• Lybie : des soldats brûlés vifs pour avoir refusé de tirer sur les manifestants

    Lybie : des soldats brûlés vifs pour avoir refusé de tirer sur les manifestants

    Quel pays aura l’initiative de présenter une résolution  au Conseil de sécurité de l’ONU pour condamner ces crimes en Libye ? En attendant, Barack Hussein Obama a choisi de rester confortablement en retrait cette fois-ci. Il n’oublie pas que le libyen , contrairement à Moubarak, est assis sur des puits de pétrole.

    Une vidéo amateur montre cinq corps calcinés retrouvés dans une caserne militaire de Benghazi, une ville frondeuse dans l’est de la Libye. Selon nos Observateurs, ces soldats auraient été sauvagement tués pour avoir refusé de tirer sur la population quand la ville s’est soulevée mercredi dernier. (France 24)

    Entre 300 et 400 est le nombre de personnes qui seraient mortes depuis le 14 février.  L’ONU confirme «des bombardements, des utilisations d’avions pour tirer sur les foules» (le Parisien).

    Hier, lorsqu’il a été annoncé une allocution du dictateur fou à la télévision, le monde entier s’attendait à voir Kadhafi droit dans ses bottes, lire un discours à la manière de Moubarak. Mais  Kadhafi est apparu sur les écrans  beaucoup moins flamboyant que d’habitude, ou lorsqu’il appelait dernièrement les musulmans à s’unir pour combattre  l’Occident (lire).

  • Et si le « printemps arabe » ne se limitait justement pas au monde arabo-musulman ?

    23.02.2011

    Et si le « printemps arabe » ne se limitait justement pas au monde arabo-musulman ?

    Le « printemps » ne sera-t-il qu’arabe ?

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    Et si le « printemps arabe » ne se limitait justement pas au monde arabo-musulman ?

     

    Après l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte, c’est désormais au tour de la Libye, du Yemen et de Bahreïn d’être bousculés par des soulèvements populaires : La vague démocratique se dirige rapidement vers l’Est et détruit des régimes trentenaires, supposés inébranlables car soutenus par les géants de l’Occident. Les départs de Ben Ali et de Moubarak, respectivement au pouvoir depuis 1987 et 1981, ont redonné confiance aux peuples du Maghreb et de la péninsule arabique. Plus à l’Est, un régime observe sans doute avec beaucoup d’attention les évènements qui font l’actualité au Proche-Orient : L’Iran. 

    En juin 2009 plusieurs manifestations violentes dénonçaient des fraudes lors des élections présidentielles qui avaient vu la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Les manifestants, supporters du réformiste Mir Hossein Moussavi, réclamaient le changement. La répression avait réussi à casser l’essentiel de l’élan démocratique iranien, mais depuis lors les rassemblements n’ont pourtant pas cessé. 

    La crainte aujourd’hui pour les leaders chiites est que les succès engrangés par les peuples tunisiens et égyptiens, ainsi que le climat politique général, ne ravivent la dynamique qui, il y a deux ans, avait amenée plusieurs milliers de personnes à descendre dans les rues. La bataille a déjà repris à Téhéran, avec ce trait propre à l’Iran : les opposants ne sont pas les seuls à descendre dans les rues, les partisans d’Ahmadinejad aussi répondent aux appels de leur leader. Les leaders de la révolution chiite ont encore une capacité d’endoctrinement très forte. C’est peut-être là leur meilleure arme face à la contestation populaire.

    Les opposants, quant à eux, tablent sur les désaccords qui ont fait surface au sein même des instances dirigeantes iraniennes. Certains des anciens leaders de la révolution font désormais partie du clan des réformistes et affaiblissent le pouvoir en place. Surtout, c’est la mésentente entre l’ayatollah Khamenei et Mahmoud Ahmadinejad qui leur donne espoir. Le vainqueur des dernières élections présidentielles avait finalement réussi à se maintenir au pouvoir lors de la dernière grande vague de manifestation en juin 2009, malgré l’opposition de la majorité de la population iranienne et des instances religieuses, qui lui sont supérieures. Rien ne dit qu’aujourd’hui il pourra encore sauver sa peau.

  • L’USS Enterprise face à la flottille iranienne à l’entrée du canal de Suez

    L’USS Enterprise face à la flottille iranienne à l’entrée du canal de Suez

    USS-Enterprise

    Les retards répétés et les déclarations contradictoires au sujet des deux navires de guerre iraniens qui souhaitent traverser le Canal de Suez pour la Méditerranée sont le fruit d'un bras de fer entre la flottille iranien et cinq navires de guerre américains déployés ces derniers jours à l'entrée sud de la voie navigable et le long de son parcours.

     

    Dans la nuit de jeudi 17 février, le porte-avions USS Enterprise, escorté par un missile croiseur USS Leyte Gulf et le navire de ravitaillement rapide USNS Arctique, ont fait route vers le sud par le canal. Vendredi matin, ils ont pris position en face du cruiser Kharg et destroyer lance-missile Alvand de la flottille 12 de la marine iranienne, qui attendaient pour entrer dans le canal de Suez à l'entrée sud de la mer Rouge.

    En outre, depuis la première semaine de Février, l'USS Kearsarge, un autre porte-avions, a été vu dans le Grand Lac Amer face Ismaïlia une des routes principales du canal avec un fort contingent de Marines à bord.

    L'USS George Washington transporteur et le USS Carl Vinson ont en outre été déployés dans le golfe d'Aden, ce dernier ayant été déplacé dans le Pacifique.

    Une bataille des nerfs est donc en cours.

    Les navires de guerre iraniens vont devoir faire face à une importante concentration navale américaine dans la mer Rouge et Suez. Les navires iraniens n'étaient pas sûr de ce qui se passerait si ils continuaient leur mission de traverser le canal de Suez vers la Syrie pour la première fois en 30 ans.

    Enfin, l'USS Abraham Lincoln a été discrètement transférés vers Bahreïn, siège de la cinquième flotte américaine, en pleine insurrection anti-gouvernementale, à un point face aux côtes iraniennes du Golfe.

    Ce positionnement de la Marine américaine en des points stratégiques au Moyen-Orient est un avertissement pour Téhéran indiquant que l'administration Obama ne laissera pas les dirigeants de la République islamique faire peser une menace militaire et politique à Bahreïn ou ailleurs.

    En positionnant l'USS Enterprise face à la Flottille 12 de l'Iran à l'entrée de la mer Rouge au canal de Suez le 17 février, Washington a poussé Téhéran à un dilemme difficile, précisé par le porte-parole Département d'Etat américain PJ Crowley un jour plus tôt: «Si les navires passeent par le canal, nous allons évaluer ce qu'ils font, dit-il. "Ce n'est pas vraiment les navires qui nous inquiètent mais plutôt ce que les navires transportent, leur destination, ce qui sera fait de la cargaison à bord, où cette cargaison ira et à qui elle sera livrée et pour quel bénéfice."

    Le porte-parole américain répondait ainsi à la divulgation que le navie Kharg transportait des missiles sol-sol à long portée pour le Hezbollah. Il a évoqué la possibilité d'une inspection de la cargaison des deux navires de guerre iraniens dans le cadre des sanctions de l'ONU à l'égard de l'Iran dès lors où ces navires seraient suspectés de transporter du matériel de guerre.

    Selon des sources de renseignement de DEBKAfile, l'avalanche de déclarations contradictoires du Caire et Téhéran ont été émises afin de brouiller la situation entourant la flottille iranienne. Elle démontre l'incertitude de Téhéran sur la façon de procéder.

    Les navires iraniens sont entrés dans le Canal de Suez dans la nuit de mardi 22 février.

    Source DEBKAfile