La proposition des organisations terroristes menaçait Israël de tomber dans un piège de miel et comme d’habitude, nous sommes tombés dedans.

Ils sont tombés dans le piège
Tsvi Fogel


L’annonce qui a été suivie de l’arrêt immédiat de toutes les opérations de Tsahal dans la bande de Gaza, est-elle le signe que la page est tournée ou s’agit-il d’une tentative du Hamas de gagner du temps avant la formation d’un gouvernement d’union, histoire d’empocher l’aide financière bloquée, de poursuivre les négociations au sujet de la libération de prisonniers en échange de Guilad Shalit et de renforcer les forces terroristes avec de nouvelles armes.

Parfois, pour comprendre les intentions de l’autre bord, il est bon de chercher ce qui n’a pas été dit. Dans l’annonce des organisations terroristes, qui a été transmise par l’intermédiaire du «Premier ministre» du Hamas Ismaïl Haniyeh, rien n’a été dit ni au sujet de la poursuite des attaques contre Tsahal le long de la barrière, ni à propos des passages d’armes par les tunnels. Ne parlons pas du désarmement des organisations terroristes ou de la reconnaissance de l’existence d’Israël, qui étaient pourtant les conditions fondamentales d’Israël à n’importe quel accord!

La proposition des organisations terroristes menaçait Israël de tomber dans un piège de miel et comme d’habitude, nous sommes tombés dedans. D’un côté, Israël ne peut refuser une proposition qui promet une accalmie aux habitants de la région qui entoure Gaza et ne peut repousser la main que Mishal nous a tendue au Caire. Mais d’un autre côté, Israël ne peut admettre que les passages d’armes continuent et que les attaques contre Tsahal le long de la barrière, deviennent légitimes.

Le Premier ministre, qui est pourtant un grand spécialiste sportif, n’a pas exploité la «balle de smatch» dont il bénéficiait, pour engager un processus à long terme, et s’est retrouvé forcé de répliquer aussitôt, laissant le bénéfice de l’initiative aux mains des organisations terroristes. Le Premier ministre aurait du partager le cesser le feu en deux étapes : la première en fonction de l’arrêt des actions terroristes et des passages d’armes par les tunnels et la deuxième, à condition que les organisations terroristes soient désarmées dans un laps de temps défini.

Parallèlement, le Premier ministre aurait du déclarer que si ces conditions étaient remplies, Israël permettrait les passages d’ouvriers et de marchandises et le financement du développement de la bande de Gaza. De cette manière, avec le bénéfice de l’initiative, Israël aurait démontré au monde entier que c’est nous qui tendons la main à un bon voisinage.

Une fois de plus, l’échelon politique a fait preuve de faiblesse, s'est montré incapable de mener des négociations et d’étudier les perspectives à long terme qui s'offraient à eux.

Malheureusement, nous paierons le prix de notre empressement avant même de nous être habitués à un semblant de calme.

Tsvi Fogel est général de réserve.

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