• Calendrier du mois juif de Nissane ( extrait du site modia.org)

    Documents extraits du site Modia.org
     
    Calendrier du mois juif de Nissane
    par le Rav Yehoshua Rahamim Dufour
    Vivre chaque jour dans le "aujourd'hui juif"
    au rythme de la Torah,
    de la vie des Sages, et des épreuves du peuple
    http://www.modia.org


    Toutes les indications doivent être vérifiées, une erreur dans la transmission est toujours possible.
    Le jour juif commence la veille au début de la nuit ; il se termine au coucher du soleil.
    En tous cas, l'allumage des bougies de chabbate ne doit pas se faire plus tard que 18 minutes avant le coucher du soleil.


    Pour comprendre l'organisation et les notions du calendrier juif, voir ici.
    Voir le tableau de ce qui se passe dans le désert pour les Hébreux pendant ce mois.
     

    SENS DU MOIS DE NISSAN

    Ce mois est très important, avec évidence pour tous, car c'est celui de la libération de l'esclavage d'Egypte, de l'esclavage qui est la dépendance à une culture non juive, et de la sortie vers le Sinaï et vers la terre d'Israël.
    Nos Sages disent, pour exprimer cette importance que chaque jour vaut un mois entier (hodéche chalem) et le 'hassid "Voyant ou 'hozé de Loubline" insistait là-dessus en disant qu'il y a une sainteté en chaque jour (rouéh qodcho bé khol yom) égale à celle du mois tout entier (ma yiyé békol h'odéche). Nous essaierons donc de réussir chaque jour. Et cette page sera là pour nous y aider.
    Le Rav Chémaléqi Niqlasbourg développe encore cette importance en disant que les 10 premiers jours de ce mois correspondant à la lettre youd (même guématria) du Nom Adonout, que les 4 jours pour le Korbane pessa'h (sacrifice) correspondent à la lettre dalet de ce Nom, que les 50 jours jusq'à Chavouote correspondent à la lettre noune et que le jour final de Chvouôte correspond à la lettre alef de ce Nom. Tout cela pour en manifester l'importante en sainteté (qédoucha) qui y est à notre disposition personnelle et à celle de tout Israël. Donc, en ces jours si importants pour Israël, réussissons chaque jour et nous sauverons Israël de tous ses esclavages et divisions et erreurs.
    Tout le mois est considéré "mois de sim'ha, joie," comme le précédent, Adar. Le Ari, zal, le plus grand auteur de la cabale, indique que tout ce mois est sous le signe des lettres et voyelles du Nom de 4 lettres (Chém ha méforach) qui sont les initiales du verset bien connu de tous ne serait-ce que par le chant célèbre "Yismé'hou ha chamayim vétaghel haarets" (psaume 96,11: Ils se réjouissent les cieux et la terre"). Ne vous étonnez pas de la traduction, des futurs ont le sens de présent continu. Et nos Sages remarquent que les lettres sont bien dans l'ordre et sur un verset de telle signification heureuse!
    Pour toutes ces raisons, nos Sages y voient l'un des symboles de la Création du monde.
    C'est un jour du meilleur présage pour tout et je vous souhaite une bonne journée et que tous vos meilleurs voeux se réalisent. Et pour tout Israël. Et pour toute créature dans le monde.

    En ce sens, on remercie pour les beaux arbres qui reprennent vie et on commence à faire la bénédiction des arbres, Birkate ha ilanote.
    On la fait en voyant deux arbres fruitiers en même temps, et en fleurs, naturels et de préférence non greffés et différents. Arbres en fleurs et non en fruits. On ne fait cette bénédiction qu'une fois par an. On peut la faire seul et les hommes aiment aussi la faire en minyane (groupe compté) de dix .
    Le texte de la bénédiction dit:
    Baroukh atta Hachém Eloqéinou mélékh ha olam ché lo 'hissar béôlamo davar, ou vara vo vériote tovotes vé ilanot tovotes l'hanote bahém béni adam.
    Traduction: Béni es-tu Hachem notre D.ieu Roi du monde, qui n'a fait manquer de rien dans Son monde et qui a créé des créatures bonnes et des arbres bons pour que les humains en jouissent.
    On peut ajouter le psaume 126 et le psaume 150.

    Et remerciez et apprenez à apprécier davantage en admirant cette nature créée comme cadeau par les nombreuses belles photos de Modia que je vous offre pour cela. (lien ici).

    Voici ce que je vois près de chez moi à Jérusalem.
    Il est des moments dans la vie où l'on découvre la vérité et la raison
    des êtres, des choses et de tout l'univers:
    rarement, mais alors, apparaît que tout est beauté, couleurs, affection et que tout sera fidélité.


    tout est possible, ensemble, réciproque, assuré.
    Une seule pulsation sans déception.
    Amitié, fraternité, éternité. Confiance assurément.
    Le bleu est bleu, le blanc est pur, les fleurs sont fleurs, tout est chant et chaleur des présences.


    Et même si nous regardons plus loin, c'est la même présence.


    Que l'on s'éloigne l'un de l'autre, rien ne change. Amour-toujours, dit tout.
    Hodou la Chem ki tov, louons Hachém car Il est bon,
    ki lé ôlam 'hasdo, car pour toujours est assurée Sa bonté.




    Mais que seraient les fleurs sans ta présence,
    il en est tant ailleurs qui ne sont pas notre chant.



    Avec toi, dit Israël, mon regard trouve toujours l'axe véridique,
    la chanson de l'Amour créatif
    et le silence d'assurance.
    Toute la beauté du monde te ressemble.

    Israël, "en quoi ton bien-aimé est-il meilleur que tous les autres amants,
    ô toi la plus belle des femmes" pour que tu dises de tels chants (Cantique des Cantiques 5,9).

    Un jour, le monde entier reconnaîtra que le chant d'Israël est vers celui qui porte tous les univers
    et qu'il porte les noms de amour-fidélité-louange-assurance-éternité-fraternité.
    Alors, tout sera beauté et douceur.
    Mais il n'y a qu'un seul coeur de ce chant: Jérusalem et la terre d'Israël.
    Si vous regardez bien, vous le voyez en marchant dans Jérusalem.


    Le 1 nissane (30 mars 2006), le Michkane, sanctuaire dans le désert y à été inauguré (Chémote 40, 17 et Vayiqra Rabba 13), puis le Temple par Ezra (voir dans le livre d'Ezra 6, 15...), puis la reconsécration du Temple (II Chroniques 29, 17).
    Fin de l'ordination de Aharone et de ses fils par Moché (voir le Rachi de Vayiqra 9, 1).
    Les fils d'Aharone, Nadav et Avihou se sont brûlés.
    Hiloula du Prophète Ovadia, dont on peut lire le texte dans le Tanakh (Bible): facile, il n'a qu'un chapitre, de 21 versets, mais lesquels!
    Aller étudier le sens de la fête de Roch 'Hodéche, ici comme le recommande le Chla ha Qadoche (lien ici).
    Certains ne mangent aucune matsa dès maintenant jusqu'à Pessa'h pour lui donner tout son sens alors. C'est seulement un usage (minhag) et non une obligation. Beaucoup aussi pratiquent davantage le miqvé (lien ici pour connaître) pour se purifier jusqu'à la fête.
    Après la prière de moussaf de ce jour, on commence à lire la paracha relatant le sacrifice que les chefs du peuple viennent offrir pour l'inauguration de l'autel lors de la seconde année après la sortie d'Egypte, pensant que cela s'est fait en ces dix jours depuis aujourd'hui. Un chef de tribu par jour, aujourd'hui le chef de la tribu de Yéhouda (que aucun gouvernement ne donne jamais ce territoire nommé "Yéhouda, Juif" à une puissance étrangère!) est Nachchone ben Aminadav.
    Important de lire ce texte et d'y réfléchir personnellement dans le 4e livre de la Torah, Bemidbar ou Les nombres, chapitre 7, vers 1 à 17, et continuer les jours suivants. On dit que c'est le "Néssi ha yom", le Chef de gouvernement du jour. Que ce soit un bon présage qu'on va devoir nous choisir une bon Chef d'Etat en ces jours. A l'époque, pas de problème, chacun des Chefs de tribus était honoré à son tour.
    Une coutume antique (min'hag vatiqine) est de ne pas manger de lentille (âdacha, âdachim au pluriel) pendant le mois de Nissane et non plus de ne pas jeûner hormis circonstance exceptionnelle, bien entendu il y a le jeûne des premiers nés avant Pessa'h.
    Revenez sur cette page les jours suivants, j'essaierai de la développer pour chaque jour.


    2 Nissane (31 mars 2006)
     Moché accomplit le rite de la vache rousse (Rachi sur Guitine 60b).
    Hiloula de l'Admor Chalom Dov Baer de Loubavitch
    Première visite du Premier ministre israélien, Ména'hém Bégin, en Egypte, le 2 avril 1979.

    3 Nissane,

    6 Nissane (4 avril 2006)
    Hiloula de Rabbi 'Hayim Aboulafia.

    7 Nissane (5 avril 2006) 
    En 1190, le 7 nissane, 16 mars, célèbre suicide collectif des Juifs de York en Angleterre pour ne pas se soumettre à la conversion forcée au christianisme.

    Yehoshua reçoit l'ordre de passer le Jourdain après la mort de Moché. Lire le début du livre de Yehoshua. 

    8 Nissane (6 avril 2006)
    En 1772, le 11 avril, première déclaration publique catégorique du Gaone de Vilna contre le 'hassidisme.

    10 Nissane (8 avril 2006)
    En 1391, célèbres massacres en Espagne dans la région de Séville, plus de 50000 Juifs périrent. Ne pas oublier ces massacres répétés que l'on cache derrière le mythe de l'âge d'or espagnol.
    En 1692, Pourim de Carpentras en France.
    Hiloula de Myriam, la soeur de Aharone et de Moché. Et voir surtout ici.
    Yehoshua et les béné Yisrael franchissent le Jourdain.
    Décès du Rav Chalom Messas, ancien Grand Rabbin de Meknes, puis du Maroc puis de Jérusalem, dont nos lecteurs bénéficient par son enseignement dispensé sur le site. Lien ici.


     Anniversaire du décès du Grand Rabbin du Maroc puis de Jérusalem, le Rav Chalom Messas, zal.
    le Rav et, une tradition continuée: ici son fils le Rav David Messas
    Grand Rabbin de Paris, père du Rav Ariel Messas.
    Ce n'est pas pour célébrer le culte de quelqu'un mais c'est pour continuer à découvrir la richesse de ce qu'il a transmis de la Torah, pour nous éveiller dans l'axe des qualités de la Torah qu'il a découvertes et vécues éminemment.
    C'est cela l'action continue d'un grand Sage. C'est en ce sens que la Torah dit: "Notre Père Yaâqov n'est pas mort, lo mét".

    Et reportez vous à nos pages sur l'enseignement du Rav Chalom Messas avec les photos: http://www.modia.org/tora/messas.html

    11 Nissane (9 avril 2006), hiloula du Rambane (voir absolument sa bibliographie), et de Rabbi Yechaya ha lévi, le Chla ha qadoche l'un des principaux commentateurs du site Modia
    Fin de la période pendant laquelle Yehoshua circoncit la génération  (Livre de Yéhoshua 5, 3).
    En 1902, naissance de Ména'hem Mendel Schneerson qui sera le Rabbi de Loubavitch.

    12 Nissane (10 avril 2006)
    Chabbate Métzora, Chabbate Ha gadol, les rabbins préparent Pessa'h par une grande exhortation dans les synagogues. Y aller.
    Maladie du Roi 'Hizkiyahou (II Rois 20, 1).
    Alya des Juifs de Babylone avec Ezra en 457 avant l'ère commune (Ezra 8, 31).
    En 1839, massacres et conversions forcées de Juifs à l'Islam en Perse.

    13 Nissane (11 avril 2006)
    Le soir, recherche du 'haméts (bédiqate 'haméts). C'est le soir avant le séder.
    Décrêt d'Amane (Esther 3, 12).
    Hiloula de Ribbi Yoseph Caro ou Qaro. Rabbénou Yossef ben Éphraïm Qaro (1488-1575), séfarade, vécut en Turquie où il commença à écrire son Béit Yossef, sur lequel il travailla plus de vingt ans. Ce livre de halakha (prescriptions pratiques tirées de la Torah) est la base d'un condensé qu'il rédigea et nommé le Choul'hane Âroukh (imprimé en 1571). Il vécut ensuite en Bulgarie actuelle, en Égypte et en Éréts Yisrael à Tsfate (Saféd). Ses élèves et ses collègues comptent parmi les plus grands noms de l'histoire juive en halakha et en qabbala. Son Béit dine, le tribunal rabbinique, rayonnait sur tout le pays et on le consultait de l'étranger.

    Choul'hane Âroukh Nom d'un livre de R. Yosséf Qaro.
    Le Choul'hane Âroukh est, avec le Tour et le Sémag, un livre de base dans l'étude des halakhotes. Il reprend le plan du Tour.
    Il a été écrit par Ribbi Yosséf Caro (1488-1575) à Saféd. Le style clair et simple s'aligne sur celui de Maïmonide.
    Il y a 4 livres dans le Choul'hane Âroukh
    1. Ora'h 'Hayim, qui traite des prières quotidiennes, du Chabbate et des fêtes de toute l'année ;
    2. Yoré Déâ, qui traite de la cachroute, des lois de nidda (pureté familiale) et tévila (usage du bain rituel), des voeux, de la tsédaqa ou bienfaisance, des conversions et du deuil, de ce qui est permis et interdit (Hilkhote issour vé éter) ;
    3. Évén Haêzér, qui traite du mariage et du divorce ;
    4. 'Hochén Michpate, qui traite du droit civil.

    Ora'h 'Hayim a 697 simanim ou chapitres, c'est le plus long de ces 4 livres.
    Yoré Déâ a 403 simanim.
    Évén Haêzér a 178 simanim, le plus court des 4 livres.
    'Hochén Michpate a 427 simanim.

    Les chapitres comportent un nombre très différent de paragraphes ou séifim (de 2 dans le chapitre bassar à 1056 dans le chapitre chabbate.

    Les deux principaux commentateurs de la page du Choul'hane Âroukh sont, par livres :
    1. Pour le Ora'h 'Hayim :
    - le Maguén David, de Rabbi David ben Chmouel Hallévi (1586-1667) qui était déjà reconnu comme un brillant talmudiste dès son enfance ;
    - le Maguén Avraham, de Rabbi Avraham Abeli Gombiner (1637-1683) qui mérita de voir de nombreux commentaires écrits sur le sien.
    Citons aussi Michna Béroura.

    2. Pour le Yoré Déâ :
    - le Touréï Zahav (Taz), de Rabbi David ben Chmouel Hallévi (1586-1667) ;
    - le Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohén (1622-1663), élève brillant du Séma et du Maharam, nommé le Chakh, qui souffrit des pogromes des cosaques de Chmielnicki.

    3. Pour le Évén Haêzér :
    - le Béit Chmouel, de Rabbi Chmouel Phoébous (fin du 17e siècle) ;
    - le 'Hélkate Mé'hoqéq, de Rabbi Moshé Lima (1605-1658) qui ne couvre pas l'ensemble du Évén Haêzér.

    4. Pour le 'Hochén Michpate :
    - le Séfér Méirate Êynayim (Séma), de Rabbi Yehoshua Falk (1550-1614), élève du Rama et du Maharchal, qui a fait un commentaire sur l'ensemble du Choul'hane Âroukh ;
    - le Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohén (1622-1663). 
    Nous trouvons aussi dans la colonne extérieure le Béer Haggola, du Rav Moshé Rivkés (dcd vers 1672). De Vilna, il se réfugia temporairement à Amsterdam pendant les pogromes de Chmielnicki et y publia son livre, qui est une somme des références, talmudiques ou plus récentes, pour chaque halakha du Choul'hane Âroukh. Il fait donc le lien entre l'étude du talmud et le Choul'hane Âroukh.

    Le Choul'hane Âroukh est le livre de base de la halakha. Mais n'oublions pas que le Choul'hane Âroukh est un résumé du commentaire de Marane sur le Tour, commentaire dont le nom est le Béit Yossef. En cas de difficulté sur la compréhension ou en cas d'étonnement sur une halakha, il faut se reporter au Béit Yossef, qui donne la formulation la plus précise.
    Au second niveau, il sera utile d'étudier le Tour.

    13 Nissane (11 avril 2006)
    Hiloula de Moché Alchéikh haqqaddoche. 
    C'est aussi la hiloula de l'Admor important du courant 'Habad, le Tséma'h Tsédéq (1789-1866).

    14 Nissane (12 avril 2006)Veille de Pessa'h (êrév Pessa'h).
     Le matin, fin du temps où l'on mange du 'haméts puis annulation de tout 'haméts (biour 'haméts). Demander au rabbin local les précisions horaires.
    Jeûne des premiers-nés (taânite). Lire Massékhète Soférim 21.
    Selon certains, Hiloula de Avraham avinou.
    Le soir, Séder de Pessa'h.

    15 Nissane (13 avril 2006) 1e jour de Pessa'h. Au soir, après la prière de ârvite, on commence à dire la bénédiction de la rosée (morid hattal).
    On commence alors à compter le Ômér après Ârvite.
    Naissance de Yits'haq avinou.
    Beaucoup d'événements importants se passèrent ce jour : Sarah dans la maison de Pharaon (Béréchite 12, 15); l'alliance avec Avraham (Béréchite 15, 18), l'annonce d'un fils à Sarah (Béréchite 18, 10), la demande du plat de lentilles par Esav à son frère Yits'haq (Béréchite 27, 4), l'épisode du buisson ardent pour Moché (Chémote 3, 2), le rejet de Vashti et la montée d'Esther.
    En 73, le célèbre suicide collectif à Massada.
    En 1720 , le 23 avril, naissance du Gaone de Vilna.

    16 Nissane (14 avril 2006) 2e jour de Pessa'h hors d'Israël
    En Israël, 1e jour de 'Hol ha moêd Pessa'h et 1e jour du Ômér. Le soir 2e jour.
    Hors Israël, 2e jour de Pessa'h et 1e jour du Ômér. Le soir 2e jour.
    Naissance et hiloula de Lévi, fils de Yaâqov et de Léa.
    Première offrande du Ômer sur la terre d'Israël de temps de Yehoshua (Livre de Yehoshua  5, 11).
    Pendaison de Hamane (Esther 7, 10).

    17 Nissane (15 avril 2006)  dit de  'Hol hamoêd.
    En Israël, 2e jour de 'Hol ha moêd Pessa'h et 2e jour du Ômér. Le soir 3e jour.
    Hors Israël, 3e jour de la fête;  2e jour du Ômér
    Beaucoup lisent Chir haChirim après Cha'harite.
    Hiloula de Ribbi Méïr Abou'hatséra de Achdod, Baba Méïr  (1983).

    18 Nissane (16 avril 2006)
    En Israël, 3e jour de 'Hol ha moêd Pessa'h et 3e jour du Ômér. Le soir 4e.
    Le Pharaon apprend la nouvelle de la fuite des Hébreux (voyez Rachi sur Chémote 14, 5).
    La salle de Yits'haq avinou est ouverte exceptionnellement aujourd'hui à Hévrone, alors qu'elle est toute l'année à la seule disposition des Arabes depuis les accords avec l'OLP. A cette occasion, montée de masse des Juifs à 'Hévrone pour visiter les 3 salles des patriarches et matriarches (lien ici pour voir toutes les photos de 'Hévrone).


    19 Nissane (17 avril 2006)
    En Israël, 4e jour de 'Hol ha moêd Pessa'h et 4e jour du Ômér. Le soir 5e.
    Hiloula de Rabbi Aharone de Karline.
    Naissance du pire ennemi des Juifs, Hitler en Autriche le 20 Avril 1889.

    20 Nissane, (18 avril 2006) hiloula de Rav Haï Gaone, de Poumbédita
    En Israël, 5e jour de 'Hol ha moêd Pessa'h et 5e jour du Ômér. Le soir 6e.
    Hiloula de Ribbi 'Haï Gaone, le dernier de la chaine de transmission, sorti de Pumbedita en Babylonie..

    21 Nissane, 19 avril. Chabbate de 'Hol ha-moêd Pessa'h. Cantique de la Mer Rouge et de Myriam.
    7e jour de Pessa'h en Israël, fin de la fête, 6e du Ômér, le soir 7e.
    Yaâqov fuit de la maison de Labane (Béréchite 31, 17).
    Traversée de la Mer Rouge, chants (Chémote 14, 22 et Sotah 12b) et près la sortie de la Mer Rouge, les béné Yisrael ne trouvèrent pas d'eau potable.

    22 Nissane, 20 avril, clôture de Pessa'h en Israël (Isrou 'Hag), 7e du Ômér. Le soir 8e. 
    Hors d'Israël, dernier jour de la fête de Pessa'h, 7e du Ômér. Le soir 8e.
    Circoncision de Yit'haq avinou Roche ha chana 10b).
    Premier jour de l'encerclement de Jéricho par Yehoshua (la plupart de nos dates viennent du livre Séder Ôlam).
    Fête de la MIMOUNA chez les Juifs originaires du Maroc. Leur grand rassemblement à Jérusalem.
    Hiloula de l'auteur du Michné ha Mélékh. (1727).

    24 Nissane, 20 avril. Chabbate A'haré mote. On y annonce le prochain mois et on le bénit.
    Les Hébreux campent à Mara (Chémote 15, 23 et Chabbate 87b).
    En France, en 1615, interdiction aux Chrétiens d'être en relation avec des Juifs sous peine de mort, sous Louis XIII.

    26 Nissane, 24 avril, 
    Hiloula de Yehoshua bin Noune, le disciple de Moché. C'est lui qui fit entrer le peuple sur la terre d'Israël, détruit Jéricho et, pendant toute sa vie, tout le peuple accomplit toute la Torah. Lire cela à la fin du livre de Yehoshua. 
    Jour de montée à sa tombe qui se trouve dans les monts de Chomrone au village 'Hérés. 
    Ci-dessous la mosaïque antique de la synagogue de Jéricho en territoire historique et fondateur d'Israël abandonné aux Palestiniens ; l'humour sinistre est qu'il est écrit sur cette mosaïque : chalom âl Israël !

    27 Nissane, 25 avril, 12e jour du Ômér.
    En Israël, Jour du souvenir de la Choa et de la Gévoura (bravoure), décrété par la Knesset en 1951.

    28 Nissane, 26 avril, 13e jour du Ômér
    Chute de Jéricho

    29 Nissane, 27 avril, 14e jour du Ômér

    30 Nissane, 28 avril 2006, 15e jour du Ômér
    1e jour de Roche 'Hodéche Iyar.
    Hiloula de Ribbi 'Hayim Vital, qui a écrit les textes du Ari.
    Hiloula en 1546 de Rabbénou Mahari Yaâcov bé rav qui a rétabli l'ordination rabbinique interrompue (sémi'ha) à l'époque de R. Yossef Caro. Elève de Ribbi Yits'haq Qanepanetone, le principal auteur sur lequel s'appuie notre livre d'initiation au Talmud, repris partiellement dans les pages du site intitulées le Lev Gompers.

  • Fabriquez vos matsotes pour Pessa'h ( fete juive)

    extrait du site modia.org

     

    Fabriquez vos matsotes pour Pessa'h
    par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour



    © Les textes de Modia sont mis gratuitement à votre disposition par l'auteur, selon la mitsva obligatoire pour tout Juif qui est d'étudier et d'enseigner simultanément.  Vous pouvez donc imprimer et dupliquer ces textes pour l'étude personnelle et de groupe, ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon la Torah, en ne supprimant pas le nom de l'auteur ni  l'adresse du site. Les sites ne peuvent  faire qu'un lien vers ces textes sans les capter. Chacun pourra ainsi accomplir la mitsva : véchinnantam lé vanéikha (et tu l'enseigneras à tes enfants) et l'autre mitsva : védibbarta bam (et tu leur parleras dans les mots de la Torah. Dévarim 6, 7).
    Voyez les règles du Copyright
    Ne pas oublier que, sur votre version imprimée ou polycopiée, vous perdez tous les liens qui renvoient aux autres textes de Modia. Or, ils sont indispensables dans l'étude.
    Dufour
     
      Tous mes remerciements à l'équipe de Linate 'Hessed pour avoir permis la réalisation de ce film, sur des images et un scénario que j'ai montés, beezrate HAchem.

    Retour à la page de Pessa'h, et au commentaires sur la haggada.

    C'est une mitsva que de manger des matsotes la nuit du Séder (ensuite, pendant la fête, il suffit de ne pas manger de 'hamets).
    C'est un embellissement de la mitsva que de réaliser à la main ses propres matsotes et de ne pas se contenter de les acheter d'une entreprise qui les fait à la machine, où le risque de fermentation est d'ailleurs beaucoup plus grand. La difficulté de la réalisation tient au fait que la pâte ne doit pas lever. Il faut terminer la manipulation en moins de 18 minutes. Une seule personne ne peut pas réaliser toutes les opérations nécessaires pour y parvenir. Par contre, la méthode traditionnelle utilise la combinaison parfaite d'une large équipe dont chaque membre ne fera qu'un petit geste avec précision, passera en une seconde la pâte au suivant et ainsi de suite. Il faut donc une coordination et une entente parfaites, et cela est déjà enlever son 'hamets. Nous allons assister à cette réalisation.
    Mais le plus important est qu'il faut avoir l'intention de préparer la mitsva de Pessa'h pendant toute cette tâche. Il faut donc que ce soit fait par des gens qui étudient. On appelle cette matsa, la matsa mitsva. Et elle sera faite avec de la farine qui n'aura en aucun cas fermenté et sera appelée pour cela matsa chémoura.
    La matsa du Séder doit être faite uniquement avec de l'eau et non pas avec d'autres liquides qui donneraient une matsa achira (riche). On peut manger cette autre matsa pendant tous les autres jours de la fête. Elle présente un risque lors de la fabrication car elle fermente beaucoup plus facilement.

    La veille au soir, on va chercher l'eau à une source pure, sans 'hamets.


    Notre équipe la place dans des récipients bien propres.


    Nombreux sont ceux qui veulent ainsi accomplir la mitsva.


    On prépare les ustensiles nettoyés à fond pour éliminer toute trace de 'hamets.


    Les tables sur lesquelles on va travailler sont en matière permettant un absence totale de 'hamets
    et l'examen est minutieux.





    Les enfants aident en allant chercher les bûches et ils apprenent ainsi dès le jeune âge.



    On prépare le four


    Suite page 2

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  • pour rappeler ce que les adversaires d'Israël nous réservent comme sort

     Ici, des documents visuels indispensables.
    pour nous rappeler ce que les adversaires d'Israël nous réservent comme sort

  • 2006 02 21 - Interview Wafa Sultan cette femme arabe remettant les pendules à l'heure

    2. le courage unique de Wafa Sultan, cette femme arabe remettant les pendules à l'heure et ouvrant un débat dans son peuple:lien ici avec traduction en français et lien ici avec traduction en anglais .

  • NOUVELLES au 29 mars, 29 Adar. Le lendemain des Elections en Israël. Résultats et analyses. ( extrait de modia.org)

    Extrait sur le side modia.org

     

    NOUVELLES au 29 mars, 29 Adar. Le lendemain des Elections en Israël. Résultats et analyses.
    Les résultats
    1. Kadima:
    28 Le parti d'Olmert est issu de la scission du Likoud par Sharon. Il avait commencé avec 44 sièges prévus dans les sondages et s'est effondré rapidement jusqu'à ces 28.
    Certes, les pays étrangers (USA et France par exemple) et certains responsables juifs de ces pays qui s'alignent avant tout sur la politique étrangère de leurs gouvernement, se réjouiront de ce que Olmert sera le Chef du gouvernement et qu'il tentera de réaliser son programme qu'il vient de réaffirmer: nous définirons les frontières d'Israël sans l'accord des Palestiniens, nous expulserons les Juifs d'une grande partie des territoires que nous donnerons aux Palestiniens.
    Ceux qui s'intéressent au pays, au peuple, et non aux sièges ministériels, constatent que ce parti est l'un des plus faibles de 'lhistoire pour gouverner (28 sièges seulement sur 120) et qu'il a en face de lui 37% du peuple qui refuse tous ces politiciens prêts à tout même la liquidation de l'histoire juive par des moyens de corruption pour avoir les postes. C'est cela le drame qui ressort de ces élections. Un état et un Etat le plus faible depuis la constitution d'Israël.

    2. Avoda. Certes, Olmert sera le Chef du gouvernement mais il n'a que quelques sièges de plus que le second parti, Avoda 20 sièges. Ils sont d'accord pour l'abandon des territoires (seul et unique véritable programme de Olmert) mais avec Avoda arrive au pouvoir un parti qui dit lutter pour l'amélioration des conditions de vie des couches pauvres. Cela est partagé par d'autres qui s'associeront probablement au gouvernement : Chas 13, Israel Béiténou parti de Liberman un leader difficile à dominer et qui a des ambitions nationales, Guil le parti des retraités, Judaisme de la Torah le parti des orthodoxes askénazes 6.
    Olmert sera contraint de leur remettre les affaires sociales, les finances et de payer indéfiniment pour faire passer son programme de gauche lachant les territoires. Jusqu'à quand le pays pourra-t'il tenir dans ces conditions? C'est cela le problème qui va éclater rapidement au visage. Chacun de ces partis fera payer pour ses intérêts particuliers et pour son image financière auprès de l'électorat. La gestion par Olmert (un parti qui n'a pas d'idéologie ni de structure organisée) ne sera pas facile et le charisme de Sharon n'est passé que partiellement en héritage (de 44 à 28).

    3. Le Likoud avec 12 sièges est dans sa désintégration après la division qu'en a fait Sharon, après ses luttes de petits chefs qui ont tout utilisé pour tenter de prendre le parti en mains en état avec Sharon et contre comme Chalom et Livnat et Navé; donc sans fiabilité idéologique aucune alors que cette fiabilité était la ligne de force historique du Likoud. Ils n'en ont plus que le nom. Et le peuple les a lachés.

    4. Le Mafdal-Unité nationale.
    11. Une déconfiture amère dans cet union des deux partis dont ils espéraient faire surgir une force politique importante. Comme au Likoud, les leaders du Mafdal ont découragé leur public idéologique. Ils ont joué aussi contre Sharon mais en restant longtemps au gouvernement, en ayant même initialement passé des accords avec Chinouï pour assurer la constitution du gouvernement Rabin afin d'avoir les sièges ministériels. Puis, après avoir mobilisé leur masse du sionisme religieux pour Gouch Katif, une poignée de leurs rabbins leaders spirituels et de leur dirigeants ont lâché leur public, l'ont renvoyé à la maison pour se plier devant l'ordre de l'armée et de la police le faisant passer avant leur idéologie du sionisme toraïque. Le résultat est là: ils ont perdu leur public et leur jeunesse: le public est passé en grande partie à Liberman (Israël Beiténou), aux abstentionnistes, aux retraités pour les aider, et surtout ils espéraient que les jeunes soldats auraient gardé leur confiance; grande déception ils ont perdu ces jeunes trompés moralement.
    C'est un drame pour le sionisme religieux. Les deux grands leaders le Rav Chapira et le Rav Eliahou sont sortis intacts dans leur ligne traditionnelle mais les politiciens et les rabbins de l'étage inférieur ont tenter de saboter leur leadership. Il reste un sionisme religieux désorganisé sur le plan politique et démobilisé, et des crises financières graves en perspectives pour leur réseau éducatif. C'est un virage historique. Y aura t'il des examens de conscience? C'est peu probable avec les leaders actuels. Le public sioniste religieux est en grande crise de leadership éducatif et spirituel et politique. Restent des jeunes abandonnés, trompés, qui ont et auront de grandes crises personnelles.

    5. Le parti des pensionnaires (Guil, qui veut dire âge). Il a été la surprise de ces élections. C'est une tradition israélienne que l'émergence d'un parti qui exprime le ras-le-bol et qui disparait ensuite dans les oubliettes. Ce parti exprime la révolte des couches sociales et non pas seulement des retraités, mais il a été surpris de voir de nombreux jeunes désespérés des politiciens ne trouver que cette possibilité pour quitter le parti décevant du sionisme religieux et le Likoud également pour manifester leur idéal (en plus de ceux qui sont allés à 40% renforcer Liberman de Israel beiténou). Le Président de l'Etat vient de donner sa lecture sur ce phénomène comme un manque de confiance total de ceux qui sont en difficulté envers les partis politiques pour s'occuper de leurs problèmes. Effectivement, disent de nombreuses personnes interviewés sur leur abstention, ou même sur leur vote, le problème n'est pas qu'on ait à choisir entre tel ou tel programme politique dont l'un serait meilleur que l'autre, le problème est que le public n'a plus aucune confiance dans ces personnages qui s'engagent sur programme et font autre chose, et mentent de façon compulsive, et roulent et corrompent et agissent pour argent. Hélas, nombre de défauts que les pires antisémites nous attribuent faussement. Cela est un drame quand le public contate que l'Etat et la démocratie sont dans les mains de tels personnages et ne voit pas d'issue. A tort ou à raison, totalement ou partiellement. Cela est dramatique.

    6. Méretz a 4 sièges. Ce parti qui a la haine religieuse comme tout programme, plus la collaboration avec la politique palestinienne tout en se présentant comme la soi-disant élite intellectuelle a été mis carrément à la porte par les Israéliens. Car trop c'est trop. Ils ont perdu les deux tiers de leur forces.

    Il y a donc de nombreux signes de salubrité publique de la part du peuple dans toutes ces réactions envers les partis. La constitution du gouvernement ne devra pas faire perdre de vue l'essentiel: cette signification au niveau du peuple qui n'est pas représenté dans sa nature, dans ses espérances, dans son histoire, dans sa justice sociale. Le terme de "corruption" est revenu comme un leit-motif dans la vie israélienne depuis des mois, c'est cela qu'il veut exprimer et non pas seulement le côté financier.
    Et cela face à des ennemis auquel le masochisme juif remet les territoires transformés en bases d'attaque militaire violente. Il y a actuellement 80 renseignement précis de préparation d'attentats détectés par les services officiels de renseignements, plus le passage aux tirs de missiles et non plus de roquettes, plus la confirmation par le Hamas qu'ils sont prêts à avancer dans une nouvelle étape leur assurant finances internationale (déclarations tactiques de souplesse et de pourparlers avec Israël) pour des frontières provisoires, tout en ne renonçant pas à la stratégie à long terme ni à la lutte armée et à l'objectif de la libération totale des territoires; le changement de ton n'étant qu'une tactique internationale, tout cela étant clairement défini par le Hamas publiquement. Mais le gouvernement et les politiciens se ferment les yeux aussi bien sur cette réalité que sur la signification du ras-le bol populaire pour ne voir que l'acquisition des rênes politiques et surtout financières.
    Le milieu religieux orthodoxe classique s'est manifesté face au public juif global traditionnaliste et non religieux avec des attitudes différentes. Le parti achkénaze a lancé une propagande très fraternelle envers les milieux laïcs, fait nouveau et positif. Il a eu à affronter les attaques des antisionistes virulents de Naturé Karta. Il y a eu aussi le phénomène habituel de tentative de séduire les voix des électeurs religieux par les promesses magiques et les malédictions contre les autres couches de populations puis le retrait public et honorable de ces manoeuvres au grand soulagement de tous.

    C'est la situation qui ressort des analyses depuis la publication des sondages finaux et des résultats actuels. Je vous les ai transmis.

    Les partis arabes ont 10 sièges sur 120. Ils serviront aussi d'appoint formidable à la Knesset pour Olmert et sont totalement identifiés à la politique anti-israélienne des Palestiniens et totalement anti-Israël. Seulement 50% des électeurs arabes se sont déplacés.

    Voici u ne carte utile des territoires pour comprendre où se situe le plan Olmert (lien ici)mais ce que ne traduit pas en vérité cette carte (correctif à apporter et important) c'est que les zones mises en beau vert comme palestiniennes sont des zones vides en majorité hors des agglomérations palestiniennes. Sans cela, on falsifie avec aisance l'analyse. Ne pas oublier de cliquer pour voir la légende permettant de lire la carte.

  • Tout sur la Fête de Pessa'h ( fete juive extrait du site modia.org)

    Tout sur la Fête de Pessa'h
    par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
    Vérifier toutes les dates auprès de votre communauté, demandez lui un calendrier local.

    Lire d'abord :
    Chémote (Exode) ch. 13 et Bamidbar (Les Nombres) 15, 41.



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    Voyez les règles du Copyright
    Ne pas oublier que, sur votre version imprimée ou polycopiée, vous perdez tous les liens qui renvoient aux autres textes de Modia. Or, ils sont indispensables dans l'étude.
    Dufour
     
      Ouvrez tous ces liens pour bien préparer Pessa'h:
    1.
    Sens du mois de Nissane, mois de la guéoula
    Sens de la fête et ses rites
    La fabrication des matsotes à la main (40 photos)
    Lettre d'appel pour vivre un vrai Pessa'h
    Lettre d'appel à la tsedaqa pour Pessa'h

    2. Les commentaires sur la haggada lue ce soir-là

    Le commentaire des Principes des Pères.

    Beaucoup dont les Sépharades, lisent le Cantique des Cantiques à Pessa'h.

    3. Les familles pauvres qui ont besoin de votre tsedaqa pour passer un bon séder.4. Les chants de la Haggada, dans les différents dialectes et langues juifs, en transcription et musique
    5. L'an prochain à Jérusalem. Aujourd'hui Jérusalem.
    Les photos de Jérusalem
    La alyah à Jérusalem
    6. Les tableaux historiques qui situent cet événement
    7. Tout notre peuple présent avec nous pendant  ce séder8. Penser dans notre coeur à nos familles meurtries, pendant ce séder.
    9. Le guér sera présent au séder10. Envoyer des cartes animées et musicales à vos amis pour  Pessa'h : Aol, 123Greetings, Blumountain
    11.Sur ce lien, vous trouverez ce qui s'est passé, dans l'histoire biblique ou juive, à chaque jour de ce mois de nissane (vie de nos Sages, persécutions, etc). Et les caractéristiques de chaque jour.12. La semaine après le premier jour est appelée 'Hol ha moed. Qu'est-ce que cela signifie?

    13. Sens du Ômer que l'on dit dès la fin 
    du premier jour de Pessa'h, 
    donc le 8 avril après le coucher du soleil
    Comment compter le Ômér chaque soir et quel développement personnel y réaliser en chaque jour (cette page sera mise à jour) .

    Cette année 2006, voici le calendrier :
    Chabbate ha gadol, 10 nissane, 8 avril 2006.
    Le 15 Nissane, le 22 avril au soir Erev 'hag Pessa'h et Séder: Le 23 avril au soir et le 24. On commence à dire la prière pour la rosée (oumorid hattal).

    Préparations:
    Le 14 nissane, 12 avril, jeûne des premiers né, et le soir on fait la recherche du 'Hamets.


    Après le début de la fête:
    Le 12 avril au soir, fête et repas, séder de Pessa'h et au soir du 13 avril (début du 16 Nissane): on commence à compter le Ômér (voir ce lien important) La fête dure deux jours identiques dans la diaspora.
    Le 19 avril (21 Nissane) en Israël est le 7e jour de la fête. Le 20 avril (22 Nissane) est la fin ou Isrou 'hag ; mais ce 20 avril est le dernier jour de la fête hors d'Israël (yom tov chéni chél galouyotes).

    Un appel pour Pessa'h et un disque pour préparer. Et des cadeaux pour fêter Pessa'h.



    Plan
    (images sur la page : la Haggada)

    Précision de vocabulaire
    Quand on parle de Péssa'h, cela désigne le sacrifice de l'agneau dans le Temple. On a donc l'habitude de dire "la fête de Pessa'h" ou "la fête" mais non pas "bon Péssa'h" puisque le sacrifice n'a plus lieu au Temple.

    Le sens
    C'EST LE TEMPS DE NOTRE LIBÉRATION, zémane 'hérouténou.
    Nous sommes libérés par Hachém, car nous n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation à la splendide culture égyptienne qui tenait notre identité dans son carcan. Il y a eu la dimension de l'extermination organisée des Hébreux mais il y a eu également un autre aspect souligné par d'autres commentaires et par des enluminures au cours des âges. Comme en tous pays, cette assimilation avait de nombreux côtés bénéfiques et les juifs étaient appréciés (ainsi Moché avait accès auprès du Pharaon et ils purent sans difficulté demander à emprunter des vases précieux avant de partir dans le désert, ce qui témoigne de relations heureuses) mais il y avait également les persécutions terribles ; en 50 ans, les juifs connaissent toutes ces étapes mêmes dans les pays de la haute culture occidentale.
    Que cette splendeur ait tourné finalement en cauchemar n'est pas le motif principal de la libération, c'est plutôt la suite logique de toutes les assimilations qui n'aboutissent ni à une greffe, ni à une intégration, ni à un rejet calme ; l'histoire juive est une répétition de ces paradis temporaires dans les valeurs des autres qui se terminent en cauchemar. Les Juifs y reçoivent, les Juifs apportent, les Juifs font connaître leur message et leurs dons, ils éveillent des étincelles qui se joignent à eux, mais tout  cela n'est que transit. Et le temps passe et se perd.
    Mistrayim, l'Egypte d'alors, était le summum de la coordination impériale des valeurs humaines de l'époque ; ce qui nous en reste et suscite encore l'émerveillement, peut nous faire comprendre la difficulté de proposer à une population intégrée de quitter pour l'inconnu, les promesses, et surtout pour... le désert... et en se basant seulement sur la foi dans le message des valeurs ancestrales et du pôle hypothétique d'Israël et de Jérusalem.
    Tout cela est totalement actuel, tant sur le plan culturel, économique, que personnel. Bien des Juifs qui décident de monter en Israël ressentent mot pour mot chacun de ces versets. La Torah est historique, actuelle et perpétuelle.
    Il n'est donc pas possible de diviser le monde entre mal et bien, comme si les autres étaient tout mal et nous tout bien, le problème est ailleurs : c'est celui d'une fidélité, d'un choix, d'une capacité d'être vrai chacun, aujourd'hui, face au message connu et transmis à nous par les générations, avec la tâche de le réaliser et de le passer aux générations suivantes avec notre contribution

    La bonté ('héssède)
    La fête de Pessa'h n'est pas seulement une ascèse individuelle mais une cure collective. Comme nous avons bénéficié gratuitement de la bonté de Hachém, ainsi nous avons l'obligation de manifester notre bonté par des dons à ceux qui sont dans le besoin, par la tsédaqa.

    La préparation de la fête et le séder
    La préparation de la fête et le séder avec l'étude de la hagada placent chaque membre du peuple devant cette 'pro-vocation' à travers le récit, les questions, les actes.
    Ce n'est pas à proprement parler un scénario de libération politique, sociale, psychologique, religieuse ; certes, ces dimensions y sont présentes mais c'est une remise en fonctionnement du monde et du peuple juif, hors de toute soumission et esclavage subtil à ce qui n'est pas la Tora, Hachém ; et le lieu où nous avons à le vivre c'est la terre d'Israël (derniers mots du séder).

    Chacun de ces actes du scénario proposé est précis et sans compromission, et il comporte de multiples dimensions élevées.
    Comme il faut connaître de nombreux détails, il est indispensable de se munir d'un Kitsour Choul'hane Aroukh, livre qui résume l'ensemble de ces prescriptions pour parvenir à les réaliser ; on en trouve dans toutes les librairies juives, selon le rite auquel on appartient par la naissance du côté du père, ou du mari.

    Le 'haméts
    Il est interdit d'en posséder, d'en tirer profit et d'en consommer pendant toute la durée de la fête, soit du 14 au 22 nissane hors de la terre d'Israël (le soir du 15 avril au 24 avril cette année), et du 14 au 21 nissane (le soir du 15 avril cette année au 23 avril) sur la terre d'Israël.

    Le 'haméts, c'est 
    1) tout ce qui comprend l'une des cinq céréales (blé, orge, épeautre, seigle, avoine),
    2) ayant fermenté, 
    3) et tout ce qui en est dérivé même s'il y a une petite quantité de 'haméts (pain, pâtes, whisky, bière, vinaigre, alcools, moutardes, parfums, médicaments...). 
    C'est aussi le motif pour lequel on utilise une vaisselle différente pour Pessa'h ou que l'on cachérise la vaisselle existante. En fonction de la production de nouveaux produits, ou par le fait que les compositions des produits changent constamment, il faut demander au rabbinat local la liste des produits que l'on ne peut pas utiliser. Pouvoir répondre à ces questions exige qu'il y ait un laboratoire de cacheroute bien équipé et compétent, ce qui explique que les produits cachers peuvent être plus chers.

    Sens.
    C'est le symbole du processus caché de fermentation qui doit être stoppé:  l'orientation constante vers le mal à accomplir, le yétsér ha râ.
    La différence entre ce qui cause le mal et ce qui est pur est aussi faible que l'écriture des deux mots matsa et 'haméts en hébreu qui ne se distinguent que par une infime différence entre le et le 'hét.
    Ce qui sera cuit sans avoir eu le temps de lever et de fermenter s'appellera matsa et pourra se conserver et se consommer pendant la fête de Pessa'h.

    Les prescriptions
    Précisément, les prescriptions du 'haméts sont 6 des 24 prescriptions concernant Pessa'h que le Rambam a précisées et qui concernent pour la plupart le sacrifice pascal lui-même. Dans l'ordre des versets de la Torah, nous trouvons ces 8 prescriptions :
    Chémote 12, 15 : la nuit précédant la fête, vous enlèverez tout 'haméts.
    Chémote 12, 18 : vous mangerez de la matsa le soir de Pessa'h.
    Chémote 12, 19 : on ne trouvera pas de 'haméts chez vous pendant la fête.
    Chémote 12, 20 : vous n'utiliserez aucune forme de 'haméts pendant toute la fête.
    Chémote 13, 3 : vous ne mangerez pas de 'haméts et n'en tirerez aucun bénéfice pendant toute la fête sous peine d'être exclu de la communauté.
    Chémote 13, 7 : le 'haméts ne sera pas vu en rien de votre possession pendant la fête.
    Chémote 13, 8 : vous raconterez à vos enfants la sortie d'Egypte pendant la nuit de Pessa'h.
    Dévarim 16, 3 : vous ne mangerez pas de 'haméts ou n'en tirerez pas de bénéfice pendant la soirée de Pessa'h.

    Cachérisation pratique
    Avant la fête, c'est une activité méticuleuse d'élimination de ce 'haméts sur tous les plans que les Juifs entreprennent.
    Les services rabbiniques compétents ont établi des listes de produits de consommation capables de répondre aux exigences de cette période.

    De même, les ustensiles de cuisine qui sont en contact avec le 'haméts devront subir l'un des deux procédés dits de "cachérisation" pour en être débarrassés : l'immersion dans de l'eau bouillante (agala) ou le passage par le feu (liboune).

    La agala
    Elle se réalise de la façon suivante pour les objets en métal ou en inox d'une seule pièce, sans fente et sans trous :
    1. l'ustensile à cachériser est totalement nettoyé en ayant démonté les parties qui le nécessitent.
    2. on n'utilise pas l'ustensile à cachériser pendant les 24 heures qui précèdent.
    3. le récipient dans lequel on plongera sera lui-même préalablement cachérisé pour Pessa'h.
    4. ce récipient restera sur le feu car l'eau contenue doit rester en ébullition pendant toute la cachérisation et il faut toujours attendre que l'ébullition ait repris quand on a immergé un récipient qui a refroidi l'eau.
    5. on immerge l'ustensile cachérisé dans de l'eau froide ou on le rince à l'eau froide après l'immersion dans l'eau bouillante.
    6. Si un ustensile est lui-même trop grand pour entrer dans l'autre, on le remplit d'eau que l'on porte à ébullition et qui doit déborder alors. Si ce sont des objets trop longs pour entrer, on introduit alternativement les différentes parties.
    7. Les ustensiles en faïence, porcelaine et terre ne peuvent pas être cachérisés.
    8. Les éviers en inox sont arrosés d'eau bouillante puis d'eau froide.
    9. Les tables de cuisine peuvent être arrosé d'eau bouillante et ensuite recouvertes d'une nappe.
    On nettoie parfaitement les réfrigérateurs, sans les cachériser.
    Il faut demander conseil à des personnes ayant étudié pour parvenir à bien réaliser ces techniques, et pour résoudre les problèmes particuliers ; de nombreux livres fournissent ces indications simples et nécessaires.
    Le problème est souvent simplifié en ayant une vaisselle particulière pour Pess'ah, ce qui ne dispense nullement de l'élimination du 'haméts.

    Le liboune
    Il s'applique aux ustensiles qui absorbent le goût des aliments (grilles, broches, etc) et on les chauffe directement à la flamme jusqu'à une température qui fait jailler des étincelles qui on touche alors l'ustensile.

    Bédiqate 'haméts
    On a d'abord veiller à nettoyer toutes les zones de la maison où du 'haméts a pu être introduit pendant l'année (armoires, coins, sacs, poches, livres lus en mangeant, endroits où les enfant ou... des petites souris auraient pu emporter du h'améts, dit la guémara, par exemple). 
    Le soir du 14 nissane, mardi 15 avril 2003 au soir, se fait habituellement la cérémonie de la dernière inspection, dite bédiqate 'haméts, après la prière de arbite, juste à la tombée de la nuit. Elle est accompagnée d'une bénédiction: 
    Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam achér qiddéchanou bémmistvotav vétsivanou âl biour 'haméts
    (Béni es-tu... A. E. Roi du monde qui nous a sanctifiés par tes mitsvotes et nous a ordonné au sujet de l'élimination du 'haméts)
    et d'une formule de renonciation en araméen ou dans la langue locale  (bittoul):
    Kal 'hamira véhamia déka birchouti, déla 'hazité ou déla biarté, oudéla yadana lé, livtil véléhévé kéafra déareâ
    qui dit  : "tout levain ou 'haméts qui se trouvent en ma possession, que je les aie vus ou pas, que je les aie supprimés ou pas, que je connaisse ou non leur existence, qu'ils soient annulés et efqér (abandonnés sans propriétaires) et comme la poussière de la terre". Pour que la bénédiction ne soit pas vaine si on ne trouve plus de 'haméts (lévatala), on place quelques morceaux de 'hamets  que celui qui cherche devra trouver.
    Le lendemain matin, une répétition est faite à partir d'un peu de 'haméts qui avait été conservé et qui est mangé avant la fin du 1/3 de la journée. C'est le biour  'haméts. On brûle (séréfate 'haméts) un peu de ce qui reste ou on le jette.
    Précision pour les resquilleurs :
    On ne peut pas se dispenser d'éliminer le 'haméts et de faire la cérémonie d'élimination (bédiqate 'haméts) par l'artifice d'aller habiter pendant la fête à l'hôtel ou ailleurs. Il faut avoir quitté son domicile 30 jours avant la fête pour être dispensé ;-))

    Vente du 'haméts
    Il est possible de vendre du 'haméts (mékhirate 'haméts) que l'on ne peut pas éliminer (par exemple, une cave de boisson ou un hangar de farine...). Demander la procédure à un rabbin.

    Le jeûne des aînés
    Les premiers-nés mâles, après l'âge de 13 ans, jeûnent la veille de Péssa'h en souvenir de la tristesse qu'a dû produire la mort des premiers-nés des Egyptiens qui sont morts dans le processus  nécessaire pour la libération du peuple des bné Yisrael. C'est une mesure qui montre l'immense moralité du peuple juif, et qui continue à le faire plusieurs millénaires après ces événements. Que cela soit médité et cité à la louange du peuple juif.

    La matsa
    Inversement, nous avons l'obligation de manger de la matsa non fermentée le soir du repas de Péssah, le Séder. On appelle matsa chémoura, cette matsa de choix, préparée selon les exigences les plus strictes.

    Légumes à Péssa'h
    Quelques produits ne posent pas de problèmes s'ils sont lavés préalablement : les fruits et légumes frais, les poissons. De même les boissons d'eau minérale naturelle.
    Les Achkénazes, et quelques communautés sépharades, ne mangent pas de riz pendant Pessa'h parce que la forme rappelle celle des 5 céréales interdites.

    L'allumage des lumières de la fête
    Les femmes seules ou les hommes seuls doivent allumer les lumières avant l'entrée de la fête.
    Pour la femme, cette obligation fait partie de ses charges spécifiques comme les lois de nidda, la 'halla ou prélèvement de pâte pendant la fabrication du pain de chabbate et l'allumage des lumières du chabbate et des fêtes (voir le traité Chabbate page 31b). (Les femmes sont dispensées de certaines mitsvotes liées au temps).
    Les commentaires les plus élevés sur la fête insistent aussi sur un élément féminin important dans cette fête dont la bonté totale, plus qu'en tout autre jour de l'année ou de la semaine, est symbolisée par le personnage de Ra'hel, aboutissement dernier de l'accomplissement du peuple.

    Le repas du "Séder" (séder = l'ordre des choses)
    - En 15 étapes, en 15 montées comme il y a 15 psaumes des montées (chir hamaâlote),
    - nous allons faire individuellement et ensemble, et les uns par l'aide des autres (leur enseignement et leurs questions),
    - ce processus de libération.
    Il faut se stimuler les uns les autres à trouver le sens des symboles utilisés ; beaucoup préparent cet exercice en lisant les commentaires de nos Sages.
    Une fois franchie la première étape de la soirée, celle-ci sera nommée à nouveau à chaque fois avant d'aborder la suivante. Chaque étape est un rite concret d'acte et de parole qui doivent nous faire réfléchir pour nous élever, en sachant que derrière leur simplicité apparente les Sages ont inscrit les enseignements les plus élevés.

    Les 15 étapes de libération, dans la soirée du Sédér de Pessa'h, sont décrites dans le livre de la Haggadah de Pessa'h :

    1- le kiddouche (qaddéche),
    2- le lavage des mains (our'hats),
    3- la consommation de céleri (carpass),
    4- la brisure de la matsa (ya'hats),
    5- le récit de la haggada (maguide),
    6- le lavage des mains avant le repas (ra'htsa),
    7- la bénédiction sur le pain (motsi),
    8- la bénédiction précise sur la matsa (matsa),
    9- la consommation de la laitue amère (maror),
    10- la consommation de maror et de 'harossète (korékh),
    11- le repas (chouk'hane orékh),
    12- le découvrement de la partie de matsa cachée (tsafoune),
    13- la bénédiction après le repas (barékh),
    14- la récitation du hallél (hallél),
    15- le récit de l'accomplissement (nirtsa).
    Nous reviendrons sur ce Séder.

    Sur ce lien avec le site de l'Alliance israélite universelle, le texte de la Haggadah en hébreu et en français.

    La disposition de la table
    Il y aura sur la table 
    - 3 matsote chémourote (pluriel de matsa) séparées. On utilise pour cela, des tissus, généralement brodés, 

    ou on a confectionné de beaux ustensibles de présentation.
    - des récipients séparés ou un plat à compartiments

    sur lequel seront disposés  :
    - un morceau de viande généralement grillée qui rappelle le Péssa'h, le sacrifice au Temple.
    -  un oeuf dans sa coque et bouilli, qui rappelle le sacrifice de 'haguiga et le deuil de la destruction du Temple.
    - le maror, ou herbes amères, souvent de la laitue ou des endives, qui rappellent l'amertume de la vie d'esclavage en Egypte, même si l'apparence était belle au départ comme toute situation des Juifs en exil, même de nos jours.
    - de l'eau salée ou vinaigrée , et du céleri (carpas) que l'on trempera dans cette eau ; c'est le souvenie amère de la vente de Yossef par ses frères, dont la chemise a été trempée dans le sang et qui est l'une des raisons des duretés de l'exil en Egypte.
    - le 'harosséte, excellente pâte qui est toujours la perle de chaque maitressse de maison et qui est composée suivant les régions de pommes, amandes, cannelles, fruits mélangés dans du vin ; cela représente la bonté divine, la douceur de la terre d'Israël et aussi le mortier des briques d'Egypte transformé ainsi en douceurs.
    Ces objets sont disposés sur le plat de façon diverse suivant les coutumes et suivant les sens élevés que l'on donne à ces dispositions.

    La semaine de fête, 'hol ha moêd péssa'h
    Chaque jour on se rend à la synagogue, comme le chabbat, pour prier ensemble collectivement dans la joie de la libération et lire la Tora.

    Le Ômér
    A partir du premier soir, le lendemain, on commence à compter sept semaines,
    et à la fin on apportait une offrande dite Ômer (lire Vayiqra, 23, 15).
    Ce compte précis chaque jour (jour et semaines, dès la tombée de la nuit) comprend de nombreuses significations très belles et de très haut niveau que l'on trouvera dans les commentaires de nos Sages. Les femmes n'ont pas "l'obligation" de compter ces jours, car leur rapport au temps est très différent de celui de l'homme ; le judaïsme a une réflexion très profonde sur ces réalités, très éloignée des projections rapides et faciles que l'on peut faire sur un sujet si important.
    Le 33e jour de l'Ômère est la fête dite de Lag baÔmér où on célèbre en grande joie la hiloula (jour du décès comme entrée dans la gloire d'En-Haut) de Rabbi Chimeône bar Yo'haï. C'est un peu le modèle de l'union que le peuple juif et chacun devraient avoir avec le Créateur. Rabbi Chimeône bar Yo'haï est la source de la tradition du Zohar.