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  • Erdogan a une nouvelle cible : la France

    Erdogan a une nouvelle cible : la France

     

     

    Le vote du Sénat français sur la pénalisation de la négation du génocide arménien a fait sortir les dirigeants turcs de leurs gonds. L’Assemblée Nationale avait déjà voté le même texte ce qui achève le processus législatif de ce texte qui attend juste sa promulgation dans les 15 jours pas le Président de la République. En ce cas, la négation du génocide arménien rejoindra celle de la négation de la Shoah dans l’arsenal pénal français.
    Le dirigeant islamique turc Recep Tayyip Erdogan, avec son arrogance habituelle, avait « averti la France qu’une telle décision serait le franchissement d’une ligne rouge ». Après le vote du Sénat, le Premier ministre a prononcé un discours particulièrement virulent contre la France, qualifiant cette décision de « raciste et discriminatoire » et prévenant « que la Turquie était encore dans sa période de patience pour voir si le président Sarkozy allait ou non promulguer la loi ». Erdogan, mais aussi d’autres membres du gouvernement turc ont promis « de sévères mesures de rétorsion envers la France. » En attendant, l’ambassadeur turc à Paris a été rappelé à Ankara « pour consultations ». Erdogan accuse Sarkozy, mais aussi le PS, qui a soutenu la loi, « d’avoir voulu attirer les voix des quelque 600.000 originaires d’Arménie vivant en France » et son ministre de la Justice évoque un « total manque de respect de la Turquie ». Il est vrai qu’en matière de respect des autres pays, la Turquie est un exemple éloquent…
    Le maire d’Ankara quant à lui, a décidé de faire débaptiser toutes les rues à consonance française de la capitale…et ériger un monument à la mémoire des victimes algériennes de la colonisation française !!
    Comme d’habitude, le Quai d’Orsay était opposé à cette initiative susceptible de heurter l’égo musulman, et dès le vote, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé »qui jugeait cette mesure « inopportune » a voulu « tendre la main à ce grand pays, cette grande puissance économique et politique dont la France a besoins autant qu’elle a besoin de la France ». On le sent bien moins doucereux envers Israël.
    La Turquie va-t-elle exiger des excuses de la part de la France ?

  • Ahmadinejad : "le radar de l'OTAN n'arrêtera pas la chute du régime sioniste"

    Ahmadinejad : "le radar de l'OTAN n'arrêtera pas la chute du régime sioniste"

    Le dictateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué la Turquie mardi pour accueillir un système de radar d'alerte précoce de l'OTAN, affirmant qu'il visait à protéger Israël, mais a avertit qu'il "n'arrêtera pas la chute du régime sioniste".

    Les gouvernements turcs et américains ont déclaré le mois dernier que le système radar permettrait de détecter les menaces de missiles venant de l'extérieur de l'Europe, y compris éventuellement de l'Iran. Le système, fourni par les Etats-Unis, devrait devenir opérationnel plus tard cette année.

    "Ce système de radar est plutôt destiné à défendre le régime sioniste," a déclaré Ahmadinejad dans un entretien télévisé en direct mardi soir.

    "Ils veulent s'assurer que nos missiles n'atteignent pas les territoires occupés, au cas où ils agiraient un jour militairement contre l'Iran," a-t-il ajouté.

    "Nous avons dis à nos amis turcs que ce n'était pas juste de donner cette permission, et que ce n'était pas dans leur intérêt de le faire… Mais ce genre de système radar n'arrêtera pas la chute du régime sioniste."

    La Turquie musulmane, avec la seconde plus grande armée de l'OTAN, est devenue un acteur plus turbulent au Proche Orient. Ankara, aux mains des islamistes du parti d'Erdogan, cherche aujourd'hui à développer des liens plus étroits avec les pays musulmans du Moyen Orient, comme l'Iran des mollahs.

    Mais Ankara, de plus en plus critique de l'allié iranien qu'est la Syrie, s'est brouillé récemment avec l'Iran suite à la sanglante répression du dictateur syrien, Bashar Assad, contre le soulèvement populaire dans son pays.

    La Turquie a déclaré que le système radar n'était pas destiné à protéger contre les menaces venant d'un pays spécifique.

    Washington et ses alliés sont en conflit avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, qu'ils soupçonnent d'être une façade pour développer des bombes atomiques. L'Iran continue de nier, alléguant qu'ils enrichissent de l'uranium pour produire de l'électricité et à d'autres fins civiles.

    Israël, que l'Iran refuse de reconnaître, et les Etats-Unis n'ont pas exclu des frappes militaires contre l'Iran si les moyens diplomatiques ne parvenaient pas a arrêter la course iranienne aux armes nucléaire.

    Des responsables iraniens ont précédemment annoncé que leurs missiles de fabrication locale peuvent atteindre Israël et les bases américains dans le Golfe. Téhéran affirme que sa réponse à toute attaque militaire sera "douloureuse".

    La Russie a unilatéralement suspendu sa livraison de missiles S-300 à l'Iran après que les Etats-Unis et Israël aient exprimé leurs craintes que la dictature islamique puisse utiliser le système anti-aérien pour protéger ses installations nucléaires.

  • La Turquie vire-t-elle à l’Etat voyou ?

    La Turquie vire-t-elle à l’Etat voyou ? par Daniel Pipes

    erdogan achète les éléctions de 2011

    Dans un Moyen-Orient déchiré par les coups d’état et les insurrections civiles, la République de Turquie se propose de façon crédible comme un modèle grâce à sa croissance économique impressionnante, son système démocratique, son contrôle politique de l’armée, et son système laïque. Mais, en réalité, il se peut que la Turquie soit, avec l’Iran, l’État le plus dangereux de la région. Comptons le nombre de raisons:

    Par Daniel Pipes

    Photo -Recep Tayyip Erdogan a acheté les élections de juin 2011 en injectant des fonds dans l’économie turque

    Des islamistes que rien ne peut arrêter: Quand quatre sur cinq des chefs d’état-major ont brusquement démissionné le 29 juillet 2011, ils ont marqué la fin effective de la république fondée en 1923 par Kemal Atatürk. Une deuxième république dirigée par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et ses collègues islamistes du parti AKP a commencé ce jour-là. L’armée étant parfaitement bien sous leur contrôle, les idéologues de l’AKP peuvent maintenant réaliser leurs ambitions de créer un ordre islamique.

    Une opposition pire encore: comble de l’ironie, les Turcs laïques tendent à être plus anti-occidentaux que l’AKP. Les deux autres partis au Parlement, le CHP (Cumhuriyet Halk Partisi = Parti républicain du peuple) et le MHP (Milliyetçi Hareket Partisi= Parti d’action nationaliste), condamnent les politiques plus constructives de l’AKP, comme son approche de la Syrie et son installation du système radar de l’OTAN. [*système de radar d'avertissement, bouclier antibalistique]

    Menace d’un effondrement économique: la Turquie fait face à une pénurie de crédit, en grande partie ignorée, compte tenu des crises en Grèce et ailleurs. Comme l’analyste David Goldman le souligne, Erdogan et l’AKP ont embarqué le pays dans les excès du capitalisme financier: crédit bancaire gonflé tandis que le déficit du compte courant est monté en flèche, atteignant des niveaux insoutenables.

    Lire à ce propos

    • Sources américaines : le pesant ralentissement économique en Turquie mine son statut régional ICI
    • La question n’est pas : si Erdogan va perdre la face, mais quand… ICI

    La machine clientéliste du parti a contracté d’énormes quantités de dettes à court terme pour financer une bulle de consommation qui effectivement a acheté les élections de juin 2011. Goldman appelle Erdoğan l’«homme fort du Tiers Monde » et compare la Turquie d’aujourd’hui avec le Mexique en 1994 ou l’Argentine en 2000, « où un bref boom financé par un afflux de capitaux étrangers a conduit à la dévaluation des monnaies et à une profonde récession économique. »

    L’escalade des problèmes kurdes: quelques 15-20 pour cent des citoyens de la Turquie s’identifient en tant que Kurdes, un peuple historique distinct ; bien que de nombreux Kurdes soient intégrés, une révolte séparatiste contre Ankara qui a débuté en 1984 a récemment atteint un nouveau crescendo avec une direction politique plus affirmée et plus d’attaques de guérilla offensives .

    Chercher le combat avec Israël: Dans la plus pure tradition de Gamal Abdel Nasser et de Saddam Hussein, le Premier ministre turc fait usage de la rhétorique antisioniste pour s’ériger en star politique arabe. On frémit à l’idée de penser jusqu’où, transporté par cette adulation, cela peut l’amener.

    Après qu’Ankara a soutenu un navire de protestation à Gaza en mai 2010, le Mavi Marmara, dont l’agression a conduit les forces israéliennes à tuer huit citoyens turcs ainsi qu’un membre d’une minorité ethnique turque, il a sans relâche exploité cet incident pour alimenter la colère nationale contre l’Etat juif. Erdoğan a appelé les décès un casus belli, parle d’une guerre avec Israël « si nécessaire », et prévoit d’envoyer un autre navire à Gaza, cette fois avec une escorte militaire turque.

    Lire aussi à ce propos

    • Erdogan se dirige vers une confrontation armée avec Israël. Le pétrole et le gaz sont en jeu. ICI
    • Erdogan tente le grand jeu de l’étranglement d’Israël, à l’instar de son concurrent perse. ICI
    • Erdogan – « N’hésitez pas à tirer sur des cibles israéliennes »ICI

    Stimuler une faction anti-turque: l’hostilité turque a renouvelé les relations historiquement cordiales d’Israël avec les Kurdes et opéré un revirement dans ses relations froides avec la Grèce, Chypre, et même l’Arménie. Au-delà de la coopération au niveau local, ce groupement va rendre la vie difficile aux Turcs, à Washington.

    Faire valoir ses droits sur les réserves d’énergie méditerranéennes: Les entreprises opérant en dehors d’Israël ont découvert des réserves de gaz et de pétrole potentiellement immenses dans le Léviathan et d’autres gisements situés entre Israël, le Liban et Chypre. Lorsque le gouvernement de Chypre a annoncé ses plans de forage, Erdogan a répondu par des menaces d’envoyer des «frégates, des canonnières et … la force aérienne. » turques. Ce différend, juste à ses débuts, contient les éléments potentiels d’une énorme crise. Déjà, Moscou a envoyé des sous-marins en solidarité avec Chypre.

    Lire aussi à ce propos

    • L’exploitation sous-marine israélo-chypriote, un caillou dans la chaussure ottomane ICI
    • Des navires de guerre turcs harcèlent des cargos marchands israéliens au large de Chypre. ICI

    Autres problèmes internationaux: Ankara menace de geler les relations avec l’Union européenne en juillet 2012, quand Chypre assume la présidence tournante. Les forces turques ont saisi un navire syrien transportant des armes. Les menaces turques d’envahir le nord de l’Irak ont aggravé les relations avec Bagdad. Les régimes turcs et iraniens peuvent partager une perspective islamiste et un programme commun anti-kurde, avec des relations commerciales qui prospèrent, mais leur rivalité historique, leurs styles opposés de gouvernement, et les ambitions concurrentes ont envenimé les relations

    Lire aussi à ce propos

    • Le Pacte Turquie-Iran
    • L’homme qui risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale — 100 ans après, la revanche ? –ICI
    • Turquie – Erdogan menace l’EU de rompre ses relations – retour historique sur des relations tendues – Les Ottomans à l’assaut de l’Europe ICI

    Alors que le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu chante victoire que la Turquie est « exactement au centre de tout », le caractère belliqueux de l’AKP a fait tourner à l’aigre son fameux« zéro problème» avec la politique de voisinage, transformant ceci en une vaste hostilité et même en éventuels affrontements militaires (avec la Syrie , Chypre et Israël). Comme les troubles ont frappé l’économie, le membre autrefois exemplaire de l’OTAN peut aller plus loin sur la fausse route ; attention à ce qui serait le signe qu’Erdoğan est en train d’imiter son ami vénézuélien, Hugo Chavez.

    C’est pourquoi, avec les armes nucléaires iraniennes, je vois une Turquie Etat voyou comme la plus grande menace pour la région.

    note – L’envoi du Mavi Marmara à Gaza équivalait à une provocation intentionnelle

    Version originale anglaise: Is Turkey Going Rogue? source
    Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

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  • Des navires de guerre turcs harcèlent des cargos marchands israéliens au large de Chypre.

    Des navires de guerre turcs harcèlent des cargos marchands israéliens au large de Chypre.

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    De plus en plus téméraire, la Turquie en Méditerranée orientale simule des scènes d’affrontements. Depuis Jeudi 29, des navires de guerre turcs harcelent des navires marchands israéliens dans les eaux maritimes au large de Chypre, rapportent nos sources militaires de Debkafile. Les turcs s’approchent des navires israéliens…

     

    Voir nos analyses sur ce dossier ICI

    Les turcs s’approchent des navires israéliens établissent des communications sans fil et ordonnent au Israéliens de changer de cap en violation totale du droit maritime international.

    Les Israéliens sont prudents ignorent ces avertissements et préfèrent ne pas réagir à ces agressions considérant seulement comme une tentative d’Ankara de tenter d’affirmer une maitrise navale turque de la Méditerranée orientale. Une situation toutefois explosive qui pourait engendre un incident majeur.

    Alertées l’IAF (les forces aériennes israéliennes) ont effectué des raids de reconnaissance autour de la zone en question. Dans le même temps des navires lance-missile israéliens ont été envoyés naviguer sur la zone maritime chypriote où la compagnie Noble energie de Houston a commencé ses forages sur les sites de gaz naturel malgré les réticences turques. Cette plateforme se situe à 160 km au sud de l’île et est adjacente au site gazier israélien Léviathan.

    Des sources navales occidentales ont suivi les déploiements de la marine turque et israélienne notant que « La Tuquie et Israël sont dans une constante démonstration de force dans la méditerannée orientale, augmentant le risque d’une confrontation qui pourrait rapidement devenir hors de contrôle »

    Menaçante la Turquie a envoyé la semaine dernière, pour riposter à l’exploration des forages, un navire d’exploration escorté d’une frégate et d’un ous-marin vers Chypre. Nos sources à Ankara révèlent que des chasseurs F-16 de l’Armée de l’air turque ont effectué des raids de reconaissance sur le Nord de l’Ile.

    Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN inquiet de l’aggressivité d’Ankara a déclaré vendredi 30 septembre » Les tensions entre la Turquie et Israël sont un sujet de préocupation concernant une question bilatérale, il est dans l’intérêt de l’Allaince (OTAN) de voir ces relations s’apaiser car la Turquie est un allié clé et Israël un partenaire précieux ».

    gisements israéliens

    Rassmussen contredit la position turque qui considère qu’Israël n’est pas autorisé à ouvrir un bureau au siège de l’OTAN à Bruxelles », ce à quoi répond le secrétaire général de l’alliance « Les ministres de la défense de l’OTAN, ont convenu en Avril lors dune réunion que les partenaires de l’alliance opeuvent établir leurs bureaux – cela concerne tous les partenaires » il rajoute « J’exhorte les parties à trouver des solutions pacifiques aux différents et mener des dialogues constructifs » Il a précisé qu’il ne s’attendait pas à un conflit armé dans la zone, mais que ce dossier devait être géré avec prudence au vu du rôle croissant que joue la Turquie sur la scène mondiale »

    Gisements gaziers - évaluation

    Dimitrius Christofias, le président chypriote a envoyé un message samedi à Ankara » Je tiens à souligner à tous ceux qui tentent de remettre en question les droits de la République de Chypre que nos droits souverains ne sont pas négociables ».

    Il y a 5 jours les premiers ministres Grec et Turc George papandréou et Receip T.Erdogan se sont entretenus au téléphone. Il y a quelques jours aussi le Commandant des forces de l’OTAN, l’amiral James Stavridis s’est envolé d’Israël en direction Ankara afin de s’entretnir avec les dirigeants turcs.

    C’est après ces échanges que le harcèlement turc a commencé sur les cargos israéliens.

    Tout ceci indique que le gouvernement d’Erdogan ne tient pas compte des efforts américains d’apaiser les tensions croissantes dans cette région ; la méditérannée orientale

    Adapté par Aschkel – Reportage exclusif de Debkafile - debka

     

     

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  • Délire antisémite d’Erdogan

    Délire antisémite d’Erdogan

    Dimanche 25/09/2011

    Le Premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan qui massacre les Kurdes dans l’assourdissant silence international s’est livré à un festival de haine antisémite lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CNN.
    Après avoir averti pour la mille et unième fois « que la Turquie ne rétablirait jamais ses relations avec Israël tant que ce pays ne se serait pas plié à ses exigences », il a accusé Israël « d’être un Etat cruel qui a assassiné sans pitié…des centaines de milliers de Palestiniens alors que les roquettes n’ont tué que quelques Israéliens à peine! » (P.S : « Quel dommage ! ») Cette coupe sombre dans les effectifs de l’UNWRA aurait donc dû faire baisser notoirement le nombre de ‘réfugiés’ inscrits à l’assistance sociale internationale, mais cela n’a pas été le cas…
    Erdogan a ensuite joué dans le registre du révisionnisme : « Israël utilise la Shoah afin de se présenter comme une victime, et jusqu’à aujourd’hui, il reçoit de l’argent de l’Allemagne pour cela ».
    Il a également accusé Israël « de détenir la bombe atomique…alors que les Palestiniens n’ont rien ! ». Il a plaidé pour le droit de l’Iran à développer un programme nucléaire…pour produire de l’énergie !

  • L’homme qui risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale — 100 ans après, la revanche ? –

    L’homme qui risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale — 100 ans après, la revanche ? –

    septembre , 2011   

    Oiioman ou Perse

    Erdogan bénéficie de stocks gratuits d’armes dernier cri grâce à l’Otan, Les Mollah parachèvent leur arsenal de mort….

    D’après-vous qui du Perse ou de l’Ottoman mettra la région et le monde à feu et à sang avec la complicité des uns et la naïveté des autres……?

     

    A lire ces analyses pertinentes

    Iran/Turquie : Adversité mutuelle, intérêts communs.

     

    Le Pacte Turquie-Iran

    Par David Warren, éditorialiste à Ottawa Citizen

    La plus grande menace à la paix mondiale vient aujourd’hui d’un homme du nom de Recip Tayyip Erdogan. Il est 1er ministre de Turquie et chef du parti de la Justice et du Développement ou AKP. Ancien maire d’Istanboul, il avait été arrêté et jeté en prison parce qu’il récitait publiquement des slogans tels que « les mosquées sont nos baraques, leurs dômes sont nos casques, les minarets nos baïonnettes« , défiant l’ordre laïc qui prévalait à l’époque et la Constitution d’Ataturk qui considérait ces propos comme une offense incitant le fanatisme religieux et racial.

    Erdogan s’est distingué comme un antisémite, mais aussi comme un anticommuniste, déjà quand il était étudiant. Il vient d’une famille observant les rites de l’Islam et – tout ce qu’il dit doit être pris au sérieux – il revendique que ses ancêtres étaient d’illustres combattants de la cause ottomane et turque.

    Il s’agit d’un cas intéressant à suivre. Son éducation universitaire concerne l’économie. C’est un technocrate efficace et, sous son impulsion, l’économie turque a été sauvée. Il a su maîtriser l’inflation et les déficits publics. Il a pris des mesures sérieuses et appropriées pour purger la bureaucratie turque de sa gangue et comme dit l’adage « avec lui les trains partent à l’heure ».Erdogan est aussi un démocrate, — et il n’y a aucune raison qu’il ne le soit pas – qui jouit d’une grande popularité chez lui. Le parti qu’il a fondé a pris le pouvoir par un raz de marée et il a été réélu à 2 reprises – comme il était interdit de fonction publique, au début de son mandat, il eut un remplaçant – En fait le pouvoir laïc a été submergé par la démographie galopante des Islamistes turcs, notamment à la campagne, les croyants étant prolifiques à côté des laïcs.

    Ce politicien a une vision qu’il parvient à exprimer d’une façon charismatique. Il associe une gestion moderne et efficiente d’une économie de libre marché à une version puritaine des concepts religieux du vieux califat ottoman. – le lecteur sait que je suis allergique à toute vision de politiciens charismatiques, qui agissent sur le public, comme une drogue dangereuse –

    Erdogan a orienté sa vision vers l’étranger. Sa stratégie a été de rechercher une meilleure intégration dans l’Occident, tout en faisant de nouvelles alliances politiques à l’Est, notamment avec l’Iran. Aujourd’hui, il présente la Turquie comme la championne de l’islamisme dominant sunnite, tout en essayant de faire la quadrature du cercle avec l’islamisme shiite perse. Mais cette stratégie risque d’échouer au niveau de la Syrie, alliée de l’Iran, car les Turcs veulent le renversement des Assad et leur remplacement par les Frères Musulmans.

    L’armée turque était la garante du pouvoir laïc, sous la constitution d’Ataturk. Avec une incompréhension étonnante de la situation, l’Occident a soutenu Erdogan dans ses efforts pour établir un contrôle civil sur les généraux, nos amis de l’Otan….En mettant en prison des officiers supérieurs sous le prétexte d’un complot contre la nation, Erdogan a réussi à inciter à la démission tout le haut commandement de l’armée. Les généraux ont massivement démissionné parce qu’ils n’avaient plus d’alliés en Occident.

    Mme Clinton et Cie ont réussi à assécher toute opposition intérieure à Erdogan. Aujourd’hui tout l’appareil militaire équipé par l’Occident est entre les mains d’Erdogan et la constitution laïque est jetée aux orties. Après avoir accaparé en une dizaine d’années successivement tous les pouvoirs de l’état – police et services secrets assemblée, présidence, judiciaire, armée –Erdogan a un pouvoir absolu.

    Cet homme a envoyé lui-même la flottille pour défier le droit d’Israël de bloquer Gaza, droit reconnu explicitement sur le plan international. Il a réussi à transformer cette aventure et ses conséquences en « une cause célèbre » contre Israël. Aujourd’hui, il annonce que la prochaine flottille sera accompagnée de la marine turque, cherchant à coincer Israël – soit il abandonne le blocus, soit il tire sur des navires turcs – et à créer un casus belli.

    Erdogan est devenu le parrain diplomatique de la cause palestinienne et de la déclaration d’un état palestinien à l’Onu, risquant de provoquer des violences dans toute la région. Chaque Palestinien qui cherche à tuer un Juif et qui meurt, sera salué comme un « martyr », Erdogan demandant « des excuses et des compensations »…

    Erdogan joue avec le feu aussi en Egypte, et à sa rhétorique, il a ajouté du combustible qui a enflammé la foule islamiste qui a incendié l’ambassade d’Israël au Caire. Dans cette capitale, il a exploité les griefs des Egyptiens contre Israël, cherchant à unifier toutes les factions arabes contre un ennemi commun, sous sa bannière.

    L’Occident observe sans bouger cet homme qui se démène pour trouver n’importe quel prétexte pour un conflit au Moyen Orient. Il cherche à entraîner Israël dans un conflit non seulement contre les pays arabes habituels, mais aussi l’Iran, la Turquie, le Hezbollah et le Hamas.

    Pour Israël, la menace existentielle se déroule sous nos yeux. L’Occident n’a plus alors que le choix entre défendre Israël ou autoriser un autre holocauste. En d’autres termes, la gâchette est prête pour une véritable guerre mondiale et le doigt d’Erdogan est prêt à appuyer.

    Traduit par Albert Soued source

    Le passé pro-nazi d’Erdogan

    Ceci expliquant cela, il fallait bien que l’attitude férocement anti-israélienne du Premier ministre turc ait des racines bien profondes. Un groupe de journalistes turcs – qui ont préféré rester dans l’anonymat – ont effectué une enquête sur le passé de Recep Tayyip Erdogan, qui montre que le boucher des Kurdes a été ouvertement antisémite dans sa jeunesse et a manifesté ses sympathies pronazies.

    En 1974, Erdogan avait écrit une pièce antisémite qui avait été jouée dans différents endroits de Turquie avant d’être retirée à la demande du parti politique auquel il appartenait, et qui craignait d’être déclaré hors-la-loi à cause de son antisémitisme. La pièce de théâtre en question décrivait les juifs de la même manière que le faisait Hitler dans ses écrits. Dans les années 1970-80, Erdogan rejoignait un groupe musulman extrémiste qui prônait le Jihad mondial et déclarait à plusieurs reprises « que son objectif était la disparition de l’Etat d’Israël ». En 1988, époque où la Turquie était foncièrement laïque et pro-occidentale, Erdogan fut envoyé en prison pour dix mois pour « incitation contre l’Occident et les juifs ». Ce fut après qu’il ait fait sienne la célèbre déclamation des maîtres de l’islamisme turc : « Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, et les minarets nos baïonnettes ! »

    Bien que pour des raisons de tactique politique, Erdogan modéra ensuite quelque peu son discours politique, jusqu’il y quelques années en tout cas, il n’en fut pas moins le premier chef de gouvernement turc à mobiliser des fonds pour le Hamas.

    Dans leur enquête, les journalistes indiquent que la famille dans laquelle a grandi Erdogan a « constitué un terreau fertile à son antisémitisme ». Dans les années 1940, sa famille s’est engagé dans les brigades musulmanes fascistes qui aidèrent les troupes allemandes à pourchasser les juifs en Afrique du nord et qui diffusèrent une intense propagande dans tous lesBalkans contre les partisans de Tito.

    Le quotidien turc en version anglaise « hurriyetdailynews », a estimé « que ces divers éléments pourraient expliquer l’attitude actuelle du chef du gouvernement turc envers Israël et notamment l’affront public qu’il a fait au président israélien Shimon Pérès à Davos, lui disant devant micros et caméras ‘que les juifs avaient des dons tout particuliers pour assassiner des être humains’ ».

    Alors, pour ceux qui en Israël se grattent encore la tête en se demandant où l’Etat juif a bien pu fauter pour mériter une telle attitude de la part d’Erdogan…Shraga Blum

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