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  • Le cercle infernal

    Le cercle infernal

    source israel7.com

    Comme s’il s’agissait d’événements qui concernaient un pays éloigné d’Israël, les médias israéliens retransmettent les manifestations qui prennent forme mercredi dans les villes cédées aux terroristes, et qui appellent à la mise en oeuvre de la première phase de la « libération de toute la Palestine ». Des dizaines de milliers de personnes sont déjà réunies à Ramallah, Sichem, Bethlehem, Hevron, Tulkarem, Kalkilya etc. criant leur volonté de voir les juifs « déguerpir de Palestine » se gardant de préciser bien sûr ce qu’ils entendent par cette expression.
    L’AP a décrété mercredi « jour férié » afin que tous les habitants puissent apparaître devant les caméras internationales et donner le sentiment innocent d’un « peuple aspirant à la liberté face à l’oppresseur ». Dans la Bande de Gaza, ces manifestations ont tout simplement été interdites, le Hamas étant opposé à la démarche d’Abou Mazen au motif « que sa demande est minimaliste et handicape les revendications futures des Palestiniens ».
    L’aspect extrêmement dangereux de tout ce qui se passe actuellement, et devant lequel (presque) tout le monde ferme les yeux, est la répétition devant nos yeux du scénario qui a accompagné les « grands moments » des relations israélo-palestiniennes : espoirs surdimensionnés entretenus dans la population arabe palestinienne à la fois par la communauté internationale, les dirigeants palestiniens et même israéliens, et la douche froide qui s’ensuit avec son cortège de violence terroriste.
    L’aspect tragique de ce conflit israélo-palestinien est que depuis six décennies tout le monde a menti à tout le monde : les pays arabes ont menti aux Arabes palestiniens en leur inculquant qu’ils sont un peuple, en attisant la haine d’Israël et qu’ils « retrouveraient » un jour leur « patrie perdue », les dirigeants palestiniens ont menti à leur population en leur promettant la disparition de l’Etat d’Israël, ils ont menti au monde entier en faisant croire qu’ils voulaient juste un Etat aux cotés de l’Etat d’Israël, et les dirigeants israéliens ont menti à tout le monde, depuis 1993, en faisant croire que des négociations mèneraient à un Etat palestinien.
    Or ni les dirigeants terroristes ni les dirigeants israéliens ne peuvent entrer en négociations sans que celles-ci n’explosent à la première pierre d’achoppement. Des concessions palestiniennes sur les sujets brûlants iraient à l’encontre total de l’objectif suprême de l’OLP qui est de rayer l’existence de l’Etat d’Israël et entraîneraient une guerre inter-palestinienne. Et des concessions israéliennes signifieraient une trahison du sionisme, un affront au sens de l’histoire juive, une récompense au terrorisme musulman et ouvriraient la porte à un danger existentiel pour l’Etat juif.
    Les mensonges envers les autres et envers soi-même qui jalonnent l’histoire ce conflit risquent fort de se payer très cher au final.

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