• Exercices balistiques en Iran

    Exercices balistiques en Iran
    2009-09-29 06:00:00

    L'Iran a achevé lundi 28 octobre ses exercices balistiques par des tirs de missiles capables d'atteindre Israël, suscitant l'inquiétude des capitales occidentales à trois jours de la reprise à Genève des négociations avec Téhéran sur ses programmes nucléaires.

    Présentés à Téhéran comme une démonstration de force de l'armée iranienne, ces essais, intervenus quelques jours après la révélation de la construction d'un second centre d'enrichissement d'uranium, ont été qualifiés de succès par les Gardiens de la révolution, qui ont affirmé que les manoeuvres avaient atteint "tous leurs objectifs".

    Peu avant les tirs --dont des images ont été retransmises par la chaîne iranienne en langue anglaise Press-TV--, le commandant des forces aériennes des Gardiens, Hossein Salami, a prévenu que Téhéran répondrait à toute menace, notamment contre son programme nucléaire, de manière "directe, ferme et destructrice".
     
    "Les forces armées ont procédé avec succès lundi au tir d'un missile Ghadr-1, version améliorée du Shahab-3 d'une capacité de 1 800 km, et d'un missile Sejil à deux étages utilisant du combustible solide", a annoncé le général Salami, cité par la télévision iranienne Al-Alam.

    Environ 1000 km séparent Israël de l'Iran.

    "Cette capacité n'est pas comparable à celle des années passées", a-t-il assuré.

    Paris a demandé à Téhéran de "cesser immédiatement" ses "activités profondément déstabilisantes", tandis que Berlin a jugé ces tirs "inquiétants", Moscou appelant l'Iran "à la retenue". Washington a considéré ces tirs comme des actes de provocation, notant toutefois qu'ils étaient planifiés depuis un certain temps. Le chef de la diplomatie britannique David Miliband a également vu une "provocation" de Téhéran, tout en affirmant que "la grande question de la semaine" serait l'attitude de l'Iran à Genève jeudi 1er octobre.

  • Les infos d'Israel en images le Jt de Guysen TV

    Photo: IDF © 2009
    La photo du jour
    ISRAEL
    Dans une interview diffusée ce lundi soir sur la 2ème chaîne israélienne, le chef d'état-major adjoint de Tsahal, Dan Harel a affirmé qu'il y aura plus d'opérations militaires à Gaza et elles seront plus intenses que l'opération ''Plomb durci'' de cet hiver. ''Tant qu'ils n'auront pas compris que nous sommes ici, il y aura encore

  • Discours du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à l’ONU, le 24 septembre 2009

    Discours du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à l’ONU, le 24 septembre 2009
    Traduit de l'anglais par Cécile Cailliez pour Guysen International News
    Mardi 29 septembre 2009 à 09:56
    Le discours prononcé le 24 septembre devant l'Assemblée générale de l'ONU par le Premier ministre de l'Etat hébreu a suscité de nombreux commentaires. Considéré comme historique par de nombreux hommes politiques et experts internationaux, critiqué par la chef de l'opposition Tzipi Livni, le discours avait été traduit en direct jeudi soir dernier sur Guysen TV.
    La rédaction de Guysen offre aujourd'hui à ses lecteurs une version traduite en français du discours de Netanyahou.

    Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

    Il y a près de 62 ans, les Nations Unies ont reconnu le droit des Juifs, un peuple antique âgé de 3500 ans, à un Etat qui leur est propre au sein de leur patrie ancestrale.
     
    Je suis aujourd’hui devant vous en tant que Premier ministre d’Israël, l’Etat juif, et je m’adresse à vous au nom de mon pays et de mon peuple.
     
    Les Nations Unies ont été fondées après le carnage de la Seconde guerre mondiale et les horreurs de l’Holocauste. Elles ont été chargées de prévenir la récurrence de ces événements horribles.  
     
    Rien n’a plus porté préjudice à cette mission centrale que l’attaque systématique de la vérité. Hier, le président iranien était à cette même tribune crachant ces derniers propos antisémites. Quelques jours plus tôt, il avait de nouveau affirmé que l’Holocauste est un mensonge.
     
    Le mois dernier, je me suis rendu dans une villa d’un faubourg de Berlin appelé Wannsee. Là, le 20 janvier 1942, après un copieux repas, les hauts responsables nazis se réunirent et décidèrent de la façon d’exterminer le peuple juif. Le procès-verbal détaillé de cette réunion a été conservé par les gouvernements allemands qui suivirent. J’ai là une copie du compte-rendu de ces minutes pendant lesquelles les nazis ont donné des instructions sur comment mener à bien l’extermination des juifs. Est-ce un mensonge ?
     
    Le jour précédent ma venue à Wannsee, on m’a donné à Berlin les plans de construction d’origine du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Ces plans sont signés par l’adjoint d’Hitler, Heinrich Himmler lui-même. Voilà une copie des plans d’Auschwitz-Birkenau où un million de juifs ont été assassinés. Est-ce un mensonge ?
     
    En juin, le président Obama a visité le camp de concentration de Buchenwald. M. Obama a-t-il rendu hommage à un mensonge ?
     
    Et que dire des survivants d’Auschwitz dont les bras portent encore les numéros tatoués par les nazis ? Ces tatouages sont-ils un mensonge ? Un tiers des juifs ont péri pendant l’Holocauste. Presque chaque famille juive a été affectée dont la mienne. Les grands-parents de ma femme, son père, ses deux sœurs et ses trois frères ainsi que toutes les tantes, oncles et cousins ont été assassinés par les nazis. Cela aussi, est-ce un mensonge ?
     
    Hier, l’homme qui appelle l’Holocauste un mensonge a parlé depuis cette tribune. A ceux qui ont refusé de venir ici et à ceux qui ont quitté la salle en signe de protestation, je vous félicite. Vous vous êtes levés pour plus de clarté morale et avez fait honneur à votre pays.
     
    Mais à ceux qui ont écouté celui qui nie l’Holocauste, je dis au nom de mon peuple, le peuple juif, et de tous les peuples honnêtes : n’avez-vous pas honte ? N’avez-vous aucune décence ?
     
    A peine six décennies après l’Holocauste, vous donnez une légitimité à un homme qui nie l’assassinat de six millions de juifs et qui promet d’anéantir l’Etat juif.
     
    Quelle honte ! Quelle dérision envers la Charte des Nations Unies ! Certains d’entre vous pensent peut-être que cet homme et son odieux régime ne menace que les juifs. Vous avez tort.
     
    L’Histoire nous a prouvé que ce qui commençait par des attaques contre les juifs finissait par engloutir beaucoup d’autres peuples.
     
    Ce régime iranien est alimenté par un fondamentalisme extrémiste qui a fait irruption sur la scène mondiale il y a trois décennies, après être resté endormi pendant des siècles. Au cours de ces trente dernières années, ce fanatisme a balayé la planète avec une violence meurtrière et un sang-froid impartial dans le choix de ses victimes.
     
    Il a brutalement abattu musulmans et chrétiens, juifs et hindous, et bien d’autres. Bien qu’ils viennent de différentes ramifications, les adhérents de ce credo impitoyable cherchent à ramener l’humanité au temps du Moyen-âge.
     
    Partout où ils le peuvent, ils imposent une société arriérée et embrigadée, où les femmes, les minorités, les homosexuels, ou quiconque n’est pas reconnu comme un vrai croyant, est brutalement assujetti. La lutte contre ce fanatisme n’oppose pas la foi contre la foi ni la civilisation contre la civilisation.
     
    Elle dresse la civilisation contre la barbarie, le 21e siècle contre le 9e siècle, ceux qui sanctifient la vie contre ceux qui glorifient la mort.
     
    Le primitivisme du 9e siècle devrait être bien trop faible face aux progrès du 21e siècle. L’attrait de la liberté, la puissance de la technologie, la portée de la communication devraient certainement l’emporter. En définitive, le passé ne peut pas l’emporter sur l’avenir. Et le futur offre à toutes les nations de magnifiques lueurs d’espoirs. Le progrès va toujours plus vite.
     
    Il nous a fallu des siècles pour passer de l’imprimerie au téléphone, des décennies pour aller du téléphone à l’ordinateur et seulement quelques années pour aller de l’ordinateur à Internet.
     
    Ce qui semblait impossible il y a quelques années est aujourd’hui dépassé et nous pouvons à peine imaginer les changements à venir. Nous allons déchiffrer le code génétique. Nous allons guérir l’incurable. Nous allons prolonger la vie. Nous allons trouver des alternatives bon marché aux énergies fossiles et nettoyer la planète.
     
    Je suis fier que mon pays, Israël, soit à la pointe de ces avancées, en menant des innovations dans le domaine de la science et de la technologie, de la médecine et de la biologie, de l’agriculture et de l’eau, de l’énergie et de l’environnement. Ces innovations offrent à l’humanité un avenir ensoleillé, plein de promesses.
     
    Cependant si le fanatisme le plus primitif peut acquérir les armes les plus meurtrières, la marche de l’Histoire pourrait être renversée pour un temps. Et, comme la victoire tardive sur les nazis, les forces du pouvoir et du progrès ne l’emporteront seulement après qu’un nombre effarant de victimes et de sang n’ait été imposé à l’Humanité. C’est pourquoi la plus grande menace qui pèse sur le monde aujourd’hui est le mariage entre le fanatisme religieux et les armes de destructions massives.
     
    Le défi le plus urgent pour l’Organisation est d’empêcher les tyrans de Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire. Les Etats membres de Nations Unies peuvent-ils relever ce défi ? La Communauté internationale se confrontera-t-elle à ce despotisme qui terrorise son propre peuple, qui combat bravement pour sa liberté ?
     
    Prendra-t-elle des mesures contre ce dictateur qui a volé une élection en plein jour et abattu des manifestants iraniens morts dans la rue, étouffés par leur propre sang ? La Communauté internationale contrecarrera-t-elle les desseins des sponsors pernicieux et des praticiens du terrorisme ?
     
    Surtout, la Communauté internationale empêchera-t-elle le régime terroriste iranien d’acquérir l’arme nucléaire mettant ainsi en danger la paix du monde entier ?
     
    Le peuple d’Iran brave courageusement ce régime, accompagné partout dans le monde de personnes de bonne volonté, à l’image des milliers de personnes qui ont manifesté en dehors de cette salle. L’Organisation des Nations Unis se dressera t-elle à leurs côtés ?
     
     
    Mesdames et Messieurs,
     
    Le verdict n’a pas encore été rendu concernant les Nations Unies et les signes récents ne sont pas encourageants. Plutôt que de condamner le terrorisme et les leaders iraniens, certains ici ont condamné les victimes. C’est exactement ce que fait un rapport récent de l’ONU sur Gaza assimilant à tort les terroristes avec ceux qu’ils ont visés.
     
    Pendant huit longues années, le Hamas a tiré depuis Gaza des milliers de missiles, des mortiers et des roquettes à proximité des villes israéliennes. Années après années, alors que ces missiles étaient délibérément lancés contre nos populations civiles, pas une seule résolution de l’ONU n’a condamné ces attaques criminelles. Nous n’avons rien entendu, absolument rien, du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, une institution mal nommée, si c’en est vraiment une.
     
    En 2005, espérant faire avancer la paix, Israël s’est retiré de la bande de Gaza. 21 implantations ont été démantelées et 8 000 israéliens ont été déracinés. Nous n’avons pas eu la paix. Au lieu de cela, nous avons eu une base terroriste soutenue par l’Iran, à 80 kilomètres de Tel Aviv. La vie dans les villes et villages israéliens proches de Gaza est devenue un enfer. Vous voyez, les tirs de roquettes non seulement continuent mais ils ont été décuplés. Encore une fois, l’ONU s’est tue.
     
    Finalement, après huit ans d’agressions sans relâche, Israël a été contraint de réagir. Mais comment aurions-nous dû réagir ? Et bien, il n’y a qu’un seul exemple dans l’Histoire où des milliers de missiles ont été lancés contre la population civile d’un pays. C’est arrivé quand des nazis ont visé des villes britanniques lors de la Seconde guerre mondiale. Durant cette guerre, les Alliés ont rasé des villes allemandes, faisant des centaines de milliers de victimes. Israël a choisi de réagir différemment. Face à un ennemi qui commettait un double crime de guerre, en tirant sur des civils et en se cachant derrière des civils, Israël a cherché à mener des frappes chirurgicales contre les lanceurs de roquettes.
     
    Ce n’était pas une tâche facile parce que les terroristes ont tiré des missiles depuis des habitations et des écoles, utilisant les mosquées comme dépôt d’armes et circulant dans des ambulances. Israël, en revanche, a tenté de minimiser les pertes en exhortant les civils palestiniens à quitter les zones ciblées.
     
    Nous avons laissé tomber de nombreux dépliants sur leurs maisons, envoyé des milliers de textos et appelé des milliers de téléphones portables pour demander aux gens de partir. Jamais un pays n’a déployé autant d’énergie pour écarter la population civile du pays ennemi de tout danger.
     
    Pourtant, devant un cas aussi évident démontrant qui est l’agresseur et qui est la victime, qui le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a-t-il décidé de condamner ? Israël. Une démocratie qui se défend légitimement contre la terreur est pendue et écartelée en effigie et soumise à un procès inéquitable.
     
    Avec ces critères faussés, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU aurait traduit Roosevelt et Churchill en procès comme criminels de guerre. Quelle perversion de la vérité. Quelle perversion de la justice.
     
     
    Délégués des Nations Unies,
     
    Accepterez-vous cette farce ?
     
    Car si vous le faites, l’Organisation reviendra à ce qu’elle était lors de ses jours les plus sombres, quand les pires violeurs des droits de l’Homme siégeaient pour juger des démocraties qui respectaient la loi, quand le sionisme était assimilé au racisme, et quand une majorité aveugle affirmait que la terre était plate.
     
    Si l’Organisation ne rejette pas ce rapport, elle enverra un message aux terroristes du monde entier : la terreur paie, si vous lancez vos attaques depuis des zones densément peuplées, vous gagnerez l’immunité. Et en condamnant Israël, cet organe portera un coup mortel à la paix.
     
    Voici pourquoi,
     
    Quand Israël a quitté Gaza, beaucoup espéraient que les attaques de missiles cessent. D’autres pensaient qu’au moins Israël aurait une légitimité internationale dans le cas où il exercerait son droit de légitime défense. Quelle légitimité ? Quelle légitime défense ?
     
    La même Organisation des Nations Unies qui acclamait Israël quand il quittait Gaza et promettait d’appuyer notre droit de légitime défense nous accuse maintenant, mon peuple, mon pays, de crimes de guerres ? Et pourquoi ? Pour avoir agi de manière responsable et en état de légitime défense. Quelle farce !
     
    Israël se défend à juste titre contre la terreur. Ce rapport partial et injuste est un test clair et net contre tous les gouvernements. Serez-vous avec Israël ou serez-vous avec les terroristes ?
     
    Nous devons avoir la réponse à cette question maintenant. Maintenant et pas plus tard. Parce que si Israël doit à nouveau prendre davantage de risques pour la paix, c’est aujourd’hui que nous devons savoir si vous serez avec nous demain. Ce n’est que si nous avons la certitude que nous pourrons nous défendre que nous pourrons prendre davantage de risques pour la paix.
     
     
    Mesdames et Messieurs,
     
    Israël dans sa totalité veut la paix.
    Chaque fois qu’un dirigeant arabe a vraiment voulu faire la paix avec nous, nous l’avons faite. Nous avons fait la paix avec l’Egypte dirigée par Anwar El Sadate. Nous avons fait la paix avec la Jordanie, dirigée par le roi Hussein. Et si les Palestiniens souhaitent vraiment la paix, moi, mon gouvernement et le peuple d’Israël, nous ferons la paix. Mais nous voulons une paix véritable, une paix défendable, une paix permanente. En 1947, cette organisation a voté pour la création de deux Etats pour deux peuples, un Etat juif et un Etat arabe. Les juifs ont accepté cette proposition. Les arabes l’ont rejetée.
     
    Nous demandons aux Palestiniens de faire enfin ce qu’ils ont refusé de faire pendant 62 ans : dire oui à un Etat juif. Tout comme il nous est demandé de reconnaître un Etat-Nation aux Palestiniens, ces derniers doivent reconnaître un Etat-Nation au peuple juif. Le peuple juif n’est pas un peuple de conquérants en Israël. C’est la terre de nos ancêtres.
     
    Sur les murs à l’extérieur de ce bâtiment est inscrite la grande vision biblique de la paix, « on ne lèvera plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à faire la guerre ». Ces mots ont été dits par le prophète juif Isaïe il y a 2800 ans, alors qu’il foulait la terre de mon pays, de ma ville, dans les collines de Judée et les rues de Jérusalem.
     
    Nous ne sommes pas des étrangers sur cette terre. C’est notre patrie. Cependant, si profondément liés que nous soyons à ce territoire, nous reconnaissons que les Palestiniens y vivent aussi et veulent une patrie qui leur soit propre. Nous voulons vivre à côté d’eux, deux peuples libres, vivant en paix, dans la prospérité et la dignité.
     
    Mais nous devons avoir la sécurité. Les Palestiniens auront tous les pouvoirs pour se gouverner eux-mêmes, à l’exception de quelques pouvoirs qui pourraient mettre Israël en danger.
     
    C’est pourquoi un Etat palestinien doit être démilitarisé. Nous ne voulons pas un autre Gaza, une autre base terroriste soutenue par l’Iran contigüe à Jérusalem et perchée sur les collines à quelques kilomètres de Tel Aviv.
     
    Nous voulons la paix.
     
    Je crois que cette paix peut être réalisée. Mais seulement si nous faisons reculer les forces du terrorisme soutenues par l’Iran, qui veulent détruire la paix, éliminer Israël et renverser l’ordre mondial. La question posée à la communauté internationale est de savoir si elle est prête à affronter ces forces ou à s’en accommoder.
     
    Il y a plus de 70 ans, Winston Churchill a déploré ce qu’il appelle "l’incapacité d’apprendre qui caractérise l’Humanité", cette mauvaise habitude qu’ont les sociétés civilisées de dormir jusqu’à ce que le danger soit au dessus d’elles.
     
    Churchill s’est lamenté de ce qu’il appelait "le manque de prévoyance, le refus d’agir quand l’action peut-être simple et efficace, le manque de clarté de pensée, la confusion des avis jusqu’à ce qu’il y ait urgence, jusqu’à ce que l’instinct de conservation fasse résonner son cadre strident".
     
    Je parle ici aujourd’hui dans l’espoir que le constat de Churchill à propos de "l’incapacité d’apprendre qui caractérise l’Humanité" se révèle pour une fois erronée.
     
    Je parle ici aujourd’hui dans l’espoir que nous pouvons apprendre de l’Histoire, que nous pouvons prévenir le danger cette fois-ci.
     
    Dans l'esprit des paroles immémoriales de Josué, prononcées il y a plus de 3 000 ans, "soyons forts et tenons bon", affrontons ce risque, assurons notre avenir et, si Dieu le veut, forgeons une paix durable pour les générations à venir.
  • Israël et les Etats-Unis n'ont pas exclu l'option militaire face au risque d'un Iran nucléaire.

    L’Iran s’entraine au nucléaire
    Par Joanna Maman pour Guysen International News
    Mardi 29 septembre 2009 à 09:08
    Ces deux derniers jours, dans une zone semi-désertique, le pays d’Ahmadinejad s’est essayé aux tirs de missiles de courte portée au cours d’exercices militaires. Ces frappes apparaissent comme une démonstration de force dans un contexte de tension avec l’Occident. En outre, les essais interviennent quelques jours après la révélation de la construction par Téhéran d’un second site secret d’enrichissement en uranium (photo).

    C’est la chaine de télévision iranienne en langue anglaise, Press TV, qui a rapporté l’information. Dimanche matin, trois missiles de courte portée ont été tirés lors d’exercice militaire appelé "Grand Prophète 4". Selon la chaine, il s’agit du missile Tondar ayant une portée de 150 km, du missile Fateh à 200km et Zelzal entre 100 et 400 km. 

    Le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, avait précisé sur Press-TV que des tirs de missiles Shahab 1 et 2 seraient également effectués dimanche soir et lundi dans la journée.
     
    Chose faite. Lundi 28 septembre, l'Iran a effectué des tirs de missiles de longue portée. Les forces armées iraniennes ont procédé avec succès au tir d'un missile Ghadr-1, version améliorée du Shahab-3 d'une capacité de 1800 km, et d'un missile Sejil à deux étages utilisant du combustible solide, a annoncé le général Salami, cité par la télévision iranienne Al-Alam.
     
    Les experts balistiques ont affirmé que ces mêmes missiles pouvaient frapper Israël, qui se trouve à environ 1000 km de l'Iran, et les bases américaines dans la région du Golfe.
     
    Ces exercices montrent la volonté de Téhéran de renforcer ses capacités défensives, dans un contexte où la communauté internationale dénonce tous les excès, les abus et les provocations du Président Ahmadinejad. Son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU la semaine dernière, teinté d'antisémitisme, venait confirmer sa haine d'Israël et des Juifs, mais aussi son mépris du respect des règles imposées par l'AIEA. Quelques heures plus tard, on apprenait en effet l'existence d'un second site dédié à l'enrichissement de l'uranium.
     
    Bien que l’Iran effectue tous les ans des manœuvres militaires, les puissances occidentales s'inquiètent du programme balistique de l'Iran et accusent Téhéran de chercher à se procurer l'arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil.
     
    Paris a demandé à Téhéran de "cesser immédiatement" ses "activités profondément déstabilisantes", tandis que Berlin a jugé ces tirs "inquiétants", Moscou appelant l'Iran "à la retenue". Washington considère ces tirs comme des actes de provocation, notant toutefois qu'ils étaient planifiés depuis un certain temps. Le chef de la diplomatie britannique David Miliband a également vu une "provocation" de Téhéran, tout en affirmant que "la grande question de la semaine" serait l'attitude de l'Iran à Genève jeudi 1er octobre.
     
    Les six pays (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni) qui demandent à l'Iran de conformer son programme nucléaire aux règles sur la non-prolifération auront là les premières négociations avec la République islamique depuis 14 mois.
     
    Le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a dit s'attendre à ce que l'Iran accepte à Genève d'accorder un accès "immédiat et sans restriction" à l'usine d'enrichissement dont l'existence vient d'être révélée près de la ville de Qom. Moscou a invité Téhéran à coopérer "au maximum" avec l'AIEA.
     
    Israël et les Etats-Unis n'ont pas exclu l'option militaire face au risque d'un Iran nucléaire.
  • Souviens toi…29 septembre

    Souviens toi…29 septembre
    Par Claude Bensoussan

    Mémoire...



    1349

    Les accusant d’avoir empoisonné les puits, les habitants de Krems et de Stein menacent les membres de la communauté de Krems, une des plus importantes d’Autriche à l’époque. Les juifs de Krems mettent le feu à leurs maisons et périssent dans les flammes. Quelques-uns seulement parviennent à se réfugier dans le château de la ville.

    1891

    Plusieurs juifs sont massacrés au cours d’un pogrome, la veille de Kippour, à Starodub (gouvernement de Tchernigov, Ukraine).

    1939

    Les Allemands occupent Varsovie où vivent 393 950 juifs, le tiers de la population totale.
    Les juifs ont vécu à Varsovie depuis la fin du XIVe siècle. Leur histoire fut mouvementée, la ville ayant appartenu à la Pologne, à la Prusse, à la Russie et finalement à nouveau à la Pologne.

    Au nombre de 5 000, tus les juifs de Wyszkow (district de Varsovie) sont rassemblés quelques jours après l’occupation allemande et chassés de l’autre côté de la frontière germano-soviétique : on les envoie vers l’est, où ils doivent survivre par leurs propres moyens.

    1941

    Tous les juifs de Kiev (R.S.S. d’Ukraine) et des environs doivent se faire recenser auprès des autorités après que l’armée allemande a occupé la ville le 27 septembre. Ceux qui se sont rassemblés près du cimetière juif, sur l’ordre des nazis, sont conduits dans le ravin de Babi Yar. Là, selon les rapports officiels des SS, 33 771 juifs sont fauchés à la mitrailleuse ce jour-là et le lendemain.

    1942

    Les nazis assassinent 150 juifs du village de Kobylniki, près de Minsk (U.R.S.S.).

    Un transport de 2 000 juifs quitte le camp de concentration de Theresienstadt pour celui de Maly-Trostinets (R.S.S. de Biélorussie).

    A la suite d’une rafle, les 2 000 juifs restant à Amsterdam, dont les responsables du Conseil juif, sont arrêtés par les nazis et internés au camp de regroupement de Westerbork. Le Conseil juif se trouve ainsi dissous.

    1943

    A Kiev (R.S.S. d’Ukraine), 325 juifs et prisonniers de guerre soviétiques doivent déterrer et brûler les cadavres des victimes du massacre de Babi Yar en septembre 1941 afin d’éliminer toute trace des fosses communes où les juifs sont enterrés. Bien qu’enchaînés, ils se révoltent : 311 d’entre eux sont tués le lendemain par les nazis.

    680 juifs éminents, protégés par le Reichskommissar (commissaire du Reich) en personne, doivent quitter le château de Barneveld (province de Gueldre, Pays-Bas) : des SS les conduisent au camp de regroupement de Westerbork.

    1944

    Un transport quitte le camp de concentration de Theresienstadt avec 1 500 juifs déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

  • « Yom Kippour a pris une dimension israélienne »

    Il y a 36 ans éclatait la Guerre de Kippour, surprenant les Israéliens qui ne s’attendaient pas à être attaqués au cours de la journée la plus sacrée du calendrier juif. Pour marquer l’anniversaire de cette journée, une cérémonie officielle a eu lieu, comme chaque année, au cimetière militaire du Mont Herzl, à Jérusalem, en présence de nombreuses personnalités.

    On peut citer, notamment, le président de la

    Knesset Ruby Rivline, la juge Edna Arbel, le vice-ministre de la Défense Matan Vilnaï et les deux grands rabbins d’Israël, le Rav Shlomo Amar et le Rav Yona Metzger. Dans l’assistance, on comptait plus d’une centaine de personnes, dont un certain nombre ont perdu un proche pendant cette guerre, qui ont tenu à faire le déplacement pour assister à cette commémoration.

    Le Grand Rabbin de Tsahal, le Rav Ronsky, a pris la parole le premier. Son bref discours a été suivi du Kadish, lu par le père d’un soldat tombé au combat, et par la prière de « El Maleh Rahamim », chantée solennellement par le Hazan de l’armée.

    Dans son allocution, Ruby Rivline a estimé que le fait d’avoir été attaqué le jour de Kippour donnait une autre dimension à cette fête strictement religieuse.

    Faisant référence aux critiques émises contre l’Etat d’Israël, en raison de la guerre antiterroriste menée par Tsahal dans la bande de Gaza et au rapport Goldstone, publié la semaine dernière, Rivline a déclaré qu’il ne fallait pas permettre au monde d’inciter Israël à mettre en doute son droit à la légitimité. Et de souligner: « De nos jours, les guerres ne se déroulent pas seulement sur le champ de bataille mais également auprès de l’opinion publique mondiale ». Il a encore précisé: « Même quand nous nous efforçons de faire preuve de retenue, ce qui irrite une partie de notre population, certains osent encore nous juger! »  

    Le vice-ministre de la Défense Matan Vilnaï a ensuite pris la parole. Il a rappelé notamment que cette guerre avait fait de nombreuses victimes: en effet, 2 591 soldats ont alors trouvé la mort sur le champ de bataille.