• LE BOUQUET DE SOUCCOT

    LE BOUQUET DE SOUCCOT

    "Vous prendrez le premier jour, du fruit de l'arbre Hadar, des branches de Palmier, des rameaux de l'arbre Aravot et des Saules de rivière; et vous vous réjouirez, en présence de l'Eternel votre D' pendant 7 jours. (Levitique).

     

    La mitsva consiste à prendre

    *Un ETROG (cédrat)

    *Un LOULAV(branche de palmier)

    *Deux ARAVOT(branches de Saule)

    *Trois HADASSIM (feuilles de myrte)

     

    Comment choisir les quatre genres:

     

    L'ETROG: CEDRAT

    Le plus beau est celui qui ne comporte pas de taches, ni trou, ni écorchure.

    Il n'est pas lisse comme un citron.

    Large à sa base, du côté de sa "tige" et va en se rétrécissant à partir du milieu jusqu'à la "protubérance" ( PITOM ).

    Un ETROG desséché n'est pas cacher pour la mitsva.

    Si le PITOM est cassé l'ETROG n'est pas cacher.

    Si la TIGE est tombée l'ETROG n'est plus cacher.

    Des taches sur l'ETROG sont invalidantes.

    Un ETROG rond comme un ballon n'est pas cacher.

    La couleur naturelle d'un ETROG mûr est jaune; S'il est tout vert il n'est pas cacher; s'il a commencé à jaunir alors il est permis pour la mitsva.

    Un ETROG de "orla" (3 premières années de la plantation de l'arbre) n'est pas cacher.

    Le corps de l'ETROG NE doit pas être lisse (etrog croisé-mourkav) mais au contraire présenter des saillies et des enfoncements.

     

     

    LE LOULAV: BRANCHE DE PALMIER

    Il est frais et vert. Sans aucun dessèchement.

    Il est droit, sans aucune courbure.

    Sa longueur doit être de 30 à 40 cm.

    Les feuilles supérieures sont bien fermées et collées.

    Sa pointe n'est pas coupée.

    Les feuilles du LOULAV ne sont pas séparées, mais liées l'une à l'autre.

     

    LE HADASS: MYRTE

    Toutes les feuilles sont fraîches et vertes.

    Toutes les feuilles doivent être triplées (MECHOULACH). Il doit être sur sa longueur en forme de trèfle avec une même base pour chaque triple de feuilles. La longueur de la tige doit être au moins de 3 tefahim (environ 30 cm).

    Les feuilles doivent être redressées et proches de la tige.

    La tige ne doit pas être sectionnée à son sommet et les feuilles entières.

     

     

    LA ARAVA: SAULE

    Les feuilles doivent être vertes et fraîches.

    La branche doit être pleine de feuilles.

    L'extrémité de la tige ne doit pas être sectionnée.

    Longueur minimale 24 à 30 cm.

    L'ARAVA dont parle la Torah a des feuilles longues et allongées. Elle pousse en général au bord des rivières.

     

    Il faut veiller à ce qu'aucune des 4 espèces ne provienne d'un vol.

     

     

    COMMENT RELIER LES 4 ESPECES ENTRE ELLES?

    Le LOULAV est placé de façon que sa colonne soit face à la personne. Les 3 HADASSIM (MYRTES) à droite du LOULAV; les 2 ARAVOT (SAULES) sont à gauche du LOULAV. On attache le BOUQUET.

    La BENEDICTION:

    On saisit le BOUQUET du LOULAV de la main droite et l'ETROG dans la main gauche et on récite AL NETILAT LOULAV.

    On accole les 4 espèces ensemble et on les agite, réalisant l'essentiel de la mitsva.

    C'est une mitsva d'agiter les 4 espèces dans les 6 directions: est- ouest- nord- sud, vers le haut et vers le bas.

    La mitsva doit être accomplie le jour et non la nuit.

    Le CHABBAT, on n'agite pas les 4 espèces. Il est interdit de déplacer le LOULAV le CHABBAT, mais permis de déplacer l'ETROG.

    Le premier jour on ajoute CHEYIHIANOU

    Lorsque le premier jour de la fête tombe un CHABBAT (comme cette année); on n'agite pas les 4 espèces le premier jour; la bénédiction CHEYIHIANOU sera récitée le deuxième jour.

    Le premier jour de Souccot la mitsva est accomplie avec les 4 espèces que l'on possède et non pas empruntées. Si on n'en a pas, on peut demander à quelqu'un en vue de le lui restituer.

     

     

    LE BOUQUET DES 4 ESPECES, IMAGE DE L'UNITE D'ISRAEL

    L'ETROG:

    Provient du cédratier qui est un arbre parfumé et donne d'excellents fruits, il représente le juif idéal, connaissant la TORAH et pratiquant les mitsvot.

    LE LOULAV:

    Porte des fruits délicieux sans dégager de parfum, représente le juif qui pratique les mitsvot sans la connaissance approfondie de la TORAH.

    LE MYRTE:

    (le RIHANE) est parfumé, mais dépourvu de fruits, comparable au savant qui néglige les mitsvot.

    LE SAULE:

    N'a ni fruit ni parfum. Il représente le juif qui n'a aucune connaissance de la TORAH et qui n'accomplit pas de mitsvot.

    A SOUKOT on réunit ces 4 genres, toutes les classes et catégories de juifs.

    De même ISRAEL ne retournera sur sa terre que lorsqu'il sera uni et formera un seul bouquet.

     

    Un peu de Zohar pour nous réchauffer:

     

    Hazal (les Sages) nous apprennent que l'ETROG est présent sur l'arbre toute l'année. Il est le seul fruit qui subsiste sur l'arbre toute l'année. HAZAL nous donne une explication selon la kabale.

    Ainsi: Il y a des fruits aigres et d'autres qui sont doux etc…Les fruits doux ont leur source dans la Sfira HESSED et les fruits aigres dans la Sfira GUEBOURA.

    De même, il y a des fruits qui bourgeonnent en hiver, d'autres en été; certains qui croissent sous les rayons du soleil, d'autres sous l'effet de la lune.

    Les végétaux qui croissent en été ne croissent pas en hiver.

    Par contre l'ETROG est présent sur l'arbre toute l'année. En été ou en hiver; froid ou chaleur; ainsi sa "racine" est très élevée, car il peut supporter des contraires.

    Sa source est dans Malkhout du monde spirituel de ATSILOUT.

    Comment HESSED et GUEBOURA peuvent COEXISTER en même temps?

    Faisons une comparaison: Deux élèves se querellent car ils ont des points de vue différents; Rentre le Directeur; les deux élèves se taisent. Cela ne veut pas dirent qu'ils ont changé d'idée; mais que la présence du Directeur leur a fait oublié leur différent.

    De même dans le monde de BRIAH , Mikhael est l'ange de l'eau et GABRIEL l'ange du feu ; et les deux agissent sans annihiler leurs effets; c'est pour cela que nous disons dans la prière: "Ossé CHALOM BEMEROUMAV" Il fait la PAIX en haut "

    En fait MIKHAEL ET GABRIEL ANNULENT LEUR PROPRE VOLONTE.

    Si nous revenons à l'ETROG; C'est un fruit noble car il peut supporter les contraires.

    Explication nécessaire:

    Cinq MONDES par ordre décroissant: -ADAM KADMON : L’HOMME ANTERIEUR - MONDE ATSILOUT -MONDE BRIA - MONDE YETSIRA - MONDE ASSIA.

    Dans chaque monde il y a dix SFIROTES et chaque sfira est elle même composée de 10 sfirotes. Mais le nom de la Sfira représente sa prépondérance.

    Pour comprendre: Lorsqu'un corps est chargé positivement, cela veut-il dire qu'il ne contient que des charges positives? Pas nécessairement! Il peut contenir aussi des charges négatives, mais que dans le bilan global le nombre de charges positives est plus imposant que celui des charges négatives.

     

    Ainsi il y a cinq mondes spirituels,

     

    ADAM KADMON : L’HOMME ANTERIEUR - MONDE ATSILOUT -MONDE BRIA - MONDE YETSIRA - MONDE ASSIA.

     

    Chaque monde est constitué de 10 SFIROTES.

     

    Les SFIROT sont au nombre de 10 : KETER-HOKHMA-BINA (monde de l’EMANATION) ; GUEBOURA-HESSED-TIFERET (monde de CREATION) HOD-NETSAH-YESSOD (monde de FORMATION) ; et MALKHOUT (monde de l’ACTION).

     

    On fera passer tout ça avec un petit verre de BOUKHA.

    Et si cela ne suffit pas ajouter un stage chez MANICCOTTI.

     

    Ainsi par exemple la SFIRA MALHOUT d'un MONDE supérieur sera le KETER du monde qui est situé au dessous.

    Nefech, Rouah, Nechama sont les " lumières " qui sortent au travers des SFIROT qui jouent le rôle d’écran. Les SFIROT sont les réceptacles illuminés par la Lumière du Eïn Sof.

    NEFECH c’est la force vitale liée au monde de l’ACTION (ASSIA) ;

    ROUAH c’est l’esprit, lié au monde de FORMATION (YETSIRA) ;

    le niveau de NECHAMA lié au monde de CREATION (BRIA) ;

    il existe un quatrième niveau appelé HAYA qui est lié au monde de l’EMANATION (ATSILOUT).

    Un niveau plus intime encore est celui de YEHIDA lié au Adam KADMON

    LE MACHIAH POSSEDERA CES CINQ NIVEAUX D'AME. C'est pour cela que sa façon de juger ne sera pas la même.

     

  • fetes juives : pour ceux qui veulent savoir et qui ne sont pas juifs : Souccot

    pour ceux qui veulent savoir et qui ne sont pas juifs : Souccot

    (hébreu חַג הַסֻּכּוֹת, Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l'une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l'assistance divine reçue par les enfants d'Israël lors de l'Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle est fêtée à partir du 15 tishrei (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret. Seuls les premiers jours (le premier en terre d'Israël et dans le judaïsme réformé) sont totalement fériés. Divers rites de commémoration de l'événement historique ou de propitiation pour obtenir l'abondance des pluies et des récoltes s'y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales.

    Dans la littérature rabbinique

    Les différentes observances attachées à la fête de Souccot sont détaillées dans la Mishna et les Talmuds, en particulier dans le traité Soukka, sixième de l'ordre Moëd (lois relatives au chabbat et aux fêtes juives) : les lois relatives à la soukka, ses proportions, les matériaux avec lesquels elle doit être construite, les endroits où elle peut ou non se trouver, font l'objet des deux premiers chapitres. les lois concernant les quatre espèces, les caractéristiques qui les rendent propres ou impropres à l'accomplissement de la prescription, etc. font l'objet des troisième et quatrième chapitres.

     Les prescriptions liées à la branche de saule font l'objet d'une investigation plus poussée. la cérémonie de la libation d'eau, à laquelle feraient allusion Zacharie et Isaïe, est abordée dans le quatrième chapitre et une partie du cinquième et dernier chapitre du traité. le reste du dernier chapitre décrit le service particulier qui se tenait dans le Temple lors de la fête de Souccot. la cérémonie du haqhel est abordée dans d'autres traités. Les lois contenues dans la Mishna sont amplifiées dans la Tossefta et commentées dans les Talmuds de Babylone et de Jérusalem avec des conclusions parfois significativement différentes : les docteurs de Galilée autorisent par exemple de réaliser la prescription des quatre espèces à chabbat alors que leur homologues babyloniens l’interdisent, afin qu’on ne transporte pas les quatre espèces sur plus de quatre coudées dans le domaine public. Les aspects de la fête qui ne sont pas propres à Souccot, comme les lois générales des jours de fête, le statut des jours intermédiaires de la fête (hol hamoëd) et les lois générales sur les fêtes de pèlerinage (non applicables en l'absence d'un Temple construit), font l'objet de traités séparés, Beitza, Moëd katan et Haguiga, septième, onzième et douzième de l'ordre Moëd, respectivement.

    La soukka

    Intérieur d'une soukka, avec ses décorations La soukka est un lieu de résidence temporaire, spécialement construit pour la fête. On commence généralement la construction au sortir de Yom Kippour, bien qu'il soit permis de la faire lors du hol hamoëd. Il est souhaitable de la décorer (hébreu : נוי סוכה nivouï soukka, « rendre [la] soukka agréable ») avec des fruits, un beau service, etc. (de nos jours, on ajoute des serpentins, des dessins d'enfants, etc.). Son toit, le skhakh, doit être construit dans un matériau organique, issu du sol, mais déconnecté de lui. Une soukka inhabitable (trop étroite, trop basse, etc.), ancienne, dont le skhakh existait avant la fête (comme une soukka sous un arbre) ou n'est pas à ciel ouvert (comme une soukka dans une maison) n'est pas conforme aux prescriptions religieuses. Il faut également porter une attention particulière au maintien de la pureté rituelle de la soukka, et de sa prestance. La prescription de « résider dans la soukka » signifie qu'il faut y demeurer comme dans une maison, et y réaliser ses occupations habituelles, bien que ce soit le début de la saison froide ; les femmes, les malades et les enfants en sont dispensés. Il faut au moins y prendre un repas le premier soir de la fête (et le second, en dehors de la terre d'Israël), même par temps de pluie, bien qu'en ce cas, l'essentiel du repas puisse être pris dans la maison tant qu'il pleut. Les pluies exemptent en effet de dormir dans la soukka, et celles qui risquent de gâter le repas en traversant le skhakh, d'y manger ; il n'y a aucun mérite à demeurer sous la soukka en pareils ca. Il est de coutume de convier famille, amis, voisins, etc., à partager un repas dans sa soukka. De nombreux Juifs, suivant une coutume kabbalistique, « invitent » chaque soir dans leur soukka un hôte et, pour certains, une hôtesse spirituels (les oushpizzin et les oushpizziyot)

  • Interview de Dan Meridor : « Les Iraniens connaissent le prix fort à payer »

    Interview de Dan Meridor : « Les Iraniens connaissent le prix fort à payer »

    iran guerre isrel
     

    INTERVIEW : Vice-Premier ministre en charge du Renseignement et de l’Énergie atomique, Dan Meridor détaille au JDD les plans israéliens vis-à-vis de la menace iranienne. « Si on donne une date limite, cela restreint l’effet de surprise d’une attaque éventuelle », explique-t-il.

    Pour Dan Meridor, « les Iraniens doivent en savoir le moins possible sur nos possibilités et sur nos plans. » (Reuters)

    Votre ministre de la Défense, Ehoud Barak, ne cesse de dire depuis des mois que l’Iran, à force de cacher et d’enterrer ses installations nucléaires, va entrer dans « une zone d’immunité », ce qui rendrait des frappes militaires contre ces sites inefficaces. Ce discours est-il toujours d’actualité ?

    Vous pouvez voir les choses de deux façons : Les Iraniens cherchent à se doter d’une bombe nucléaire depuis près de trente ans et ils n’y sont toujours pas arrivés.
    Peut-être parce qu’ils savent que le prix à payer sera très élevé et parce qu’ils ont peur des réactions de la communauté internationale. En même temps, il faut le dire, nous n’avons pas réussi à les stopper, et c’est pour cette raison que toutes les options restent sur la table.

    Faut-il, comme le souhaite votre Premier ministre, Benjamin Netanyahou, fixer « des lignes rouges » à l’Iran, adresser un ultimatum ?

    Je ne veux pas entrer dans les détails mais les Iraniens doivent en savoir le moins possible sur nos possibilités et sur nos plans. Si on donne une date limite, cela restreint l’effet de surprise d’une attaque éventuelle. Il se trouve que les Iraniens ont interrompu une fois leur programme nucléaire, lorsque les États-Unis ont attaqué l’Irak en 2003. Puis ils l’ont repris et en moins de cinq ans, ils sont devenus capables d’enrichir de l’uranium de 3,5% à 20%.
    Aujourd’hui leurs recherches sur l’étape cruciale de l’assemblage d’une bombe atomique, une fois qu’elle sera fabriquée, est en cours. Nous le savons, ils savent que nous le savons.

    « Il y a une telle disproportion entre l’Iran et Israël, nous restons David contre Goliath. »

    Mais que se passera-t-il si vous n’attaquez pas l’Iran ou si les États-Unis n’interviennent pas non plus ?

    La difficulté, c’est que les États-Unis sont depuis longtemps perçus par leurs alliés arabes sunnites comme la seule puissance qui peut et qui doit les protéger. Aujourd’hui, surtout depuis les printemps arabes, ces pays sont entrés dans une ère du soupçon. Si les Américains, soutenus par la communauté internationale, ne parviennent pas à mettre fin au programme nucléaire iranien, ces pays arabes seront tentés très vite de se doter également d’un arsenal nucléaire, ce qui changera radicalement l’équilibre stratégique du Moyen-Orient.

    Vous ne croyez donc pas dans la dissuasion nucléaire qui permettrait à l’Iran de se comporter de façon responsable comme les Russes, les Chinois ou même les Pakistanais jusqu’à présent ?

    Non. L’Iran affirme haut et fort qu’Israël n’a pas le droit d’exister et doit disparaître. Cela ne veut pas dire qu’ils le feront, mais l’acquisition de la bombe les rendra plus forts et plus audacieux dans l’exportation de leur révolution islamique et du terrorisme. Leurs alliés, comme le Hezbollah ou le Hamas, comprendront qu’ils pourront plus facilement enrayer le processus de paix au Proche-Orient qui reconnaît l’existence et la réalité d’Israël. Depuis la Shoah, Israël est devenu un État fort et les Iraniens ne le supportent pas. C’est ce qui a fait dire au président Rafsandjani, il y a presque vingt ans déjà, qu’Israël était un pays destructible avec une seule bombe. Il y a une telle disproportion entre la superficie de leur territoire et le nôtre que même puissants, nous restons David contre Goliath.

    Israël peut-il se permettre de frapper l’Iran sans l’accord ou la participation des États-Unis ?

    Nous avons réussi à former une coalition qui dépasse de loin l’alliance entre Israël et les États-Unis. Grâce aux rapports de l’AIEA alimentés par les informations des services de renseignement d’une dizaine de pays, dont le nôtre et le vôtre, nous ne sommes plus seuls à vouloir stopper l’Iran. Les États-Unis sauront assumer leurs responsabilités, ce sont les leaders du monde libre mais ils savent aussi que nous sommes indépendants et que nous prenons nos décisions nous-mêmes lorsque nos intérêts sont en jeu. Ce fut le cas en 1967 pour la guerre des Six Jours et en 1981 pour le bombardement de la centrale nucléaire irakienne d’Osirak …

    Source : Journal Du Dimanche

  • Yom Kippour 2012, les rites du Grand Pardon dans le Judaïsme

    Yom Kippour 2012, les rites du Grand Pardon dans le Judaïsme

     

    Torah - @carvalb
    Torah - @carvalb
    Dix jours après Rosh Hashanah, le nouvel an juif, est célébré Yom Kippour, le Grand Pardon : le jeûne marque cette journée de prière et de repentir.

    Le dixième jour du mois de Tishri du calendrier hébraïque est célébré Yom Kippour : dix jours après Rosh Hashanah, soit le 26 septembre en 2012, année 5773.

    Le début de l’année juive ou Rosh Hashanah (16 septembre au soir) marque l’entrée dans un cycle de dix jours appelé « Techouva ». Durant cette période, les fidèles sont invités à réparer les fautes commises envers Dieu et envers leurs prochains.

    Yom Kippour, dont le nom biblique est yom ha-kipourim, est un jour de jeûne chômé, qui commence en 2012 avant le coucher de soleil le 25 septembre, et se termine le lendemain 26 septembre, après le coucher du soleil, à l'instar de la célébration du Shabbat chaque semaine, du vendredi soir au samedi soir.

     

    Les dix jours de Techouva : repentir, pardon du prochain et miséricorde

    Les premiers rites des célébrations du nouvel an juif sont marqués par la sonnerie du Shofar, qui annonce la convocation officielle de Dieu à ce rendez-vous du repentir. Chacun est invité à une introspection personnelle pour faire le bilan de ses actions, reconnaître ses torts et prendre de nouvelles résolutions pour l’année qui commence.

    La période de dix jours, entre le nouvel an, Rosh Hashanah, et le Grand Pardon, Yom Kippour, a pour nom Techouva : elle sera consacrée à regretter les mauvaises actions commises, à demander pardon à Dieu et à ses semblables avec sincérité, à se réconcilier avec ses ennemis, à réparer les préjudices.

    Les rites du Grand Pardon

    Le jeûne marque la journée du Grand Pardon. La veille au soir, on prendra un repas, plus consistant que d’habitude afin de se préparer à la journée du lendemain, ainsi qu’un bain rituel, symbole de la purification des fautes. Les enfants de moins de 13 ans, les personnes malades et les femmes qui ont accouché depuis moins de trois jours sont dispensés du jeûne.

    Avant la tombée de la nuit, on s’habille de blanc, on revêt le talit, et on allume les lumières.

    A la synagogue, l’office débute par une première prière du soir « Kol Nidrei » (« tous les vœux »).

    Au-delà de l’abstinence alimentaire qui dure 25 heures, il est interdit de travailler durant Yom Kippour, de se laver et de se frictionner le corps, d’avoir des relations intimes et de porter des chaussures en cuir.

    La journée se déroule à la synagogue, très fréquentée par la communauté juive le jour de Yom Kippour : il s’agit de la dernière occasion de se voir pardonner ses pêchés et ceux de la communauté, envers les autres et envers Dieu. Elle est entièrement consacrée à la prière, qui comporte sept bénédictions, de nombreuses lectures, une longue confession, et une demande de pardon au nom de tous.

    L’office de Neilah (« clôture »), vient marquer la fin de la cérémonie. Le shofar sonne pour signifier la fin du jeûne. Plus aucune demande de pardon ne peut alors parvenir à Dieu ni obtenir sa miséricorde. Seuls les repentants sincères ont pu être inscrits dans le « Livre de Vie ».

    Dès la fin du jeûne, un deuxième repas , séouda hamafséket (le dernier repas avant le jeûne), conclut la fête de Yom Kippour, qui sera suivie quatre jours plus tard par la célébration de Souccot ou «fête des cabanes », qui commémore les quarante années passées par les Hébreux conduits par Moïse, dans le désert du Sinaï