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  • J'aime Israël et je le prouve.

    J'aime Israël et je le prouve.
    Par Ambre Grayman
    Mercredi 21 février 2007 à 13:32
    Certaines expériences marquent à tout jamais. Elles conditionnent des attitudes, des habitudes, des sentiments et des volontés. Elles ont le privilège de faire naître l’amour inconditionnel et l’attachement éternel. Les voyages UPI SAR-EL ont ce pouvoir. Tous ceux qui y ont participé sont revenus transformés dans leur pays d’origine. Parce qu’ils ont pénétré au cœur de la réalité d’Israël, parce qu’ils ont donné de leur temps et de leur énergie, parce qu’ils ont compris à quel point la survie de l’état hébreu dépendait pour beaucoup de la solidarité des juifs du monde entier, leur vision d’Israël a radicalement changé.

    Des lits rudimentaires, une nourriture simple, des levers à l’aube, des uniformes militaires et 8 heures de travail par jour, mais quelle est donc cette association qui parvient chaque année à convaincre des milliers de volontaires de participer à ces séjours pour le moins spartiate ?

    L’aventure commence en été 1982, en pleine guerre de Galilée. La population du plateau du Golan doit faire face à une perspective dramatique : perdre l’ensemble de ses récoltes.

    La majorité des hommes des villages ont été appelés sous les drapeaux et dans les services de réserve de l’armée. Les récoltes prêtes à la cueillette semblent définitivement perdues faute de main-d’œuvre.

    Le docteur Aharon Davidi, ancien chef du corps des parachutistes de Tsahal, est responsable des activités culturelles des communautés du plateau du Golan.

    Ému par le désespoir des habitants, il forme une équipe de recrutement comprenant plusieurs de ses amis, laquelle réussit à réunir en quelques semaines environ 650 volontaires Américains qui tenteront de sauver une partie des récoltes. L’expérience terminée, ces volontaires pionniers expriment le désir de voir ce projet se pérenniser.

    "SAR-EL", projet National des Volontaires pour Israël (et abréviation de Sherut Le Israël -Service pour lsraël) est fondé au printemps 1983 en tant qu’organisation à but non lucratif et apolitique.

    Aujourd’hui SAR-EL est représenté dans quelque 35 pays, ses branches les plus importantes se situant en France (U.P.I Volontariat Civil en France), aux Etats-Unis (V.F.I.), et en Russie (SAR-EL). Entre 4 000 à 5 000 volontaires participent chaque année à des séjours qui varient entre 15 à 19 jours.

    Au cours de leur voyage, les volontaires effectuent des tâches qui seraient affectées en leur absence, à des réservistes israéliens (chaque Israélien est mobilisé une fois par an pour une période de réserve de trois à six semaines). La présence des volontaires contribue donc à réduire la mobilisation de réservistes et ainsi faire économiser environ 1 600 € à l’État par engagement de trois semaines.

    Le travail réalisé par les participants diffère selon les bases où ils sont affectés, mais concernent généralement la logistique (préparation de paquetages, vérification de masques à gaz, pliage de parachutes, entretien de véhicules, préparation des repas etc...)

    "La logistique constitue le nerf de la guerre, comme on a pu le constater cet été pendant la guerre du Liban" explique Yossi Tapiero, responsable de UPI SAR-EL en France.
    "L’infrastructure militaire représente un acteur silencieux de tout premier plan qui permet aux combattants d’être réellement opérationnels sur le terrain. Sans une bonne préparation en amont, des problèmes cruciaux peuvent survenir, tels que ceux dont on a malheureusement entendu parler cet été".

    De nombreuses bases situées dans l’arrière-pays se consacrent uniquement à la logistique qui nécessite une main-d’œuvre importante. "C’est dans ces bases que nos volontaires sont affectés. Leur travail représente une aide précieuse pour Tsahal qui n’a ainsi pas besoin de recruter des réservistes, voir même des civils, pour accomplir ces taches, qui, peuvent sembler subalternes mais n’en restent pas moins vitales pour le bon fonctionnement de notre armée" précise Y.Tapiero.

    La présence des volontaires dans les bases apporte également du baume au cœur des jeunes soldats qui effectuent leur service militaire (trois ans pour les garçons et deux ans pour les filles) ainsi qu’aux réservistes.

    Il s’agit en effet d’une reconnaissance implicite de la part des volontaires de l’engagement des soldats pour la protection d’Israël et son peuple.

    La participation à la vie de la base, le partage des mêmes conditions de vie que les soldats génèrent en outre des moments exceptionnels de fraternité et d’émotion.
    Des visites, et des activités sont également organisées à l’attention des volontaires pour les remercier de leur démarche généreuse envers l’état d’Israël.
    À la fin du séjour, un diplôme est décerné à chaque participant pour officialiser ce séjour passé au sein de Tsahal.

    "Les voyages jouissent d’une excellente notoriété en France" indique Y. Tapiero. "La participation des juifs de France arrive en première position devant celle des Américains et des Russes, un exploit en terme de proportion".

    Sur les 4 000 à 5 000 volontaires qui s’inscrivent chaque année aux voyages de SAR EL, on ne dénombre pas mois de 1 500 juifs de France.

    Cet été, en pleine guerre du Liban, 800 volontaires français ont rejoint les bases de Tsahal, soit une augmentation de plus de 10 % par rapport à la même période, l’année dernière.

    "Les juifs de France ont compris à quel point leur présence était utile à Israël, et ils multiplient donc leur voyage", indique Y.Tapiero.

    Depuis la dernière guerre au Liban, Tsahal demande avec insistance des volontaires pour la remise en état des équipements et du matériel.
    "Il faut savoir que les périodes d’après-guerre sont aussi importantes que la période de guerre elle-même. C’est en effet en ce moment que Tsahal remet à neuf son matériel. Le travail est énorme et l’armée d’Israël a besoin de bras. UPI SAR-EL est là pour répondre à cet appel, et nous sommes convaincus qu’il sera entendu par la communauté juive de France".

    Le 4 mars 2007, un voyage spécial 'Pourim' sera organisé par UPI SAR-EL. Chaque volontaire aura le privilège de distribuer un sac rempli de choses utiles et agréables aux soldats combattants. Le prochain départ aura lieu le 15 avril et permettra aux volontaires de participer aux festivités de Yom Atsmaout.

  •  A l'occasion de Pourim, n'hésitez pas à soutenir Yad Ezra VeShulamit dans son combat quotidien.


    Créée à Jérusalem, il y a près de vingt ans par Arie Lory, l'association 'Yad Ezra VéShulamit' a pour but d'alléger la souffrance des familles nécessiteuses d'Israël. L'organisation aide les personnes dans le besoin, de toutes les tendances de la société israélienne, partout dans le pays.

    A l'occasion de Pourim, n'hésitez pas à soutenir Yad Ezra VeShulamit dans son combat quotidien.


    Si vous souhaitez effectuer un don en sa faveur par l'intermédiaire de l'Association TARIAG et de son site IsraHelp.com,
    cliquez ici.


    Dans ce cas, merci de nous indiquer si vous souhaitez ou pas que nous transferions vos coordonnees à l'association car elle désire être en contact avec ses donateurs.

    Visitez le site Internet de cette association en cliquant sur l'image ci-dessous pour vous informer et la soutenir directement :

  • Des prétextes, pour déclencher des émeutes en Israël, pour pouvoir tuer du Juif sont innombrables

    Un prétexte de plus
    Dr Guetta Nissim


     

    Nous le savions déjà que le monde arabe est désuni. Ils se sont crêpé le chignon pendant trois semaines pour essayer de trouver un cessez le feu, non pas avec nous mais entre eux. Ils ont eu 60 morts entre Hamas, Fatah et tutti quanti. C’était la 4ème tentative de prise de pouvoir de l’association Hamas –Hezbollah (Al Quaïda inclu ?)

    Cette médiation s’est réalisée à La Mecque qui représente le haut lieu de la religion musulmane. Jérusalem est-elle citée  dans tous leurs textes sacrés ?   

    Des prétextes, pour déclencher des émeutes en Israël, pour pouvoir tuer du Juif  sont innombrables et les protestations onusales ou onusiennes ou européennes ont rempli nos poubelles. On finit par s’habituer à tout !

    Il faut se rappeler le scandale qui a ébranlé l’Occident à propos des fouilles archéologiques réalisées le long du Mur occidental ou Kotel.

    Rappelez-vous cette image qui a couru dans le monde entier : un soldat israélien frappe un Arabe sur le Mont du Temple. Après enquête et nettoyage du truquage, c’était un soldat qui allait secourir son frère d’arme blessé.

    Rappelez-vous l’histoire du petit Mohamed Dura qui était censé avoir été tué par les Israéliens. Vous avez déversé votre ire sur nous. Nos organisations de défense des droits de l’Homme, affiliées à la gauche, décidées à nous ramener à l’époque de la sortie d’Egypte, ont voulu gober ce mensonge comme vous.  Dura est toujours vivant !

    Au fait, les enfants et femmes arabes ne se sont pas interposés pour éviter les morts. Elles n’ont pas revêtu la ceinture explosive pour tuer leurs ennemis, cette fois-ci !

    Mazen, l’assassin de 23 enfants de Maalot, est dans tous les coups où il y a tueries, attentats ou malversations d’argent. Et Israël est prêt à le soutenir, avec l’aide des U.S.A parce que nous risquons d’avoir pire. Mazen est le dauphin d’Arafat et il utilise les mêmes techniques. Il n’y a rien de changé dans l’avenir de notre région.

    La paix n’existera pas et celui qui croit à cela est vraiment candide. Rien ne se fera car l’homme a rejeté la morale et le respect des Lois minimales de la société.

    La paix ne s’établira que lorsque Le TOUT PUISSANT aura décidé la chose !

    Les Israéliens ne font rien pour que la paix s’installe dans la région et au minimum pour apporter la sécurité sur notre sol. Nos frontières sont violées tous les jours, le Sud reçoit des Kassams tous les jours, le Nord est menacé, nos soldats toujours kidnappés, Pollard dans les prisons américaines, les fouilles archéologiques soumises à la menace d’émeute. Tant que nos gouvernants seront à la solde des étrangers, nous traînerons ces plaies.

    Je suis jaloux des Arabes sur deux points : TOUS défendent leur religion et ce qu’ils  appellent  leurs terres au moyen de la violence. Ils ont l’unité sur ces 2 points.

    Ici, les politiciens se réunissent sans arrêt pour peser le pour et le contre de l’opinion internationale. Les opposants de toutes les tendances religieuses ou non religieuses n’ont pas levé le petit doigt pour défendre les alentours de Har Habaït.

    Les vestiges du Premier Temple ont été déversés sur la chaussée et il n’y a eu que des protestations écrites. Aucun de nos dirigeants n’ose prendre la tête d’une manifestation pour prouver au monde entier que nous sommes tous unis pour défendre ce qui nous a fait revenir de la gola. Nos lieux saints et notre terre sont sacrés pour nous aussi !!!

    Ceux  qui prêchent l’unité sont priés de le montrer et de le démontrer dans les rues !!!!  

  • A travers l’histoire, les prétextes pour haïr les Juifs n'ont pas manqué.

    Il y aura toujours de bons et de mauvais Juifs
    Michaël Pellivert


     

    A travers l’histoire, les prétextes pour haïr les Juifs n'ont pas manqué. Le dénominateur commun de toutes ces accusations fut qu’elles furent toutes imputées globalement à un peuple entier. La crucifixion de Jésus, l’exploitation malveillante de la richesse, le fait de semer le socialisme et le capitalisme, d’avoir dévasté la Russie et l’Allemagne, ce ne sont là qu’une infime partie des «crimes et des fautes» pour lesquelles une nation entière a été condamnée et qui lui ont valu d’être marquée d’infamie pour des générations.

    Durant ces obscures périodes, nous avons réussi à tenir unis et forts contre les cruelles récriminations. A ces époques, il était essentiel de faire face de la sorte, compte tenu de  la déplorable et paradoxale situation dans laquelle nous nous trouvions : sans état et sans souveraineté. Il est stupéfiant de constater que dans de telles circonstances nous ne sommes pas devenus paranoïaques et nous ne nous sommes pas laissés convaincre de notre culpabilité.

    Il y eut toutefois une exception : au 16ème siècle, à Padoue, en Italie, le Juif David Morpugo exigea en criant à travers les rues de la ville qu’une fille de 3 ans, la fille de son voisin chrétien, lui soit sacrifiée. Heureusement pour nous, sa folie était si évidente que l’incident ne prit pas de plus amples proportions et n’entraîna pas de pogrom.

    Une des innovations essentielles du sionisme fut l’exigence d’intégrer la famille des nations au même titre que n’importe quel peuple, avec les même droits et les mêmes devoirs. Un des aspects de cette égalité est notre droit à avoir parmi nous des gens méprisables et malhonnêtes, sans que cela n’entache notre peuple tout entier. Nous nous sommes enfin  débarrassés de la charge de l’image d’immuables justes. Pourquoi devrions-nous avoir honte? …

    Même si ce que prétend le professeur Ariel Toaff (*) s’avérait être exact et répondait à toutes les  exigences de «l’objectivité universitaire», qu’est-ce que cela pourrait bien faire? Cela nous priverait-il du droit à un état souverain et à exprimer notre avis sur des questions morales ou cela remettrait-il en cause notre existence en tant que nation ? Après tout, le droit des Russes à l’existence n’est pas remis en question sous prétexte qu’au début du 20ème siècle, des Chrétiens de Kishinev ont planté des clous dans les yeux d’enfants juifs !

    Certains justifieront les critiques exprimées à l’encontre de Toaff en disant qu’il faut empêcher que cette «arme mortelle» ne tombe dans les mains d’antisémites. Ces  arguments sont totalement déplacés. Nous devons cesser de croire que nous n’avons le droit d’exister que grâce à la pitié du monde et arrêter de nous bousculer sur le banc des accusés. Cela ne nous attirera pas les faveurs de ceux qui, de toutes façons, nous haïssent. Nous ne devons pas paniquer à cause du fait qu’il y a et qu’il y aura toujours de bons et de mauvais Juifs, de même qu’au sein de toute autre nation et de toute autre religion. Je suppose pour ma part, que Toaff n’avait pas l’intention d’accuser tout le Peuple juif, mais qu’il a tout simplement voulu fixer un fait qui est connu depuis longtemps : un peuple sans monstre n’est pas encore né sur cette terre.

    L’auteur de cet article dirige l’activité idéologique de l’association des diplômés de  Naalé.

    Traduit pour Arouts Shéva par Aline Sultan

    (*) Ariel Toaff, professeur de l’Université de Bar Ilan, a récemment publié un livre intitulé «Les fêtes de Pâque tachées de sang», dans lequel il rapporte les témoignages de Juifs du Moyen-Age reconnaissant avoir commis des crimes rituels, en Europe centrale. Ce livre a été largement critiqué et on a reproché au professeur de ne pas avoir mentionné le fait que ces aveux avaient été extirpés à ces Juifs sous la torture. En réponse, Ariel Toaff a déclaré qu’il ne croit pas à l’authenticité de ces crimes et que pour sa part, il préfère supposer que s’il arriva que des Juifs assassinent des Chrétiens, ce fut pour venger les persécutions contre les Juifs. Il y a quelques jours, Ariel Toaff a annoncé qu’il était «stupéfié de constater la façon dont le contenu de son livre avait été déformé, allant jusqu’à s’en servir pour attiser la calomnie de meurtre rituel» Il a déclaré avoir décidé d’interrompre la vente du livre en attendant de «remanier les passages qui ont entraîné la polémique» (Ariel Toaff est le fils de l’ancien grand rabbin de Rome, Elio Toaff)

  • Universalisme et communautarisme La république, l’islam et les Juifs

    Universalisme et communautarisme
    La république, l’islam et les Juifs

    Par Jean Claude Baboulin pour Guysen Israël News
    Le débat sur ces questions fait rage, chez les intellectuels et les politiques. Dernière livraison : l’article de Pascal Bruckner paru dans Le Monde du 19/02 : « En finir avec le multiculturalisme ».
    En France, et plus largement en Europe, c’est le problème des minorités musulmanes qui domine ce débat, dont les termes et les lignes de front sont plutôt confuses.
    Essayons d’y voir un peu clair, sans prétendre épuiser le problème.

    1- D’un côté il y a les défenseurs de la République pure et dure et de la laïcité dogmatique.
    Ce camp est aussi bien de gauche (défense de l’égalité républicaine et citoyenne, lutte contre « l’obscurantisme religieux », mise en avant du féminisme et du droit des femmes, défense des valeurs démocratiques, etc.) que de droite (la droite étatiste) et même d’extrême droite (défense des valeurs nationales et occidentales contre l’invasion islamique).
    Les uns et les autres prennent pour cible le « communautarisme » anglo-saxon.
    2- De l’autre côté on trouve d’une part les libéraux (représentés par Sarkozy), d’autre part l’extrême gauche (défense des « travailleurs immigrés » contre la discrimination, lutte contre « l’islamophobie », défense du droit à la différence).

    La position des institutions juives est ambiguë et contradictoire :
    1- D’un côté elles se positionnent comme ouvertement communautaires. Le temps des « Français de confession israélite » s’est terminé avec la guerre de 39-45, qui a vu la réapparition du nom de Juif.
    Mais cette réapparition est contemporaine de la sécularisation et de l’assimilation croissante des Juifs.
    Il y a donc un problème d’identité : qu’est-ce qu’être un Juif de France, si cette identité n’est pas religieuse ?
    Depuis 1967, le sionisme tient lieu de référent identitaire pour les Juifs. Etre Juif, c’est être lié à l’Etat d’Israël, à la défense de son existence.
    C’est donc une forme de double nationalité, dans la mesure où l’Etat d’Israël est l’Etat des Juifs (national laïc) mais non l’Etat juif (davidien) (1).

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    (1)- On sait que le débat sur la traduction du titre du livre de T. Herzl n’est pas seulement linguistique.
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    2- D’un autre côté, les institutions juives perçoivent le danger qu’il y aurait à aller trop loin dans la voie du communautarisme. Celui-ci en effet bénéficierait principalement aux musulmans (600.000 Juifs, 6 millions de musulmans).
    Elles affichent donc une politique qui peut paraître à double face : défense de « la communauté juive », et défense des valeurs républicaines face à l’islam.

    Ces deux points bordurent clairement ce qu’il en est aujourd’hui du rapport entre antisionisme et antisémitisme.

    Les Juifs sont donc, du fait de la pression musulmane sur la République, de plus en plus séparés de force des conditions qui caractérisaient leur intégration jusqu’à présent : un peu à part, un peu communautaires, mais cependant parfaitement intégrés dans la République. Je dirais : un peu comme des Corses, des Alsaciens ou des Bretons (toutes choses égales par ailleurs !).
    Comme s’ils étaient aujourd’hui contraints, sommés de choisir :
    1- Soit se fondre dans une assimilation totale, et accepter de disparaître en tant que Juifs.
    2- Soit accepter le statut de « communauté comme les autres » (entendu : comme les musulmans), et prendre le risque de la dhimmitude du fait de leur position très minoritaire.

    Dans les deux cas, c’est évidemment une claire régression par rapport au statut dont ils bénéficiaient dans la République française – statut dénoncé comme un « privilège » par les nouveaux antisémites.

    Cette problématique me semble cependant très simpliste et réductrice. Elle établit en quelque sorte une égalité entre la communauté juive et la communauté musulmane (renvoyées dos à dos au communautarisme), qui est une égalité factice.

    Factice au regard de deux critères liés l’un à l’autre :
    1- La durée de présence des Juifs en France (ils sont parmi nous depuis les origines de notre existence nationale), versus le caractère extrêmement récent de la communauté musulmane (de façon massive : quelques dizaines d’années).
    2- Le positionnement idéologique des Juifs au regard des Etats dans lesquels ils sont en diaspora : « La loi du pays est la loi ». Ce positionnement a permis l’intégration des Juifs, à la fois comme communauté particulière et comme citoyens. Pas de contradiction entre le fait d’être Juif et le respect des lois de la République (plus largement : des valeurs démocratiques).

    Alors qu’on voit bien que le problème n’est pas du tout le même avec les musulmans en tant que communauté.
    Le caractère récent de leur présence en France va de paire avec, ou renforce, l’incompatibilité des valeurs islamiques avec celles de la République. On le voit bien avec le voile, avec l’affaire Charlie Hebdo, l’affaire Redeiker, etc. Et on le sait, pour quiconque se penche un tant soit peu sur les fondements doctrinaux de l’islam (les rapports entre religion et politique).

    Ce simplisme conduit les Républicains (de gauche et de droite), en renvoyant dos à dos la communauté juive et la communauté musulmane, à faire l’impasse sur une réflexion novatrice concernant la République et la Démocratie.

    Car d’une certaine façon, le « communautarisme » juif pourrait très bien servir de modèle pour la définition d’un statut de la communauté musulmane. Au fil du temps en effet, les Juifs et la République ont trouvé un modus vivendi plutôt satisfaisant.
    Au lieu d’agiter comme des spectres les grands noms de « République laïque » et de « communautarisme », une réflexion saine permettrait sans doute de redéfinir, de refonder le pacte républicain sur des bases qui ne seraient ni celles du jacobinisme napoléonien, ni celles de la loi du nombre (qui bénéficierait aux musulmans).

    La République n’est-elle pas capable d’accepter les différences telles que le monde moderne les impose (avec les flux migratoires, les nouvelles identités collectives), et en même temps de clarifier les lignes rouges que ces différences ne devraient pas franchir pour protéger le lien social démocratique ?

    Formuler les bases de ce nouveau pacte républicain suppose une remise en cause de la référence à l’universalisme égalitaire tel que l’avaient pensé les Lumières : universalisme abstrait, totalement détaché du fait des différences, universalisme volontariste dont on a vu comment il s’est effondré au 20ème siècle (colonialisme, guerre de 14-18, bolchevisme et nazisme).
    L’idéologie universaliste européenne (chrétienne et rationaliste) est morte. Reste la possibilité de penser les choses de façon pragmatique : comment faire en sorte que, autant que possible, règne la coexistence pacifique entre les différences ?
    Cela suppose NI de vouloir éradiquer les différences (P. Bruckner : « En finir avec le multiculturalisme ») NI d’accepter la soumission à des idéologies totalitaires (hier le communisme, aujourd’hui l’islamisme).

  • l info en images guysen.com

    Djihad islamique
    La photo du jour
    Djihad islamique
    Le Djihad islamique annonce une série d'attentats dans le cadre de son opération ''fonte des neiges''. Les Brigades d'Al Qods qui ont revendiqué la tentative avortée d'attentat-suicide à Tel-Aviv promettent d'autres attaques en riposte aux ''exactions israéliennes''. L'attentat perpétré à Eilat il y a quelques semaines faisait également partie de se programme.