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  • Joël Rubinfeld (Ligue contre l’antisémitisme) dénonce durement la passivité de la classe politique belge.

    Joël Rubinfeld (Ligue contre l’antisémitisme) dénonce durement la passivité de la classe politique belge.

    Joël Rubinfeld, le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (et ancien vice-président du Parti populaire de Mischaël Modrikamen), a des propos très durs sur la classe politique belge. Le climat actuel pousse de plus en plus de Juifs à quitter la Belgique pour Israël, les Etats-Unis et le Canada, affirme-t-il.

    En 2013, selon ses calculs, environ 500 personnes issues de la communauté juive ont émigré dans l’un de ces trois pays (essentiellement pour Israël avec 273 départs). «Au niveau national, c’est une goutte d’eau, explique Joël Rubinfeld, mais au sein de la communauté juive belge, qui est de 40 000 personnes, ça compte. Cet exode silencieux est annonciateur d’une plus grande catastrophe.»

    manifestation pour Gaza  juillet 2014

    manifestation pour Gaza juillet 2014

    Toujours selon Joël Rubinfeld, ce n’est pas tellement la menace d’attaques antisémites qui explique le malaise des Juifs belges: «Ce qui alimente le plus la grande crainte pour les Juifs de Belgique, leur envie de départ pour Israël, ce n’est pas la peur des attentats, c’est l’absence de réaction du monde politique par rapport à la montée de l’antisémitisme, dénonce-t-il.

    Cet été, il y a eu des manifestations à Bruxelles et à Anvers au sujet des conflits au Proche-Orient: on y criait ‘mort aux Juifs’. En arabe, on appelait aussi à égorger les Juifs…

    La manifestation à Anvers, par exemple, était soutenue par des élus du SP.A, du PTB-PVDA, de Groen… C’est le bourgmestre Bart De Wever, N-VA, qui a dit qu’il fallait prendre des mesures pour que cela n’arrive plus.»

    «Responsabilité écrasante de Mayeur»

    A Bruxelles, plusieurs manifestations liées au contexte au Proche-Orient ont également eu lieu cet été mais le bourgmestre de la capitale belge, Yvan Mayeur (PS), n’a pas agi de la même manière que son homologue anversois, déplore le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme.

    «Le PS a dans son ADN la lutte contre l’antisémitisme et, pourtant, ce n’est pas lui qui est à la pointe du combat, c’est la N-VA qui a été ferme alors qu’on connaît justement ses ambiguïtés avec la période de la collaboration.

    A Bruxelles, la responsabilité d’Yvan Mayeur, le bourgmestre socialiste, est écrasante. Suite à une première manifestation cet été où l’on appelait au meurtre des Juifs, nous lui avons demandé de prendre des mesures, mais il n’a pas donné suite à nos appels. Et d’autres manifestations du même genre ont donc pu avoir lieu… Il a pratiqué la politique de l’autruche.

    Yvan Mayeur symbolise cette digue politique qui a lâché face à la barbarie, par passivité et par calcul électoral.»

    Revirement du PS

    Plus généralement, Joël Rubinfeld s’attaque à ce qu’il perçoit comme un revirement dangereux du PS: «Le combat contre l’antisémitisme a été globalement abandonné par le PS. Pas par tous les socialistes, mais bien globalement par le parti. Dans les années 70, tout le monde condamnait l’antisémitisme au sein du PS. Dans les années 80, il y a eu la loi Moureaux contre le racisme et la xénophobie…

    Mais le même Philippe Moureaux a défilé en 2009 lors de la plus grande manifestation antisémite jamais organisée en Belgique. C’était le 11 janvier 2009, à Bruxelles (manifestation organisée en vue de soutenir le peuple palestinien à Gaza, NdlR). On trouvait dans cette manifestation des affiches négationnistes, on criait ‘mort aux Juifs’… On y trouvait d’autres socialistes d’ailleurs, dont on aurait pu penser qu’ils lutteraient contre l’antisémitisme.»

    Récupération politique de la manif’

    Bref, Joël Rubinfeld est particulièrement pessimiste. Pourtant, il voit un espoir dans les récentes manifestations en France suite aux massacres au sein de la rédaction de Charlie Hebdo et dans la supérette casher de la Porte de Vincennes. Par contre, pour la Belgique, il reste extrêmement critique.

    «En Belgique, la manifestation de dimanche a été récupérée par des personnalités comme Henri Goldman qui a organisé cette manifestation. Cette personnalité proche d’Ecolo dénonçait pourtant il n’y a pas si longtemps le caractère soi-disant raciste de Charlie Hebdo…

    Ces personnes ont voulu récupérer le mouvement d’indignation des citoyens belges par peur de devoir rendre des comptes elles-mêmes après avoir cloué au pilori le travail de Charlie Hebdo et ses caricatures, en accusant l’hebdomadaire de racisme…

    C’est pour cette raison que je n’ai pas participé à la manifestation de dimanche. Je pointe un doigt accusateur sur toutes ces personnes. Désormais, si on ne rectifie pas le tir, on sera pris en étau en Belgique entre l’extrême droite et la barbarie islamiste.»

    Paru dans la Libre Belgique

    la Libre Belgique

  • Euro : l’impact désastreux d’une Aliyah massive

    Euro : l’impact désastreux d’une Aliyah massive

     

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     Un Dirigeant important de l’UE s’inquiète du fait qu’une fuite massive des Juifs pourrait mettre en péril l’avenir de l’Euro

     

    LONDRES — L’Union Européenne exprime ses préoccupations liées à la perspective d’un exode massif des Juifs

    Un responsable important a mis en garde sur le fait que la fuite des Juifs d’Europe pourrait avoir un impact négatif sur les Etats membres. Le Vice-Président de la Commission Européenne, Frans Timmerans a reconnu l’augmentation de l’antisémitisme et dit qu’un exode massif des Juifs représenterait un véritable défi pour le coeur même de l’intégration économique européenne. 

    European Commission Vice President Frans Timmermans.

    « Dans certains états de l’UE, la majorité des membres de la communauté juive n’est pas certaine d’avoir un avenir en Europe », a déclaré Timmermans. 

    Dans un discours devant la Commission, à Bruxelles, le 21 janvier, Timmermans a mis directement en relation la perspective d’un départ massif des Juifs et l’avenir de l’Euro, selon Middle East Newsline. Mais, il n’a pas voulu trop préciser sa pensée. 

    « On peut parler jusqu’à la fin des temps de l’Euro, des marchés intérieurs, de n’importe quelle initiative que nous prenions », a déclaré Timmermans, de nationalité hollandaise, « mais si cette valeur fondamentale de la société européenne, qui traduit qu’il y a une place pour quiconque, quel que soit sa foi, quelle que soit son origine, sa race, les choix que vous faites en société – si tout cela est remis en cause, nous devons, alors, répondre à ce défi par une politique qui apporte de l’espoir et des perspectives à quiconque vit dans la société européenne ». 

    Les observateurs annoncent que des dizaines de milliers de Juifs sont sur le point de quitter l’Europe pour la Canada et Israël. Ils évaluent que le plus important départ concernera la France, qui comporte la plus importante communauté juive d’Europe. 

    « La France est votre patrie », a rappelé le Président français François Hollande. « Le Gouvernement prend des mesures pour rendre les synagogues plus sûres, autant que les commerces et les écoles juives, qui sont protégés. Mais je veux aller plus loin que cela ». 

    Les dirigeants juifs ont confirmé cette perspective d’un départ massif au beau milieu d’un antisémitisme en augmentation constante. Ils disent que beaucoup de Juifs perçoivent l’Europe comme presque identique à ce qu’elle était à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. 

    « Le Jihadisme est très proche du Nazisme », affirme Moshé Kantor, chef du Congrès Juif Européen. « On peut même dire qu’ils sont les deux faces d’un même mal ». 

    Dans un discours devant une assemblée réunie en mémoire de la Shoah, dans la capitale tchèque de Prague, le 26 janvier, Kantor a déclaré que l’exode juif d’Europe approchait. Il a exhorté l’UE à créer une agence similaire au Département américain de la Sécurité. 

    « Nous devons instaurer le rôle, en Europe, d’un envoyé spécial sur l’antisémitisme, parce que la minorité juive, la plus ancienne d’Europe, est la seule qui soit, actuellement, en danger de se faire tuer et/ou d’être expulsée », a exigé Kantor. 

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