26/01/2015

Avant la libération d'Auschwitz en 1945, la "marche de la mort"

Avant la libération d'Auschwitz en 1945, la "marche de la mort"

HISTOIRE - Le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libéraient le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau en Pologne. Alors que survivants et chefs d'Etat commémorent cette date 70 ans plus tard, avec des cérémonies organisées mardi à l'intérieur du camp, il est intéressant de revenir sur une autre journée marquante de cette fin de guerre.

Le 18 janvier 1945, alors que les alliés se rapprochent à grands pas, les SS décident à la hâte d'évacuer le camp. C'est alors le début de ce qui sera appelé plus tard la "marche de la mort". 60.000 déportés encore en vie furent contraints à ce départ d'Auschwitz en plusieurs convois vers d'autres camps de concentration plus à l'ouest tel que Buchenwald, distant d'une soixantaine de kilomètres. Si la plupart des déportés effectuaient le chemin à pied, d'autres ont fait tout ou partie du trajet en train dans des wagons ouverts où beaucoup mouraient de froid.

Parmi les quelque 300 survivants français encore en vie, certains ont témoigné, racontant ces marches qui ressemblaient à tout sauf à un retour à la liberté après plusieurs semaines ou mois enfermé derrière les barbelés d'Auschwitz. Ils racontent ainsi le froid de l'hiver polonais, la faim, la soif, les maladies, les nazis qui tuaient en cours de route les plus faibles qui n'arrivaient pas à suivre la cadence...

Simone Veil a fait partie d'un convoi de 2000 personnes, dont seulement la moitié arriva à destination à Gliwice, non loin du camp de Buchenwald. Elle a témoigné en 1995 sur France2:

"Un certain nombre ont été exécutés. D'autres, dès qu'ils tombaient, mouraient de froid. Je crois qu'il y a eu encore beaucoup plus de gens qui sont morts dans les wagons, les wagons ouverts dans lesquels nous avons circulé durant plusieurs jours, sans avoir pour la plupart ni à manger ni à boire sauf la neige, (...) quand les SS d'ailleurs voulaient bien nous donner de la neige dans les gamelles que nous avions".

"Dans cette marche, alors que beaucoup étaient déjà épuisés (...), il y a eu un instinct de survie qui est quelque chose d'absolument extraordinaire tout de même (...)".

 
 

Le cortège, ce "gigantesque mollusque"

Deux autres rescapés d'Auschwitz, Sarah Montard et Jacques Altmann, qui avaient à l'époque 16 et 20 ans, prirent part aux marches de la mort. Dans un reportage de France Télévisions (voir la vidéo ci-dessous), la première explique qu'elle a pu survivre grâce à la présence de sa mère encore vivante à ses côtés, alors qu'elles étaient toutes deux malades du typhus; le second raconte qu'en arrivant à Buchenwald, craignant de se voir dirigé vers le crématoire du camp, il a choisi de se cacher sous une montagne de cadavres dans laquelle il est resté pendant deux jours.

D'autres témoignages sur les marches de la mort au départ d'Auschwitz ont été publiés sur Internet. Un déporté juif, Silvain Kahn, aujourd'hui décédé, raconte "les Allemands (qui) nous faisaient avancer à coup de 'gummi', une espèce de bâton flexible qui faisait affreusement mal. Ils tiraient sur les traînards sans hésiter si bien que notre marche forcée était jalonnée de cadavres."

Serge Smulevic, déporté en 1943, a lui livré un témoignage par écrit, comparant le cortège de sa marche à un "gigantesque mollusque". En voici quelques extraits:

"Imagine-toi, vu du ciel, un gigantesque mollusque sortant de Monowitz (Auschwitz III) le 18 janvier 1945, et mesurant environ six mètres de large sur près de mille cinq cents mètres de long.

Il fait très froid et une neige très fine tombe depuis des heures.

Il règne un silence mystérieux et angoissant.

Le mollusque commence à ondoyer le long de la route, au fil des kilomètres et avance de plus en plus lentement.

L’énorme mollusque va de moins en moins vite, et les anneaux se détachent de plus en plus nombreux.

Puis le mollusque arrive enfin à destination, et s’écroule épuisé par sa longue reptation.

Le lendemain, ce qui reste du mollusque est embarqué dans les wagons découverts d’un train qui prend son départ, sous une neige de plus en plus abondante."

25/01/2015

Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps

Le 27 janvier 1945 les russes libéraient Auschwitz c'était il y a 70 ans et le monde découvre l'horreur des camps ... "découvre l'horreur"... mon œil car beaucoup le savait mais fermaient les yeux...Et comme je le vois et le remarque cela n'a pas servit de leçon il y aura toujours des cons pour faire des commentaires abjectes et d'autres encore plus cons pour être sur que cela était un mensonge... Alors vous les ignares ouvrez les yeux la bête" commence a renaitre sous la couleur verte radical tel un poison qui coule dans vos veines .. oui radical car vous les "petits et vous les gros cons " qui pensez que nous sommes les coupables nous juifs vous êtes et serez les premières victimes méditez bien ce qui suit :
Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester
Poème de Martin Niemöller
 

Auschwitz  (cliquez sur le lien Auschwitz pour voir la vidéo)
 
Cette vidéo montre l'horreur des camps d'extermination durant le nazisme de la Seconde Guerre Mondiale. Les images sont ajustées dans l'ordre du déroulement ...
youtube.com

18/01/2015

Djihadisme: le parquet enquête sur de possibles infiltrés dans la police

Djihadisme: le parquet enquête sur de possibles infiltrés dans la police

La section «banditisme» du parquet de Bruxelles enquête depuis plusieurs mois sur le comportement et les relations de plusieurs policiers de la capitale. Enjeu: s’assurer que ces hommes ne sont pas des infiltrés djihadistes. Dans le contexte actuel, l’information prend une dimension singulière.
Belga
C’est une enquête extrêmement délicate que conduit la section «banditisme» du parquet de Bruxelles. Elle... a été initiée à la mi-2014. Elle est délicate parce que les instructions données par Fabienne Laduron, substitut du procureur du Roi, visent plusieurs fonctionnaires de police en place dans certaines zones de la capitale.

Selon les consignes données par la magistrate, il s’agit de s’assurer de la fiabilité et de la loyauté de ces policiers. Pourquoi eux? Parce que leur comportement sur le terrain, dans l’exercice de leurs fonctions, ou en privé, pose question. Ou encore parce qu’ils comptent, dans leurs fréquentations, des relations suspectes.

On parle tantôt d’un policier dont un membre de la famille fait partie de Sharia4Belgium. Tantôt d’un autre inspecteur dont l’épouse adopte un comportement radical. Ou, autre illustration, d’un agent qui rechigne à serrer la main de ses collègues féminines. Ou de ce patrouilleur qui a tendance à converser beaucoup en langue arabe avec des personnes peu recommandables.

Djihadisme: le parquet enquête sur de possibles infiltrés dans la police

La section «banditisme» du parquet de Bruxelles enquête depuis plusieurs mois sur le comportement et les relations de plusieurs policiers de la capitale. Enjeu: s’assurer que ces hommes ne sont pas des infiltrés djihadistes. Dans le contexte actuel, l’information prend une dimension singulière.
Belga 
C’est une enquête extrêmement délicate que conduit la section «banditisme» du parquet de Bruxelles. Elle a été initiée à la mi-2014. Elle est délicate parce que les instructions données par Fabienne Laduron, substitut du procureur du Roi, visent plusieurs fonctionnaires de police en place dans certaines zones de la capitale.

Selon les consignes données par la magistrate, il s’agit de s’assurer de la fiabilité et de la loyauté de ces policiers. Pourquoi eux? Parce que leur comportement sur le terrain, dans l’exercice de leurs fonctions, ou en privé, pose question. Ou encore parce qu’ils comptent, dans leurs fréquentations, des relations suspectes.

On parle tantôt d’un policier dont un membre de la famille fait partie de Sharia4Belgium. Tantôt d’un autre inspecteur dont l’épouse adopte un comportement radical. Ou, autre illustration, d’un agent qui rechigne à serrer la main de ses collègues féminines. Ou de ce patrouilleur qui a tendance à converser beaucoup en langue arabe avec des personnes peu recommandables.

Jihadisme: "En théorie, les 'returnees' peuvent aller en prison"

Jihadisme: "En théorie, les 'returnees' peuvent aller en prison"
Stéphane Tassin "la libre " vendredi 16 janvier 2015 à 21h52 - Mis à jour le samedi 17 janvier 2015 à 20h07

La Belgique dispose de lois permettant d’incarcérer les jihadistes de retour au pays.
Claude Moniquet, très régulièrement consulté par les médias pour décrypter la menace terroriste, plaidait vendredi (16 janvier 2015) dans "La Libre" pour une mise en quarantaine carcérale de tous les "returnees" (ces Belges ou résidents belges partis combattre en Syrie et qui reviennent au pays) lors de leur retour en Belgique. Comparant cette situation à celle de personnes revenant après un voyage en Afrique et suspectées d’avoir contracté l’Ebola et que l’on place en quarantaine, il préconise "un passage à la case prison", "au moins le temps de vérifier le dossier".

On peut dès lors se demander si une telle mesure est applicable en Belgique ? Pour l’avocat pénaliste et professeur à l’ULB Pierre Chomé, la réponse est oui : "Si on se réfère à la loi sur le terrorisme, il suffit qu’il y ait des indices comme des mails, des écoutes ou même des propos pour qu’un mandat d’arrêt soit décerné. S’il est démontré qu’une personne est membre d’une organisation criminelle, structurée ou hiérarchisée, le mandat d’arrêt peut être décerné. Cette détention préventive est contrôlable tous les mois par la chambre du conseil".

Au cas par cas

Adrien Masset, professeur de procédure pénale à l’ULg, explique pour sa part qu’en théorie "le cadre existe mais du point de vue de l’application, c’est au cas par cas que les choses sont déterminées. On parle bien ici d’une arrestation judiciaire pour suspicion d’infraction. Pour l’heure, le fait de revenir de Syrie ne peut donc pas être, de facto, considéré comme un délit. Si on modifie la législation et que l’on considère qu’une telle mesure doit être prise pour protéger l’ordre public, on ne sera plus dans le registre de l’infraction. Pour l’heure, on ne peut pas systématiser les choses".

Précisons encore que si la chambre du conseil vérifie la validité de la détention préventive tous les mois, à chaque instant le juge d’instruction est libre de relâcher un suspect : "Il n’a pas de comptes à rendre. Il peut également assortir cette libération d’un certain nombre de conditions comme une interdiction de quitter le pays ou de fréquenter telle ou telle personne par exemple. Cette détention préventive peut durer des mois, voire des années", explique encore Pierre Chomé.

Notre interlocuteur, pour sa part, ne semble pas convaincu par ce type de mesure. "En envoyant systématiquement les gens en prison, il y a risque de les radicaliser encore plus ou de leur permettre de radicaliser d’autres détenus. Et puis, faut-il enfermer quelqu’un qui revient déçu de son expérience en Syrie ?"

Le gouvernement fédéral ne doit pas prendre de mesures supplémentaires pour permettre ce type de pratique à l’égard des "returnees", si ce n’est "d’étendre la liste des personnes que l’on peut mettre sur écoute. C’est certainement attentatoire mais certaines libertés vont sans doute passer au second plan".

En Europe, plusieurs pays prennent des mesures diverses et variées afin de lutter contre ce phénomène des "returnees". L’Allemagne envisage de prendre le problème avant qu’il ne se pose en s’attaquant directement à ceux qui pourraient partir en Syrie. Le gouvernement propose de confisquer les cartes d’identité des terroristes présumés (pour une durée maximale de trois ans) pour les empêcher de rejoindre les zones de conflits. Une proposition de loi qui ne remporte manifestement pas l’adhésion, certains craignant que les personnes visées ne précipitent leur passage à l’acte.

En France, le Conseil des ministres a approuvé une loi visant à interdire un retour sur le territoire français à des personnes vivant en France et qui partiraient se battre en Syrie. Par ailleurs, la France procède de plus en plus à des arrestations de "returnees" sur son territoire.

Une déchéance de nationalité

Au Royaume-Uni, une personne qui posséderait une double nationalité et qui reviendrait sur le territoire anglais pourrait être déchue de la nationalité britannique. Le Premier ministre envisagerait même d’interdire le retour au pays de l’ensemble des jihadistes. Une mesure contraire au droit international.

Aux Pays-Bas, des cours de déradicalisation sont prévus pour certaines personnes. Un système identique est organisé au Danemark. Ce dernier va beaucoup plus loin, puisqu’il propose un suivi psychologique et médical aux jihadistes de retour de Syrie.

 

 

Jihadisme: "En théorie, les 'returnees' peuvent aller en prison"
Stéphane Tassin  "la libre " vendredi 16 janvier 2015 à 21h52  - Mis à jour le  samedi 17 janvier 2015 à 20h07 

La Belgique dispose de lois permettant d’incarcérer les jihadistes de retour au pays. 
Claude Moniquet, très régulièrement consulté par les médias pour décrypter la menace terroriste, plaidait vendredi (16 janvier 2015) dans "La Libre" pour une mise en quarantaine carcérale de tous les "returnees" (ces Belges ou résidents belges partis combattre en Syrie et qui reviennent au pays) lors de leur retour en Belgique. Comparant cette situation à celle de personnes revenant après un voyage en Afrique et suspectées d’avoir contracté l’Ebola et que l’on place en quarantaine, il préconise "un passage à la case prison", "au moins le temps de vérifier le dossier".

On peut dès lors se demander si une telle mesure est applicable en Belgique ? Pour l’avocat pénaliste et professeur à l’ULB Pierre Chomé, la réponse est oui : "Si on se réfère à la loi sur le terrorisme, il suffit qu’il y ait des indices comme des mails, des écoutes ou même des propos pour qu’un mandat d’arrêt soit décerné. S’il est démontré qu’une personne est membre d’une organisation criminelle, structurée ou hiérarchisée, le mandat d’arrêt peut être décerné. Cette détention préventive est contrôlable tous les mois par la chambre du conseil". 

Au cas par cas

Adrien Masset, professeur de procédure pénale à l’ULg, explique pour sa part qu’en théorie "le cadre existe mais du point de vue de l’application, c’est au cas par cas que les choses sont déterminées. On parle bien ici d’une arrestation judiciaire pour suspicion d’infraction. Pour l’heure, le fait de revenir de Syrie ne peut donc pas être, de facto, considéré comme un délit. Si on modifie la législation et que l’on considère qu’une telle mesure doit être prise pour protéger l’ordre public, on ne sera plus dans le registre de l’infraction. Pour l’heure, on ne peut pas systématiser les choses". 

Précisons encore que si la chambre du conseil vérifie la validité de la détention préventive tous les mois, à chaque instant le juge d’instruction est libre de relâcher un suspect : "Il n’a pas de comptes à rendre. Il peut également assortir cette libération d’un certain nombre de conditions comme une interdiction de quitter le pays ou de fréquenter telle ou telle personne par exemple. Cette détention préventive peut durer des mois, voire des années", explique encore Pierre Chomé.

Notre interlocuteur, pour sa part, ne semble pas convaincu par ce type de mesure. "En envoyant systématiquement les gens en prison, il y a risque de les radicaliser encore plus ou de leur permettre de radicaliser d’autres détenus. Et puis, faut-il enfermer quelqu’un qui revient déçu de son expérience en Syrie ?" 

Le gouvernement fédéral ne doit pas prendre de mesures supplémentaires pour permettre ce type de pratique à l’égard des "returnees", si ce n’est "d’étendre la liste des personnes que l’on peut mettre sur écoute. C’est certainement attentatoire mais certaines libertés vont sans doute passer au second plan".

En Europe, plusieurs pays prennent des mesures diverses et variées afin de lutter contre ce phénomène des "returnees". L’Allemagne envisage de prendre le problème avant qu’il ne se pose en s’attaquant directement à ceux qui pourraient partir en Syrie. Le gouvernement propose de confisquer les cartes d’identité des terroristes présumés (pour une durée maximale de trois ans) pour les empêcher de rejoindre les zones de conflits. Une proposition de loi qui ne remporte manifestement pas l’adhésion, certains craignant que les personnes visées ne précipitent leur passage à l’acte.

En France, le Conseil des ministres a approuvé une loi visant à interdire un retour sur le territoire français à des personnes vivant en France et qui partiraient se battre en Syrie. Par ailleurs, la France procède de plus en plus à des arrestations de "returnees" sur son territoire.

Une déchéance de nationalité

Au Royaume-Uni, une personne qui posséderait une double nationalité et qui reviendrait sur le territoire anglais pourrait être déchue de la nationalité britannique. Le Premier ministre envisagerait même d’interdire le retour au pays de l’ensemble des jihadistes. Une mesure contraire au droit international.

Aux Pays-Bas, des cours de déradicalisation sont prévus pour certaines personnes. Un système identique est organisé au Danemark. Ce dernier va beaucoup plus loin, puisqu’il propose un suivi psychologique et médical aux jihadistes de retour de Syrie.
 

"Dans la peau d'une djihadiste": voici l'incroyable témoignage d'une journaliste infiltrée

"Dans la peau d'une djihadiste": voici l'incroyable témoignage d'une journaliste infiltrée
Publié le 18 janvier 2015

Comment fonctionnent les filières de recrutement djihadistes? Qui sont ces hommes qui embrigadent de jeunes Européens ? C’est ce qu'a voulu savoir la journaliste Anna Erelle qui s’est infiltrée dans un réseau de recrutement pendant plusieurs mois.

Anna Erelle (prénom d’emprunt) est journaliste et elle vient de publier (le 8 janvier) le livre "Dans la peau d’une djihadiste". Elle y raconte comment elle s’est infiltrée dans un réseau de recrutement djihadiste. Elle en a parlé samedi soir dans l’émission de Canal+ Salut les terriens.

"Il a un sourire émail diamant, il a un très beau visage"

Alors qu’elle était pigiste, Anne se crée un faux compte Facebook sous le nom de Mélanie Nin pour obtenir des informations sur les djihadistes. Lors de ses recherches, elle tombe sur la vidéo d’un combattant de l’État islamique en Syrie et décide de la partager avec son faux profil. Suite à ce partage, le combattant, Abou Bilel, entre en contact avec elle pour lui demander ce qu’elle pense des moudjahidines et si elle a l’intention d’aller se battre en Syrie. Anna lui répond qu’elle s’est récemment convertie à l’islam et ensemble ils prévoient sa hijra. "La hijra, c’est l’abandon de sa terre pour celle des musulmans s’ils sont en danger", explique la journalise qui précise que les vidéos de propagande sur lesquelles elle est tombée sont très bien faites, notamment celles d’un jeune Marseillais. "Il a un sourire émail diamant, il a un très beau visage et surtout il enchaîne les vidéos à certains moments pour louer la Syrie, pour dire à quel point c’est un pays magnifique, merveilleux et calme où il faut venir habiter et à d’autres moments, il montre des vidéos d’entraînement qui peuvent faire rêver un adolescent ou un jeune adulte qui serait féru de jeux vidéo. Ils ont des cibles qu’ils savent très bien comment atteindre."

"Il lui fait des promesses d’horreur si elle reste en France"

La journaliste explique également les différentes techniques de recrutement notamment celle de la culpabilisation et de la menace de damnation. "Il (Abou Bilel) est prêt à tout pour la faire venir et surtout ce qu’il faut savoir c’est que cette Mélanie n’a que 20 ans et d’un coup une personne qui a presque le double de son âge, lui fait des promesses d’horreur si elle reste en France, à Toulouse en l’occurrence, et en revanche il lui promet une carte postale paradisiaque si elle arrive."

Abou Bilel se vante, se met en valeur, parle de centaines de femmes qui fantasmeraient sur eux, les guerriers d’Allah

Après les premiers contacts, Anna se couvre d'un voile intégral pour parler sur Skype avec le combattant (avec le consentement de son rédacteur en chef). Lors de ces échanges, Abou Bilel se vante, se met en valeur, parle de centaines de femmes qui fantasmeraient sur eux, les guerriers d’Allah. "Il y en a qui ont fait venir leur famille, leur femme, mais il y en a énormément qui sont seuls, qui sont partis là-bas et une fois que l’effervescence redescend qui se rendent compte qu’ils sont déçus et que c’est un enfer sur terre, un no man’s land. Les Syriennes les détestent et ça, ils ne peuvent pas le dire. Donc ils inversent le problème. En fait, c’est nous qui devrions être fiers de venir. Il nous met dans la tête que c’est nous qui voulons venir alors que c’est eux qui nous appellent, qui nous appellent, qui nous appellent", explique la jeune journaliste.

La dernière mode là-bas c’est d’avoir une ceinture d’explosif autour de la taille
Dans son livre, Anna explique également que son "recruteur" tente de l’appâter avec des promesses un peu spéciales. Il lui explique qu’elle aura beaucoup de copines avec qui elle pourra faire des trucs de filles et que la dernière mode là-bas c’est d’avoir une ceinture d’explosif autour de la taille. "C’est fou. Il le dit vraiment dans un sourire de miel. Il trouve ça génial que les femmes fassent ça, c’est ça qui est pire que tout", commente encore Anna/Mélanie sur le plateau de l’émission de Thierry Ardisson.
"C’est un peu une victime de la mode, gel dans les cheveux, Ray-Ban avec verres miroirs"
La journaliste explique aussi qu’elle s’est lancée dans cette aventure pour savoir comment on en vient à devenir métrosexuel quand on est djihadiste, car l’homme avec qui elle est en contact régulier fait très attention à loi, "C’est un peu une victime de la mode, gel dans les cheveux, Ray-Ban avec verres miroirs", explique Thierry Ardisson. "Bilel qui se dit anti-capitaliste par exemple est fou de parfums, mais seulement de grandes marques. Il aime les produits français, ça lui manque, il veut de l’argent, il veut des ordinateurs portables hi-tech", commente Anna.
"Ici moi je suis Tony Montana"
Lors de l’un des échanges, Bilel lui annonce qu’elle est mariée et qu’elle doit choisir sa dote et lui dit "Mais qu’est-ce que tu crois mon bébé, ici moi je suis Tony Montana, sauf que je ne fais pas dans la drogue, je fais dans la foi". "Pour moi je les soupçonne, dans le cas de Bilel, d’avoir voulu peut-être prendre l’autoroute de la fortune et de s’être retrouvé sur celui de la religion par défaut en fait et du coup d’avoir un sentiment de revanche et une aigreur sur la vie en occident qui est au-delà de ça."
Une fatwa lancée contre Anna: "Violez-la, lapidez-la, achevez-la"
Au moment du départ pour la Syrie, Anna ne part évidemment pas et elle commence à recevoir des menaces. Elle apprend ensuite qu’une fatwa a été lancée contre elle. Cette fatwa dit : "Tuez-la, à condition que sa mort soit lente et douloureuse. Elle est plus impure qu’un chien. Violez-la, lapidez-la, achevez-la". Anna a dû changer de numéro de téléphone et d’adresse, elle est sous protection policière, mais elle assure que si c’était à refaire, elle le referait.

 

 

"Dans la peau d'une djihadiste": voici l'incroyable témoignage d'une journaliste infiltrée
Publié le  18 janvier 2015 

 Comment fonctionnent les filières de recrutement djihadistes? Qui sont ces hommes qui embrigadent de jeunes Européens ? C’est ce qu'a voulu savoir la journaliste Anna Erelle qui s’est infiltrée dans un réseau de recrutement pendant plusieurs mois.

Anna Erelle (prénom d’emprunt) est journaliste et elle vient de publier (le 8 janvier) le livre "Dans la peau d’une djihadiste". Elle y raconte comment elle s’est infiltrée dans un réseau de recrutement djihadiste. Elle en a parlé samedi soir dans l’émission de Canal+ Salut les terriens.

"Il a un sourire émail diamant, il a un très beau visage"

Alors qu’elle était pigiste, Anne se crée un faux compte Facebook sous le nom de Mélanie Nin pour obtenir des informations sur les djihadistes. Lors de ses recherches, elle tombe sur la vidéo d’un combattant de l’État islamique en Syrie et décide de la partager avec son faux profil. Suite à ce partage, le combattant, Abou Bilel, entre en contact avec elle pour lui demander ce qu’elle pense des moudjahidines et si elle a l’intention d’aller se battre en Syrie. Anna lui répond qu’elle s’est récemment convertie à l’islam et ensemble ils prévoient sa hijra. "La hijra, c’est l’abandon de sa terre pour celle des musulmans s’ils sont en danger", explique la journalise qui précise que les vidéos de propagande sur lesquelles elle est tombée sont très bien faites, notamment celles d’un jeune Marseillais. "Il a un sourire émail diamant, il a un très beau visage et surtout il enchaîne les vidéos à certains moments pour louer la Syrie, pour dire à quel point c’est un pays magnifique, merveilleux et calme où il faut venir habiter et à d’autres moments, il montre des vidéos d’entraînement qui peuvent faire rêver un adolescent ou un jeune adulte qui serait féru de jeux vidéo. Ils ont des cibles qu’ils savent très bien comment atteindre."

"Il lui fait des promesses d’horreur si elle reste en France"

La journaliste explique également les différentes techniques de recrutement notamment celle de la culpabilisation et de la menace de damnation. "Il (Abou Bilel) est prêt à tout pour la faire venir et surtout ce qu’il faut savoir c’est que cette Mélanie n’a que 20 ans et d’un coup une personne qui a presque le double de son âge, lui fait des promesses d’horreur si elle reste en France, à Toulouse en l’occurrence, et en revanche il lui promet une carte postale paradisiaque si elle arrive."

Abou Bilel se vante, se met en valeur, parle de centaines de femmes qui fantasmeraient sur eux, les guerriers d’Allah

Après les premiers contacts, Anna se couvre d'un voile intégral pour parler sur Skype avec le combattant (avec le consentement de son rédacteur en chef). Lors de ces échanges, Abou Bilel se vante, se met en valeur, parle de centaines de femmes qui fantasmeraient sur eux, les guerriers d’Allah. "Il y en a qui ont fait venir leur famille, leur femme, mais il y en a énormément qui sont seuls, qui sont partis là-bas et une fois que l’effervescence redescend qui se rendent compte qu’ils sont déçus et que c’est un enfer sur terre, un no man’s land. Les Syriennes les détestent et ça, ils ne peuvent pas le dire. Donc ils inversent le problème. En fait, c’est nous qui devrions être fiers de venir. Il nous met dans la tête que c’est nous qui voulons venir alors que c’est eux qui nous appellent, qui nous appellent, qui nous appellent", explique la jeune journaliste.

La dernière mode là-bas c’est d’avoir une ceinture d’explosif autour de la taille
Dans son livre, Anna explique également que son "recruteur" tente de l’appâter avec des promesses un peu spéciales. Il lui explique qu’elle aura beaucoup de copines avec qui elle pourra faire des trucs de filles et que la dernière mode là-bas c’est d’avoir une ceinture d’explosif autour de la taille. "C’est fou. Il le dit vraiment dans un sourire de miel. Il trouve ça génial que les femmes fassent ça, c’est ça qui est pire que tout", commente encore Anna/Mélanie sur le plateau de l’émission de Thierry Ardisson.
"C’est un peu une victime de la mode, gel dans les cheveux, Ray-Ban avec verres miroirs"
La journaliste explique aussi qu’elle s’est lancée dans cette aventure pour savoir comment on en vient à devenir métrosexuel quand on est djihadiste, car l’homme avec qui elle est en contact régulier fait très attention à loi, "C’est un peu une victime de la mode, gel dans les cheveux, Ray-Ban avec verres miroirs", explique Thierry Ardisson. "Bilel qui se dit anti-capitaliste par exemple est fou de parfums, mais seulement de grandes marques. Il aime les produits français, ça lui manque, il veut de l’argent, il veut des ordinateurs portables hi-tech", commente Anna.
"Ici moi je suis Tony Montana"
Lors de l’un des échanges, Bilel lui annonce qu’elle est mariée et qu’elle doit choisir sa dote et lui dit "Mais qu’est-ce que tu crois mon bébé, ici moi je suis Tony Montana, sauf que je ne fais pas dans la drogue, je fais dans la foi". "Pour moi je les soupçonne, dans le cas de Bilel, d’avoir voulu peut-être prendre l’autoroute de la fortune et de s’être retrouvé sur celui de la religion par défaut en fait et du coup d’avoir un sentiment de revanche et une aigreur sur la vie en occident qui est au-delà de ça."
Une fatwa lancée contre Anna: "Violez-la, lapidez-la, achevez-la"
Au moment du départ pour la Syrie, Anna ne part évidemment pas et elle commence à recevoir des menaces. Elle apprend ensuite qu’une fatwa a été lancée contre elle. Cette fatwa dit : "Tuez-la, à condition que sa mort soit lente et douloureuse. Elle est plus impure qu’un chien. Violez-la, lapidez-la, achevez-la". Anna a dû changer de numéro de téléphone et d’adresse, elle est sous protection policière, mais elle assure que si c’était à refaire, elle le referait.
 

Terrorisme : Le Mossad aiderait Bruxelles à chercherle "cerveau" des attentats dejoués

Terrorisme : Le Mossad aiderait Bruxelles à chercher le cerveau


Les renseignements américains seraient de la partie ; les hommes arrêtés en Grèce n’auraient aucun lien

Times of Israel Staff 18 janvier 2015,
Le Mossad, agence de renseignements israélienne, et les services de renseignements américains collaboreraient avec les autorités belges pour tenter de localiser le cerveau présumé de l’attentat terroriste déjoué en Belgique la semaine dernière, selon le journal La Dernièr...e Heure samedi.

L’article cite plusieurs sources officielles anonymes, disant qu’Abdelhamid Abaaoud, 27 ans, se cacherait en Grèce ou en Turquie.

La coopération israélienne ou américaine avec Bruxelles n’a pas été confirmée par des sources officielles, ni ce qu’elle pourrait impliquer.

Selon les autorités belges, si elles ont démantelé la cellule terroriste présumée, elles recherchent toujours certains suspects à l’étranger, et avaient espéré une capture d’Abaaoud en Grèce.

Un responsable de la police grecque a déclaré samedi que quatre hommes ont été arrêtés à Athènes, dont un qui, à première vue, correspondait à la description du suspect clé.

Mais après un examen approfondi des informations d’identification à Bruxelles, le magistrat fédéral Eric Van der Sypt a conclu qu’il n’y avait aucun lien avec toute personne recherchée : « ils n’avaient rien à voir avec l’affaire belge ».

Des soldats ont été déployés pour surveiller des cibles terroristes présumées en Belgique samedi.

Pour la première fois en trois décennies, des parachutistes ont été convoqués pour renforcer la police dans les villes belges, garder des bâtiments dans le quartier juif de la ville portuaire d’Anvers et certaines ambassades belges.

L’initiative est intervenue le lendemain du coup de filet sur des dizaines de suspects à travers l’Europe occidentale, aggravant l’anxiété des populations de la région.

La Belgique a augmenté son niveau d’alerte au niveau 3 (sachant que le niveau maximal est 4), suite aux raids antiterroristes de jeudi, dans lesquels deux suspects ont été abattus.

Selon la police, la cellule démantelée devait commettre un attentat d’envergure.
(image Un soldat belge devant l'ambassade américaine à Bruxelles )

Terrorisme : Le Mossad aiderait Bruxelles à chercher le cerveau
Les renseignements américains seraient de la partie ; les hommes arrêtés en Grèce n’auraient aucun lien 

Times of Israel Staff 18 janvier 2015,
Le Mossad, agence de renseignements israélienne, et les services de renseignements américains collaboreraient avec les autorités belges pour tenter de localiser le cerveau présumé de l’attentat terroriste déjoué en Belgique la semaine dernière, selon le journal La Dernière Heure samedi. 

L’article cite plusieurs sources officielles anonymes, disant qu’Abdelhamid Abaaoud, 27 ans, se cacherait en Grèce ou en Turquie.  

La coopération israélienne ou américaine avec Bruxelles n’a pas été confirmée par des sources officielles, ni ce qu’elle pourrait impliquer.

Selon les autorités belges, si elles ont démantelé la cellule terroriste présumée, elles recherchent toujours certains suspects à l’étranger, et avaient espéré une capture d’Abaaoud en Grèce.

Un responsable de la police grecque a déclaré samedi que quatre hommes ont été arrêtés à Athènes, dont un qui, à première vue, correspondait à la description du suspect clé.

Mais après un examen approfondi des informations d’identification à Bruxelles, le magistrat fédéral Eric Van der Sypt a conclu qu’il n’y avait aucun lien avec toute personne recherchée : « ils n’avaient rien à voir avec l’affaire belge ».

Des soldats ont été déployés pour surveiller des cibles terroristes présumées en Belgique samedi. 

Pour la première fois en trois décennies, des parachutistes ont été convoqués pour renforcer la police dans les villes belges, garder des bâtiments dans le quartier juif de la ville portuaire d’Anvers et certaines ambassades belges.

L’initiative est intervenue le lendemain du coup de filet sur des dizaines de suspects à travers l’Europe occidentale, aggravant l’anxiété des populations de la région.

La Belgique a augmenté son niveau d’alerte au niveau 3 (sachant que le niveau maximal est 4), suite aux raids antiterroristes de jeudi, dans lesquels deux suspects ont été abattus. 

Selon la police, la cellule démantelée devait commettre un attentat d’envergure.
(image Un soldat belge devant l'ambassade américaine à Bruxelles )