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  • Israël serait prêt à bombarder l'Iran dans l'année...les Israéliens veulent “taper” avant qu'un stade irréversible soit atteint

     

    Israël serait prêt à bombarder l'Iran dans l'année

    DIDIER ZACHARIE

    jeudi 19 janvier 2012

    Selon Le Monde, la France pense qu'il y a un grand risque de voir Israël bombarder les sites nucléaires iraniens durant l'été 2012. Paris tente d'éviter ce scénario en jouant les entremetteurs.

    Israël serait  prêt  à bombarder l'Iran dans l'année

    ©AP

    La question du nucléaire iranien se fait de plus en plus pressante. Alors que les relations entre les Etats-Unis et l'Iran sont de plus en plus tendues, Israël s'apprêterait à procéder à des frappes aériennes contre les sites nucléaires iraniens avant que l'Iran ne soit en possession de la bombe nucléaire, soit, selon tous les pronostics, avant un an.

    Ainsi, pour Paris, 2012 est une année cruciale. Selon un diplomate français, « si les Israéliens veulent “taper” avant qu'un stade irréversible soit atteint, le meilleur moment, c'est avant l'élection présidentielle américaine », afin de mettre la pression sur Obama pour les suivre. Avant le 6 novembre, donc. « Le moment de tous les dangers, c'est l'été 2012. »

    Dans cette situation, la France serait au centre des discussions. La politique diplomatique française, dans sa volonté d'éviter « le pire », c'est-à-dire des frappes israéliennes, insiste pour que l'Iran fasse un choix entre « l'avenir du régime ou la bombe nucléaire ». Paris veut mettre la pression sur l'Iran avec des sanctions économiques comme un embargo sur le brut iranien et le gel des avoirs de la Banque centrale iranienne dans le but de dissuader l'Iran de poursuivre son programme nucléaire.

    Si la France a réussi à obtenir le soutien de l'Union européenne sur ce dernier point, les discussions sur le premier sont encore en cours. Surtout, Barak Obama ne semble pas prêt à suivre, et c'est une source de tension entre Paris et Washington.

    En attendant, si les inquiétudes de Paris sont fondées, les mois qui viennent s'annoncent cruciaux. En cas d'échec de la diplomatie, et donc du refus de l'Iran d'abandonner son programme nucléaire, les frappes israélienne auraient pour effets, selon un diplomate français, de « souder les Iraniens derrière le Guide Khamenei, souder tous les chiites derrière l'Iran et elles ne feraient que retarder le programme nucléaire iranien, sans lui porter un coup d'arrêt définitif ».