• Que fait-on à Yom Kippour ? cela sera cette année samedi 4 octobre 2014

    Que fait-on à Yom Kippour ? (petit rappel pour ceux qui auraient oublié et découverte pour ceux qui veulent connaitre nos fêtes juives)

    Yom Kipour 5775 - 2014
    samedi 4 octobre 2014

    début du jeûne et allumage des bougies vendredi 3 octobre avant 19h07 fin du jeûne samedi 4 octobre 20h11

    Au temps du Temple, c'était le seul jour de l'année où l'homme le plus saint, le Cohen Gadol, le Grand-Prêtre, entrait dans le lieu le plus sacré, le Saint des Saints. Jour qui ainsi touche à l'essence du temps en un lieu où apparaît l'essence de l'espace, devant un homme qui incarne l'essence de la Création en laquelle se révèle alors l'essence de D.ieu.

    Nous sommes quant à nous dans nos synagogues, ne mangeant ni ne buvant vingt-six heures durant, détachés du monde matériel et des préoccupations qui font la vie quotidienne pour nous adresser tout le jour durant à D.ieu. Au jour de Yom Kippour, il nous faut méditer, nous préparer, nous aussi, à entrer dans le Saint des Saint qui est au plus profond de nous et dans lequel demeure, tel l'Arche sainte, notre éternel lien avec la Torah de vie. A celui qui s'inquiète et qui, dépourvu de tout ornement, se demande comment il pourrait bien entrer en pareil lieu, il est répondu que le Grand Prêtre lui-même n'y pénétrait que revêtu de vêtements blancs : il faut se purifier dans son corps et en esprit.

    Dans la semaine qui précède Yom Kippour, on procède aux «Kapparot» : on fait tourner autour de sa tête trois fois un poulet vivant (ou un poisson, ou une somme d’argent multiple de 18) en récitant les versets traditionnels ; puis on donne le poulet (ou le poisson ou la valeur monétaire) à une institution charitable.
    La veille de Yom Kippour (cette année vendredi 3 octobre 2014), on a coutume de demander au responsable de la synagogue du gâteau au miel, symbole d’une bonne et douce année. 
    A midi, on prend un bon repas, avec poisson et viande.
    Il est d’usage que les hommes se trempent au Mikvé (bain rituel), si possible avant la prière de Min’ha. On met les vêtements de Chabbat. Après la prière de Min’ha, on fait un repas de fête, sans poisson ni viande, mais avec du poulet. Après le repas, les parents bénissent les enfants et leur souhaitent d’aller toujours dans le droit chemin.
    Après avoir mis des pièces à la Tsedaka, les femmes mariés allument au moins deux bougies avant 19h07, horaire de Paris (les jeunes filles et petites filles allument une bougie) et récitent les deux bénédictions suivantes :
    1) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nèr Chèl Chabbat Véchèl Yom Hakipourim» - «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses Commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière de Chabbat et de Yom Kippour».
    2) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhiguianou Lizmane Hazé» - «Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous a maintenus et nous a fait parvenir à cet instant».
    Il est d’usage d’allumer également une bougie qui dure au moins vingt-cinq heures et sur laquelle on récitera la bénédiction de la «Havdala» à la fin de la fête. On allume aussi des bougies de vingt-cinq heures à la mémoire de chacun des parents disparus.
    On enlève les chaussures en cuir et on met des chaussures en toile ou en plastique. Les hommes mariés mettent le grand Talit et le «Kittel» (vêtement rituel blanc).
    Pendant tout Yom Kippour, on récite la deuxième phrase du Chema Israël («Barou’h Chem…») à voix haute. Il est interdit de manger, de boire, de s’enduire de crèmes ou de pommades, de mettre des chaussures en cuir, d’avoir des relations conjugales et de se laver (sauf si on s’est sali ; de même, on se lave les mains pour des raisons d’hygiène). On passe la journée à la synagogue.
    Le matin, on ne récite pas la bénédiction : «Cheassa Li Kol Tsorki» («Qui veille pour moi à tous mes besoins») car on ne porte pas de vraies chaussures. 
    Les malades demanderont au médecin et au Rabbin s’ils doivent jeûner ou non.
    A la fin du jeûne, on écoute la sonnerie du Choffar.
    Après Yom Kippour, on se souhaite mutuellement «Hag Saméa’h». Si possible, on prononce la bénédiction de la lune. On récite la prière de la Havdala après 20h11, horaire de Paris. Durant le repas qui suit le jeûne, il est d’usage de parler de la construction de la Soucca et, si possible, on construit effectivement la Soucca tout de suite après le repas.

  • YOM KIPPOUR UN JOUR UNIQUE ( petit rappel pour ceux qui auraient oublié )

     YOM KIPPOUR UN JOUR UNIQUE (petit rappel pour ceux qui auraient oublié et découverte pour ceux qui veulent connaitre nos fêtes juives)

     

     

    yom-kippourYom Kippour, le jour le plus saint de l'année, est, d'une certaine manière, l'un des plus heureux. Nous y recevons ce qui est peut être le don le plus sublime de D.ieu: Son pardon, qui est l'expression de Son amour éternel et inconditionnel pour le peuple juif. Bien que nous ayons transgressé Sa volonté, notre âme, demeure Divine et pure. Yom Kippour est ce jour unique de l'année où D.ieu révèle plus clairement l'unité de Son Essence avec notre âme; cette âme par laquelle les Juifs se trouvent véritablement à la fois dans une position d'égalité et d'individualité.

    LES PRIÈRES: nous commençons l'office du soir par la prière de "Kol Nidreï" qui nous absout des voeux que nous pourrions prononcer durant toute l'année à venir. Dans chacune des grandes prières de Yom Kippour, nous récitons le "Vidouy", la confession qui énumère les fautes que nous pouvons avoir commises et demandons le pardon Divin.

    La dernière prière de ce grand jour, alors que le jugement est sur le point d'être scellé, est appelée "Neïlah". La Neïlah est, de toute l'année, le seul office pendant lequel l'Arche comprenant les Sifreï Torah reste ouverte, comme sont grandes ouvertes, à ce moment-là, les Portes du Ciel. La Neïlah culmine avec la proclamation par la communauté du "Chema Israël" et d'autres versets, à l'unisson, et, enfin, par la dernière sonnerie du Choffar.

    LA VEILLE DE YOM KIPPOUR, nous effectuons les Kapparot, très tôt le matin.

    DANS L'APRÈS-MIDI, nous consommons un repas de fête pour montrer notre foi et notre confiance dans la miséricorde Divine.

    UNE AUTRE BELLE COUTUME de ce jour consiste pour les parents à bénir leurs enfants.
    Yom Kippour nous rachète des fautes commises à l'encontre de D.ieu mais non de celles commises envers notre prochain.
    C'est pourquoi il importe, la veille de Yom Kippour, de rechercher le pardon de ceux que nous avons pu offenser pour effacer les ressentiments que nous aurions fait naître.

    Outre les activités interdites le Chabbat, cinq activités spécifiques sont prohibées à Yom Kippour : boire et manger, se parfumer ou s'oindre de lotions, avoir des relations conjugales, se laver, porter des chaussures en cuir.

  • Bonne fete de Roch Hachana a toutes et tous

    Roch Hachana est célébré cette semaine dans le monde par la communauté juive.

    La date du nouvel an juif ouvre une période de recueillement et de vœux ("Shana Tova" ou "Chana Tova") durant jusqu'à Yom Kippour.
    A toutes et tous membres de mon groupe merci pour votre présence que cela soit :  sur mon blog Skynet   , pour vos recettes sur mon groupe FB , vos partages et conseils ... je vous souhaite une bonne et joyeuse année 5775
    Que cette année soit douce et heureuse.
    Qu'elle le soit pour vous, pour vos proches
    et tous ceux que vous aimez.

    Charly

    Roch Hachana est célébré cette semaine  dans le monde par la communauté juive. La date du nouvel an juif ouvre une période de recueillement et de vœux ("Shana Tova" ou "Chana Tova") durant jusqu'à Yom Kippour. 
A toutes et tous membres de mon groupe merci pour votre présence , pour vos recettes , vos partages et conseils ... je vous souhaite une bonne et joyeuse année 5775 
Que cette année soit douce et heureuse.
Qu'elle le soit pour vous, pour vos proches 
et tous ceux que vous aimez.

Charly administrateur du groupe
     
  • La Fête de Roche Hachana (Jour de l'an) Deux jours pour les Juifs de tous les pays.

    source : internet modia.org
     
    La Fête de Roche Hachana
    (Jour de l'an) Deux jours pour les Juifs de tous les pays.


    Plénitude du don, de la rencontre, de la conscience de cet Amour

     


     

     

     

     

    Sources dans la Torah

    • en Chémote 12, 2 : "cette date sera pour vous le commencement des mois".
    • en Vayiqra 23, 25 : "au 7e mois, le premier jour, vous ne travaillerez pas, ce sera pour vous un repos solennel, sonneries, convocation, vous offrirez un sacrifice à Hachém".
    • le michna et le talmud ont un traité consacré à Roche hachana.
    Sens
    L'expression Roche hachana signifie "tête de l'année", jour de l'an.
    La veille de Roche hachana les prières sont les mêmes que le vendredi soir, hormis quelques modifications dans la prière silencieuse et debout des 18 bénédictions, la chemoné êsseré.

    Ces modifications expriment les caractéristiques précises de Roche hachana : 

    • la souveraineté et reconnue de Hachém, roi unique...
    • doit entrainer la crainte de tous les humains...
    • et son Nom se manifester à toutes ses créatures...
    • pour que règnent la paix, la joie, l'espérance, la croissance, la lumière, la justice,...
    • pour que disparaissent méchanceté et tyrannie,...
    • que Jérusalem soit reconnue comme Sa résidence,...
    • et qu'Il est le Dieu d'Israël.
    C'est pour cela que l'on ne dit pas, comme pendant l'année, haél haqqaddoche (le Dieu saint) mais hammélékh haqqaddoche (le Roi saint).

    Donc, la reconnaissance de la royauté de Hachém est la condition du bonheur.
    En conséquence,

    • nous exprimons que nous faisons cette reconnaissance,
    • et demandons qu'Il nous accorde les conséquences qui en découlent : la vie, la vie bonne ; ces termes 'hayim tovim reviennent continuellement. Car Hachém est le Roi qui "veut la vie" (mélékh 'haféts ba 'hayim).
    L'implication

    1. Comme les sacrifices sont introduits dans la Torah par l'expression véhiqravtém (vous sacrifierez, Bamidbar 29, 8) tandis que celui de Roche hachana est introduit par vaâssitém (Bamidbar 29, 2) nos Sages en concluent que celui-ci implique davantage encore la personne de celui qui l'apporte que les autres sacrifices.

    2. Mais n'oublions pas que toutes les prières se font à l'intérieur d'une demande pour l'ensemble du peuple d'Israël.

    3. Nous demandons d'être inscrits dans ce programme de vie,
    mais non pas pour notre avantage, 
    mais pour le Dieu de vie (lémaâne Eloqim 'hayim).

    4. Nous sommes conscients de nos manques précis et nos fautes précises ; ils sont présents devant le Roi et le juge suprême, comme dans un livre, ainsi que le psaume le décrit (69, 20) ou les Principes des Pères 2, 1. Ce livre est ouvert et débattu, c'est le jour du jugement, "yom haddine" qui dure jusque Yom Kippour. Ce jour-ci, ce ne sont pas les autres ni nous-mêmes que nous prenons comme critères de nos actes et pensées, ce ne sont pas eux qui nous jugent mais Dieu seul. Le monde entier est passé à cette mesure. La décision est prise du côté de la vie ou de la mort, mais il ne s'agit pas seulement de la mort physique. C'est pour cela que ces jours ne sont pas appelés "jours de sainteté", mais "jours du jugement".

    5. Cependant, l'assurance de la bonté de Hachém fait que ce jour est vécu par nous comme une fête que nous devons traduire par la beauté et la gaieté des vêtements (Talmud de Jérusalem, Roche hachana 1, 3).

    6. Nous avons à le vivre comme le début d'une re-création, ainsi que les Sages (TZ, 81 b) le disent sur l'anagramme parfait du mot béréchite et de alef bétichri (commencement -1e Tichri).

    7. Ainsi, le Zohar (I 37 a ; III 100 b) dit que ce jour-là Adam comparut devant le tribunal divin, et se repentit (fit techouva), et Dieu accepta son repentir. Et il lui dit : "tu seras un exemple et un signe pour tous tes enfants dans toutes les générations, en ce jour ils seront placés devant Mon tribunal, et s'ils se repentent et reviennent vers Moi, je les recevrai". 
    Le jugement de cette comparution ne sera ratifié définitivement qu'à Kippour.

    Usages

    Voeux

    Pour tous ces motifs, voici comment nous formulons les uns aux autres nos souhaits en nous rencontrant, lors de ce premier jour de la fête :

    • envers plusieurs : léchana tova tikatévou (que vous soyiez inscrits pour une bonne année).
    • envers une femme : léchana tova tikatévi.
    • envers un homme : léchana tova tikatév.

    C'est la tonalité majeure de la fête, qui inclut, bien entendu un réveil de tout notre être pour que cela puisse se réaliser, ce qui est la fonction active des sonneries du chofar.

    Miqvé (voir ce lien pour son étude)

    Beaucoup ont l'usage d'aller au miqvé pour se purifier dans tout leur être avant Roch ha Chana. Comme nombreux sont ceux qui le font aussi avant chaque Chabbate. Ceux qui ont cette intention mais ne le peuvent pas pour des raisons diverses, ou de santé, prennent une douche et deversent sur la tête et le corps la quantité d'eau correspondant à 13 qabim. Un qav correspond à environ un litre et demi.

    Nourriture

    On mange des aliments dont le symbolisme clair ou des mots exprime ces voeux et aspirations

    - les Askénazes mettent en valeur sur la table parmi les mets la tête de poisson (être à la tête et non à la queue), et le poisson (est censé être protégé du mauvais oeil car il est dans l'eau qui symbolise la Torah),
    et ils trempent le motsi (bénédiction du pain) dans du miel, symbole de la Torah également, 
    ou après le motsi trempent une pomme dans du miel. On y demande que l'année soit douce du début à la fin.
    (Images Judaïca, Sweetchild Software)

    - les Séfarades ont un séder avec 

    une bénédiction sur les dattes (nom en hébreu "tamar"), on demande que nos péchés se terminent "tama". Les autres symbolismes sont aussi un rappel du loulav, de sa douceur, de la hauteur ou grandeur de son arbre, un rappel en cela du tsaddiq, le juste qui est décrit comme un palmier qui donne ses fruits (tsaddiq ka tamar yifra'h). Son coeur le distingue de tous les autres arbres..
    une bénédiction sur les haricots blancs, ou les jujubes (roubia), on demande que nos méritent se multiplient (rabim),
    une bénédiction sur les poireaux (nom en hébreu proche de "retrancher"), on demande que nos ennemis soient retranchés,
    une bénédiction sur les blettes ou les épinards (nom en araméen proche de salqa, retrancher), on demande que nos ennemis soient retranchés,
    une bénédiction sur les courges (nom en hébreu "qra"), on demande que les mauvais décrêts soient déchirés (qéra), 

    une bénédiction sur les grenades, elle contient 613 grains comme les 613 mitsvotes,
    une bénédiction sur la pomme, pour sa douceur, et pour le symbole de la phrase du Cantique des Cantiques 8,5: "sous le pommier j'ai éveillé ton amour (ta'hate ha tapoua'h ôrartikha)";
    une bénédiction sur la tête d'agneau ou de mouton qui correspond au symbolisme de la tête de poisson.
    On évite les aliments dont le symbolisme clair, ou des lettres, pourraient rappeler une orientation moins bonne (comme égoz, la noix, dont le chiffre correspond à celui de 'hét, péché).


    Tachlikh

    Le terme veut dire : jeter pour immerger ; Hachém immergera toutes nos fautes comme dans les profondeurs de la mer pour qu'ils y disparaissent à tout jamais, même du souvenir. Mais il y a aussi d'autres sens.
    - On se rend donc au bord d'une eau courante, après min'ha, et on y jette symboliquement le contenu de nos poches après les prières. On va auprès d'un fleuve, au bord de la mer, certains montent sur une hauteur d'où ils apercevront la mer ou le Lac de Tibériade de loin. S'il y a un endroit où se trouve des poissons, on le choisira. Et, évidemment, on évitera tout endroit à proximité de saletés ou de personnes qui ne sont pas en tenue convenable. On veillera prudemment aux enfants, excités par ce rite inhabituel, et qu'on aurait moins surveillé au bord de l'eau pendant les prières. Ceux qui le feront en ouvrant une plaque au dessus d'un passage d'eau veilleront à bien la replacer pour éviter tout accident, et sans compter sur ceux qui pourraient éventuellement venir après. A Jérusalem, quand il n'y a pas d'eau dans les puits, on ouvre cependant un puits en pensant aux eaux du fleuve de vie qui est En-haut, et qui est l'essentiel. Certains dansent de joie à la fin du rite. A Jérusalem, le lac du Jardin botanique sera entouré d'une foule venue prier et jeter ses péchés sur l'eau vers les poissons.


    (photo de l'auteur)
    - On récite aussi quelques versets dont on va comprendre le sens par le commentaire que va suivre: le texte de Mikha 7,18-20, le psaume 118 5-9, qui est le parallèle des qualités divines décrites en Bémidbar 34,6-7, puis les psaumes 33 et 130 et Isaïe 11,9. Les usages dans le choix des textes peuvent varier suivant les communautés.
    Quand Roche ha Chana a lieu un Chabbate, on fait cette cérémonie le second jour.

    Le texte de Mikha 7,18-20:

    On ne trouve pas de traces de cette coutume dans le Tanakh, ni dans le Talmud, ni dans les auteurs postérieurs jusqu'à ce que le Chah ha qadoche (commentaire sur Roche Hachana dans Chéné Lou'hote habérite) présente cette pratique comme une coutume ancienne (minhag vatiqine) basée sur le verset 7,19 de Micka (lire tout le chapitre 7 de Michée):
    "Tu plongeras tous nos péchés dans les profondeurs de la mer, vétachlikh bimtsoulote yam col 'hatotam". On remarque que le texte en hébreu dit "tous leurs péchés" et qu'il s'agit de ceux dont on parle dans le verset précédent, c'est-à-dire nous.
    Et dans le psaume 68, 23 Hachém dit: "De Bachane, je ramènerai mon peuple des profondeurs de la mer". Donc, c'est un lieu d'épreuve et de salut. Que l'on pense aussi à l'histoire du prophète Jonas et de la téchouva.
    Dans les deux contextes cités, les versets précédents parlent de Bachane et des ennemis qui, ce jour-là seront pleins de honte pour tout le mal qu'ils ont fait à Israël. On pense à ces religions qui persécutent Israël au nom de D.ieu et qui verront alors en face le salut d'Israël et leur violence envers Son peuple dénoncée par Hachém. Elles seront dans la peur. En fait, elle symbolisent aussi nos propres fautes.
    Et le texte fait alors l'éloge des qualités de bonté de Hachém qui pardonne les fautes, oublie les méchancetés, ne reste pas en colère, prend en pitié C'est l'allusion aux 13 qualités de Hachém que l'on dit et redit sans cesse dans les Séli'hotes (Chémote 34,6-7).
    Le texte se termine par une allusion à Avraham:
    "Titéne émet lé Yaaqov, 'héssed lé Avraham (Tu donneras à Yaâqov Ta fidélité, la bonté à Avraham),
    achér nichbâta la avoténou mimé qédem (que Tu as juré à nos pères dans les temps antiques)."

    Que vient faire ici Avraham? Il a sa place dans la coutume du Tachlikh car le Middrache Tan'houma (paracha Vayéra, 22) raconte sa montée pendant 3 jours vers la Aqéda et l'épreuve empire dans cette marche car soudain le Satane place devant eux un fleuve (nahar) très profond (même thème) qu'ils doivent traverser à pied. Et, quand Avraham a de l'eau jusqu'au cou (higuiou ha mayim âd tsavaro), il lève les yeux vers les cieux et s'adresse au Maître du monde (Ribono chel ôlam): "Tu m'as dévoilé Ton dessein et Tu me l'as ordonné, Tu m'as même dit que Tu est unique (ya'hid) et que je suis unique (ya'hid) et tu m'as dit de sacrifier mon fils Yits'haq et je suis en train de réaliser Ta mitsva et voici que les eaux m'arrivent jusqu'au prendre ma vie. Si on se noie (tovéâ), qui aura accompli Ta volonté? Et par qui sera unifié Ton nom?".
    Les patriarches sont en tout notre modèle, ils nous ont guidé en leur parcours.
    Il ne s'agit donc pas uniquement de péchés à faire disparaître selon un rite pittoresque, mais il s'agit d'une relation à Hachém et de tout un ensemble.

    Le Chla cite le Zohar 3, 101b qui fait un parallèle entre ce rite et celui du Cohen plaçant les péchés d'Israël sur le bouc émissaire et le précipitant dans les profondeurs du ravin. "Celui qui tombe dans les profondeurs de la mer (mane dé napil bimtsoulote yam, lo échtaka'h léâlime), on ne le retrouve plus jamais car les eaux le recouvrent pour toujours...".
    Il ne s'agit pas d'un oubli mais d'une "séparation" du bon et du mauvais comme dit Michlé 25,4: "hagou siguim mikkassef, séparez les scories de l'argent". Quand on retournera ses poches sur la surface de l'eau, il faudra donc vivre en nous-mêmes une déchirure entre le mal et le bien, une séparation ensuite, qui devra être définitive. Nous sommes comme les poissons vivants qui sont plongés dans ce qui pourrait être un piège terrible. Et ils survivent et le mal n'a pas pouvoir sur eux définitivement, ils voient toujours, ne ferment pas les yeux (comme D.ieu) et le mal ne peut les vaincre, ils pullulent et se multiplient par une vie surabondante. Ce thème a été repris dans des applications concrètes par les amulettes sur le poisson contre le mauvais oeil. Leurs yeux toujours ouverts (éinéhém tamid péqou'hot) symbolisent la miséricorde (ra'hamim) de D.ieu toutjours vigilante et agissante. C'est le psaume 121 qu'on lit après Arvite: "il ne dort ni ne sommeille le gardien d'Israël, hiné lo yanoum vé lo yichane chomer Yisrael" et le psaume 124 (les lire):" j'ai levé les yeux, sans Lui les eaux m'auraient submergé", etc.
    Il y a un psaume qui reprend nombre de ces thèmes, c'est le 69. Il faut le lire. Et on comprend à la fin que notre trvail personnel entraîne aussi le salut d'Israël.

    Le psaume 118 5-9:
    Il reprend les thèmes que nous connaissons maintenant: la profondeur (de la détresse), le salut, la vue, Hachém comme abri sûr.

    Le psaume 33:
    Il reprend les thèmes du Créateur organisant les profondeurs, détruisant les projets nocifs des nations, les yeux ouverts de Hachém envers Son peuple, notre confiance en Lui.

    Le psaume 130:
    Il reprend les thèmes des profondeurs de l'abime, des fautes, de l'espoir, des regards des guetteurs, de la libération des fautes.

    Le texte d'Isaïe 11,9:
    "Plus de violence, plus de méfaits sur toute Ta montagne sainte car la terre sera pleine de la connaissance de Hachém comme l'eau abonde dans le lit des mers".
    Nous vivons le plus concrètement cette réalité, tant dans la violence de nos ennemis proches et des nombreux pays qui les soutiennent dans le monde concernant notre montagne sainte, mais aussi notre violence et nos méfaits de déserter ce lieu sain ou de se comporter dans Son pays selon des règles immorales et non fraternelles. Et la Torah comme une eau de vie qui abondera, notre tâche commune.

    Certains disent aussi plusieurs fois le verset très important du psaume 119,89: "Léôlam Hachém, dévarékha nitsav bachamayim, Pour toujours, Hachém, Ta parole subsiste dans les Cieux".

    Il y a beaucoup d'autres usages, comme la lecture des psaumes. Mais il y a surtout la sonnerie du chofar qui n'est pas un usage mais une mitsva, un ordre à exécuter.

    La mitsva : l'écoute du chofar

     

    La mitsva n'est pas de "sonner" du chofar mais "d'entendre le son du chofar"

    C'est ce que dit la bénédiction prononcée par le sonneur avant d'émettre le son : baroukh ata Hachém Eloqénou mélékh haôlam achér qiddéchanou bémitsvotav vétsivanou lichmoâ qol chofar.

    Béni es-Tu, Hachém notre Dieu, roi du monde, qui nous a sanctifié par Ses mitsvotes et nous a ordonné d'entendre la voix du chofar.

    Et ceux qui vont entendre disent "Amén" ; puis ils doivent ne rien faire qui interromperait un instant cette écoute (bruit, distraction).

    Les règles du chofar sont très nombreuses et complexes, nous ne pouvons pas les décrire ici. Consulter le rabbin.

    Etudier et comprendre pour mieux écouter le chofar

    La fonction de l'instrument
    Ce site n'est pas un lieu de dissertations personnelles ni de résumés, mais une incitation à comprendre par l'étude à réaliser par soi-même ; il sera donc utile d'aller étudier les références indiquées ci-dessous ;

    - le chofar rassemble pour monter (Chémote 19, 13).

    - sa sonnerie est faite trois fois car il en est donné la prescription trois fois dans la Torah ( Vayiqra 23, 24 ; 25, 9 ; Bamidbar 29, 1).

    - il est lié à l'année du jubilé, 50 ans, qui est sanctification et "liberté pour la terre" (déror baaréts, Vayiqra 25, 9-10).

    - il fait tomber les murailles hermétiques, comme à Yérikho (Livre de Yehoshua 6, 4...) par une action continue (Livre de Yehoshua 6, 14...).

    - c'est un rappel du rétablissement de la royauté (2e livre de Samuel 15, 10).

    - c'est un moyen de rassemblement de tout le peuple d'Israël dans la bonne direction (Juges 3, 27).

    - c'est l'instrument et le signe du retour à Jérusalem des dispersés (Isaïe 27, 13).

    - c'est un signal redoutable de la part de Hachém comme roi puissant (Amos ch 3).

    - c'est une expression de chant manifestant le respect (cavod) en présence du roi Hachém (psaume 98, 6).

    - le chofar est un instrument courbé et fait du corne de bélier le plus souvent pour rappeller la soumission de Yits'haq lors du sacrifice de la âqeda, et que Hachém juge alors son peuple (Ribbi Yéhouda, traité Roche hachana 26 b).

    - la sonnerie est faite de sons différents pour atteindre ces effets (traité Roche hachana 33 b).
     

    La technique efficace

    Pour cela, sa sonnerie (tokéâ, tékiotes au pluriel) agit selon 3 types de sons : 
    téquiâ : sonnerie très longue comme 9 ou 18 petits sons,
    chévarim : son prolongé coupé en trois sons égaux, 
    térouâ : sons brefs et saccadés. 

    Il y a une fonction de pénétration continue, d'ébranlement, de bouleversement.
    Toute l'efficacité visée peut être résumée dans le mot retour (techouva).
     

    Les séquences

    Il y a des séries de 30 sonneries pour aller jusqu'à 100.

    Un autre élément qui agit est l'ordre des séquences et leur nombre.

    Les sonneries se succèdent pour obtenir une efficacité particulière, selon cet ordre :
    téquiâ-chévarim-térouâ-téquiâ (3 fois)
    téquiâ-chévarim-téquiâ (3 fois)
    téquiâ-térouâ-téquiâ (3 fois)

    Cela fait 90 sonneries ; on les complète par une répétion une fois de chaque séquence pour atteindre le 100, signe de la bénédiction totale. On termine par une grande térouâ.

    Par exemple, à l'office de Moussaf, l'ensemble de 30 sonneries sera sonné 

    • avant l'office,
    • pendant la prière silencieuse individuelle,
    • pendant la reprise à haute voix ('hazara).

    Voyez aussi dans la page de Kippour (lien ici) le sens du chofar aux niveaux plus élevés.

    Remercions le Ciel de nous avoir donné l'instrument
    nous permettant de nous réveiller, de toucher notre sensibilité, de casser nos habitudes et de renverser le courant nocif, afin que le jugement (dine) fasse place à la miséricorde (ra'hamim) devant notre repentir (techouva).
    Attention, prudence : les missionnaires chrétiens utilisent l'interêt des Juifs pour cet instrument afin de leur faire croire qu'ils connaissent les secrets de la libération finale. A cet effet, ils se servent de Juifs convertis au christianisme dit Juifs messianiques qui commencent par un discours juif et terminent par le discours chrétien.