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  • Palestine : mais de qui se moque-t-on ? Ambassadeurs en poste aux Nations Unies, lorsque le moment du vote de la résolution palestinienne sera venu et que le président du Conseil de sécurité demandera « qui est pour ? », rouvrez votre livre d’histoire ...

    Palestine : mais de qui se moque-t-on ?

    Ambassadeurs en poste aux Nations Unies, lorsque le moment du vote de la résolution palestinienne sera venu et que le président du Conseil de sécurité demandera « qui est pour ? », rouvrez votre livre d’histoire avant de lever la main.


    Editorial de la semaine du 23/09/2011
    par Julien Bahloul pour Guysen International News -  septembre 2011


    « 194 » : voilà le nouveau slogan d’une partie de la communauté internationale. Sur Facebook, sur Twitter, sur des T-shirts, qu’ils soient occidentaux ou arabes, ils sont des millions à arborer ces trois chiffres en référence au fait que la Palestine pourrait être le 194ème Etat membre de l’ONU. Ils sont des millions à fantasmer sur ces trois chiffres.


    Qui, au sein du « camp de la paix » israélien n’a jamais rêvé du jour où un Etat palestinien verrait le jour et qu’Israël serait le premier pays au monde à la reconnaitre ? Quelle déception. Quelle arnaque cette photo de Washington rassemblant Netanyahou, Obama et Abbas qui nous promettaient un accord d’ici un an.

    Les Palestiniens ont décidé de faire cavalier seul. Soit. Mais il y a plus grave. Les dirigeants palestiniens mentent. Lorsqu’ils affirment qu’ils affirment que « vingt ans de négociations avec Israël n’ont rien donné », ils mentent et réécrivent l’histoire.

    En 1993, Yitzhak Rabin prend le risque de faire confiance à Yasser Arafat en créant l’Autorité palestinienne et en lui donnant la possibilité de rentrer à Gaza l’année suivante. On aurait pu croire qu’une nouvelle page était en train de s’écrire, en vain. Les Palestiniens ont décidé de continuer avec les mêmes livres d’histoire, au sens propre comme au sens figuré. En utilisant les centaines de millions de dollars versés par l’ONU, l’Union européenne et les Etats-Unis ils ont imprimé par milliers des manuels scolaires bourrés de propagandes antisémites et anti-israéliennes à tel point que le Congrès américain a fini par stopper ses financements. En 1996, Yasser Arafat, (prix Nobel de la paix…) affirme en public «notre but ultime est la disparition d’Israël et l’établissement de la Palestine ». Dans le même temps, le nombre d’attaques terroristes explose.

    En 2000, Ehoud Barak, dans une tentative risquée de mettre un terme au conflit israélo-palestinien, propose à Yasser Arafat la création d’un Etat palestinien sur 93% de la Judée-Samarie/Cisjordanie et une souveraineté partagée sur Jérusalem. Réponse palestinienne : le Temple de Salomon n’a jamais existé, la présence israélienne à Jérusalem est donc illégitime. Arafat décline l’offre. En plus de réécrire de manière éhontée l’histoire, l’homme au treillis militaire loupe, selon les mots de Bill Clinton, « une chance historique de faire naitre sa Nation ». Au lieu de ça le vieux chef terroriste lance la Seconde intifada, cycle de violence minutieusement préparé, y compris dans les colonies de vacances palestiniennes où l’on y enseignait le maniement d’armes.

    En 2005, Israël quitte intégralement la bande de Gaza et expulse 8000 de ses citoyens. Au lieu de permettre une dynamique de paix, ce geste renforce le Hamas et débouche dans les années suivantes sur une augmentation de 500% des tirs de roquettes.

    En 2008, Ehoud Olmert propose presque 100% de la Judée-Samarie et un partage de Jérusalem à Mahmoud Abbas. Nouveau refus des Palestiniens.

    Aujourd’hui les dirigeants Palestiniens osent affirmer au monde qu’ils ne peuvent rien obtenir de la part des Israéliens, ils mentent. Ils ont tout simplement tiré sur une corde jusqu’à ce qu’elle craque pour ensuite affirmer qu’il n’y a jamais eu de corde sur laquelle ils peuvent tirer.

    Et si tous ces arguments historiques ne suffisent pas à convaincre la communauté internationale du mensonge palestinien, posons alors une seule question d’actualité : quelle est la légitimité de Mahmoud Abbas ? Son mandat a expiré en janvier 2009 et il ne contrôle plus l’intégralité de son territoire depuis juin 2007.C’est donc à cet homme, à ces dirigeants que vous, nations du monde, vous souhaitez confier les reines d’un nouvel Etat ? A un homme qui s’est dit prêt à reprendre les négociations une fois qu’Israël aura reconnu l’Etat palestinien, c’est-à-dire à un homme qui exige le résultat de négociations avant qu’elles n’aient commencées.

    Ambassadeurs en poste aux Nations Unies, lorsque le moment du vote de la résolution palestinienne sera venu et que le président du Conseil de sécurité demandera « qui est pour ? », rouvrez votre livre d’histoire avant de lever la main.