• A toutes et à tous qui allez réveillonner ce soir ! Prévoyez un BOB.

    fete,reveillon,nouvel an,bob,2012A toutes et à tous qui allez réveillonner ce soir !

     Soyez raisonnables et prudent.

    Si vous avez bu ou consommé des drogues, ne prenez pas le volant !

    Prévoyez un BOB.

    Si malgré cela vous n'avez personne pour vous ramener chez vous, pensez aux responsible young driver, notez ce numéro et glissez-le dans votre poche avant de partir: +3290212345 (numero uniquement pour la Belgique)
    Ces gens formidables peuvent vous sauver la vie et celle des autres !
     S'il vous plaît ne commencez pas l'année 2012 comme cela !
     Je vous souhaite une bonne année 2012 en vie et heureux !

    nouvel an , bob, prudence,

  • L’Iran est en mesure de bloquer le détroit d’Ormuz

    27/12/2011 - L’Iran est en mesure de bloquer le détroit d’Ormuz



    La marine iranienne a commencé des exercices de dix jours à grande échelle dans la zone du détroit d’Ormuz qui revêt une importance stratégique, écrit lundi 26 décembre le quotidien Kommersant. Pour l’Iran, les exercices sont la première occasion de manifester sa puissance navale après que les Etats-Unis et Israël ont déclaré ne pas exclure un scénario de règlement par la force du problème nucléaire iranien.

    Ces exercices sont sans précédent pour la flotte iranienne étant donné son rayon d’action dans l'océan Indien et l’utilisation de nouveaux types d’armes. Selon le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibollah Sayyari, les exercices se dérouleront avec la participation de sous-marins du type Tareq et Ghadir, de destroyers, de bâtiments équipés de systèmes de missiles mer-air dernière génération, de drones et d’artillerie côtière. Selon l’amiral Sayyari, le principal objectif des exercices est de s’assurer de l’efficacité de la marine iranienne dans ses eaux territoriales. L’amiral a promis que les exercices seraient un "message de paix et d’amitié destiné aux pays de la région". Selon les experts, les exercices iraniens seront la démonstration de force la plus importante de Téhéran dans le contexte de l’aggravation continue de la crise nucléaire iranienne. En novembre dernier, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont adopté de nouvelles sanctions draconiennes contre l’Iran dans les secteurs énergétique et financier. Par ailleurs, au cours des dernières semaines, l’administration américaine n’a pas exclu son soutien à Israël si ce dernier effectuait un raid contre les sites nucléaires iraniens.

    La possibilité de bloquer le détroit d’Ormuz reste pour l’Iran un moyen efficace pour dissuader l’Occident. La semaine dernière, Parviz Sarvari, membre de la commission du parlement iranien pour la sécurité nationale, a déclaré qu’au cours des exercices la marine iranienne finaliserait les manœuvres visant à bloquer le détroit d’Ormuz (cette déclaration a conduit à une brusque hausse de prix sur les marchés mondiaux du pétrole). Certes, plus tard le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a désavoué la déclaration selon laquelle le détroit d’Ormuz serait bloqué pendant les exercices. L’amiral Sayyari a confirmé la veille que le blocage du détroit ne constituait pas l’objectif des exercices. Toutefois, il a déclaré que la flotte iranienne serait parfaitement en mesure de paralyser la navigation des tankers dans le détroit si le gouvernement iranien jugeait cette démarche opportune.

    Rappelons que la partie nord du détroit d’Ormuz est contrôlée par l’Iran alors que son littoral sud appartient aux Emirats arabes unis et à Oman, alliés des Etats-Unis. Actuellement, plus d’un tiers des fournitures maritimes de pétrole de la planète s’effectue via le détroit. Selon les experts, la suspension de la navigation dans cette zone pourrait fortement ébranler les marchés mondiaux du pétrole.

    Moskovstie Novosti

  • Iran: Vers la 3ème guerre mondiale?

    27/12/11

    Iran: Vers la 3ème guerre mondiale?

     
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    27/12/2011 - L’Iran est en mesure de bloquer le détroit d’Ormuz

    La marine iranienne a commencé des exercices de dix jours à grande échelle dans la zone du détroit d’Ormuz qui revêt une importance stratégique, écrit lundi 26 décembre le quotidien Kommersant. Pour l’Iran, les exercices sont la première occasion de manifester sa puissance navale après que les Etats-Unis et Israël ont déclaré ne pas exclure un scénario de règlement par la force du problème nucléaire iranien.

  • La Russie se prépare à une attaque israelo-américaine contre l'Iran dans les prochains jours

    La Russie se prépare à une attaque israelo-américaine contre l'Iran dans les prochains jours


    Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement, écrit jeudi 15 décembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.


    La situation géopolitique autour de la Syrie et de l’Iran pousse la Russie à optimiser d’urgence ses forces armées en Transcaucasie, dans la mer Caspienne et dans les régions de la Méditerranée et de la mer Noire. Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement, écrit jeudi 15 décembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.

    Ce problème fait partie des priorités de l’ordre du jour du sommet de jeudi UE-Russie à Bruxelles avec la participation du président russe Dmitri Medvedev. La Russie a commencé récemment à exercer une influence diplomatique directe sur l’Europe et la communauté internationale concernant les problèmes d’une éventuelle guerre en Iran, après la publication en novembre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’un rapport sur le programme nucléaire iranien.

    Cependant, la préparation de la Russie visant à minimiser les pertes suite aux actions éventuelles contre Téhéran a commencé il y a plus d’un an. A l’heure actuelle elle est pratiquement terminée. Selon les sources du ministère russe de la Défense, en octobre-novembre 2011, la 102e base militaire en Arménie a été intégralement optimisée. Les familles des militaires ont été rapatriées en Russie, et la garnison russe déployée près d’Erevan a été réduite, les unités de la garnison ont été projetées dans la région de Gumri, plus près de la frontière turque. En fait, les attaques éventuelles des troupes américaines contre les sites iraniens sont possibles à partir du territoire de la Turquie. On ignore pour l’instant quelle serait la mission de la 102e base. Mais on sait que depuis le 1er décembre les forces russes des bases militaires en Ossétie du Sud et en Abkhazie sont entièrement opérationnelles. Et les navires de la flotte russe de la mer Noire croisent près des eaux territoriales de la Géorgie, qui pourrait dans ce conflit se mettre du côté des forces anti-iraniennes.

    A Izberbach (Daguestan), à proximité de la frontière azerbaïdjanaise, le groupe de batteries doté de missiles côtiers Bal-E d’une portée de 130 km est en régime d’alerte permanent. Et tous les patrouilleurs lance-missiles de la flotte russe de la mer Caspienne ont été projetés d’Astrakhan près de Makhatchkala et de Kaspiisk pour créer une unité navale unie. Le navire-amiral Tatarstan devrait être rejoint par le petit navire d’artillerie Volgodonsk et la corvette lance-missiles Daguestan. Les vaisseaux-amiraux de la flottille sont dotés de systèmes de missiles d’une portée de 200 km.

    Un groupe aéronaval de la flotte russe du Nord sous le commandement du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, qui a l’intention d’entrer dans le port syrien de Tartus, a été envoyé près des côtes méditerranéennes. Les sources du ministère russe de la Défense n’ont pas confirmé, mais n’ont pas non plus réfuté le fait que ce groupe aéronaval était accompagné par des sous-marins nucléaires de la flotte du Nord. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant les missions de l’armée et de la flotte si une guerre était déclenchée contre l’Iran.

    Les analystes n’excluent pas la participation militaire de la Russie au conflit en Iran. "Dans le pire cas de figure, si Téhéran était menacé par une défaite militaire totale en résistant à l’invasion des forces des Etats-Unis et l’Otan, la Russie lui apporterait son aide militaire. Du moins, technique", prédit le colonel Vladimir Popov, expert militaire.

  • ci-dessous les Hanoukioth (lampes de Hanouka) de la collection du Docteur Bernheim,

    La collection Neher – Bernheim
    Nous présentons ci-dessus les Hanoukioth (lampes de Hanouka) de la collection du Docteur Bernheim, photographiées pour notre site par Georges Weill.
    Passez la souris sur l'une des images pour l'immobiliser.
     

    Le 2 novembre 2006, la collection Neher-Bernheim, déposée au Musée Wolfson du Heikhal Shlomo (Grand Rabbinat d'Israël) à Jérusalem, a été ouverte au public. Le texte ci-dessous sert de présentation à la collection.

    Je veux aller à côté de toi, moi aussi, car près de toi, j'entends ce Dieu qui est avec toi”.
    Zacharie 8:23 (trad.André Neher)

    Le Docteur André BERNHEIM
    (Paris, 25 octobre 1877 - Paris, 2 décembre 1963)

    André Bernheim était médecin, mais aussi vice-président du Consistoire central. Il consacrait tous ses instants à cette institution et plus particulièrement au Séminaire de la rue Vauquelin.
    Soucieux de voir progresser les Communautés de France, il créa les Assises du judaïsme français et c'est avec une fougue juvénile qu'il présidait tous les ans cette institution dont il espérait voir naître un lien qui unirait toutes les Cultuelles de France.
    Grand collectionneur d'oeuvres d'art, il avait acquis une compétence remarquable dans l'identification et l'application des richesses synagogales.

    En 1968, après Obernai et “Ma'hanayim” (Lanteuil), Paris et Lyon, leur union en 1947 et vingt années passées à Strasbourg, au sommet de leur activité universitaire et philosophique, André et Rina Nehers'installent définitivement à Jérusalem.

     

    Ils y vivront vingt années de symbiose totale et de créativité exceptionnelle, dans une existence constamment sur la brèche intellectuelle et spirituelle. Dans leur route du “retour” à Jérusalem, la collection de Judaïca que leur a laissée le père de Rina Neher-Bernheim, les accompagne. Le Dr. André Bernheim, vice-président du Consistoire Central des Juifs de France, est décédé le 6 Tevet 5724 (1963), deux ans après sa femme, Marguerite, et quatre jours avant la mère d'André Neher, Rosette, appelée affectueusement “Grandmiguele”; son père Albert-Abraham Neher, l'âme des Haggadot de Ma'hanyim, les avait quittés en 1945.
    Collectionneur éclairé, le Dr Bernheim emplit son appartement parisien, côte à côte, de témoins de la Révolution Française et d'objets juifs. Dès 1932, il est sollicité par le Palais des Archives à qui il prêtera, comme à d'autres musées de France, documents et objets. En 1950, il devient vice-président du Musée d'Art Juif et continuera à se consacrer à sa passion jusqu'à la fin de sa vie.

    La collection Neher-Bernheim contient des objets qui réunissent les traditions du monde juif: Ashkenazims, Sepharadim, Alsaciens, Italiens, Orientaux y sont représentés, dans un éventail d'origines qui symbolise si bien la conception du judaïsme “néherien”, un humanisme puisant à la fois dans l'essence et l'existence du peuple juif.
    Dans le salon d'André et Rina Neher, ils accompagnent et encadrent le rythme de leur existence, ils vivent la vie de Jérusalem, au long des Shabatoth, des fêtes, des rencontres, des séminaires, des cours, des prières et des écrits. Ils s'imprègnent – eux qui portent des siècles de vie juive – du rayonnement de ce couple exceptionnel, dont les livres et les articles emplissent les rayons des bibliothèques, auprès de qui étudiants, collègues, hommes de science et de lettres, dirigeants de communautés et hommes politiques, rabbins et hommes d'Eglise, amis ou inconnus, viennent chercher des réponses à l'interpellation métaphysique de l'homme juif.

    Après le décès d'André Neher en 1988, Rina Neher-Bernheim, seule, reprend la tâche. Elle consacrera dix-sept années à continuer à faire publier, traduire et transmettre l'oeuvre de son mari, avec amour, avec constance. Elle-même, historienne du monde juif, écrira et publiera pendant ce temps, de nombreux articles et ouvrages. La collection restera présente dans l'appartement de la Rue Ussishkin, jusqu'à son décès, le 28 Kislev 5766 (Dec.2005).

    Cette collection, empreinte encore de la lumière de ce couple merveilleux, trouve maintenant, de par leur volonté, un nouvel écrin à Jérusalem, dans l'éternité de la “capitale du Judaïsme”.

    C'est par le rite que l'homme garde sa place d'associé à l'oeuvre de D. dans le dessein de l'histoire
    (A. Neher, Clefs pour le Judaïsme, Paris 1977, p.133

  • Hanoucca histoire us et coutumes en Alsace

    Hanouka
    Histoire, Us et Coutumes en Alsace
    Grand Rabbin Max Warschawski

    Hanouka, fête des lumières ou fête de la dédicace (du Temple de Jérusalem) n'est pas comme les autres fêtes, d'institution biblique. Elle date de l'époque du second Temple et commémore la victoire de Juda l'Hasmonéen (Juda Maccabée) sur les troupes syriennes d'Antiochus Epiphane. Celui-ci, maître de la Judée, avait interdit la pratique de la religion juive, en vue d'unifier tout son royaume par une croyance et une pratique commune : celle du polythéisme grec. Un soulèvement populaire s'ensuivit, qui permit aux insurgés de reprendre Jérusalem et le Temple, profané par les troupes païennes.

     

    Pour rappeler cet épisode de notre histoire - triomphe du spirituel sur le matériel-, fut instituée la fête de Hanouka. Ce n'est pas une fête chômée comme les cinq fêtes mentionnées par la Torah, durant lesquelles le travail est interdit. La seule obligation que nous ayons est d'allumer des lumières huit jours durant, la lumière étant le symbole de la spiritualité.

    Hanouka se célèbre du 25 kislev au 2 tebeth et se situe en général en décembre (le christianisme a-t-il repris la date du 25 pour en faire la Nativité ?).

    L'allumage des lumières :


    Le Traité Shabath rapporte un débat entre diverses écoles sur la manière de procéder à l'allumage.. Selon une première opinion, on se contente d'allumer chaque soir, pendant les huit jours, une lumière par famille ! Une autre opiniondemande qu'on allume une lumière pour chaque personne de la famille.

     

    Hanouka rappelle aussi un miracle qui a permis qu'au Temple de Jérusalem une fiole d'huile pure (non souillée par les païens d'Antiochus), qui ne contenait que de quoi alimenter le chandelier du Temple pour un jour, a pu le faire huit jours durant !

    Hanoukia a 2 etages Aussi avait-on adopté une troisième opinion : allumer une lumière le premier soir et augmenter d'une lumière chaque soir, pour arriver le huitième soir à l'illumination de tout le chandelier; car le miracle de l'huile grandissait chaque jour.

    En Alsace, chaque homme de la famille allume sur son chandelier (la Menora ou 'Hanoukia) les lumières de la fête (un chandelier à huit branches, avec une neuvième, servant à l'allumage, appelée Shamash). La mitzva est d'allumer avec de l'huile (de préférence l'huile d'olive) comme au Temple de Jérusalem.

    Il existait en Alsace des 'Hanoukioth à 2 ou 3 étages, ce qui prouve que non seulement le chef de famille mais aussi ses enfants allumaient chacun leurs lumières. Dans beaucoup de familles on se sert de bougies à la place de l'huile. L'allumage est accompagné par un chant populaire, Maoz Tsour, dont l'air s'est répandu dans de nombreuses communautés, même non ashkenazes. Ce chant rappelle les diverses époques de l'histoire d'Israël et leurs épreuves, depuis l'esclavage d'Egypte, l'exil de Babylone, la fête de Pourim, pour en arriver à Hanouka.

    La tradition du judaïsme rhénan ou ashkenaze, intercalle, les Shabath particuliers, ou lors des fêtes, des Pioutim (compositions poétiques datant pour la plupart du Moyen-Age). Le Shabath de Hanouka, un de ces Pioutim, Shené zeitim ("Les deux oliviers", allusion à un texte de Zacharie) est également très populaire en Alsace grâce à son air dont le refrain est repris en coeur par les fidèles.

     

    Coutumes familiales à Hanouka

    'Hanikégeld (l'argent de 'Hanouka)
    Depuis fort longtemps, on donnait le soir de 'Hanouka, des pièces d'argent aux enfants pour marquer la joie de la fête. De nos jours, on leur offre des cadeaux et certaines familles répartissent ces cadeaux sur tous les soirs de la fête.

    Trenderlé (la toupie de 'Hanouka)
    Ce jeu (une toupie à quatre faces), est réservé pour la fête de Hanouka. Elle porte une lettre hébraïque sur chacune des faces.

    • N (noûn) pour nichts, "rien" - c'est à dire : "ne prends rien" ;
    • G (guimel) pour ganz, "tout" - c'est à dire "prends le tout" ;
    • H () pour halb, "la moitié" - c'est à dire : "prends la moitié" ;
    • Sh (shîn) pour stellen, "placé" - c'est à dire : "ajoute à la cagnotte".

    Les quatre lettres forment aussi les initiales de la phrase "NES GADOL HAYA SHAM", "un grand miracle s'est produit là-bas (en Israël)". En Israël, on a remplacé le shîn par un , "un grand miracle s'est produit PO", "ici".

     

    Klopfess
    Les soirs de 'Hanouka pendant que les enfants font tourner leur toupie, les adultes jouent au Klopfess, un jeu de cartes, auquel participe la famille entière. Ce jeu, auquel s'associent même ceux qui tout au long de l'année ne touchent pas à une carte, est peut-être la survivance d'un passé lointain. Ceux qui passaient leurs soirées et même leurs nuits à l'étude, interrompaient l'étude les soirs de Noël et de la Saint Sylvestre. La nuit de Noël était appelée Nittelnacht (du mot Natalité). Hanouka coïncidait souvent avec la fête de Noël. On craignait ce soir que certains voisins, avinés, à la suite des agapes (ou parfois excités par des sermons antisémites de la messe de Minuit) ne viennent maltraiter leurs concitoyens juifs. Il fallait donc être prêt à se défendre et pour éviter de s'endormir ou de se laisser trop passionner par l'étude, on passait la soirée à jouer. Les dangers d'attaques antisémites ont heureusement disparu ; la coutume du jeu est restée.

    Aliments de Hanouka :

    La fête de Hanouka étant liée à l'huile du Candélabre du Temple, la coutume, dans la plupart des communautés, voulait que l'on mange des aliments frits à l'huile : en particulier des beignets, ou des croquettes de pommes de terre. Cette coutume, très prisée en Israël, est inconnue en Alsace, les beignets étant réservés à Pourim (PurimKichlich).

    Dans nos régions, on mange à Hanouka du Houttzelwecke (ou Béréwecke) qui n'est pas spécifiquement un aliment juif. C'est un gâteau fabriqué avec toutes sortes de fruits séchés, d'amandes et autres graines, raisins secs et surtout de poires séchées, Houtzel.

    Préparatifs de Pessah
    : Les Juifs en Alsace (probablement ailleurs également) gavaient des oies ou les achetaient chez les paysans, la période de Hanouka étant la saison des oies grasses !

    On les faisait abattre chez le Sho'heth puis, dans la cuisine débarrassée de tout 'hametz, on préparait ces oies pour le Pessa'h suivant : on faisait fondre la graisse dans laquelle on conservait les cuisses et la poitrine de l'oie. Le reste, carcasse, ailes et les graillons (les grives) était consommé à Hanouka ! Le foie était parfois réservé pour Pourim, lorsqu'on ne le vendait pas à une famille plus fortunée (dans ce cas, le prix de revient de l'oie était moins élevé). Enfin, pourquoi ne pas le consommer à Hanouka même ?

    Et maintenant bon appétit !

     

    UN FEU DE LA SAINT-JEAN
    EN PLEIN HIVER ALSACIEN
    Extrait de Nos Usages religieux, Souvenirs d'enfance,
    publié par le Grand Rabbin Moïse SCHUHL en 1896, aux Editions Durlacher Paris.
    Présenté par Eliane Roos

    "Il y a un quart de siècle [donc vers 1860] on ne se servait que d'huile pour les lumières de Hanouka. Les maîtresses de maison, trouvant sans doute que les taches produites sur le plancher par l'huile tombant des lampes sont trop difficiles à enlever, ont obtenu que l'on n'emploie plus guère que des cierges minces ou des bougies filées, vulgairement appelées "rats de cave".

    Un divertissement particulièrement cher aux enfants a disparu depuis que l'huile a été remplacée par les bougies. Les mèches étaient renouvellées chaque soir, et celles qui avaient servi la veille étaient recueillies soigneusement par les enfants qui, le lendemain de Hanouka, les réunissaient toutes en un tas et y mettaient le feu. Les méches, encore humectées d'huile, flambaient facilement, et les petits garçons et les fillettes sautaient joyeux, à plusieurs reprises, par-dessus la flamme."


    Illustration : Lampe de Hanouka à deux étages, pour plusieurs personnes, typique de la région du Haut-Rhin - fer blanc fin 19ème siècle. Collection Mireille et R. Max Warschawski, Jérusalem.