• Du Caucase au Moyen Orient

    Du Caucase au Moyen Orient
    Editorial de la semaine du 30/08/2008

    edité sur www.guysen.com

    Par Guy Senbel pour Guysen International News

    Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’exacerbation des tensions entre l’Occident et la Russie. Depuis la guerre éclair déclenchée contre la Géorgie par la Russie, et la reconnaissance par le Kremlin de l’indépendance des provinces d’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, les condamnations et les risques d’une rupture diplomatique se multiplient.

    Les tensions russo-occidentales ne sont pas sans conséquences sur l’avenir politique du Moyen Orient où la question des pourparlers de paix n’est plus à l’ordre du jour, effacée par les craintes justifiées d’une généralisation du conflit armé dans le Caucase.

    Rappelons d’abord son principal enjeu, et quelques vérités. La guerre déclenchée par la Russie en Géorgie a pour objectif de décourager un certain nombre de pays membres de l’ex Union soviétique tentés de rejoindre l’Otan. D’ailleurs les Ukrainiens, qui souhaitent adhérer à l’organisation atlantiste, ont compris qu’ils constituaient aussi un frein à la volonté d’hégémonie des Russes. Ils ont apporté leur soutien aux Géorgiens, et imposent désormais des restrictions aux mouvements de flotte russe en Mer Noire. Le chef de la diplomatie ukrainienne a averti que les Russes devraient se préparer dès maintenant au retrait des dix mille hommes qui composent sa flotte dans le port ukrainien de Sébastopol. L’Europe craint que Moscou prenne Kiev pour nouvelle cible, et qu’elle parachève son tour de force face à une Europe majoritairement atlantiste, en attaquant l’Ukraine.

    La Russie ne renoncera pas à contrôler le Caucase, et ne se privera pas d’un accès, via le Bosphore, à la Méditerranée. Certes, Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev attisent un nationalisme dangereux et pensent sans doute incarner une certaine « âme russe », mais l’enjeu géopolitique reste le même depuis la guerre expansionniste qu’avait menée le Tsar Nicolas 1er en 1854 : l’accès aux mers chaudes, pour mieux contrôler les frontières de l’Europe de l’Est, et celles du Moyen-Orient.

    De ce point de vue, le rapprochement entre Moscou et Damas, et la récente rencontre entre le Président russe et son homologue iranien, montrent un intérêt relativement soudain de la diplomatie russe pour cette région du monde. Encouragée vivement par l’Union européenne et les Etats-Unis, la question de la paix au Moyen-Orient n’est pas une priorité de la politique étrangère du Kremlin, qui souhaite désormais montrer sa capacité à intervenir, à jouer un rôle.

    Jeudi 28 août, la Russie a annoncé qu’elle userait plus fréquemment des ports syriens pour abriter sa flotte navale, manifestant ainsi l’intérêt d’accroitre sa présence militaire dans les eaux méditerranéennes. Au cours d’une visite de Bachar El Assad à Moscou la semaine dernière pour soutenir la Russie dans son offensive en Géorgie, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov avait annoncé que son pays continuerait de vendre des armes à la Syrie « tant que l’équilibre régional ne serait pas menacé », répondant aux inquiétudes exprimées par Israël. En réaction, les Etats-Unis ont annoncé qu’ils renonçaient à tout contact avec Damas tant que la Syrie ne jouerait pas un rôle positif dans la région…

    Le Président russe Dimitri Medvedev a demandé au Président iranien Ahmadinejad de poursuivre les négociations avec les pays occidentaux sur son programme nucléaire. C’est à l’initiative du Président russe que les deux hommes se sont rencontrés à la Conférence des pays asiatiques au Tadjikistan.
    Dans son discours annuel prononcé devant le corps diplomatique français mercredi 27 septembre, le Président Sarkozy a réitéré sa formule choc, sa mise en garde contre « l’alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », ajoutant que c’est aux côtés de la Russie, avec laquelle il faut « éviter toute confrontation stérile », que les Occidentaux traitent de ce problème.

    Medvedev et Poutine savent que le Moyen Orient représente une région stratégique ; ils souhaitent voir la Russie y exercer désormais une influence concurrente à celle des Occidentaux depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. L’ombre du Caucase plane aussi sur le Proche Orient.

    Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, otage du Hamas depuis 796 jours. Pour marquer le 22ème anniversaire du soldat franco-israélien, des centaines de personnes se sont réunies à Suffa mercredi 27 août, à l’endroit précis où Guilad Shalit avait été enlevé au mois de juin 2006. Parmi les participants, Miki Goldwasser, la mère endeuillée d’Ehoud Goldwasser, a reproché au gouvernement israélien de n’avoir pas tout mis en œuvre pour la libération du jeune caporal ; elle a aussi appelé les mères palestiniennes à rejoindre la lutte pour la libération de Guilad.
  • la Russie « continuerait de vendre des armes à la Syrie

    Russie /Syrie


    Les russes devraient user prochainement plus fréquemment des ports syriens pour abriter leur flotte navale, c'est ce qu'a annoncé un diplomate russe qui a souligné l'intérêt d'accroitre la présence militaire de son pays dans les eaux méditerranéennes.

    Cette annonce intervient au moment où les relations entre l'Occident et la Russie sont particulièrement tendues.

    Le Président syrien Bachar-El Assad a effectué la semaine dernière une visite à Moscou au cours de laquelle il a exprimé le soutien de la Syrie à l'offensive militaire orchestrée par les russes cet été en Géorgie, alors que les critiques de la communauté internationale pleuvent de toutes parts autour du comportement russe dans le Caucase.

    « Nous allons accroitre notre présence en Méditerranée » a déclaré Igor Belyaev, chargé d'affaires russes à des reporters syriens.

    « Les vaisseaux russes visiteront plus souvent les ports syriens ainsi que d'autres ports » a-t-il renchéri.
    Belyaev n'a pas précisé si des accords de défense avaient été signés entre la Syrie et la Russie lors de la dernière réunion qui s'est tenue entre Bachar El-Assad Dimitri Medvedev dans un hôtel sur les bords de la Mer noire jeudi dernier.

    La semaine dernière, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a également annoncé que la Russie « continuerait de vendre des armes à la Syrie tant que l'équilibre régional ne serait pas menacé ».

    Il faisait référence aux inquiétudes exprimées par Israël auprès des autorités russes au sujet de ces ventes d'armes.
    Des diplomates russes ont d'ailleurs affirmé dans la capitale syrienne que la Russie « ne vendrait pas des armes capables de concurrencer la supériorité militaire d'Israël ».

  • Les infos d'Israël en images le Jt de Guysen TV

    La photo du jour Guysen International News : Israël  -  Paul McCartney concert
    La photo du jour
    Israël
    Paul McCartney semble ravi de se produire à Tel-Aviv le 25 septembre prochain. ''On m'a dit beaucoup de choses positives sur Israël, mais aller sur place et voir par soi-même, c'est autre chose. Je suis sûr que ce concert sera exceptionnel'', a-t-il précisé.

  • Il denonce l'atitude de moscou

    B.Kouchner :


    Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué jeudi que les 27 pays de l'Union Européenne - qui se réuniront en session extraordinaire pour aborder la crise géorgienne lundi 1er septembre - envisageaient d'imposer des sanctions à la Russie.

    Ces sanctions interviendraient après que le Kremlin ait reconnu l'indépendance des provinces du Caucase d'Ossétie du sud et d'Abkhazie.

    La France qui assure la Présidence de l'Union Européenne jusqu'à la fin de l'année devrait diriger ces discussions.

    Hier le président français, Nicolas Sarkozy avait qualifié « d'inacceptable » cette décision russe.

    Bernard Kouchner a dit ce matin, lors d'une conférence de presse à Paris que « des sanctions sont envisagées et bien d'autres moyens ».

    C'est la première fois que Paris évoque la possibilité de sanctions contre Moscou dans cette crise.

    « Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que la réunion n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires (de l'UE) en ce moment », a dit le ministre français.

    « Nous essayons d'élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter la situation en Géorgie », a-t-il ajouté.

  • Souviens toi…28 août

    Souviens toi…28 août
    Par Claude Bensoussan

    Mémoire...




    1919

    25 femmes juives sont violées et de nombreux juifs blessés à coups de sabre et de fouet lors d’un pogrome de trois jours, auquel se livrent des troupes ukrainiennes à Jabocritch (Podolie).

    24 juifs sont tués à Vassilivtchin (district de Kiev) lors d’un pogrome auquel se livrent des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, commandées par les atamans Zeleny et Sokol.
    Dans la ville de Guermanovka (district de Kiev), 114 juifs sont massacrés et de nombreuses femmes juives violées lors d’un pogrome déclenché par des unités de l’Armée nationale ukrainienne, commandées par Diakov et Zeleny.

    1942

    Au cours d’une Aktion de deux jours, 2 500 juifs du ghetto de Novy Targ (Neumarkt, Galicie occidentale, Pologne) et de 1 200 juifs arrêtés à Mikuliuce (province de Tarnopol) sont déportés par les SS au camp d’extermination de Belzec, où ils sont assassinés.

    Les SS assassinent 1 600 juifs à Rafalowka (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine).

    600 juifs de Sobkov (district de Kielce, Pologne) sont déportés par les nazis au centre de regroupement de Jedrzejov.

    608 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp d’extermination d’Auschwitz.

    Les SS et la police ukrainienne assassinent 1 800 juifs à Wlodzimierz (R.S.S. d’Ukraine).

    2 800 juifs sont tués par les nazis à Dabrowica (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine) au cours d’exécutions massives. Les juifs résistent et plus de 1 000 fuient dans les bois.

    2 000 juifs du ghetto de Czoertkov (R.S.S. d’Ukraine) sont déportés au camp d’extermination de Belzec. 500 enfants, malades et vieillards sont fusillés sur place.

    La ville de Sarny (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine) est « libérée de ses juifs » quand le ghetto est définitivement liquidé. Le cimetière juif est saccagé, les pierres tombales servant à paver les rues. Un petit groupe de juifs parvient à se réfugier dans les bois, où il lutte contre les groupes nationalistes ukrainiens de Bandera, qui collaborent avec les Allemands contre l’U.R.S.S.
    Après la guerre, 20 de ces partisans juifs reviendront à Sarny.

    1 000 juifs, hommes et femmes, sont déportés du camp de regroupement de Drancy (France) au camp d’extermination d’Auschwitz, où 929 d’entre eux sont aussitôt gazés. 8 hommes seulement survivront lors de la libération du camp par l’armée soviétique, en 1945.

    Des milliers d’internés juifs des camps de Narva, Tallin et Klooga (R.S.S. d’Estonie) sont déportés par mer au camp de concentration du Stutthof près de Danzig (Gdansk). Des centaines d’entre eux meurent en cours de route.

  • Les infos d'Israël en images le Jt de Guysen TV

    La photo du jour Guysen International News : GEORGIE -  g7 medvedev 28 08 08
    La photo du jour
    GEORGIE
    A l'instar de l'Otan, Les pays du G7 ont condamné mercredi soir, dans un communiqué commun publié par le département d'Etat américain, la décision de la Russie de reconnaître l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.