12/04/2014

Fete de PESSAH Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte

Pessa'h Cacher Vessaméah
Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte et l'avènement du peuple juif après le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

En hébreu, Pessa'h signifie passer par-dessus.
Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix Plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives et les préserva.

Le sens de Pessa'h : le temps de notre Libération, zémane hérouténou.
Nous sommes libérés par Hachém, car nous n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation qui tenait notre identité dans son carcan.
 
Rav Chlomo Aviner
lois de Pessah
lois de Pessah
lois de Pessah
Rav Pinto
lois de Pessah
lois de Pessah
lois de Pessah
lois de Pessah
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lois de Pessah
lois de Pessah
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Le Consistoire
lois de Pessah
lois de Pessah
lois de Pessah
lois de Pessah
 
 
Le sens

En hébreu, Pessa'h signifie passer par-dessus. Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix Plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives et les préserva.

Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte et l'avènement du peuple juif après le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

Le sens de Pessa'h : le temps de notre Libération, zémane hérouténou.
Nous sommes libérés par Hachém, car nous n'étions pas capables de sortir de l'état d'assimilation qui tenait notre identité dans son carcan.

 

La Bonté ('héssède). La fête de Pessa'h n'est pas seulement une ascèse individuelle mais une cure collective. Comme nous avons bénéficié gratuitement de la bonté de Hachém, ainsi nous avons l'obligation de manifester notre bonté par des dons à ceux qui sont dans le besoin, par la tsédaqa.

Interdiction de consommer du 'Hametz Pessa'h se caractérise par l'interdiction de consommation de nourriture levée appelée « 'Hametz » (pains, pâtes, certains gâteaux...). Durant les 8 jours de fête, seule la consommation de pain azyme appelé « Matza » (galette préparée à base de farine et d'eau) est autorisée.

Le Seder - l'ordre. Les commandements ont été combinés dans un repas spécial de Pessa'h appelé Seder, célébré les deux premiers soirs de la fête (ou seulement le premier soir en Israël). En dehors d'Israël, les deux soirs possèdent la même importance.
Le Seder consiste en une succession d'étapes mêlant bénédictions, alimentation, récits et chants.

Un peu d'histoire

C’est peut-être la fête juive la mieux connue. Pessah a lieu au début du printemps

A la maison comme à la synagogue, prières et rituels célèbrent la fertilité de la terre dans l’attente d’une nouvelle récolte. ils célèbrent également l’éxode biblique de l’esclavage égyptien. Cet évenement fut le facteur qui détermina la création du peuple juif il y a environ 3,500 ans. Des restrictions semblables à celles du Chabbat s’appliquent pour les deux premiers et les deux derniers jours de cette fête, qui dure huit jours : une restriction sur toute nourriture contenant du levain s’applique à toute la periode de la fête.

La fête commence par un festin élaboré, le Seder, composé d’aliments qui revêtent une importance symbolique spéciale et au cours duquelle la famille revit l’éxpérience de la rédemption et ou elle se concentre sur ce qu’implique le fait d’appartenir au peuple juif. Plus largement, c’est le moment de considérer le sort de tous les gens qui sont victimes de toute forme d’esclavage. On constate qu’en conjugant les efforts de l’être humain et l’assistance divine, toute l’humanité peut prétendre aux joies et aux responsabilités de la liberté.

Définition du Hamets

La fête de Pessa’h se caractérise par une triple interdiction concernant le ’hamets : de le consommer, d’en profiter et d’en posséder.

Le ’hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant fermenté, même si le produit n’en contient qu’une toute petit partie.

 
Bdika du Hamets

Avant que la fête ne commence, nous recherchons et détruisons toute nourriture à base de levure se trouvant dans leur maison. On peut, aussi, procéder à la « vente » de notre 'Hametz pour s'en débarrasser le temps de la fête.

La veille de la fête au soir, on organise à la maison la recherche du « 'Hametz ». Des miettes de pain enveloppées dans du papier sont parfois cachées pour les enfants. Le « 'Hametz » trouvé est ensuite brulé le lendemain matin et une bénédiction est alors prononcée, déclarant « poussière » tout le 'Hametz n'ayant pas pu être débusqué. Le premier jour de Pessa'h commence le soir suivant avec le premier Seder

La coutume est de placer dans différents endroits de la maison, 10 petits morceaux de ’Hamets enveloppés dans du papier. Quand le ’Hamets est retrouvé, on le mettra dans un sac afin de brûler le lendemain avant 12h40.

Symboles du Seder

l'agneau (comme le sacrifice demandé aux Israélites 4 jours avant leur libération, selon le texte de l'Exode 12:3). Bien que les sacrifices ne puissent plus être réalisés depuis la destruction du second Temple de Jérusalem, un os grillé d'agneau est présent sur la table du Seder ;

les herbes amères, mangées à des moments spécifiques de la soirée, rappellent l'âpreté de l'esclavage en Égypte ;

la matza, symbole de la hâte avec laquelle les Hébreux ont recouvré leur liberté, grace aux miracles réalisés par Dieu.

Les matzot sont au nombre de 3 sur le plateau du Seder ;

quatre coupes de vin (ou de jus de raisin) bues à des moments spécifiques de la soirée, par tous les convives qui les boivent en étant accoudés sur le côté gauche, « comme des hommes libres » ;

le souhait "l'an prochain à Jérusalem" est prononcé dans tous les foyers.

Préparation du Séder

Le Plat du Seder sera placé au centre de la table. Il contiendra les différents mets symbolisant l’esclavage en Egypte et la délivrance du peuple juif. ( Les mets en eux-mêmes de l’ordre de leur présentation différent selon les traditions des divers groupes ethniques juifs.)

La composition du plat

Zro’a On prendra un os (de poulet ou d’agneau) en souvenir du "bras étendu" avec lequel D’ nous délivra d’Egypte. Cet os grillé symbolisera le quorban Pessa’h (le sacrifice de Pessa’h). On ne le mangera pas au séder, de même qu’il nous est défendu de consommer ce soir-là toute viande grillée. On pourra toutefois le manger le lendemain.

Beitsa Un oeuf dur (que l’on fait parfois griller). On le mange en signe de deuil, en souvenir de la destruction du Temple, comme il est dit : "je placerai Yerouchalayim au-dessus de mes plus grandes joies".

Maror Des herbes amères comme des Egyptiens rendirent amère la vie de nos ancêtres. Parmi les légumes autorisés pour accomplir la mitswa de maror, la laitue est utilisée le plus couramment.

Pessah

On trempera le maror dans le ’harosseth pour atténuer un peu son gout amer, mais on prendra garde de ne pas trop adoucir le maror.

’Harosset Il symbolise le mortier avec lequel nos ancêtres fabriquèrent des briques pour les Egyptiens. Il est composé de dattes, de noix, de pommes, d’amandes et d’autres ingrédients que l’on ajoute parfois. Le vin rouge servant à delayer le mélange, rappelera le sang des nouveaux-nés d’Israël qui fut versé par le décret de Pharaon.

Karpas On utilise généralement le persil, le céleri, le radis ou la pomme de terre, que l’on trempe dans de l’eau salée en souvenir des larmes versées par nos ancêtres, esclaves en Egypte.

’Hazéreth C’est en fait de la laitue tout comme le maror. Certaines illustrations du plat du séder indiquent en effet maror une seconde fois, à la place de ’hazéreth. De nos jours on nomme - à tort - ’hazéreth le raifort. Cette méprise est due à l’ancienne coutume d’ajouter du raifort à la laitue mangée avec la matsa, pour la rendre un peu plus amère.

Programme du Séder
 
La Haggada fournit une procédure à suivre pour la soirée qu'elle découpe en étapes :
   
Kadesh on récite la bénédiction du Kiddoush autour de la première coupe de vin
Our'hatz le chef de famille se lave les mains
Karpass les convives mangent du Karpass trempés dans de l'eau salée
Ya'hatz on casse en deux la seconde matza dont on garde la plus large moitié en tant qu'Afikoman pour la fin du repas
Maggid Récit de l'histoire de l'Exode - Le plus jeune convive montre son intérêt en posant quatre questions traditionnelles - seconde coupe de vin
R'htzah tous les convives se lavent les mains
Motzi / Matza Bénédiction sur deux matzot
Maror on mange des herbes amères
Kore'h on déguste la matza et les herbes amères ensemble, selon la coutume de Hillel l'Ancien
Choul'han Ore'h la table est servie et les convives mangent le repas
Tzafoun on mange l'Afikoman pour marquer la fin du repas
Barekh Bénédictions qui suivent le repas et troisième coupe de vin
Hallel lecture du Hallel, texte lu traditionnellement lors des fêtes juives - quatrième coupe de vin
Nirtzah Conclusion du Seder autour de chants symboliques

23/03/2014

Netanyahou promet de poursuivre les opérations antiterroristes

Netanyahou promet de poursuivre les opérations antiterroristes

 

Le premier ministre israélien a promis dimanche que l’armée israélienne aurait recours à la force contre qui que ce soit que prévoit des attaques contre l’état juif, après que Tsahal ait tué deux terroristes et un émeutier lors d’un raid dans la ville de Jénine contrôlée par l’autorité palestinienne du dictateur Mahmoud Abbas.

 

« Au cours du week-end, nos forces ont touché un terroriste qui avait organisé des attaques contre des israéliens et planifiait également des attaques contre des civils innocents, » a déclaré Netanyahou aux ministres lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.

« Notre politique est d’attaquer ceux qui nous attaquent et qui ont l’intention de nous attaquer, » a dit le bureau du premier ministre citant Netanyahou. « Les deux cas étaient applicables ici. »

Les troupes israéliennes sont entrées dans le camp de réfugiés de Jénine en Samarie samedi dans ce que l’armée a déclaré être une opération pour capturer le terroriste du Hamas Abou Hamza Alheja.

Des affrontements ont éclaté, causant la mort d’Abou Alheja, ainsi que d’un autre terroriste, Mahmoud Abou Zena, du groupe terroriste Djihad Islamique. Un autre arabe, Yazan Jabarin, présenté par des sources de l’AP comme un « civil », a également été tué alors qu’ils participait a une émeute, jetant des pierres, des cocktails Molotov et d’autres projectiles sur les forces de sécurité. Il avait des liens avec le groupe terroriste « brigades des martyrs d’Al Aqsa ».

L’autorité palestinienne a appelé à un jour de deuil pour pleurer la mort de ses terroristes et à une « grève générale »,… qui ne devrait pas grandement déranger l’économie palestinienne se basant essentiellement sur la mendicité internationale.

Les groupes terroristes Hamas, Djihad Islamique et brigades des martyrs d’Al Aqsa (une émanation du Fatah de Mahmoud Abbas), ont publié une déclaration conjointe rare jurant de venger la mort de leurs terroristes et accusant l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas de complicité dans les « meurtres » à travers sa coopération sécuritaire avec Israël.

Mais le porte-parole de Tsahal, Peter Lerner, a défendu l’opération, disant qu’Abou Alheja était une « bombe à retardement » qui a pris part a des attaque terroristes et était à « un stade avancé de la préparation de nouvelles attaques ».

Tsahal élimine un terroriste du Hamas impliqué dans plusieurs attaques

Cette nuit (22/03/14), Tsahal et le Shabak (Agence de Sécurité Israélienne) ont mené une opération à Jénine visant à arrêter un terroriste armé du Hamas. Le suspect, Hamza Abu Alhija, était impliqué dans des tirs et des attaques à la bombe et planifiait de futures attaques terroristes contre les civils et les soldats israéliens.

 

Au cours de la mission, Abu Alhija s’est barricadé chez lui avec d’autres terroristes. Les forces de sécurité israéliennes ont agi afin que le suspect se rende mais Abu Alhija a ouvert le feu en leur direction et a blessé deux de ses membres. Il a ensuite tenté de s’enfuir tout en continuant à tirer. Les forces de sécurité israéliennes ont riposté en tirant dans sa direction et l’ont tué.

Une émeute extrêmement violente s’est déclenchée sur les lieux durant laquelle des Palestiniens ont jeté des pierres et des cocktails Molotov et ont utilisé des engins explosifs contre les forces israéliennes. Ces dernières ont répondu par des tirs et ont tué trois autres terroristes.

Ukraine : bras de fer entre Occidentaux et Moscou et regain d’actes antisémites.

Ukraine : bras de fer entre Occidentaux et Moscou et regain d’actes antisémites.


Ukraine : bras de fer entre Occidentaux et Moscou et regain d’actes antisémites.

   
 

Malaise et grosse préoccupation concernant l’Ukraine. Suite à la destitution de Ianoukovich se profile un duel brun-rouge qui ne dit pas son nom avec pour ingrédients du facisme, de l’antisémitisme et des saluts nazi, une annexion territoriale de la Crimée par les Russes et du chantage au Gaz.

Photo à la une - Oleh Tyahnybok, leader de Svoboda aux cotés d’un de ses partisans effectuant le salut nazi pour célébrer la « victoire » de l’opposition

Combien de fascistes dans l’opposition ?

Par Jean-Baptiste Naudet

L’Occident au chevet de l’opposition ukrainienne A en croire Moscou et les pro-russes, l’Ukraine fait non seulement une bonne affaire sur le plan économique en restant dans le giron russe plutôt que de s’arrimer à l’orbite européenne mais en plus elle échappe sans doute au bain de sang.

Car ces russophones, russophiles dépeignent l’opposition ukrainienne, qui manifeste contre l’annulation de la signature d’un accord d’association avec l’Union européenne, comme un nid de dangereux fascistes voire de néonazis, prêts à se livrer à toutes les exactions.

Peu avant l’éclatement de la crise à Kiev, Sergueï Glaziev, un des principaux conseillers de Vladimir Poutine, avait d’ailleurs estimé que la minorité russophone de l’est de l’Ukraine serait en droit, en cas d’option européenne, de faire sécession et que la Russie serait légalement en droit de la soutenir…

Ce n’est pas la première fois que le Kremlin menace ainsi l’Ukraine.

En 1991, lors de la dislocation de l’Union soviétique, Alexandre Routskoï, alors vice-président russe, avait fait planer la menace d’un bain de sang si celui le pays quittait l’orbite de Moscou.

Pour freiner le mouvement vers l’Europe, Moscou et les russophiles utilisent l’arme de la peur.

Mais leur principal jeu reste de discréditer l’opposition, désignée comme un ramassis de fascistes. Même si l’accusation est fortement exagérée pour les besoins de la propagande, elle n’est pas sans fondements. Loin de  là !

Un des trois partis de l’opposition pro-européenne est désigné du doigt : « Svoboda » (Liberté). Cette formation est considérée comme » de « droite » voire « d’extrême droite » ou bien comme « nationaliste » voire « ultranationaliste ».

Un lourd passif

Aux dernières élections législatives d’octobre 2002, Svoboda, qui peinait jusqu’alors à attenidre les 1%, a fait une percée remarquée, réunissant 10,5% des voix (2 millions de votes). Elle devenait la quatrième formation politique du pays avec 37 sièges sur les 450 que compte la Verkhovna Rada (Parlement). Svoboda a fait des scores de 30 à 40% dans l’Ouest ukrainophone et agricole tandis qu’elle a peiné à dépasser les 1% de l’Est russophone et industriel.

Cette formation, farouchement anticommuniste et antisémite, controversée et jusqu’alors microscopique, est alors devenue la troisième composante de l’opposition, derrière le bloc de l’oligarque Ioulia Timochenko (103 sièges) et le parti libéral Oudar du boxeur Vitali Klitchko (40).

Le pouvoir accuse les gros bras fascistoïdes de Svoboda de s’être livrés à des violences, notamment contre la police, lors des manifestations de Kiev.

L’opposition rétorque qu’il s’agit de provocateurs payés par le pouvoir.

Quoiqu’il en soit, Svoboda a un lourd passif. Jusqu’en 2004, Svoboda s’appelait « Parti national-socialiste d’Ukraine ». Il se réclame historiquement de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont la branche armée (UPA) collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et massacra les juifs de Galicie (ouest de l’Ukraine).

Certes, une partie de ces indépendantistes ont ensuite combattu les nazis et en devinrent les victimes. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui encore le leader de Svoboda, Oleg Tiagnibok, un urologue charismatique, tout en rejetant toute accusation d’antisémitisme !!!!, s’est fait exclure en 2004 de son groupe parlementaire pour avoir affirmé à la télévision que le pays était dirigé par une « mafia judéo-moscovite ».

Il avait alors aussi fait l’éloge d’un ancien dirigeant d’un mouvement de résistance clandestin de la Seconde Guerre mondiale qui avait eu le mérite de combattre « les Russes, les Allemands, les Juifs et tous les autres ennemis qui voulaient nous confisquer notre Etat ukrainien ».

Se muer en formation « post-fasciste »

Svoboda n’a supprimé le symbole en forme de croix gammée qui lui tenait lieu de logo qu’en 2003.

Ancien logo de Svododa

Ancien logo de Svododa

De nombreux membres de Svoboda sont des anciens du groupe paramilitaire « Patriotes ukrainiens », ouvertement pronazi, qui appelait à purger le pays de ses Juifs et de ses autres minorités. Les deux organisations se sont aujourd’hui séparées, « officiellement ». Des responsables de Svoboda se sont aussi illustrés par des remarques homophobes, racistes et antisémites. Pourtant, sous la pression des Européens, des Américains, de ses alliés « démocrates » ukrainiens mais aussi par réalisme politique, Svoboda, aux origines extrémistes, tente de se muer une formation présentable, « post-fasciste ».

Pour faire bonne figure Svoboda adopte ce nouveau logo

Pour faire bonne figure Svoboda adopte ce nouveau logo

Son idéologie de départ, ultranationaliste, entre en contradiction avec son positionnement pro-européen. En fait, Svoboda ne doit principalement son succès ni à sa rhétorique crypto-raciste et russophobe, ni même à son nouveau positionnement « éclairé » pro-européen mais à sa réputation « d’honnêteté » dans un pays ravagé par une corruption systémique. Le vote Svoboda est avant tout dû à un vote protestataire, antisystème. Ses électeurs voient en Svoboda un « parti de conviction », de « patriotes » opposé aux « bandits » corrompus du Parti des régions de Viktor Ianoukovitch et des puissants oligarques. Svoboda se distingue aussi de la coalition « La Patrie » de Ioulia Timochenko, « la princesse du gaz » qui a fait fortune par des moyens douteux en vendant du gaz russe et se trouve aujourd’hui en prison pour abus de pouvoir.

Jean-Baptiste Naudet -

Oui à la démocratie oui à l’Europe ont crié les manifestants plutôt europhiles de l’Ouest de l’Ukraine, mais aussi non aux Russes et aux   »zhyd » et « zhydovka » (Youpins et Youpines).

Qu’est-ce que l’opposition ukrainienne et pourquoi Svoboda ? par Danielle Bleitrach

Le parti Svoboda a une histoire assez comparable à celle du Front National en France. Jusqu’aux élections législatives d’octobre 2002, Svoboda n’atteignait pas les 1%, mais à cette occasion cette formation a fait une percée remarquée, réunissant 10,5% des voix (2 millions de votes). Elle est devenue la quatrième formation politique du pays avec 37 sièges sur les 450 que compte la Verkhovna Rada (Parlement).

Svoboda a réalisé des scores de 30 à 40% dans l’Ouest ukrainophone et agricole tandis qu’elle a peiné à dépasser les 1% de l’Est russophone et industriel. Svoboda a un lourd passif. Jusqu’en 2004, Svoboda s’appelait « Parti national-socialiste d’Ukraine ». Ce parti se réclame historiquement de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont la branche armée (UPA) collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et massacra les juifs de Galicie (ouest de l’Ukraine). Donc comme le Front National qui fut conduit sur les fonds baptismaux par des déchets des guerres coloniales et de la collaboration de la deuxième guerre mondiale, Svoboda est né sur ces restes nauséabonds et ne les a jamais désavoués.

Son assise géographique est caractéristique :Qui connaît la Galicie, dont ma famille paternelle est originaire, sait ce qu’est l’antisémitisme dans cette région. Traditionnellement partagée entre l’influence polonaise et ukrainienne où les pogroms furent particulièrement violents. Les massacres de juifs combiné avec ceux des « commissaires politiques » par l’armée nazi très « efficaces ».

Comme dans les pays baltes et en Pologne, avec parfois l’aide active d’une partie de la population fut pratiquée la Shoah par balles. Celle où l’on tuait les enfants dans les bras de leurs mères pour mieux les coucher dans des fossés recouverts de terre et de chaux où les cadavres bougeaient et dont on sait qu’Himmler confronté au spectacle s’évanouit et mit en œuvre le gazage pour épargner les SS chargés de cette abominable besogne… . Je vous conseille de lire ce que furent les massacres dans cette région et comment y fut expérimenté le début des chambres à gaz avec ces camions dans lesquels on entassait une vingtaine de femmes et d’enfants et dont le pot d’échappement se retournait en marchant.

Imaginez les chemins cahotiques de l’Ukraine avec ces camions que l’on conduisait à la décharge où étaient jetés les cadavres, les soldats allemands, des SS, chargés de les jeter dans la fosse se plaignant de l’odeur du gaz et celui des excréments de ces pauvres gens. La consigne était de tuer les juifs et les commissaires politiques bolcheviques(1). Goebbels dans ses écrits vante l’aide d’une partie de la population qui réclamerait ces exécutions mais se plaint qu’une autre partie s’en détourne et dit que le judéobolchevisme a émoussé l’esprit antisémite de ces populations.

NDLR – De mémoire de survivants de la Shoah, beaucoup d’Ukrainiens étaient employés dans la surveillance des camps – Ils n’y avait pas pire s tortionnaires, ils faisaient preuve d’une cruauté absolument abominable.

Voilà ceux dont se réclament le parti Svoboda.

Cette formation a conservé tout au long de son histoire une dimension antisémite et farouchement anticommuniste, les juifs étaient non seulement haïs à cause de l’influence des églises mais parce qu’ils étaient considérés, comme en Pologne comme communistes et donc proches des soviétiques.

Il ne faut pas se faire d’illusion l’Ukraine dans sa masse est encore plus antisémite que la Pologne et si Svoboda ne se cache pas de l’être, la revendication pro-européenne et surtout anti-russe en Ukraine de l’ouest a ce relent d’antisémitisme confondu avec le judéobolchevisme.

Ce dont nos médias ne parlent jamais est la manière dont dans les ex-pays socialistes la lutte menée contre le communisme s’est souvent accompagné d’une résurgence de l’idéologie nartional socialiste, c’est vrai en Ukraine, ça l’est en Hongrie et dans les pays baltes. Et l’UE a toujours fermé les yeux sur ce qui se passait dans les pays intégrés dans lesquels l’Allemagne puisait une main d’oeuvre qui a contribué à sa domination.

Parfois on se dit que l’Europe, malgré l’idéal de certains intellectuels allemands qui en faisaient le rempart contre le nazisme pangermanique, est en train de réaliser en sous main le cauchemar nazi.

Ce parti Svoboda est devenu le socle aujourd’hui d’une contestation post-soviétique aux élections de 2002, alors qu’elle était jusqu’alors microscopique, est alors devenue la troisième composante de l’opposition, derrière le bloc de l’oligarque Ioulia Timochenko (103 sièges) et le parti libéral Oudar du boxeur Vitali Klitchko ).

Aujourd’hui encore le leader de Svoboda, Oleg Tiagnibok, un urologue charismatique, tout en rejetant toute accusation d’antisémitisme, s’est fait exclure en 2004 de son groupe parlementaire pour avoir affirmé à la télévision que le pays était dirigé par une « mafia judéo-moscovite ». Il avait alors aussi fait l’éloge d’un ancien dirigeant d’un mouvement de résistance clandestin de la Seconde Guerre mondiale qui avait eu le mérite de combattre « les Russes, les Allemands, les Juifs et tous les autres ennemis qui voulaient nous confisquer notre Etat ukrainien ».

Mais pourquoi l’Europe et les Etats-Unis ont-ils besoin de Svoboda ?

Les commentateurs qui expliquent que Svoboda est minoritaire au sein des forces d’opposition disent à la fois la vérité et nous trompent. Il est vrai que Svoboda en Galicie est dominant (jusqu’à 40% des votes), il l’est de plus en plus dans l’ouest et à Kiev, mais qu’il ne représente pas toute l’Ukraine… Il n’existe pas à l’Est russophone, ce qui fait que cette partie de l’Ukraine et l’URSS y voient l’essentiel de la contestation.

Ce qu’il faut bien mesurer c’est que la lutte pro-ukrainienne s’est faite sur la base de l’anticommunisme parce que ukrainien et russes sont des slaves parlant des langues proches, la distinction nationaliste a donc un fondement antibolchevique et antisémite quel que soit le parti d’opposition. Mais les partis d’opposition traditionnels, dits modérés sont déconsidérés et seul Svoboda paraît avoir les mains propres autant qu’être antisystème. Svoboda n’a supprimé le symbole en forme de croix gammée qui lui tenait lieu de logo qu’en 2003.

De nombreux membres de Svoboda sont des anciens du groupe paramilitaire « Patriotes ukrainiens », ouvertement pronazi, qui appelait à purger le pays de ses Juifs et de ses autres minorités. Les deux organisations se sont aujourd’hui séparées, « officiellement », mais en fait on retrouve les alliances en sous mains que l’on peut constater en France entre les fascistes identitaires et autres skinheads et le Front national. Des responsables de Svoboda se sont aussi illustrés par des remarques homophobes, racistes et antisémites et sur la place ukrainienne on a vu récemment un individu déguisé en rabbin venir avouer comment les juifs tenaient l’Ukraine avec l’applaudissement de la foule. Les Européens, les Américains, ont fait pression sur Svoboda avec l’aide de leurs alliés « démocrates » ukrainiens pour que Svoboda dont ils avaient besoin présente un visage plus respectable, et depuis cette formation comme le Front National et d’autres partis européens tente de présenter un visage post-fasciste plus présentable.

L’opposition, dite pro-européenne, a besoin de Svoboda parce que dans la corruption généralisée de tous les partis, Svoboda qui n’a jamais été au pouvoir jouit d’une réputation d’honneteté et les déclare « tous pourris ». Son idéologie crypto-nazie devrait l’éloigner de l’Europe, c’est oublier les liens anciens avec l’Allemagne pour se dégager de l’emprise russe, là encore il y a l’influence de la seconde guerre mondiale. Svoboda a donc choisi d’être plus présentable et a adopter une stratégie d’union avec les forces d’opposition déconsidérées mais en entraînant leur radicalité au-delà de ce qu’espéraient les Etats-Unis et l’Europe qui commencent à être sérieusement embarrassés par cette situation. Le degré de corruption atteint par les partis politiques post-soviétiques est considérable.

L’exemple de cette corruption est Ioula Timochenko qui a fait fortune en vandant le gaz russe à son profit et à celle de son parti « Patria » et qui à ce titre a été emprionnée. Il était difficile de soulever derrière une pareille opposition les Ukrainiens, Svoboda est là pour lui donner un nouveau visage. L’opposition dont une bonne partie est complétement décrédibilisée a donc été flanquée d’une extrême-droite que l’on a tenté de rendre plus présentable, mais qui étant ce qu’elle est a mené une stratégie de terrorisme, tout en bénéficiant de l’appui de l’Europe et des Etats-Unis pour mener une action violente et fasciste faisant régner la terreur et ralliant une jeunesse déboussolée et une population desespérée. Le vote Svoboda se présente comme antisystème, le système étant le judéobolchevisme, corrupteur et le sauveteur un ultranationalisme antisémite, homophobe et anticommuniste prêts à mener un putsch fasciste.

Il n’est même pas sûr que ce crime politique auquel participe l’Europe, avec en tête la France, l’Allemagne et la Pologne renouvelant des opérations de dépeçages bien connues, profite aux occidentaux, et hier Fabius et ses homologues polonais et allemands ne savaient plus très bien que faire, l’opposition dite « modérée » n’a plus aucun pouvoir et actuellement Fabius va en Chine pour tenter de trouver une médiation à l’ONU, dans son opération d’arroseur arrosé. c’est une telle catastrophe que celui qui pourrait ultérieurement en bénéficier est Poutine qui mène de son côté une stratégie d’apaisement et cherche un leader qui ferait preuve de détermination pour empêcher la violence de s’étendre.

Surtout qu’au même moment partout la stratégie des Etats-Unis et de l’Europe, stratégie du chaos, apparaît pour ce qu’elle est: une volonté d’utiliser la guerre civile quelles qu’en soient les conséquences pour renforcer une hégémonie menacée, ce qui se passe au Venezuela, en Afrique, au Moyen orient, en Asie centrale témoigne de la même situation. Mais l’Europe affaiblie, de plus e plus vassalisée et travaillée par des forces mauvaises risque d’en faire les frais. Danielle Bleitrach (1) particulièrement saisissantes sont les descriptions avec les noms et qualités des responsables sorties des archives allemandes de la seconde guerre mondiale que l’on trouve dans Jacques Delarue Histoire de la gestapo nouveau monde poche. 2011. http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/02/21/quest-ce-que-lopposition-ukrainienne-et-pourquoi-svoboda-par-danielle-bleitrach/

Ce qu’il faut bien comprendre dans cette affaire c’est que madame Timochenko a eu d’abord une carrière de femme d’affaire tout à fait exemplaire du far West qu’a été l’effondrement de l’ex-Union soviétique et ce dans l’industrie gazière. Et que c’est à ce titre d’oligarque type qu’elle fait toute sa carrière politique. Une carrière à géométrie variable avec des changements de camps à donner le vertige, mais toujours l’enrichissement avec comme seul but comme d’ailleurs ses adversaires. Chaque « Révolution » est l’occasion de donner des boucs émissaires à un peuple épuisé et de faire la peau à un concurrent en prévarication.

Mme Timochenko a été condamnée à sept ans de prisons à la fin de 2011 pour avoir signé en 2009, sans l’aval du gouvernement qu’elle dirigeait à l’époque, des contrats gaziers avec la Russie à un prix jugé pénalisant pour l’Ukraine et ce avec l’accord d’autres oligarques.Il ne s’agit pas d’un simple accident mais d’une constante depuis le milieu des années 1990 avec des élites de l’oligarchie, dont l’ancien Premier ministre Pavlo Lazarenko, qui purge en ce moment même une peine de prison aux Etats-Unis pour fraude, blanchiment d’argent et extorsion de fonds. Timochenko a servi comme chef d’une société gazière commerciale et vice-Première ministre dans le gouvernement notoirement corrompu de Lazarenko. Les fortune qui s’édifient sont faramineuses et chacun veut sa part du gâteau, pratique les compromis et tient l’autre.

Nous avons au même moment la Commission européenne qui lance une enquête sur les pratiques de Gazprom, le trust énergétique russe, accusé de fraude à la concurrence. Poutine qui place sous sa protection personnelle le trust et empêche toute enquête (en 2012) La campagne des élections présidentielle de 2010. Dans un tel contexte où de surcroît les Etats-Unis financent les diverses « révolutions » plus personne ne sait qui est qui. Moscou avait annoncé sa préférence pour Ioulia Tymochenko par rapport à Viktor Iouchtchenko, mais sans la soutenir officiellement.

Lors du premier tour de l’élection, le 17 janvier 2010, elle arrive en deuxième position avec 25,05 % des suffrages, se qualifiant ainsi pour le second tour contre Viktor Ianoukovytch (35,32 %). Elle arrive largement devant le président sortant (5,45 %). Son rival refuse de prendre part à un débat télévisé contre elle. Elle se montre particulièrement virulente contre lui, le qualifiant notamment de « candidat de la mafia et de la criminalité ». Durant l’entre-deux tours, elle tente de remobiliser l’électorat « pro-occidental » qui s’était divisé au premier touret c’est le moment où elle prend de nouvelles marques anti-Russes, où l’alliance avec les fascistes de Svoboda se fait au grand jour.

La candidate favorite des russes, celle qui noue des relations les meilleures avec Gazprom se retourne et devient pro-occidentale et comme son prédécesseur Iouchtchenko qui a beaucoup œuvré en matière de réhabilitation des anciens nazis, son positionnement antirusse s’assortit d’alliances dont les médias occidentaux ne parlent pas avec l’extrême-droite qui a joué le rôle de pointe que l’on sait dans les récents événements à Kiev.

Iakounovich, le président est destitué, quelques jours avant pour tenter de calmer le jeu, la mafieuse , l’opposition brune crie victoire Iioulia Timochenko est libérée de sob hôpital prison La Ligue Anti-diffamation (ADL) par la voix de son président A,H,Foxman, avait en 2012 révélé ses liens avec les partis facistes et ultranationalistes et antisémlites ukrainiens .

Oleh Tyahnybok sur la photo se trouve aux coté de celui-qui fait le salut nazi L’UDAR parti de l’ex-boxeur entretient des liens privilégié avec le parti faciste et néo-nazi Svoboda. En Israël cette fois, qui possède une grande communauté originaire d’Ukraine (500.000 personnes) Les Ukrainiens d’Israël débattent avec passion de leur ancienne patrie et sont divisés comme là-bas

“Des événements très moches se déroulent en Ukraine”, explique Danny “Des bandits sont arrivés au pouvoir en Ukraine à cause de la faiblesse du président”. Le mot “bandits”, en passant, est le terme le plus poli employé par Shemtov pour décrire les manifestants qui applaudissent sur la place Meidan de Kiev. Des “Fous nationalistes” – “réincarnation des nazis en Allemagne juste avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir”.

Selon lui, la vieille élite est actuellement remplacée par une caste nouvelle et non moins dangereuse. Une autre parle “Je ne suis pas aveugle au point de ne pas voir que certains courants sont affectés par le racisme et le nationalisme dans certaines franges de l’opposition ukrainienne. Mais cela reste une minorité. Je rends hommage à ceux qui ont mené une protestation aussi digne. Ils ont rejeté Ianoukovitch, digne de Ceaucescu, et ils aspirent à l’Europe. L’Ukraine est ma vieille patrie et je veux qu’elle jouisse d’une vie normale, pas comme celle du “royaume des miroirs déformés”, comme dit le proverbe. Toute la communauté russophone d’Israël, pas seulement d’origine ukrainienne, s’est impliquée dans les événements actuels d’une manière comme jamais. Israël compte un demi million de Juifs ukrainiens qui sont arrivés durant les 25 dernières années.

Ils représentent la plus large concentration d’Ukrainiens vivant hors du territoire national. Et ils se font du souci. En partie parce qu’ils ont laissé là-bas de la famille et des amis; et aussi parce que les sentiments ne s’estompent pas. Mais il n’y a pas qu’eux: des pans entiers de la communauté russophone d’Israël, originaires de toutes les anciennes républiques soviétiques, prennent une part active dans le débat houleux sur l’Ukraine Alors que les autorités israéliennes suivent de près les événements avec une inquiétude croissante, en raison de l’impact que les récents événements pourraient avoir sur les 200.000 Ukrainiens pouvant prétendre à faire leur Alyiah (immigration en Israël,), pour la communauté russophone, il s’agit de l’Ukraine et uniquement de l’Ukraine. ILily Galili est analyste de la société israélienne. http://www.i24news.tv/fr/actu/international/europe/140224-ukraine-les-barricades-de-maidan-en-israel-aussi

Dans un deuxième article nous reviendrons sur les intérêts de la Russie pour l’Ukraine surtout la Crimée

Des actes antisémites Le Grand Rabbin d’Ukraine exhorte les Juifs à fuir Kiev après une attaque contre des étudiants.

Un des grands rabbins d’Ukraine, Moshe Reuven Asman, a exhorté les Juifs à quitter la capitale Kiev à la suite d’une agression antisémite sur deux étudiants de la Yeshiva Chabad dans la ville le mois dernier, rapporte le quotidien israélien Ma’ariv. «J’ai dit à ma communauté de sortir de la ville et si possible de l’Etat … il y a beaucoup de mises en garde sur des attaques prévues contre des institutions juives» a dit Asman, ajoutant: «Nous avons été informés par l’ambassade d’Israël de ne pas aller à l’extérieur.»

Selon Ma’ariv, de nombreux membres de la communauté juive de Kiev vivent à proximité de la place principale de la ville qui est récemment devenu le foyer d’émeutes anti-gouvernementales. Ces derniers jours, le chaos s’est emparé de la région suite à l’escalade de violence entre les forces de sécurité du gouvernement et les membres de l’opposition, tandis que les institutions partout dans la ville ont été fermées et que le métro ne fonctionne plus. Toujours selon Ma’ariv, alors que le Grand Rabbin Asman a été forcé de fermer les écoles juives de la ville, il continue d’officier tous les jours dans sa synagogue. «La situation ici est catastrophique», a déclaré Yossi Asman, un étudiant de la Yeshiva Chabad et fils du grand rabbin. «Nous avons recueilli des familles et avons fait des navettes vers des quartiers plus sûrs.» Edward Dolinsky, responsable de l’organisation représentative des Juifs d’Ukraine, a déclaré que la diminution des approvisionnements alimentaires de la ville a provoqué un état de panique parmi les habitants de Kiev.

«Nous avons fait appel au ministre des Affaires étrangères d’Israël, Avigdor Lieberman en le priant de bien vouloir nous aider à protéger notre communauté », a ajouté Dolinsky. Source: algemeiner.com, 2 L’agence juive est quant à elle prête à intervenir pour apporter toute l’aide nécessaire aux communautés juives mises en danger.

 

Séléction Rédaction Israël-flash

France : 3 milliards de $ de l’Arabie pour qu’Hollande arme l’armée hezbolibanaise- Liste d’achat bouclée

France : 3 milliards de $ de l’Arabie pour qu’Hollande arme l’armée hezbolibanaise- Liste d’achat bouclée


France :  3 milliards de $ de l’Arabie pour qu’Hollande arme l’armée hezbolibanaise- Liste d’achat bouclée

Comme il n’y a pas assez d’armes dans la région !!! et comme le débit du sang du carnage commence à virer au compte-goutte, la France, larbin de l’Arabie, 2ème pire pays pourvoyeur de terrorisme après l’Iran (qui vient de rater son coup grâce à la vigilance d’Israël) vient de recevoir la liste des achats qu’elle devra honorer. Raison invoquée par le Liban pour ses achats – On ne peut pas faire face à l’armement du Hezbollah ! Le sang va pouvoir de nouveau couler à flot ! En même temps cette petite rentrée tombe bien vu que la France s’est engagée aussi à octroyer sans contrepartie quelques centaines de millions d’euros à l’entité terroriste de Ramallah – Abbas

On signale tout de même que se joue un bras de fer actuellement avec la fébrile mise en place d’un gouvernement au Liban qui bute sur l’armement du Hezbollah, lequel veut être considéré comme la seule « résistance » libanaise face à l’ennemi. Ca promet !


Zone militaire

La réticence de céder à l’armée libanaise des équipements neufs et technologiquement avancés s’explique par le risque de les voir tomber aux mains du Hezbollah. Et puis Israël, dont l’aviation mène ponctuellement des raids au Liban pour empêcher des transferts d’armes à la milice chiite, n’a pas trop intérêt à ce que les capacités militaires de Beyrouth soient assez importantes pour interdire l’accès de son territoire aux avions de Tsahal.

“Nous n’obtiendrons pas d’avions de chasse, Israël fera pression sur le gouvernement français pour l’éviter. Mais nous espérons des missiles sol-air mobiles et de missiles antichars de 3e génération. Les chancelleries occidentales redoutent que ces armes tombent entre les mains du Hezbollah, contre Israël. Ce genre de chose ne s’est jamais produit, et ne se produira pas. Les armes sensibles sont en lieu sûr”, a récemment résumé une source militaire libanaise. A cela s’ajoute la nécessité de pouvoir disposer moyens nécessaires pour assurer la maintenance des équipements.

Quoi qu’il en soit, le président Hollande avait affirmé, en décembre, que “la France (…) entendra répondre à toutes les sollicitations qui lui sont adressées parce que le Liban doit rester uni, son intégrité doit être respectée, sa sécurité doit être assurée”. Restait à donc à voir les souhaits de l’armée libanaise…

Alors qu’est-ce qui ferait plaisir à nos amis les Libanais ??!!!

Armement : Beyrouth a bouclé sa liste d’achats de matériels avec Paris

La France et le Liban ont arrêté la liste des matériels financés par l’Arabie saoudite. Odas négociera les contrats pour un montant de 3 milliards de dollars.

Des hélicoptères de combat Gazelle d’occasion équipés de missiles anti chars HOT et des hélicoptères EC725 de transport, neufs font partie de la liste des matériels qui seront fournis par la France au Liban. – Photo Fred Dufour/AFP

On en sait un peu plus sur les très importants contrats d’armement que Paris s’apprête à négocier avec Beyrouth, grâce au soutien de l’Arabie saoudite. Lors de la visite de François Hollande à Riyad en décembre dernier, le roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud avait promis de financer à hauteur de 3 milliards de dollars la modernisation de l’armée libanaise par la France. Depuis, des échanges de très haut niveau ont eu lieu et la liste des matériels concernés, neufs et d’occasion, est désormais arrêtée, a-t-on appris de source proche.

La France va fournir des hélicoptères de combat Gazelle d’occasion équipés de missiles anti chars HOT. Mais aussi des hélicoptères EC725 de transport, neufs cette fois-ci. Les appareils sont fabriqués par Airbus Helicopters, l’ex-Eurocopter.

Sur mer, le Liban a opté pour 4 patrouilleurs Adroit fabriqués par DCNS et dont un exemplaire a été mis à disposition de la France. A deux différences près. Les Libanais ont opté pour un canon de 76 millimètres (d’origine italienne) plus puissant que celui de 20 millimètres qui équipe le navire de la marine française, mais surtout pour des missiles Mistral. La question des missiles a suscité pas mal de débat, non pas tant par la menace potentielle pour Israël, mais plutôt à cause du risque que ces engins ne tombent aux mains du Hezbollah.

Blindés légers

Pour ce qui est du matériel terrestre, la liste comprend un certain nombre de blindés légers, du VBL au PVP de Renault Trucks Defense. Elle ne comprend pas de chars Leclerc en revanche. Non pas que l’armée libanaise n’en ait pas voulu – elle en a même fait la demande. Mais les Français lui ont déconseillé cette option, les infrastructures routières du pays s’accommodant mal d’un engin de plus de 50 tonnes. Enfin, de par la largeur de son portefeuille de produits, Thales devrait être bien servi, dans le domaine des communications notamment.

La « shopping list » étant arrêtée reste maintenant à négocier les contrats. Deux options étaient sur la table : laisser les industriels (pour le matériel neuf) et le ministère de la Défense français (pour l’occasion) traiter chacun de son côté avec Beyrouth, ou bien tout centraliser. C’est cette seconde option qui semble avoir été privilégiée en confiant le dossier à la société Odas. Détenue par l’Etat et quelques-uns des grands industriels tricolores de l’armement ( Airbus Group, Dassault, DCNS…), Odas gère les ­contrats d’armement d’Etat à Etat entre la France et l’Arabie saoudite. L’amiral Guillaud, ancien chef d’état-major des armées, va en prendre la tête dans quelques jours.

François Hollande a demandé que les contrats soient conclus au plus vite. Pour y arriver, Odas va devoir négocier avec l’armée libanaise, un interlocuteur qu’il ne connaît pas. Pour ce qui est du paiement en revanche, les choses sont plus simples, puisque les Saoudiens ont exigé de faire les chèques sur présentation des factures par les Libanais. C’est une condition que les Saoudiens avaient posée lors de la visite de François Hollande à Riyad.

Si tous ces contrats sont signés d’ici à la fin de l’année, le millésime 2014 des exportations d’armement françaises comprendra une part inhabituellement élevée de matériels d’occasion.

Alain Ruello

Israël surveillera cela de très près évidemment – Entre les irascibles mercantiles et les sanguinaires, on n’a pas fini nos tours de gardes !  :evil:

Rédaction Israël-flash

21/03/2014

Échangeriez-vous votre voisin belge ou suisse contre les terroristes du Hamas?

 

 

 

Échangeriez-vous votre voisin belge ou suisse contre les terroristes du Hamas?

 
 
 

En août 2005, Israël s’est retiré de la bande de Gaza. Depuis 2007, cette région est contrôlée d’une main de fer par le Hamas, une organisation terroriste qui a juré de détruire l’État d’Israël. Que s’est-il passé depuis le désengagement de 2005 ? Comment vit-on à Gaza, sous le joug du Hamas ? Comment vit-on en Israël, sous le feu des roquettes? Un point sur la situation à l’issue duquel vous serez en mesure de répondre à la question suivante : échangeriez-vous votre voisin contre le Hamas ?

 

Depuis 7 ans, à Gaza…

Depuis 7 ans à Gaza, on vit sous le joug du Hamas, un régime totalitaire et terroriste. On est forcé de respecter la loi islamique, la Charia, constamment surveillé par une police des mœurs.

Depuis 7 ans à Gaza, à défaut de pouvoir se promener librement dans les rues, on peut (doit?!) se divertir à l’aide des programmes d’Al-Aqsa TV, la chaîne utilisée par le Hamas pour déverser sa propagande anti-israélienne. On y voit des gamins chanter les louanges de terroristes responsables de la mort de centaines d’Israéliens dans des attentats suicides.

Depuis 7 ans à Gaza, on n’a pas d’autre choix que de soutenir le Hamas. Les opposants au régime sont enfermés ou supprimés – voir défenestrés, comme lors du grand nettoyage effectué par l’organisation terroriste après avoir pris le contrôle de la bande de Gaza.

Et pour les vacances ? On envoie ses enfants dans les colonies de vacances du Hamas y apprendre à être le prochain kamikaze.

Depuis 7 ans à Gaza, on grandit sous les roquettes du Hamas.

Les roquettes du Hamas? A Gaza? Eh oui! Une proportion importante des roquettes du Hamas tirées sur Israël atterrit par erreur sur la population de Gaza. Et comme en Israël, elles tuent.  En juin dernier par exemple, un responsable du Hamas a admis à la BBC qu’un enfant de Gaza a été tué quelques jours plus tôt par une roquette palestinienne, et non en raison d’une frappe israélienne.

Depuis 7 ans à Gaza, ce sont “les femmes et les enfants d’abord”. La population est utilisée comme bouclier humain par le Hamas qui n’hésite pas à la mettre en première ligne ou à placer ses rampes de lancement au milieu des zones d’habitations civiles pour dissuader Tsahal de riposter.

Depuis  7 ans à Gaza, le Hamas fait passer ses intérêts politiques avant le bien-être de la population civile dont il a la responsabilité. Ses décisions sont prises au détriment des besoins primaires et vitaux des Gazaouis. En janvier 2011 par exemple, la Société Nationale d’électricité de Gaza, contrôlée par le Hamas, a décidé de ne plus utiliser le carburant fourni par Israël et de ne compter désormais que sur l’approvisionnement en carburant par le biais des tunnels de contrebande reliant Gaza à l’Égypte. En refusant catégoriquement l’offre formulée par les Israéliens, le Hamas nourrit la haine contre Israël qu’il accuse de provoquer volontairement une pénurie en énergie dans la bande de Gaza. A l’époque, l’Autorité Palestinienne elle-même a prétendu publiquement que la crise énergétique à Gaza est une imposture.

Depuis 7 ans à Gaza, on vit grâce à la nourriture, aux marchandises et au gaz qui entrent par Kerem Shalom, porte d’entrée entre Israël et Gaza gérée par Tsahal. Ce point de passage terrestre a d’ailleurs été plusieurs fois partiellement détruit par des roquettes du Hamas et reconstruit par Israël. Une nouvelle preuve, s’il en fallait, du non-intérêt porté par le Hamas à sa population.

Depuis 7 ans à Gaza, on est parfois réveillé par les raids ciblés de l’aviation israélienne qui tente d’empêcher les tirs de roquettes avant qu’ils ne touchent des civils israéliens.

Depuis 7 ans à Gaza, les dirigeants du Hamas menacent de détruire Israël et remercient l’Iran et le Hezbollah pour son soutien inconditionnel face à “l’occupant sioniste“.

Ahmadinedjad et Meshaal, le Président iranien et le chef du bureau politique du Hamas

 

…pendant ce temps, en Israël

En attendant, depuis le désengagement il y a 9 ans, 9,393 roquettes tirées de Gaza ont frappé le sud d’Israël. 

Depuis 7 ans en Israël, on sait trop bien que nos voisins ne sont “ni la Suisse et ni la Belgique”, selon l’expression d’Yitzhak Rabin, alors Premier Ministre d’Israël. Nos voisins se sont donnés pour mission de nous détuire, roquette par roquette. Alors depuis 7 ans en Israël, on se défend et on reste vigilants.

En Israël, depuis 7 ans, on vit sous le feu des tirs de roquettes et le million d’habitants du sud du pays est régulièrement forcé de se cloîtrer dans les abris anti-missiles pour se protéger des roquettes.

Et depuis 7 ans, le Hamas tente de s’approvisionner en armes, missiles et munitions via le réseau de tunnels de contrebande qu’il a constitué sous la bande de Gaza et par bateaux. Alors depuis 5 ans, Tsahal contrôle toutes les marchandises avant qu’elles ne soient livrées aux Gazaouis. Ce blocus a d’ailleurs été reconnu légal par le rapport Palmer en 2011. Les cas de contrebande ne manquent pas :  en mars 2011 par exemple, les forces spéciales de la marine interceptent un bateau transportant un chargement d’armes iraniennes destiné aux terroristes de Gaza.

Depuis 7 ans, en Israël on soutient l’économie de Gaza. On organise le passage de milliers de tonnes de marchandises vers Gaza chaque jour. Pour cela, on échange avec des responsables du Fatah nommés par l’Autorité Palestinienne chargés de commander biens en tous genres et nourriture pour les Gazaouis, le Hamas étant considéré par Israël comme une entité terroriste. Le mois dernier, 5,325 camions transportant marchandises en tous genres, nourriture et gaz ont transité d’Israël vers Gaza.

Pendant 6 ans en Israël, on a attendu, tremblants, le retour du soldat Gilad Shalit sans savoir s’il rentrerait sain et sauf. Et son retour en octobre dernier n’a pas arrêté les terroristes qui multiplient les tentatives d’enlèvements sur des soldats et des civils.

Depuis 7 ans en Israël, l’armée renonce à des frappes ciblées de première importance sur des caches d’armes dissimulés par le Hamas dans des maison civiles pour épargner la vie de Gazaouis innocents.

Depuis 7 ans, en Israël, on apprend aux enfants à repérer l’abri le plus proche et à mettre son masque à gaz. Cette année, la rentrée scolaire a même été retardée d’une journée dans le sud du pays: roquettes obligent.

Depuis 7 ans à Sdérot, 60% des enfants de Sderot souffrent de stress post-traumatique et craignent d’aller à l’école en raison des roquettes du Hamas.

Depuis 7 ans en Israël, le front central diffuse des alertes par SMS géo-localisées aux civils directement visés par les tirs. Sans ça, l’ensemble de la population serait forcée de courir vers les abris chaque jour, voire plusieurs fois par jour.

Depuis 7 ans en Israël, on se réveille régulièrement avec le premier bulletin d’information, annonçant la mort d’un soldat en service près de Gaza, ciblé par des terroristes.

Depuis 7 ans en Israël, on investit des dizaines de millions de shekels pour développer et s’équiper de systèmes de protection anti-missiles comme le Dôme de fer. Seulement voilà: une batterie de Dôme de fer coûte environ 50 millions de dollars, et le “Tamir” – missile qui intercepte la roquette – coûte près de 50 000 dollars.

Le système de défense “Dôme de Fer” tirant un missile pour intercepter une roquette ennemie

Le système de défense “Dôme de Fer” tirant un missile pour intercepter une roquette ennemie

Depuis 7 ans en Israël, on investit aussi des millions de shekels pour protéger celle des Gazaouis en améliorant la précision des frappes israéliennes.

Depuis 7 ans, en Israël, des jeunes soldats de 18 ans, défendent leur pays, observant parfois impuissants, le flux de roquettes incessant tirées directement sur leurs maisons.