• Le représentant des juifs de Rome enfermé par erreur à Auschwitz

    Le représentant des juifs de Rome enfermé par erreur à Auschwitz

    Source infos la D.H  

     L'histoire, incroyable, s'est déroulée le 27 janvier dernier. 

    Ce jour-là, Riccardo Pacifici, président de la communauté juive de Rome, se trouve à Auschwitz. En même temps que des représentants politiques du monde entier, il commémore le 70e anniversaire de la libération du camp de concentration. En fin de journée, muni des autorisations nécessaires, il tourne avec un journaliste italien des images pour un documentaire. Problème: au moment de sortir de ce lieu de mémoire, toutes les issues sont verrouillées! Le petit groupe de 5 personnes (une équipe technique ainsi que le porte-parole de la communauté juive de Rome les accompagnaient) est enfermé.

    Ce soir-là, il fait -9° et tous les appels à l'aide des "prisonniers" restent sans réponse. Ils décident alors de sortir par la fenêtre d'un bâtiment, ce qui déclenche aussitôt une alarme. Et leur calvaire ne s'arrête pas là. Arrêtés par la police descendue sur les lieux, ils subiront un interrogatoire jusqu'au petit matin. Ils devront leur salut à une intervention expresse du ministre italien des Affaires étrangères et de l'ambassadeur d'Italie à Varsovie. 

    "Mes grands-parents sont morts ici"

    "Bien sûr, il ne s'agit pas d'un acte antisémite", a déclaré Riccardo Pacifici à l'agence de presse italienne ANSA. "Mais c'est plutôt la preuve qu'il y a une faille dans la sécurité. Les lieux ne sont clairement pas protégés, on l'a bien vu en trouvant les fenêtres ouvertes." Au-delà de ces considérations techniques, M. Pacifici souligne le préjudice moral qu'il a subi. "Ce ne fut pas une aventure agréable. Je me suis retrouvé enfermé dans le lieux où mes grands-parents sont morts."

    Sur Twitter aussi, l'Italien a relaté son aventure. "Follia", "farsa" et "vergogna"... il ne trouvait pas les mots pour qualifier cette histoire aussi rocambolesque que tragique.

  • Pour ne jamais oublier ...Auchswitz.

    Pour ne jamais oublier ...Auchswitz.

    Aperçois-tu les enfants là-bas
    Lis-tu au fond des yeux leur détresse
    Entends-tu leurs cris dans la nuit...
    Qui résonnent dans le firmament
    Entendez-vous la voix du silence…
    Comprends-tu ces petits innocents
    Qui pour seule arme n'avaient que leur rire
    Ils rêvaient d’horizons fleuris
    Leurs visages endormis grimacent
    Aperçois-tu les anges là-haut
    Ils disent adieu à ce monde de brute
    Maintenant ils volent plus haut
    Pour ne plus entendre le bruit des fusils
    Entendez-vous la larme du chagrin…
    Elle m’envahit, m’inonde
    au-delà de mes espérances.
    Dois-je réunir la voix de la sagesse
    pour défier cette souffrance,
    Nous ne pouvons pas modifier le passé
    Nous ne pouvons pas prédire le futur
    Mais nous pouvons agir sur le présent
    En libérant l’amour de la noirceur
    Tant que j’aurai les mots, je les déposerai,
    Et jamais, non jamais, ne m’en fatiguerai
    (Charly27/01/2015)

    Photo de Salomon Charly.
    Photo de Salomon Charly.
     
  • Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps

    Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps
     
    "découvre l'horreur"... mon œil car beaucoup le savait mais fermaient les yeux...

    Photo de Salomon Charly.
     

     

    Auschwitz-Birkenau (Pologne)
    "L'usine de mort"


    Le porche d'entrée de Birkenau (1945)

    • Localisation: Oswiecim, Pologne
    • Créé en: 26 mai1940
    • Libération: 27 janvier 1945, par l'Armée Russe.
    • Estimation du nombre de victimes: entre 2,1 et 2,5 millions de morts (Cette estimation est considérée par de nombreux historiens comme étant un chiffre minimum. Le nombre réel de morts est inconnu mais pourrait dépasser les 4 millions)
    • Camps annexes: 51 camps annexes et kommandos extérieurs (cf la liste des camps)

    Le complexe concentrationnaire d'Auschwitz était constitué de trois camps: Auschwitz I camp principal; Auschwitz II, ou Birkenau, ouvert le 8 octobre 1941 en tant que camp d'extermination; Auschwitz III ou Monowitz, ouvert le 31 mai 1942 en tant que camp de travail; sans compter les camps annexes. Il y eu jusqu'à 7 chambres à gaz utilisant du Zyklon-B et trois ensembles de crématoires. Auschwitz II comprenait un camp pour les nouveaux arrivants ainsi que ceux devant être envoyés dans un kommando extérieur; un camp pour tziganes; un camp dit "camp familial"; un camp ne s'occupant que de la garde et du triage des biens confisqués aux détenus et un camp de femmes. Auschwitz III fournissait de la main d'oeuvre gratuite à un complexe industriel qui produisait du caoutchouc synthétique appartenant à IG Farben. Nombre maximum de détenus, camps annexes inclus: 155.000. Estimation du nombre de morts: entre 2,1 et 2,5 millions dans les chambres à gaz, dont près de 2 millions de juifs, ainsi que des polonais, tziganes et des prisonniers de guerre soviétiques. Près de 330.000 détenus moururent suite à la faim, les mauvais traitements, ect...

    En avril 1940, Rudolph Höss, qui devint le premier commandant du camp, nota la ville de Oswiecim comme site possible pour la construction d'un camp. La fonction première de ce camp devait être d'intimider les polonais et de prévenir toute action de résistance. Le 27 avril, Himmler ordonna la construction du camp.

    En mai 1940, les populations polonaises des villages environnant le camp furent expulsées et dans de nombreux cas massacrées. Une équipe de travail composée de détenus du camps de Sachsenhausen fut envoyée pour les travaux. Près de 300 membres de la communauté juive d' Oswiecim furent également arrêtés et utilisés comme travailleurs dans la construction du camp.

    Le premier transport de prisonniers, composé quasi exclusivement de civils polonais, arriva en juin 1940. A la même époque, l'administration SS s'installa dans le camp. Le 1er mars 1941, la population du camp s'élevait déjà à 10.900 prisonniers. Déjà à cette époque, la réputation d'auschwitz en tant que centre d'exécution de masse était établie.

    Himmler visita Auschwitz en mars 1941 et ordonna son agrandissement afin de pouvoir contenir 30.000 prisonniers. Himmler ordonna également la construction d'un second camp pour 100.000 prisonniers sur le site du village de Brzezinka (Birkenau), à environ 4 km du camp principal. Cet énorme camp était à l'origine prévu pour des prisonniers de guerre russes destinés à servir de main-d'oeuvre gratuite à la SS en Haute Silésie. Le géant de l'industrie chimique I.G. Farben exprima rapidement son intérêt pour cette main-d'oeuvre. Les travaux de construction commencèrent de manière intensive en octobre 1941 dans des conditions abominables, entraînant de ce fait une mortalité incroyable. Plus de 10.000 prisonniers de guerre russes moururent à cette époque.

    La population du camp principal grossit de 18.000 en décembre 1942 à 30.000 prisonniers en mars 1943. En juillet ou en août 1941, Himmler expliqua à Höss en quoi consistait le "Solution Finale". Le 3 septembre 1941, des prisonniers soviétique du camp principal furent utilisés comme cobayes lors d'essai sur l'efficacité du Zyklon-B. Ce gaz empoisonné était produit par la société allemande "Degesch" (Deutsche Gesellschaft zur Schädlingsbekämpfung). Les gazages eurent lieu dans les cellules souterraines du Block 11. Après cet essai, une chambre à gaz fut construite à l'extérieur du camp principal en février 1942, tandis que 2 chambres à gaz temporaires furent ouvertes à Birkenau. Les crématoires furent construits par la société allemande "Topf & fils" établie à Erfurt.


    L'usine de mort... (1945)

    En mars 1942, un camp de femmes fut construit à Auschwitz pour 6.000 prisonnières. En août 1942, ce camp fut déplacé vers Birkenau. En janvier 1944, 27.000 femmes étaient incarcérées à Birkenau, dans la section B1a, dans des quartiers séparés.

    En février 1943, une section pour les Tziganes fut construites à Birkenau (camp BIIe), et en septembre 1943 un terrain - le soit-disant 'Camp Familial' BIIb - fut réservé pour les juifs tchèques déportés de Theresienstadt. Les chambres à gaz et les crématoires furent ouverts en mars 1943.

    En automne 1943, l'administration du camp fut réorganisée suite à une affaire de corruption. A la fin de 1943, la population totale du complexe Auschwitz (camp principal, Birkenau, Monowitz et autres camps annexes) comptait plus de 80.000 prisonniers: 18.437 dans le camp principal, 49.114 à Birkenau, et 13.288 à Monowitz où I.G. Farben possédait une usine de production de caoutchouc synthétique. Plus de 50.000 prisonniers furent répartis entre 51 camps annexes tels que Rajsko, un centre d'agriculture expérimental, et Gleiwitz, une mine de charbon. Les conditions de vie dans les camps annexes étaient souvent pires que celles qui existaient dans les camps principaux (cf la liste des camps).

    Au milieu de 1944, Auschwitz fut désignée en tant que zone de sécurité SS en Haute Silésie. En août 1944 la population du camp atteignit 105.168. Le dernier recensement de prisonniers, datés du 18 janvier 1945, indiquait 64.000 prisonniers.

    Durant son existence, la composition de la population du camp changea de manière significative. Au début, les prisonniers étaient exclusivement polonaise. D'avril 1940 à mars 1942, sur près de 27.000 prisonniers, 30% étaient polonais et 57% étaient juifs. De mars 1942 à mars 1943, sur près de 162.000 prisonniers, 60% étaient juifs.

    Auschwitz devint rapidement une énorme source d'esclaves ainsi qu'un centre d'extermination. Sur les 2,5 millions de prisonniers déportés à Auschwitz, 405.000 reçurent le statut de prisonniers et furent immatriculés. Parmi ces derniers, près de 50% étaient des juifs et 50% étaient polonais ou autres nationalités. Sur ce nombre total de prisonniers immatriculés, seuls 65.000 d'entre eux survécurent.

    Ceux qui étaient déportés à Auschwitz débarquaient dans une gare située près du camp principal et devaient marcher ou étaient transportés au camp pour l'enregistrement. Ils étaient alors tatoués, déshabillés, désinfectés puis rasés, douchés tandis que leurs vêtements étaient désinfectés au gaz Zyklon-B. Ils entraient enfin dans le camp par la grande porte portant la fameuse inscription 'Arbeit Macht Frei' ("Le travail rend libre")

    Un système identique fonctionna un peu plus tard à Birkenau en 1942-43, à la différence près que les douches étaient en fait des chambres à gaz. A peine 10% des prisonniers juifs étaient enregistrés, tatoués, douchés et désinfectés au 'sauna central' avant d'être transférés dans les baraques. En mai 1944, une ligne de démarcation fut construite à l'intérieur du camp afin d'accélérer et de simplifier la procédure de triage des dizaines de milliers de juifs hongrois déportés au cours de l'été 1944.

    L'histoire d'Auschwitz-Birkenau en tant que centre d'extermination est complexe. Depuis fin 1941 jusqu'à octobre 1942, la morgue du camp principal, déjà équipée de crématoires, fut transformée en chambre à gaz. Au printemps 1942, deux chambres à gaz provisoires furent construites dans des maisons paysannes. Elles étaient connues sous le nom de "bunkers".

    Le premier "bunker", composé de deux salles hermétiques, fut opérationnel de janvier 1942 à la fin de la guerre. Le second, composé de quatre salles, devint superflu au printemps 1943, mais subsista et resta en activité jusqu'à l'automne 1944, quand les autres chambres à gaz utilisées pour l'extermination des juifs hongrois et des habitants des ghettos ne purent plus suivre. Les victimes gazées dans les deux bunkers étaient obligées de se déshabiller dans des baraques en bois situées tout près des chambres à gaz. Après gazages, les corps étaient évacués et brûlés à l'air libre. Entre janvier 1942 et mars 1943, 175.000 juifs y furent exterminés, dont 105.000 entre janvier et mars 1943.


    Porte d'une des chambres à gaz d'Auschwite. Sur le panneau on peut lire l'avertissement "Danger de mort" (1945)

    Jusqu'à cette époque, Auschwitz ne représentait "que" 11% des victimes de la "Solution Finale". Néanmoins, en août 1942, des plans furent établis pour la mise en place d'infrastructures permettant le gazage de masse. D'après ces plans il semble que les deux premières chambres à gaz furent établies suite à la transformation des morgues. Les morgues, équipées de crématoires, étaient à l'origine conçues pour gérer l'énorme taux de mortalité qui régnait parmi la main-d'oeuvre d'esclaves (près de 100.000). Il est clair cependant qu'à partir de l'automne 1942, les projets des SS visaient à la constructions d'infrastructures permettant l'extermination à une bien plus grande échelle encore.

    Les deux paires de chambres à gaz étaient numérotées II et III ainsi que IV et V. La première s'ouvrit le 31 mars 1943, la dernière le 4 avril 1943. La surface totale de ces chambres à gaz s'élevait à 2.255 mètres carrés; leur capacité totale étant de 4.420 personnes.Ceux qui étaient sélectionnés pour le gazage devaient se déshabiller dans un vestiaire puis étaient poussés dans les chambres à gaz. La mort survenait après 15 à 20 minutes. Dans les chambres à gaz II et III, le gazage s'effectuait dans des salles souterraines, et les corps étaient transférés aux 5 fours par un ascenseur électrique. Avant la crémation, les dents en or étaient arrachées et tous les bijoux enlevés (alliances, bagues, etc...). Les chambres à gaz IV et V étaient quant à elles situées au même niveau que les crématoires, mais ceux-ci étaient tellement mal conçus et leur usage tellement intensif qu'ils étaient sujets à des pannes fréquentes et qu'ils furent finalement abandonnés. Les corps furent brûlés à l'air libre, comme en 1943. Les "sonderkommandos" juifs (équipes chargées de la crémation des corps) travaillaient aux crématoires sous la surveillance des SS.

    A l'origine, ces infrastructures furent "sous-utilisées". D'avril 1943 à mars 1944, "à peine" 160.000 furent gazés à Birkenau, mais de mars 1944 à novembre 1944, alors que tous les autres camps d'extermination étaient abandonnés, Birkenau battit tous les records précédents en matière d'extermination de masse. La déportation des juifs hongrois et la liquidation de tous les ghettos juifs polonais, tel celui de Lodz, eut comme conséquence le gazage de 585.000 juifs. Cette période fit d' Auschwitz-Birkenau le plus grand et le plus célèbre camp d'extermination de tous les temps.

    En octobre 1944, le "sonderkommando" du crématoire IV se révolta et détruisit plusieurs fours. En novembre Himmler ordonna l'arrêt des gazages, et une opération de "nettoyage" fut mise en place pour effacer touts les traces d'extermination. En janvier 1945, les nazis évacuèrent du camp 58.000 prisonniers encore capables de marcher. Ils laissèrent derrière eux dans le camp principal, Birkenau et à Monowitz près de 7.000 prisonniers malades ou invalides. Les nazis étaient persuadés qu'ils ne survivraient que très peu de temps.

    Quand les troupes soviétiques libérèrent Auschwitz le 27 janvier 1945, ils trouvèrent ces survivants dans un état pitoyable. Ils découvrirent en même temps 836.525 vêtements féminins, 348.820 vêtement masculins, 43.525 paires de chaussures ainsi qu'un nombre incroyable de brosse à dent, miroirs et autres effets personnels. Ils découvrirent de même 460 prothèses et 7 tonnes de cheveux humains provenant des victimes gazées. Ces cheveux humains étaient achetés 50 pfennig/kilo par la société allemande "Alex Zink" (établie en Bavière) pour la réalisation de vêtements.


    Ce qui reste des victimes: des montagnes de vêtements et de chaussures (1945)

    De façon incroyable, il y eu de nombreux cas de résistance individuelle ou collective à l'intérieur même du camp. Des polonais, des communistes ainsi que de nombreux autres groupes nationaux établirent des réseaux d'aide et de résistance dans le camp. Quelques juifs parvinrent à s'évader de Birkenau, et de nombreux cas de révolte et d'attaque contre les gardes SS furent enregistrés, même aux portes des chambres à gaz. La révolte du "sonderkommando" en octobre 1944 est et restera un extraordinaire exemple de courage et de résistance à la barbarie.

     

     

     

     

    Photo de Salomon Charly.
     
  • Avant la libération d'Auschwitz en 1945, la "marche de la mort"

    Avant la libération d'Auschwitz en 1945, la "marche de la mort"

    HISTOIRE - Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libéraient le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau en Pologne. Alors que survivants et chefs d'Etat commémorent cette date 70 ans plus tard, avec des cérémonies organisées mardi à l'intérieur du camp, il est intéressant de revenir sur une autre journée marquante de cette fin de guerre.

    Le 18 janvier 1945, alors que les alliés se rapprochent à grands pas, les SS décident à la hâte d'évacuer le camp. C'est alors le début de ce qui sera appelé plus tard la "marche de la mort". 60.000 déportés encore en vie furent contraints à ce départ d'Auschwitz en plusieurs convois vers d'autres camps de concentration plus à l'ouest tel que Buchenwald, distant d'une soixantaine de kilomètres. Si la plupart des déportés effectuaient le chemin à pied, d'autres ont fait tout ou partie du trajet en train dans des wagons ouverts où beaucoup mouraient de froid.

    Parmi les quelque 300 survivants français encore en vie, certains ont témoigné, racontant ces marches qui ressemblaient à tout sauf à un retour à la liberté après plusieurs semaines ou mois enfermé derrière les barbelés d'Auschwitz. Ils racontent ainsi le froid de l'hiver polonais, la faim, la soif, les maladies, les nazis qui tuaient en cours de route les plus faibles qui n'arrivaient pas à suivre la cadence...

    Simone Veil a fait partie d'un convoi de 2000 personnes, dont seulement la moitié arriva à destination à Gliwice, non loin du camp de Buchenwald. Elle a témoigné en 1995 sur France2:

    "Un certain nombre ont été exécutés. D'autres, dès qu'ils tombaient, mouraient de froid. Je crois qu'il y a eu encore beaucoup plus de gens qui sont morts dans les wagons, les wagons ouverts dans lesquels nous avons circulé durant plusieurs jours, sans avoir pour la plupart ni à manger ni à boire sauf la neige, (...) quand les SS d'ailleurs voulaient bien nous donner de la neige dans les gamelles que nous avions".

    "Dans cette marche, alors que beaucoup étaient déjà épuisés (...), il y a eu un instinct de survie qui est quelque chose d'absolument extraordinaire tout de même (...)".

     
     

    Le cortège, ce "gigantesque mollusque"

    Deux autres rescapés d'Auschwitz, Sarah Montard et Jacques Altmann, qui avaient à l'époque 16 et 20 ans, prirent part aux marches de la mort. Dans un reportage de France Télévisions (voir la vidéo ci-dessous), la première explique qu'elle a pu survivre grâce à la présence de sa mère encore vivante à ses côtés, alors qu'elles étaient toutes deux malades du typhus; le second raconte qu'en arrivant à Buchenwald, craignant de se voir dirigé vers le crématoire du camp, il a choisi de se cacher sous une montagne de cadavres dans laquelle il est resté pendant deux jours.

    D'autres témoignages sur les marches de la mort au départ d'Auschwitz ont été publiés sur Internet. Un déporté juif, Silvain Kahn, aujourd'hui décédé, raconte "les Allemands (qui) nous faisaient avancer à coup de 'gummi', une espèce de bâton flexible qui faisait affreusement mal. Ils tiraient sur les traînards sans hésiter si bien que notre marche forcée était jalonnée de cadavres."

    Serge Smulevic, déporté en 1943, a lui livré un témoignage par écrit, comparant le cortège de sa marche à un "gigantesque mollusque". En voici quelques extraits:

    "Imagine-toi, vu du ciel, un gigantesque mollusque sortant de Monowitz (Auschwitz III) le 18 janvier 1945, et mesurant environ six mètres de large sur près de mille cinq cents mètres de long.

    Il fait très froid et une neige très fine tombe depuis des heures.

    Il règne un silence mystérieux et angoissant.

    Le mollusque commence à ondoyer le long de la route, au fil des kilomètres et avance de plus en plus lentement.

    L’énorme mollusque va de moins en moins vite, et les anneaux se détachent de plus en plus nombreux.

    Puis le mollusque arrive enfin à destination, et s’écroule épuisé par sa longue reptation.

    Le lendemain, ce qui reste du mollusque est embarqué dans les wagons découverts d’un train qui prend son départ, sous une neige de plus en plus abondante."

  • Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps

    Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps ... "découvre l'horreur"... mon œil car beaucoup le savait mais fermaient les yeux...Et comme je le vois et le remarque cela n'a pas servit de leçon il y aura toujours des cons pour faire des commentaires abjectes et d'autres encore plus cons pour être sur que cela était un mensonge... Alors vous les ignares ouvrez les yeux la bête" commence a renaitre sous la couleur verte radical tel un poison qui coule dans vos veines .. oui radical car vous les "petits et vous les gros cons " qui pensez que nous sommes les coupables nous juifs vous êtes et serez les premières victimes méditez bien ce qui suit :
    Quand ils sont venus chercher les communistes,
    Je n'ai rien dit,
    Je n'étais pas communiste.
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    Je n'ai rien dit,
    Je n'étais pas syndicaliste.
    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    Je n'ai pas protesté,
    Je n'étais pas juif.
    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    Je n'ai pas protesté,
    Je n'étais pas catholique.

    Puis ils sont venus me chercher,
    Et il ne restait personne pour protester
    Poème de Martin Niemöller
     

    Auschwitz  (cliquez sur le lien Auschwitz pour voir la vidéo)
     
    Cette vidéo montre l'horreur des camps d'extermination durant le nazisme de la Seconde Guerre Mondiale. Les images sont ajustées dans l'ordre du déroulement ...
    youtube.com
  • Djihadisme: le parquet enquête sur de possibles infiltrés dans la police

    Djihadisme: le parquet enquête sur de possibles infiltrés dans la police

    La section «banditisme» du parquet de Bruxelles enquête depuis plusieurs mois sur le comportement et les relations de plusieurs policiers de la capitale. Enjeu: s’assurer que ces hommes ne sont pas des infiltrés djihadistes. Dans le contexte actuel, l’information prend une dimension singulière.
    Belga
    C’est une enquête extrêmement délicate que conduit la section «banditisme» du parquet de Bruxelles. Elle... a été initiée à la mi-2014. Elle est délicate parce que les instructions données par Fabienne Laduron, substitut du procureur du Roi, visent plusieurs fonctionnaires de police en place dans certaines zones de la capitale.

    Selon les consignes données par la magistrate, il s’agit de s’assurer de la fiabilité et de la loyauté de ces policiers. Pourquoi eux? Parce que leur comportement sur le terrain, dans l’exercice de leurs fonctions, ou en privé, pose question. Ou encore parce qu’ils comptent, dans leurs fréquentations, des relations suspectes.

    On parle tantôt d’un policier dont un membre de la famille fait partie de Sharia4Belgium. Tantôt d’un autre inspecteur dont l’épouse adopte un comportement radical. Ou, autre illustration, d’un agent qui rechigne à serrer la main de ses collègues féminines. Ou de ce patrouilleur qui a tendance à converser beaucoup en langue arabe avec des personnes peu recommandables.

    Djihadisme: le parquet enquête sur de possibles infiltrés dans la police

La section «banditisme» du parquet de Bruxelles enquête depuis plusieurs mois sur le comportement et les relations de plusieurs policiers de la capitale. Enjeu: s’assurer que ces hommes ne sont pas des infiltrés djihadistes. Dans le contexte actuel, l’information prend une dimension singulière.
Belga 
C’est une enquête extrêmement délicate que conduit la section «banditisme» du parquet de Bruxelles. Elle a été initiée à la mi-2014. Elle est délicate parce que les instructions données par Fabienne Laduron, substitut du procureur du Roi, visent plusieurs fonctionnaires de police en place dans certaines zones de la capitale.

Selon les consignes données par la magistrate, il s’agit de s’assurer de la fiabilité et de la loyauté de ces policiers. Pourquoi eux? Parce que leur comportement sur le terrain, dans l’exercice de leurs fonctions, ou en privé, pose question. Ou encore parce qu’ils comptent, dans leurs fréquentations, des relations suspectes.

On parle tantôt d’un policier dont un membre de la famille fait partie de Sharia4Belgium. Tantôt d’un autre inspecteur dont l’épouse adopte un comportement radical. Ou, autre illustration, d’un agent qui rechigne à serrer la main de ses collègues féminines. Ou de ce patrouilleur qui a tendance à converser beaucoup en langue arabe avec des personnes peu recommandables.