kotek dans le journal « Le Soir ». 
  • Ukraine : bras de fer entre Occidentaux et Moscou et regain d’actes antisémites.

    Ukraine : bras de fer entre Occidentaux et Moscou et regain d’actes antisémites.


    Ukraine : bras de fer entre Occidentaux et Moscou et regain d’actes antisémites.

       
     

    Malaise et grosse préoccupation concernant l’Ukraine. Suite à la destitution de Ianoukovich se profile un duel brun-rouge qui ne dit pas son nom avec pour ingrédients du facisme, de l’antisémitisme et des saluts nazi, une annexion territoriale de la Crimée par les Russes et du chantage au Gaz.

    Photo à la une - Oleh Tyahnybok, leader de Svoboda aux cotés d’un de ses partisans effectuant le salut nazi pour célébrer la « victoire » de l’opposition

    Combien de fascistes dans l’opposition ?

    Par Jean-Baptiste Naudet

    L’Occident au chevet de l’opposition ukrainienne A en croire Moscou et les pro-russes, l’Ukraine fait non seulement une bonne affaire sur le plan économique en restant dans le giron russe plutôt que de s’arrimer à l’orbite européenne mais en plus elle échappe sans doute au bain de sang.

    Car ces russophones, russophiles dépeignent l’opposition ukrainienne, qui manifeste contre l’annulation de la signature d’un accord d’association avec l’Union européenne, comme un nid de dangereux fascistes voire de néonazis, prêts à se livrer à toutes les exactions.

    Peu avant l’éclatement de la crise à Kiev, Sergueï Glaziev, un des principaux conseillers de Vladimir Poutine, avait d’ailleurs estimé que la minorité russophone de l’est de l’Ukraine serait en droit, en cas d’option européenne, de faire sécession et que la Russie serait légalement en droit de la soutenir…

    Ce n’est pas la première fois que le Kremlin menace ainsi l’Ukraine.

    En 1991, lors de la dislocation de l’Union soviétique, Alexandre Routskoï, alors vice-président russe, avait fait planer la menace d’un bain de sang si celui le pays quittait l’orbite de Moscou.

    Pour freiner le mouvement vers l’Europe, Moscou et les russophiles utilisent l’arme de la peur.

    Mais leur principal jeu reste de discréditer l’opposition, désignée comme un ramassis de fascistes. Même si l’accusation est fortement exagérée pour les besoins de la propagande, elle n’est pas sans fondements. Loin de  là !

    Un des trois partis de l’opposition pro-européenne est désigné du doigt : « Svoboda » (Liberté). Cette formation est considérée comme » de « droite » voire « d’extrême droite » ou bien comme « nationaliste » voire « ultranationaliste ».

    Un lourd passif

    Aux dernières élections législatives d’octobre 2002, Svoboda, qui peinait jusqu’alors à attenidre les 1%, a fait une percée remarquée, réunissant 10,5% des voix (2 millions de votes). Elle devenait la quatrième formation politique du pays avec 37 sièges sur les 450 que compte la Verkhovna Rada (Parlement). Svoboda a fait des scores de 30 à 40% dans l’Ouest ukrainophone et agricole tandis qu’elle a peiné à dépasser les 1% de l’Est russophone et industriel.

    Cette formation, farouchement anticommuniste et antisémite, controversée et jusqu’alors microscopique, est alors devenue la troisième composante de l’opposition, derrière le bloc de l’oligarque Ioulia Timochenko (103 sièges) et le parti libéral Oudar du boxeur Vitali Klitchko (40).

    Le pouvoir accuse les gros bras fascistoïdes de Svoboda de s’être livrés à des violences, notamment contre la police, lors des manifestations de Kiev.

    L’opposition rétorque qu’il s’agit de provocateurs payés par le pouvoir.

    Quoiqu’il en soit, Svoboda a un lourd passif. Jusqu’en 2004, Svoboda s’appelait « Parti national-socialiste d’Ukraine ». Il se réclame historiquement de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont la branche armée (UPA) collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et massacra les juifs de Galicie (ouest de l’Ukraine).

    Certes, une partie de ces indépendantistes ont ensuite combattu les nazis et en devinrent les victimes. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui encore le leader de Svoboda, Oleg Tiagnibok, un urologue charismatique, tout en rejetant toute accusation d’antisémitisme !!!!, s’est fait exclure en 2004 de son groupe parlementaire pour avoir affirmé à la télévision que le pays était dirigé par une « mafia judéo-moscovite ».

    Il avait alors aussi fait l’éloge d’un ancien dirigeant d’un mouvement de résistance clandestin de la Seconde Guerre mondiale qui avait eu le mérite de combattre « les Russes, les Allemands, les Juifs et tous les autres ennemis qui voulaient nous confisquer notre Etat ukrainien ».

    Se muer en formation « post-fasciste »

    Svoboda n’a supprimé le symbole en forme de croix gammée qui lui tenait lieu de logo qu’en 2003.

    Ancien logo de Svododa

    Ancien logo de Svododa

    De nombreux membres de Svoboda sont des anciens du groupe paramilitaire « Patriotes ukrainiens », ouvertement pronazi, qui appelait à purger le pays de ses Juifs et de ses autres minorités. Les deux organisations se sont aujourd’hui séparées, « officiellement ». Des responsables de Svoboda se sont aussi illustrés par des remarques homophobes, racistes et antisémites. Pourtant, sous la pression des Européens, des Américains, de ses alliés « démocrates » ukrainiens mais aussi par réalisme politique, Svoboda, aux origines extrémistes, tente de se muer une formation présentable, « post-fasciste ».

    Pour faire bonne figure Svoboda adopte ce nouveau logo

    Pour faire bonne figure Svoboda adopte ce nouveau logo

    Son idéologie de départ, ultranationaliste, entre en contradiction avec son positionnement pro-européen. En fait, Svoboda ne doit principalement son succès ni à sa rhétorique crypto-raciste et russophobe, ni même à son nouveau positionnement « éclairé » pro-européen mais à sa réputation « d’honnêteté » dans un pays ravagé par une corruption systémique. Le vote Svoboda est avant tout dû à un vote protestataire, antisystème. Ses électeurs voient en Svoboda un « parti de conviction », de « patriotes » opposé aux « bandits » corrompus du Parti des régions de Viktor Ianoukovitch et des puissants oligarques. Svoboda se distingue aussi de la coalition « La Patrie » de Ioulia Timochenko, « la princesse du gaz » qui a fait fortune par des moyens douteux en vendant du gaz russe et se trouve aujourd’hui en prison pour abus de pouvoir.

    Jean-Baptiste Naudet -

    Oui à la démocratie oui à l’Europe ont crié les manifestants plutôt europhiles de l’Ouest de l’Ukraine, mais aussi non aux Russes et aux   »zhyd » et « zhydovka » (Youpins et Youpines).

    Qu’est-ce que l’opposition ukrainienne et pourquoi Svoboda ? par Danielle Bleitrach

    Le parti Svoboda a une histoire assez comparable à celle du Front National en France. Jusqu’aux élections législatives d’octobre 2002, Svoboda n’atteignait pas les 1%, mais à cette occasion cette formation a fait une percée remarquée, réunissant 10,5% des voix (2 millions de votes). Elle est devenue la quatrième formation politique du pays avec 37 sièges sur les 450 que compte la Verkhovna Rada (Parlement).

    Svoboda a réalisé des scores de 30 à 40% dans l’Ouest ukrainophone et agricole tandis qu’elle a peiné à dépasser les 1% de l’Est russophone et industriel. Svoboda a un lourd passif. Jusqu’en 2004, Svoboda s’appelait « Parti national-socialiste d’Ukraine ». Ce parti se réclame historiquement de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont la branche armée (UPA) collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et massacra les juifs de Galicie (ouest de l’Ukraine). Donc comme le Front National qui fut conduit sur les fonds baptismaux par des déchets des guerres coloniales et de la collaboration de la deuxième guerre mondiale, Svoboda est né sur ces restes nauséabonds et ne les a jamais désavoués.

    Son assise géographique est caractéristique :Qui connaît la Galicie, dont ma famille paternelle est originaire, sait ce qu’est l’antisémitisme dans cette région. Traditionnellement partagée entre l’influence polonaise et ukrainienne où les pogroms furent particulièrement violents. Les massacres de juifs combiné avec ceux des « commissaires politiques » par l’armée nazi très « efficaces ».

    Comme dans les pays baltes et en Pologne, avec parfois l’aide active d’une partie de la population fut pratiquée la Shoah par balles. Celle où l’on tuait les enfants dans les bras de leurs mères pour mieux les coucher dans des fossés recouverts de terre et de chaux où les cadavres bougeaient et dont on sait qu’Himmler confronté au spectacle s’évanouit et mit en œuvre le gazage pour épargner les SS chargés de cette abominable besogne… . Je vous conseille de lire ce que furent les massacres dans cette région et comment y fut expérimenté le début des chambres à gaz avec ces camions dans lesquels on entassait une vingtaine de femmes et d’enfants et dont le pot d’échappement se retournait en marchant.

    Imaginez les chemins cahotiques de l’Ukraine avec ces camions que l’on conduisait à la décharge où étaient jetés les cadavres, les soldats allemands, des SS, chargés de les jeter dans la fosse se plaignant de l’odeur du gaz et celui des excréments de ces pauvres gens. La consigne était de tuer les juifs et les commissaires politiques bolcheviques(1). Goebbels dans ses écrits vante l’aide d’une partie de la population qui réclamerait ces exécutions mais se plaint qu’une autre partie s’en détourne et dit que le judéobolchevisme a émoussé l’esprit antisémite de ces populations.

    NDLR – De mémoire de survivants de la Shoah, beaucoup d’Ukrainiens étaient employés dans la surveillance des camps – Ils n’y avait pas pire s tortionnaires, ils faisaient preuve d’une cruauté absolument abominable.

    Voilà ceux dont se réclament le parti Svoboda.

    Cette formation a conservé tout au long de son histoire une dimension antisémite et farouchement anticommuniste, les juifs étaient non seulement haïs à cause de l’influence des églises mais parce qu’ils étaient considérés, comme en Pologne comme communistes et donc proches des soviétiques.

    Il ne faut pas se faire d’illusion l’Ukraine dans sa masse est encore plus antisémite que la Pologne et si Svoboda ne se cache pas de l’être, la revendication pro-européenne et surtout anti-russe en Ukraine de l’ouest a ce relent d’antisémitisme confondu avec le judéobolchevisme.

    Ce dont nos médias ne parlent jamais est la manière dont dans les ex-pays socialistes la lutte menée contre le communisme s’est souvent accompagné d’une résurgence de l’idéologie nartional socialiste, c’est vrai en Ukraine, ça l’est en Hongrie et dans les pays baltes. Et l’UE a toujours fermé les yeux sur ce qui se passait dans les pays intégrés dans lesquels l’Allemagne puisait une main d’oeuvre qui a contribué à sa domination.

    Parfois on se dit que l’Europe, malgré l’idéal de certains intellectuels allemands qui en faisaient le rempart contre le nazisme pangermanique, est en train de réaliser en sous main le cauchemar nazi.

    Ce parti Svoboda est devenu le socle aujourd’hui d’une contestation post-soviétique aux élections de 2002, alors qu’elle était jusqu’alors microscopique, est alors devenue la troisième composante de l’opposition, derrière le bloc de l’oligarque Ioulia Timochenko (103 sièges) et le parti libéral Oudar du boxeur Vitali Klitchko ).

    Aujourd’hui encore le leader de Svoboda, Oleg Tiagnibok, un urologue charismatique, tout en rejetant toute accusation d’antisémitisme, s’est fait exclure en 2004 de son groupe parlementaire pour avoir affirmé à la télévision que le pays était dirigé par une « mafia judéo-moscovite ». Il avait alors aussi fait l’éloge d’un ancien dirigeant d’un mouvement de résistance clandestin de la Seconde Guerre mondiale qui avait eu le mérite de combattre « les Russes, les Allemands, les Juifs et tous les autres ennemis qui voulaient nous confisquer notre Etat ukrainien ».

    Mais pourquoi l’Europe et les Etats-Unis ont-ils besoin de Svoboda ?

    Les commentateurs qui expliquent que Svoboda est minoritaire au sein des forces d’opposition disent à la fois la vérité et nous trompent. Il est vrai que Svoboda en Galicie est dominant (jusqu’à 40% des votes), il l’est de plus en plus dans l’ouest et à Kiev, mais qu’il ne représente pas toute l’Ukraine… Il n’existe pas à l’Est russophone, ce qui fait que cette partie de l’Ukraine et l’URSS y voient l’essentiel de la contestation.

    Ce qu’il faut bien mesurer c’est que la lutte pro-ukrainienne s’est faite sur la base de l’anticommunisme parce que ukrainien et russes sont des slaves parlant des langues proches, la distinction nationaliste a donc un fondement antibolchevique et antisémite quel que soit le parti d’opposition. Mais les partis d’opposition traditionnels, dits modérés sont déconsidérés et seul Svoboda paraît avoir les mains propres autant qu’être antisystème. Svoboda n’a supprimé le symbole en forme de croix gammée qui lui tenait lieu de logo qu’en 2003.

    De nombreux membres de Svoboda sont des anciens du groupe paramilitaire « Patriotes ukrainiens », ouvertement pronazi, qui appelait à purger le pays de ses Juifs et de ses autres minorités. Les deux organisations se sont aujourd’hui séparées, « officiellement », mais en fait on retrouve les alliances en sous mains que l’on peut constater en France entre les fascistes identitaires et autres skinheads et le Front national. Des responsables de Svoboda se sont aussi illustrés par des remarques homophobes, racistes et antisémites et sur la place ukrainienne on a vu récemment un individu déguisé en rabbin venir avouer comment les juifs tenaient l’Ukraine avec l’applaudissement de la foule. Les Européens, les Américains, ont fait pression sur Svoboda avec l’aide de leurs alliés « démocrates » ukrainiens pour que Svoboda dont ils avaient besoin présente un visage plus respectable, et depuis cette formation comme le Front National et d’autres partis européens tente de présenter un visage post-fasciste plus présentable.

    L’opposition, dite pro-européenne, a besoin de Svoboda parce que dans la corruption généralisée de tous les partis, Svoboda qui n’a jamais été au pouvoir jouit d’une réputation d’honneteté et les déclare « tous pourris ». Son idéologie crypto-nazie devrait l’éloigner de l’Europe, c’est oublier les liens anciens avec l’Allemagne pour se dégager de l’emprise russe, là encore il y a l’influence de la seconde guerre mondiale. Svoboda a donc choisi d’être plus présentable et a adopter une stratégie d’union avec les forces d’opposition déconsidérées mais en entraînant leur radicalité au-delà de ce qu’espéraient les Etats-Unis et l’Europe qui commencent à être sérieusement embarrassés par cette situation. Le degré de corruption atteint par les partis politiques post-soviétiques est considérable.

    L’exemple de cette corruption est Ioula Timochenko qui a fait fortune en vandant le gaz russe à son profit et à celle de son parti « Patria » et qui à ce titre a été emprionnée. Il était difficile de soulever derrière une pareille opposition les Ukrainiens, Svoboda est là pour lui donner un nouveau visage. L’opposition dont une bonne partie est complétement décrédibilisée a donc été flanquée d’une extrême-droite que l’on a tenté de rendre plus présentable, mais qui étant ce qu’elle est a mené une stratégie de terrorisme, tout en bénéficiant de l’appui de l’Europe et des Etats-Unis pour mener une action violente et fasciste faisant régner la terreur et ralliant une jeunesse déboussolée et une population desespérée. Le vote Svoboda se présente comme antisystème, le système étant le judéobolchevisme, corrupteur et le sauveteur un ultranationalisme antisémite, homophobe et anticommuniste prêts à mener un putsch fasciste.

    Il n’est même pas sûr que ce crime politique auquel participe l’Europe, avec en tête la France, l’Allemagne et la Pologne renouvelant des opérations de dépeçages bien connues, profite aux occidentaux, et hier Fabius et ses homologues polonais et allemands ne savaient plus très bien que faire, l’opposition dite « modérée » n’a plus aucun pouvoir et actuellement Fabius va en Chine pour tenter de trouver une médiation à l’ONU, dans son opération d’arroseur arrosé. c’est une telle catastrophe que celui qui pourrait ultérieurement en bénéficier est Poutine qui mène de son côté une stratégie d’apaisement et cherche un leader qui ferait preuve de détermination pour empêcher la violence de s’étendre.

    Surtout qu’au même moment partout la stratégie des Etats-Unis et de l’Europe, stratégie du chaos, apparaît pour ce qu’elle est: une volonté d’utiliser la guerre civile quelles qu’en soient les conséquences pour renforcer une hégémonie menacée, ce qui se passe au Venezuela, en Afrique, au Moyen orient, en Asie centrale témoigne de la même situation. Mais l’Europe affaiblie, de plus e plus vassalisée et travaillée par des forces mauvaises risque d’en faire les frais. Danielle Bleitrach (1) particulièrement saisissantes sont les descriptions avec les noms et qualités des responsables sorties des archives allemandes de la seconde guerre mondiale que l’on trouve dans Jacques Delarue Histoire de la gestapo nouveau monde poche. 2011. http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/21/quest-ce-que-lopposition-ukrainienne-et-pourquoi-svoboda-par-danielle-bleitrach/

    Ce qu’il faut bien comprendre dans cette affaire c’est que madame Timochenko a eu d’abord une carrière de femme d’affaire tout à fait exemplaire du far West qu’a été l’effondrement de l’ex-Union soviétique et ce dans l’industrie gazière. Et que c’est à ce titre d’oligarque type qu’elle fait toute sa carrière politique. Une carrière à géométrie variable avec des changements de camps à donner le vertige, mais toujours l’enrichissement avec comme seul but comme d’ailleurs ses adversaires. Chaque « Révolution » est l’occasion de donner des boucs émissaires à un peuple épuisé et de faire la peau à un concurrent en prévarication.

    Mme Timochenko a été condamnée à sept ans de prisons à la fin de 2011 pour avoir signé en 2009, sans l’aval du gouvernement qu’elle dirigeait à l’époque, des contrats gaziers avec la Russie à un prix jugé pénalisant pour l’Ukraine et ce avec l’accord d’autres oligarques.Il ne s’agit pas d’un simple accident mais d’une constante depuis le milieu des années 1990 avec des élites de l’oligarchie, dont l’ancien Premier ministre Pavlo Lazarenko, qui purge en ce moment même une peine de prison aux Etats-Unis pour fraude, blanchiment d’argent et extorsion de fonds. Timochenko a servi comme chef d’une société gazière commerciale et vice-Première ministre dans le gouvernement notoirement corrompu de Lazarenko. Les fortune qui s’édifient sont faramineuses et chacun veut sa part du gâteau, pratique les compromis et tient l’autre.

    Nous avons au même moment la Commission européenne qui lance une enquête sur les pratiques de Gazprom, le trust énergétique russe, accusé de fraude à la concurrence. Poutine qui place sous sa protection personnelle le trust et empêche toute enquête (en 2012) La campagne des élections présidentielle de 2010. Dans un tel contexte où de surcroît les Etats-Unis financent les diverses « révolutions » plus personne ne sait qui est qui. Moscou avait annoncé sa préférence pour Ioulia Tymochenko par rapport à Viktor Iouchtchenko, mais sans la soutenir officiellement.

    Lors du premier tour de l’élection, le 17 janvier 2010, elle arrive en deuxième position avec 25,05 % des suffrages, se qualifiant ainsi pour le second tour contre Viktor Ianoukovytch (35,32 %). Elle arrive largement devant le président sortant (5,45 %). Son rival refuse de prendre part à un débat télévisé contre elle. Elle se montre particulièrement virulente contre lui, le qualifiant notamment de « candidat de la mafia et de la criminalité ». Durant l’entre-deux tours, elle tente de remobiliser l’électorat « pro-occidental » qui s’était divisé au premier touret c’est le moment où elle prend de nouvelles marques anti-Russes, où l’alliance avec les fascistes de Svoboda se fait au grand jour.

    La candidate favorite des russes, celle qui noue des relations les meilleures avec Gazprom se retourne et devient pro-occidentale et comme son prédécesseur Iouchtchenko qui a beaucoup œuvré en matière de réhabilitation des anciens nazis, son positionnement antirusse s’assortit d’alliances dont les médias occidentaux ne parlent pas avec l’extrême-droite qui a joué le rôle de pointe que l’on sait dans les récents événements à Kiev.

    Iakounovich, le président est destitué, quelques jours avant pour tenter de calmer le jeu, la mafieuse , l’opposition brune crie victoire Iioulia Timochenko est libérée de sob hôpital prison La Ligue Anti-diffamation (ADL) par la voix de son président A,H,Foxman, avait en 2012 révélé ses liens avec les partis facistes et ultranationalistes et antisémlites ukrainiens .

    Oleh Tyahnybok sur la photo se trouve aux coté de celui-qui fait le salut nazi L’UDAR parti de l’ex-boxeur entretient des liens privilégié avec le parti faciste et néo-nazi Svoboda. En Israël cette fois, qui possède une grande communauté originaire d’Ukraine (500.000 personnes) Les Ukrainiens d’Israël débattent avec passion de leur ancienne patrie et sont divisés comme là-bas

    “Des événements très moches se déroulent en Ukraine”, explique Danny “Des bandits sont arrivés au pouvoir en Ukraine à cause de la faiblesse du président”. Le mot “bandits”, en passant, est le terme le plus poli employé par Shemtov pour décrire les manifestants qui applaudissent sur la place Meidan de Kiev. Des “Fous nationalistes” – “réincarnation des nazis en Allemagne juste avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir”.

    Selon lui, la vieille élite est actuellement remplacée par une caste nouvelle et non moins dangereuse. Une autre parle “Je ne suis pas aveugle au point de ne pas voir que certains courants sont affectés par le racisme et le nationalisme dans certaines franges de l’opposition ukrainienne. Mais cela reste une minorité. Je rends hommage à ceux qui ont mené une protestation aussi digne. Ils ont rejeté Ianoukovitch, digne de Ceaucescu, et ils aspirent à l’Europe. L’Ukraine est ma vieille patrie et je veux qu’elle jouisse d’une vie normale, pas comme celle du “royaume des miroirs déformés”, comme dit le proverbe. Toute la communauté russophone d’Israël, pas seulement d’origine ukrainienne, s’est impliquée dans les événements actuels d’une manière comme jamais. Israël compte un demi million de Juifs ukrainiens qui sont arrivés durant les 25 dernières années.

    Ils représentent la plus large concentration d’Ukrainiens vivant hors du territoire national. Et ils se font du souci. En partie parce qu’ils ont laissé là-bas de la famille et des amis; et aussi parce que les sentiments ne s’estompent pas. Mais il n’y a pas qu’eux: des pans entiers de la communauté russophone d’Israël, originaires de toutes les anciennes républiques soviétiques, prennent une part active dans le débat houleux sur l’Ukraine Alors que les autorités israéliennes suivent de près les événements avec une inquiétude croissante, en raison de l’impact que les récents événements pourraient avoir sur les 200.000 Ukrainiens pouvant prétendre à faire leur Alyiah (immigration en Israël,), pour la communauté russophone, il s’agit de l’Ukraine et uniquement de l’Ukraine. ILily Galili est analyste de la société israélienne. http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/140224-ukraine-les-barricades-de-maidan-en-israel-aussi

    Dans un deuxième article nous reviendrons sur les intérêts de la Russie pour l’Ukraine surtout la Crimée

    Des actes antisémites Le Grand Rabbin d’Ukraine exhorte les Juifs à fuir Kiev après une attaque contre des étudiants.

    Un des grands rabbins d’Ukraine, Moshe Reuven Asman, a exhorté les Juifs à quitter la capitale Kiev à la suite d’une agression antisémite sur deux étudiants de la Yeshiva Chabad dans la ville le mois dernier, rapporte le quotidien israélien Ma’ariv. «J’ai dit à ma communauté de sortir de la ville et si possible de l’Etat … il y a beaucoup de mises en garde sur des attaques prévues contre des institutions juives» a dit Asman, ajoutant: «Nous avons été informés par l’ambassade d’Israël de ne pas aller à l’extérieur.»

    Selon Ma’ariv, de nombreux membres de la communauté juive de Kiev vivent à proximité de la place principale de la ville qui est récemment devenu le foyer d’émeutes anti-gouvernementales. Ces derniers jours, le chaos s’est emparé de la région suite à l’escalade de violence entre les forces de sécurité du gouvernement et les membres de l’opposition, tandis que les institutions partout dans la ville ont été fermées et que le métro ne fonctionne plus. Toujours selon Ma’ariv, alors que le Grand Rabbin Asman a été forcé de fermer les écoles juives de la ville, il continue d’officier tous les jours dans sa synagogue. «La situation ici est catastrophique», a déclaré Yossi Asman, un étudiant de la Yeshiva Chabad et fils du grand rabbin. «Nous avons recueilli des familles et avons fait des navettes vers des quartiers plus sûrs.» Edward Dolinsky, responsable de l’organisation représentative des Juifs d’Ukraine, a déclaré que la diminution des approvisionnements alimentaires de la ville a provoqué un état de panique parmi les habitants de Kiev.

    «Nous avons fait appel au ministre des Affaires étrangères d’Israël, Avigdor Lieberman en le priant de bien vouloir nous aider à protéger notre communauté », a ajouté Dolinsky. Source: algemeiner.com, 2 L’agence juive est quant à elle prête à intervenir pour apporter toute l’aide nécessaire aux communautés juives mises en danger.

     

    Séléction Rédaction Israël-flash