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  • Dubaï met en garde contre une guerre du Golfe

    Dubaï met en garde contre une guerre du Golfe

    Il y a 5 heures - Juif.org
     
     
     
    Dubaï met en garde contre une guerre du Golfe - © Juif.org

    Le chef de la police de Dubaï, le lieutenant général Dahi Khalfan, a averti jeudi que les récentes tensions dans le Golfe Persique pourraient être le signe d'en embrasement régional.

    "Le monde ne va pas permettre à l'Iran de bloquer le détroit d'Ormuz. Mais Téhéran est capable de le rétrécir au maximum."

    "Dans les années 1980, l'Iran a attaqué les navires qui avaient peur de traverser le détroit. Cela a provoqué une augmentation de l'assurance maritime dans le Golfe. Les prix ont augmenté et la région est devenue tendue. L'Iran est donc capable de fomenter des tensions dans la région," a-t-il dit.

    Khalfan a exhorté les Emirats Arabes Unis à trouver une alternative au détroit d'Ormuz. "Nous, dans le Golfe, avons des cartes en mains qui nous permettent de marginaliser le rôle du détroit et de saper son importance. Si nous utilisons nos ports de la mer Rouge et du golfe d'Oman a Fujaïrah par exemple, notre pétrole et les marchandises peuvent passer à travers," a-t-il ajouté.

    "Nous devons dire à l'Iran que nous ouvrirons d'autres portes et éviterons le détroit si Téhéran essaie de le fermer. Nous devons être sérieux et empêcher l'Iran de brandir le détroit comme une arme contre nous," a-t-il déclaré.

    Khalfan a également dit qu'a son avis, le programme nucléaire de l'Iran n'a pas de finalité pacifique, ajoutant que les EAU surveillent la situation de près.

  • L’élimination d’un chercheur iranien et la comédie américaine

    Washington s’inquiète des actions du Mossad en Iran

     
     

    mardi 17 janvier 2012,

    L’Administration Obama cache de moins en moins son exaspération et ses craintes face aux initiatives israéliennes.

    L’assassinat, probablement par le Mossad, d’un cinquième scientifique iranien mardi dernier était celui de trop. Les États-Unis font entendre de plus en plus ouvertement ces derniers jours leur exaspération à l’égard des services secrets israéliens. Ils craignent qu’ils ne les entraînent dans un conflit aux retombées catastrophiques avec l’Iran, en pleine année électorale. Barack Obama a appelé Benyamin Nétanyahou le lendemain même de l’incident, officiellement pour garantir le « soutien indéfectible des États-Unis à la sécurité d’Israël », mais d’importants exercices antimissiles communs prévus au printemps ont été reportés, officiellement pour des raisons budgétaires.

     

    L’Administration a aussi fait fuiter des révélations embarrassantes sur les tactiques du Mossad. Le magazine Foreign Policyaffirme que des agents israéliens ont recruté des militants de l’organisation sunnite pakistanaise Jundallah en se faisant passer pour des membres de la CIA. Le stratagème découvert en 2007-2008 avait provoqué la colère de George Bush, mais aucune action de sa part. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Barack Obama a réduit la coopération avec le Mossad avant d’en réinstaurer certains aspects.

    Cette semaine, l’Administration américaine a condamné l’assassinat de Mostafa Roshan avec une force inhabituelle et nié toute complicité, alors que l’Iran dit avoir la preuve de celle-ci. Le Wall Street Journal fait état de la frustration de responsables des services de renseignement américains. Les États-Unis, confient-ils anonymement, devraient consacrer plus de moyens à scruter les activités du Mossad alors que les intentions d’Israël ne sont pas toujours très claires. La perception de l’imminence du danger que représente l’Iran n’est pas la même chez les deux alliés. À la Maison-Blanche, on doute encore que Téhéran veuille passer au stade de la construction d’une bombe ; l’assassinat du scientifique survenu deux mois à peine après une explosion mystérieuse ayant détruit une base de missiles, est considéré comme une provocation inutile, qui pourrait inciter Téhéran à accélérer son programme nucléaire.

    Ligne rouge

    La crainte est aussi qu’une attaque israélienne ne provoque des représailles de milices chiites pro-iraniennes contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad, plus vulnérable depuis le départ des troupes américaines.

    À Tel-Aviv, l’annonce de la production d’uranium enrichi par Téhéran la semaine dernière dans son nouveau site de Fordow est considérée comme une ligne rouge. Israël craint que Barack Obama ne soit pas à 100 % engagé de son côté, alors que les candidats républicains parlent sans complexe de bombarder l’Iran. Le chef d’état-major des armées, Martin Dempsey, se rendra cette semaine en Israël pour tenter de convaincre Nétanyahou de ne pas lancer d’attaque militaire contre le complexe nucléaire iranien. Les demandes répétées du secrétaire à la Défense, Leon Panetta, sont pour l’instant restées sans réponse.

    Adèle Smith - Le Figaro.fr

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    L’élimination d’un chercheur iranien et la comédie américaine

     

    Les pleurs que font entendre les hauts responsables du Département d’Etat après une nouvelle élimination d’un scientifique iranien pourraient laisser croire que les coups que subissent l’Iran et son programme nucléaire attristent profondément le gouvernement américain. Le New York Times va même jusqu’à citer des fonctionnaires américains qui réclament (peut-être du suspect numéro un, Israël) que cessent ces attaques, par crainte d’une riposte iranienne. Tout cela n’est cependant qu’hypocrisie et larmes de crocodile.

    Tout a commencé en début de semaine, lorsque le New York Times, citant un haut responsable du Conseil pour la sécurité nationale, a révélé un secret d’Etat. Selon ce haut responsable, les sanctions qu’impose Washington à l’Iran visent en fait à renverser le régime des mollahs. Le Département d’Etat s’en est arraché les cheveux. Alors qu’ils affirment au monde entier que les sanctions n’ont pour but que de stopper le programme nucléaire, la vérité est dite : Il s’agit de renverser un régime. Comment expliquer au monde qu’il vienne même à l’esprit du gouvernement Obama de renverser un régime élu.

    Tout cela alors que les Américains tentent de convaincre les Chinois et les Russes de prendre part, ne serait-ce que de manière symbolique, aux sanctions contre l’Iran. Tant qu’il s’agit de contrer le programme nucléaire, on peut en discuter. Mais si le motif est de remplacer le régime, on peut être certain que Pékin et Moscou s’opposeront.

    Avant même que le Département d’Etat se ressaisisse, voilà qu’un scientifique iranien est tué au cœur de Téhéran. Or les Américains sont à la croisée des chemins : d’une part, il y a une démarche extrêmement délicate dans le cadre de laquelle il serait possible de reprendre le dialogue avec les Iraniens, sur la base d’un plan américain qui leur a été présenté il y a plusieurs semaines. De l’autre, on a un durcissement notable des sanctions contre l’Iran qui risque, en fin de compte, de mener à un affrontement militaire.

    En outre, l’atmosphère devient de plus en plus explosive dans le détroit d’Ormuz. Il est de plus en plus probable que si un cIraniens dans le détroitonflit militaire éclate avec l’Iran, ce ne soit pas à cause d’une offensive israélienne mais à cause d’une erreur quelconque des Américains ou des . Hillary Clinton a condamné l’attentat pour apaiser les Iraniens mais, dans le même temps, elle consulte ces jours-ci les Etats du Golfe pour élaborer une position tant sur la crise dans le détroit d’Ormuz que sur un renforcement de la production de pétrole de ces pays.

    Alex Fishman

    Yediot Aharonot

    Amba France-il.org

  • Détroit de Tiran ou d'Ormuz : l'Iran fait la même erreur fatale ......Tsahal est prêt…

    Détroit de Tiran ou d'Ormuz : la même erreur fatale
    Editorial de la semaine du 07/01/2012
    Par Marc Femsohn pour Guysen International News - J
    DR 2012 Femhson

    La politique de Téhéran consistant à laisser peser une épée de Damoclès sur le libre trafic du pétrole dans le détroit d'Ormuz et, par conséquent, sur l'économie mondiale, constitue une escalade dans la confrontation avec les Occidentaux en général, et avec Washington en particulier. Les Iraniens, de plus en plus isolés, sont en train de commettre leur première véritable erreur fatale.
    Le problème de tous les régimes autoritaires est leur aveuglement, leur arrogance, l'ivresse de leur violence et de leur totalitarisme qui les conduit généralement à leur perte.

    On l'a vu avec Kadhafi, on le constate, actuellement avec "Boucher" el Assad et il en sera de même, à moyen terme, avec les mollahs de la République islamique. Rappelons-nous d'ailleurs un parallèle troublant.
    En 1967, le nationaliste Nasser règne d'une main de fer sur l'Egypte depuis 1956. Il a fait de la défense des Palestiniens son fond de commerce. Il veut jeter les Juifs à la mer. "Notre objectif sera la destruction d'Israël. Le peuple arabe veut se battre", déclare le raïs. Enivré de son pouvoir sur les masses qui le portent aux nues, Nasser commet l'erreur fatale : le 23 mai 1967, il bloque le détroit de Tiran paralysant ainsi l'accès au port d'Eilat et l'approvisionnement en pétrole…iranien d'Israël.
    S'en suivra la Guerre des Six-Jours dont nous connaissons tous l'issue, grâce à laquelle beaucoup d'entre nous franchirent le pas et vinrent s'installer en Israël afin de participer à la destinée du Peuple Juif sur sa terre.
    L'histoire est donc en train de se répéter. En effet, Ahmadinejad, qui n'est d'ailleurs qu'un fantoche manipulé par les mollahs, est le chantre du nationalisme iranien assaisonné à la sauce chiite islamique. Il veut redonner à l'Iran sa suprématie au Moyen-Orient et pour cela, il a besoin du nucléaire. Il porte les espoirs de la majeure partie du monde arabo-musulman et fait rêver la rue arabe tout comme la rhétorique nassérienne panarabiste à l'époque.
    Il s'est promu défenseur des Palestiniens, prône la destruction d'Israël et ne verrait pas d'un mauvais œil tous les Juifs à Auschwitz, qui n'a d'ailleurs pas existé pour lui. Bref, il est l'ennemi n° 1 d'Israël et des Occidentaux, un peu comme son papa spirituel, Gamal Abdel Nasser.
    Et voilà qu'il brandit la menace de la fermeture du détroit d'Ormuz en cas de nouvelles sanctions internationales et met en garde Washington. "Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d'Ormuz et se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique", a déclaré le général Attaollah Salehi, ajoutant que "la République islamique d'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement".
    Pour les Etats-Unis, il s'agit là du premier pas vers le "casus belli", comme le fut le détroit de Tiran pour Israël en 1967. En outre, les Iraniens s'y prennent beaucoup trop tard, car défier un président américain en pleine campagne électorale est une erreur manifeste d'agenda. Obama pourrait ne pas rester les bras croisés devant une telle provocation, même après son éventuelle réélection, aidé en cela par le Royaume Uni dont le ministre de la Défense vient d'affirmer que son pays n'hésitera pas à utiliser la force militaire.
    Il est vrai que le calcul des ayatollahs n'est pas innocent. Chaque menace pesant sur le trafic pétrolier dans cette région fait grimper le prix du baril et augmente mathématiquement les revenus de l'Iran. Voilà pourquoi, les mollahs deviennent hystériques, lorsque les Occidentaux brandissent le sceptre de l'embargo sur l'achat de pétrole iranien qui aurait pour conséquence la chute des cours, d'autant que l'Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe se sont engagées à augmenter leur production et à compenser tout manque.
    Les Chinois continueront de se fournir en Iran, mais, avec eux, pas d'état d'âme, ce sera la saison des soldes, les Iraniens devront vendre à un prix de misère. Un vrai scénario catastrophe pour la République islamique.
    L'affaire ne se présente donc pas si mal pour les Américains et les Israéliens. Dans un premier temps, Washington craignait d'être mis devant le fait accompli par une opération en solo de Jérusalem contre les sites nucléaires iraniens, mais des conversations très "discrètes", il y a quelques jours, ont remis les pendules à l'heure. On s'est mis d'accord sur les "lignes rouges" au-delà desquelles une action militaire sera inévitable. Netanyahou s'est engagé à ne rien faire sans prévenir Obama, de leur côté les Américains ont assuré qu'ils agiront si ces fameuses lignes rouges sont franchies par Téhéran, les Israéliens ayant ainsi l'assurance de ne pas être les seuls à mettre les mains dans le cambouis.
    Nos dirigeants ont maintenant acquis la conviction que Washington n'essaie pas de freiner Israël, mais que les Américains sont déterminés à empêcher Téhéran d'atteindre la capacité nucléaire. Lorsque le secrétaire à la Défense Leon Panetta déclare que les Etats-Unis feront tout ce qui est nécessaire pour éviter que la République islamique n'acquière la bombe nucléaire, il émet un double message subliminal : il avertit Ahmadinejad qu'il ne bluffe pas et il confirme à Netanyahou que l'accord des "lignes rouges" sera appliqué.
    La pression sur Téhéran devient donc de plus en plus forte. Les ayatollahs se sont engagés sur une voie sans retour, car ils doivent sans cesse donner des gages à la population pour prouver leur force vis-à-vis des "Infidèles" occidentaux et des "Sionistes". Les mollahs sont prisonniers de leur système. La question n'est donc plus de savoir si une opération militaire aura lieu, mais quand ?
    Le nationalisme arabe nassérien est mort alors qu'Israël est toujours là, plus fort que jamais. Ahmadinejad et le Guide de la Révolution devraient relire l'Histoire, le problème, c'est qu'ils sont des négationnistes. Tsahal est prêt…