04/03/2015

Le discours intégral et en français de Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain (3 mars 2015)

Voici l’adaptation en français de la transcription intégrale de l’allocution du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain, le 3 Mars 2015.

Merci.

(Applaudissements)

Merci …

(Applaudissements)

… Le Président de la Chambre John Boehner, le président Pro Tem sénateur Orrin Hatch, sénateur de la minorité – leader de la majorité Mitch McConnell, leader de la minorité Nancy Pelosi, chef de la majorité et de la Chambre Kevin McCarthy.

Je tiens également à remercier le sénateur, leader démocrate Harry Reid. Harry, il est bon de vous voir revenir sur vos pieds.

(Applaudissements)

Je suppose que ce qu’ils disent est vrai, vous ne pouvez pas garder un homme bon en mauvais état.

(Rires)

Mes amis, je suis profondément honoré par la possibilité de parler pour la troisième fois devant le corps législatif le plus important au monde, le Congrès américain.

(Applaudissements)

Je tiens à vous remercier tous d’être ici aujourd’hui. Je sais que mon discours a fait l’objet de nombreuses controverses. Je regrette profondément que certains perçoivent ma présence ici comme politique. Cela n’a jamais été mon intention.

Je tiens à vous remercier, démocrates et républicains, pour votre soutien commun à Israël, année après année, décennie après décennie.

(Applaudissements)

Je sais que peu importe de quel côté de l’allée vous vous asseyez, vous vous tenez avec Israël.

(Applaudissements)

L’alliance remarquable entre Israël et les Etats-Unis a toujours été au-dessus de la politique. Elle doit toujours rester dessus de la politique.

(Applaudissements)

Parce que l’Amérique et Israël partagent un destin commun, le destin de terres promises qui chérissent la liberté et offrent de l’espoir. Israël est reconnaissant du soutien de l’Amérique – de la population de l’Amérique et des présidents de l’Amérique, de Harry Truman à Barack Obama.

(Applaudissements)

Nous apprécions tout ce que le président Obama a fait pour Israël.

Mais vous savez déjà tout cela.

(Applaudissements)

Vous savez que nous apprécions le renforcement de la coopération sécuritaire et le partage des renseignements, nous apprécions que vous vous opposez aux résolutions anti-israélienne à l’ONU.

Mais il y a certaines choses que le Président Obama a fait, qui sont moins connues…

Je l’ai appelé en 2010, lorsque nous avons eu l’incendie de la forêt Carmel, et il a immédiatement accepté de répondre à ma demande d’aide urgente.

En 2011, nous avons eu notre ambassade au Caire en état de siège, et de nouveau, il a fourni une aide vitale en ce moment crucial.

Il a également soutenu nos demandes pour notre défense anti-missile au cours de l’été dernier, lorsque nous étions face aux terroristes du Hamas.

(Applaudissements)

Dans chacun de ces moments, j’ai appelé le président, et il était là.

Et certaines choses de ce que le président a fait pour Israël ne peuvent pas être dites, parce que cela touche aux questions sensibles et stratégiques qui ne peuvent être dites qu’entre un Président américain et un Premier Ministre israélien.

Mais je sais cela, et je serai toujours reconnaissant au président Obama pour ce soutien.

(Applaudissements)

Et Israël vous est reconnaissant, reconnaissant le Congrès américain, pour votre soutien, pour nous soutenir à bien des égards, en particulier dans l’aide militaire généreuse et la défense antimissile, y compris le Dôme de Fer.

(Applaudissements)

L’été dernier, des millions d’Israéliens ont été protégée contre les milliers de roquettes du Hamas, grâce à ce Dôme construit avec vous.

(Applaudissements)

Merci, l’Amérique. Merci pour tout ce que vous avez fait pour Israël.

Mes amis, je suis venu ici aujourd’hui parce que, en tant que Premier ministre d’Israël, je me sens une obligation profonde de vous parler d’une question qui pourrait bien menacer la survie de mon pays et l’avenir de mon peuple: la quête iranienne pour obtenir des armes nucléaires .

Nous sommes un peuple ancien. Dans nos près de 4000 ans d’histoire, beaucoup ont essayé à plusieurs reprises de détruire le peuple juif. Demain soir, lors de la fête juive de Pourim, nous allons lire le Livre d’Esther. Nous lisons le récit d’un vice-roi de Perse puissant nommé Haman, qui complotait pour détruire le peuple juif il y a quelque 2500 ans. Mais une femme juive courageuse, reine Esther, a démontré ce complot et a donné au peuple juif le droit de se défendre contre ses ennemis

Le complot a été déjoué. Notre peuple a été sauvé.

(Applaudissements)

Aujourd’hui le peuple juif fait face à une autre tentative, d’un autre potentat perse, de nous détruire. Le Guide suprême l’ayatollah Khamenei crache sa haine la plus ancienne, la haine de l’antisémitisme, avec les nouvelles technologies. Il tweete qu’Israël doit être anéanti – il tweete ! Vous savez, en Iran, Internet n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler livre. Mais il tweet en anglais qu’Israël doit être détruit.

Pour ceux qui croient que l’Iran menace l’Etat juif, mais pas le peuple juif, écoutez Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, chef mandataire terroriste de l’Iran. Il a dit: Si tous les Juifs se rassemblent en Israël, cela va nous épargner la fatigue de les pourchasser dans le monde entier.

Mais le régime iranien n’est pas seulement un problème juif, pas plus que le régime nazi n’était qu’un problème juif. Les 6 millions de juifs assassinés par les nazis n’étaient qu’une fraction des 60 millions de personnes tuées dans la Seconde Guerre mondiale. Donc, si le régime de l’Iran constitue une grave menace non seulement pour Israël, c’est aussi le cas pour la paix du monde entier. Pour comprendre à quel point l’Iran serait dangereux avec des armes nucléaires, nous devons comprendre pleinement la nature du régime.

Le peuple d’Iran est composé de gens très talentueux. Ils sont les héritiers d’une des plus grandes civilisations du monde. Mais en 1979, ils ont été détournés de leur histoire par des fanatiques religieux, des fanatiques religieux – qui ont imposé une dictature sombre et brutale.

Cette année là, les fanatiques ont rédigé une constitution nouvelle pour l’Iran. Elle ordonne aux gardiens de la révolution de ne pas seulement protéger les frontières de l’Iran, mais aussi de remplir la mission idéologique du jihad. Le fondateur du régime, l’ayatollah Khomeini, a exhorté ses partisans à « exporter la révolution dans le monde entier. »

Je suis ici à Washington, et la différence est tellement frappante. Le document fondateur de l’Amérique promet la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Le document fondateur de l’Iran s’engage dans la mort, la tyrannie, et la poursuite du djihad. Et alors que les États s’effondrent à travers le Moyen-Orient, l’Iran se charge d’occuper le vide pour faire exactement cela.

Les hommes de main de l’Iran à Gaza, ses laquais au Liban, ses gardiens de la révolution sur le plateau du Golan entourent Israël avec trois tentacules de terreur. Soutenu par l’Iran, Assad massacre Syriens. Soutenu par l’Iran, les milices chiites sont lâchées en Irak. Soutenu par l’Iran, les Houthis prennent le contrôle du Yémen, menaçant les détroits stratégiques à l’embouchure de la mer Rouge. Avec le détroit d’Ormuz, ce serait donner à l’Iran une seconde point d’approvisionnement en pétrole du monde.

La semaine dernière, près d’Ormuz, l’Iran a procédé à un exercice militaire en détruisant une maquette d’un porte-avions américain. C’est juste la semaine dernière, alors qu’ils négocient avec les Etats-Unis sur le nucléaire. Mais malheureusement, depuis les 36 dernières années, les attaques de l’Iran contre les Etats-Unis ont été tout sauf sur des maquettes. Et les objectifs n’ont été que trop réels.

L’Iran a pris des dizaines d’Américains en otage à Téhéran, a assassiné des centaines de soldats américains, des Marines à Beyrouth, et est responsable de la mort et de mutilations des milliers d’hommes et de femmes, de militaires américains en Irak et en Afghanistan.

Au-delà du Moyen-Orient, l’Iran attaque l’Amérique et ses alliés à travers son réseau mondial de terrorisme. Il a fait sauter le centre de la communauté juive et l’ambassade israélienne à Buenos Aires. Il a aidé Al Qaida à attaquer les ambassades américaines en Afrique. Il a même tenté d’assassiner l’ambassadeur saoudien, ici à Washington DC.

Au Moyen-Orient, l’Iran domine désormais quatre capitales arabes, Bagdad, Damas, Beyrouth et Sanaa. Et si l’agression de l’Iran n’est pas défaite, d’autres suivront sûrement.

Donc, à un moment où beaucoup espèrent que l’Iran se joindra à la communauté des nations, l’Iran est occupé engloutir les nations.

(Applaudissements)

Nous devons tous unir nos efforts pour arrêter la marche de l’Iran par les conquêtes, l’asservissement et de la terreur.

(Applaudissements)

Il y a deux ans, on nous a dit de donner au Président Rouhani et aux ministre des Affaires étrangères Zarif, une chance d’apporter des changements et de la modération en Iran. Quels changements! Quelle modération!

Le gouvernement de Rouhani pend gays, persécute les chrétiens, emprisonne des journalistes et exécute encore plus de prisonniers que par le passé.

L’année dernière, le même Zarif qui charme diplomates occidentaux a déposé une gerbe sur la tombe d’Imad Mughniyeh. Imad Mughniyeh est le cerveau terroriste qui a fait verser le plus de sang plus américain que tout autre terroriste outre Oussama ben Laden. Je aimerais voir quelqu’un lui poser une question à ce sujet.

Le régime iranien est plus radical que jamais, il scande « Mort à l’Amérique », et surnomme l’Amérique « le grand satan. »

Maintenant, cela ne devrait pas être surprenant, parce que l’idéologie du régime révolutionnaire de l’Iran est profondément enracinée dans l’islam militant, et c’ est pourquoi ce régime sera toujours un ennemi de l’Amérique.

Ne soyez pas dupe. La bataille entre l’Iran et l’ISIS ne fait pas l’Iran dans un ami de l’Amérique.

L’Iran et l’ISIS sont en compétition pour le trône de l’Islam militant. Le premier se nomme République Islamique, le second Etat Islamique. les deux veulent imposer un empire islamique militant, d’abord sur la région, puis sur le reste du monde. Ils sont simplement en désaccord sur celui qui sera le chef de cet empire.

Dans cette lutte mortelle pour un trône, il n’y a pas de place pour l’Amérique ou pour Israël, pas de paix pour les chrétiens, les juifs ou les musulmans qui ne partagent pas la croyance médiévale islamiste, pas de droits pour les femmes, pas de libertés pour les peuples.

Alors, quand il s’agit de l’Iran et de l’ISIS, l’ennemi de votre ennemi est votre ennemi.

(Applaudissements)

La différence est que l’ISIS est armé avec des couteaux de boucher, des armes saisies et YouTube, alors que l’Iran pourrait bientôt être armé avec des missiles balistiques intercontinentaux et des bombes nucléaires. Nous devons toujours nous rappeler – je vais le dire une fois de plus – que le plus grand danger auquel notre monde doit faire face, est le mariage de l’Islam militant avec des armes nucléaires. Vaincre l’Etat Islamique et laisser l’Iran obtenir des armes nucléaires serait comme gagner la bataille, mais perdre la guerre. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire.

(Applaudissements)

Mais cela, mes amis, c’est exactement ce qui pourrait arriver, si l’accord en cours de négociation est accepté par l’Iran. Cet accord ne va pas empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Il fait tout sauf garantir que l’Iran n’obtienne ces armes, beaucoup d’armes.

Permettez-moi de vous expliquer pourquoi. Alors que l’accord final n’a pas encore été signé, certains éléments de tout accord potentiel sont maintenant de notoriété publique. Vous n’avez pas besoin des agences de renseignement et des informations secrètes pour le savoir. Cherchez cela sur Google.

En l’absence d’un changement radical, nous savons pour sûr que tout accord avec l’Iran comprendra deux grandes concessions à l’Iran.

La première concession majeure serait de laisser l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire, en l’obligeant pendant une courte période de construire une bombe. Cette pause est le temps nécessaire pour obtenir suffisamment d’uranium de qualité militaire ou de plutonium pour une bombe nucléaire.

Selon l’accord, pas une seule installation nucléaire ne serait démolie. Des milliers de centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium seraient laissés libres. Des milliers d’autres seraient déconnectés temporairement, mais pas détruites.

Le programme nucléaire de l’Iran resterait en grande partie intacte, notamment parce que cette pause, d’environ un an pour laisser aux Etats-Unis le temps d’observer la situation, cette pause serait encore plus courte pour Israël.

Et si le travail de l’Iran sur ses centrifugeuses avancées, plus rapides et de meilleures qualités, si ces centrifugeuses ne sont pas stoppées, cette pause pourrait être encore plus courte, beaucoup plus courte !

Certes, certaines restrictions seraient imposées sur le programme nucléaire de l’Iran et ce pays devrait accepter des visites supervisées par des inspecteurs internationaux…  Mais voici le problème:  les inspecteurs documentent les violations; ils ne les arrêtent pas.

Les inspecteurs savaient quand la Corée du Nord était prête à obtenir la bombe, mais cela n’a pas empêché quoi que ce soit. La Corée du Nord a éteint les caméras, expulsé les inspecteurs. Et en quelques années, il ont obtenus la bombe.

Maintenant, nous savons que dans les cinq ans, la Corée du Nord pourrait avoir un arsenal de 100 bombes nucléaires.

Comme la Corée du Nord, l’Iran aussi a défié les inspecteurs internationaux. Cela a été fait à au moins 3 occasions distinctes en 2005, 2006 et 2010. Comme la Corée du Nord, l’Iran a brisé les serrures et éteint les caméras.

Je sais que ce que je vais vous dire ne va pas vous choquer, personne, mais l’Iran ne défie pas que les inspecteurs… Il joue également de manière très habile à cache-cache avec eux, il triche avec eux.

L’Agence de surveillance nucléaire de l’ONU, l’AIEA, a dit encore hier que l’Iran refuse toujours de faire le ménage dans son programme nucléaire militaire. L’Iran a également été pris la main dans le sac – pris deux fois, pas une fois, deux fois – à exploiter des installations nucléaires secrètes à Natanz et Qom, des installations dont les inspecteurs ne connaissaient même pas l’existence. 

À l’heure actuelle, l’Iran pourrait cacher des installations nucléaires que nous ne connaissons pas. Comme l’ancien chef des inspections de l’AIEA l’a déclaré en 2013, «S’il n’y a aucune installation non déclarée aujourd’hui en Iran, ce sera la première fois en 20 ans que ce serait le cas. » L’Iran a prouvé à maintes reprises qu’on ne peut pas lui faire confiance. Et c’est pourquoi la première concession majeure est une grande source de préoccupations. Cela laisse l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire tout en s’appuyant uniquement sur les inspecteurs surveiller cela. Cette concession crée un réel danger : celui de voir l’Iran obtenir la bombe en violant l’accord.

Mais la deuxième concession majeure crée un danger encore plus grand ; l’Iran pourrait construire la bombe tout en signant l’accord… Parce que presque toutes les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran expireront automatiquement dans environ une décennie.

Une décennie peut sembler une longue période dans la vie politique, mais c’est un clin d’oeil dans la vie d’une nation. C’est un clin d’œil dans la vie de nos enfants. Nous avons tous la responsabilité d’imaginer ce qui se passera lorsque les capacités nucléaires de l’Iran seront pratiquement illimitées et que toutes les sanctions ont été levées. L’Iran serait alors libre de construire une énorme capacité nucléaire qui pourrait produire beaucoup, beaucoup de bombes nucléaires.

Le Guide suprême de l’Iran le dit ouvertement. Il dit, l’Iran prévoit d’avoir 190.000 centrifugeuses, pas 6.000 ou pas 19.000 comme aujourd’hui, mais 10 fois cela: 190.000 centrifugeuses d’enrichissement d’uranium. Avec cette capacité importante, l’Iran pourrait fabriquer du carburant pour l’ensemble d’un arsenal nucléaire et ce en quelques semaines à partir du moment où la décision est prise.

Mon ami de longue date, John Kerry, le secrétaire d’État, a confirmé la semaine dernière que l’Iran pourrait obtenir légalement toutes ces centrifugeuses lorsque l’accord arriverait à expiration.

Maintenant, je veux que vous pensiez à ce sujet. Le parrain du terrorisme mondial ne pourrait être qu’à quelques semaines d’obtenir assez d’uranium pour tout un arsenal d’armes nucléaires… Et cela avec une pleine légitimité internationale.

Et en passant, le programme de missiles balistiques intercontinentaux de l’Iran ne fait pas partie de la transaction… Et jusqu’à présent, l’Iran refuse de même le mettre sur la table des négociations ces missiles. Eh bien, avec cela l’Iran pourrait avoir les moyens d’utiliser cet arsenal nucléaire dans tous les coins de la terre, y compris au coeur de l’Amérique.

Donc, vous voyez, mes amis, cet accord a deux concessions majeures: une, quitter l’Iran avec un vaste programme nucléaire et deux, la levée des restrictions sur ce programme dans environ une décennie. C’est pourquoi cet accord est si mauvais. Il ne bloque pas le chemin de l’Iran vers la bombe; il ouvre le chemin de l’Iran vers la bombe.

Alors pourquoi quelqu’un devrait signer ce deal ? Parce qu’ils espèrent que l’Iran va changer pour le mieux dans les années à venir, ou qu’ils croient que l’alternative à cet accord est pire?

Eh bien, je suis en désaccord avec ça. Je ne crois pas que le régime radical de l’Iran va changer pour le mieux après cet accord. Ce régime est au pouvoir depuis 36 ans, et son appétit vorace pour l’agression augmente chaque année qui passe. Cet accord ne va faire que donner plus d’appétit à l’Iran.

L’Iran serait-elle moins agressive en retirant des sanctions et avec une meilleure économie ? Si l’Iran est engloutit quatre pays en ce moment alors qu’il est soumis à des sanctions, combien de pays plus l’Iran va pouvoir dévorer quand les sanctions seront levées ? Est-ce que l’Iran va moins financer le terrorisme quand des montagnes d’argent se déverseront sur le pays ?

Pourquoi le régime radical iranien se dé-radicaliserait alors qu’ils pourraient profiter de ce qu’il y a de mieux: le terrorisme à l’étranger et la prospérité à la maison ?

C’est une question que tout le monde se pose dans notre région. Les voisins d’Israël – les voisins de l’Iran savent que l’Iran va devenir encore plus agressif et parrainer le terrorisme encore plus quand son économie sera libérée et que la voix vers la bombe sera sans encombres.

Et beaucoup de ces voisins disent qu’ils vont réagir dans cette course, pour s’armer avec des bombes au plus vite. Donc, cet accord ne changera pas l’Iran pour le mieux; il ne fera que changer le Moyen-Orient pour le pire. Un accord qui est censé empêcher la prolifération nucléaire va plutôt déclencher une course aux armements nucléaires dans la partie la plus dangereuse de la planète.

Cet accord ne sera pas un adieu aux armes. Il serait un adieu à la maîtrise des armements. Et le Moyen-Orient sera bientôt traversé par un réseaux de fils liés à des armes nucléaires. Une région où de petites escarmouches peuvent déclencher des grandes guerres se transformerait en une poudrière nucléaire.

Si quelqu’un pense – si quelqu’un pense que cet accord est le début du chemin, détrompez-vous. Quand nous prendront ce chemin, nous devrons faire face à un Iran beaucoup plus dangereux, un Moyen-Orient jonché de bombes nucléaires et un compte à rebours pour un possible cauchemar nucléaire.

Mesdames et Messieurs, Je suis venu ici aujourd’hui pour vous dire que nous n’avons pas à parier sur la sécurité du monde en espérant que l’Iran va changer pour le mieux. Nous n’avons pas à jouer avec notre avenir et l’avenir de nos enfants.

Nous devons insister pour que les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran ne soient pas levées aussi longtemps que l’Iran continue ses agressions dans la région et dans le reste du monde.

(Applaudissements)

Avant de lever ces restrictions, le monde devrait exiger que l’Iran fasse trois choses. Tout d’abord, arrêter son agression contre ses voisins du Moyen-Orient. Deuxièmement…

(Applaudissements)

Deuxièmement, cesser de soutenir le terrorisme dans le monde entier.

(Applaudissements)

Et troisièmement, cesser de menacer d’anéantir mon pays, Israël, le seul et unique Etat juif.

(Applaudissements)

Merci.

Si les puissances mondiales ne sont pas prêtes à insister pour que l’Iran change son comportement avant qu’un accord est signé, à tout le moins, ils devraient insister pour que l’Iran change son comportement avant l’expiration d’un accord.

(Applaudissements)

Si l’Iran change son comportement, les restrictions seraient levées. Si l’Iran ne change pas son comportement, les restrictions ne devraient pas être levées.

(Applaudissements)

Si l’Iran veut être traité comme un pays normal, il doit agir comme un pays normal.

(Applaudissements)

Mes amis, que dire de l’argument selon lequel il n’y a pas d’alternative à cet accord, que le savoir-faire nucléaire de l’Iran ne peut pas être effacé, que son programme nucléaire est tellement avancé que le mieux que nous puissions faire est de retarder l’inévitable, ce qui est essentiellement ce que l’accord actuel cherche à faire ?

Eh bien, le savoir-faire nucléaire sans infrastructures ne vous permets pas de faire beaucoup. Un pilote de course sans voiture ne peut pas conduire. Un pilote sans avion ne peut pas voler. Sans milliers de centrifugeuses, des tonnes d’uranium ou des installations d’eau lourde, l’Iran ne peut pas fabriquer des armes nucléaires.

(Applaudissements)

Le programme nucléaire de l’Iran peut être annulé bien au-delà de la proposition actuelle en insistant sur un meilleur accord et en maintenant la pression sur un régime très vulnérable, surtout étant donné l’effondrement récent du prix du pétrole.

(Applaudissements)

Maintenant, si l’Iran menace de s’éloigner de la table des négociations- et cela arrive souvent dans un bazar persan – c’est du bluff. Ils vont revenir, parce qu’ils ont besoin de cet accord beaucoup plus que nous.

(Applaudissements)

Et en maintenant la pression sur l’Iran et sur les personnes qui font des affaires avec l’Iran, vous avez le pouvoir de les rendre encore plus dans le besoin.

Mes amis, depuis plus d’un an, nous répétons qu’aucun accord vaut mieux qu’un mauvais accord. Et bien là, c’est un mauvais accord. C’est un très mauvais accord. Et nous serions mieux sans.

(Applaudissements)

Maintenant on nous dit que la seule alternative à cette mauvaise affaire est la guerre. C’est tout simplement pas vrai.

L’alternative à ce mauvais accord, c’est un meilleur accord.

(Applaudissements)

Un meilleur accord qui ne laisse pas l’Iran avec une vaste infrastructure nucléaire et une courte pause. Un meilleur accord qui maintient les restrictions sur le programme nucléaire de l’Iran en place jusqu’à ce que l’agression de l’Iran se termine.

(Applaudissements)

Un meilleur accord qui ne va pas donner à l’Iran une voie facile pour accéder à la bombe. Un meilleur accord qu’Israël et ses voisins ne peuvent pas aimer, mais avec lequel nous pourrions vivre, littéralement. Et aucun pays …

(Applaudissements)

… Aucun pays n’a une plus grand intérêt qu’Israël dans un bon accord qui supprime pacifiquement cette menace.

Mesdames et Messieurs, l’histoire nous a placé à un carrefour fatidique. Nous devons maintenant choisir entre deux chemins. Un chemin qui mène à un mauvais accord qui, au mieux, restreindrait les ambitions nucléaires de l’Iran pendant un certain temps, mais qui conduira inexorablement à un Iran nucléaire, dont l’agression débridée conduira inévitablement à la guerre.

La deuxième voie, aussi difficile, pourrait conduire à un bien meilleur accord qui empêcherait un Iran nucléaire, un Moyen-Orient nucléarisé et des conséquences horribles sur toute l’humanité.

Vous n’avez pas à lire Robert Frost pour le savoir. Vous devez vivre votre vie afin de savoir que le chemin difficile est habituellement le moins fréquenté, mais il faudra savoir faire toute la différence pour l’avenir de mon pays, la sécurité du Moyen-Orient et la paix du monde, paix que nous avons tous pour désir.

(Applaudissements)

Mes amis, se tenir debout face à l’Iran n’est pas simple. Etre debout face à des régimes sombres et meurtriers n’est jamais simple. Il y a parmi nous aujourd’hui un survivant de la Shoah et lauréat du prix Nobel, Elie Wiesel.

(Applaudissements)

Elie, votre vie et votre travail nous inspirent pour donner un sens aux mots, « plus jamais ça. »

(Applaudissements)

Et je souhaite pouvoir vous promettre, Elie, que les leçons de l’histoire ont été tirées. Je ne peux qu’encourager les dirigeants du monde à ne pas répéter les erreurs du passé.

(Applaudissements)

Ne pas sacrifier l’avenir au présent; ne pas ignorer l’agression dans l’espoir de gagner une paix illusoire.

Mais je ne peux vous garantir cela. Les jours où le peuple juif sont restés passifs face à des ennemis génocidaires, ces jours sont révolus.

(Applaudissements)

Nous ne sommes plus dispersé parmi les nations, impuissants pour nous défendre. Nous avons restauré notre souveraineté dans notre ancienne maison. Et les soldats qui défendent notre maison ont un courage sans bornes. Pour la première fois en 100 générations, nous, le peuple juif, pouvons nous défendre.

(Applaudissements)

C’est pourquoi – c’est pourquoi, en tant que Premier ministre d’Israël, je peux vous promettre une chose: Même si Israël doit seul, Israël tiendra.

(Applaudissements)

Mais je sais qu’Israël n’est pas seul. Je sais que l’Amérique se tient avec Israël.

(Applaudissements)

Je sais que vous êtes avec Israël.

(Applaudissements)

Vous vous tenez avec Israël, parce que vous savez que l’histoire d’Israël n’est pas seulement l’histoire du peuple juif, mais de l’esprit humain qui refuse encore et encore de succomber à des horreurs de l’histoire.

(Applaudissements)

Face à moi, juste là dans cette galerie, on voit l’image de Moïse. Moïse a conduit notre peuple de l’esclavage aux portes de la terre promise.

Et avant que le peuple d’Israël n’entre sur la terre d’Israël, Moïse nous a donné un message qui a endurci notre détermination depuis des milliers d’années. Je vous laisse avec son message aujourd’hui, « Soyez forts et déterminés, sans peurs ni craintes à leurs égards. »

Mes amis, Israël et l’Amérique doivent toujours se tenir ensemble, forts et déterminés. Puissions-nous n’avoir ni peurs ni craintes face aux défis à venir. Puissions-nous faire face à l’avenir avec confiance, force et espoir.

Que Dieu bénisse l’Etat d’Israël et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.

(Applaudissements)

Merci. Merci beaucoup. Merci à tous.

Vous êtes merveilleux.

Merci, l’Amérique. Merci.

Merci.

Par Benjamin Netanyahu – adaptation JSSNews
Texte original en anglais disponible sur The Algemeiner 

03/03/2015

L’ombre d’Esther plane sur le Congrès.

L’ombre d’Esther plane sur le Congrès

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Dans le cadre des débats, autour du discours prévu du Premier Ministre Binyamin Netanyahu devant le Congrès, plusieurs personnages historiques ont dû se retourner dans leurs tombes : Roosevelt et Chamberlain, Hitler et Churchill… Ceux qui ont tendance à remonter encore plus loin et tiennent compte du calendrier juif ne peuvent s’empêcher de faire une comparaison historique encore plus profonde, qui peut être glaçante. La date de ce discours est le 12 Adar, après la tombée de la nuit, en d’autres termes, le 13 Adar : « Et ces parchemins étaient scellés par l’empreinte de son anneau et envoyés par les messagers du Roi vers toutes les provinces, ordonnant de tuer et détruire tous les Juifs, aussi bien les jeunes que les anciens, les petits enfants comme les femmes, et de prendre le butin de tous leurs biens » (Esther 3:13). C’est à quoi correspond cette date et en voici le récit. Une distance de 2.300 ans, comblée en un instant. 

Pardonnez-moi pour cet excès de sentimentalisme, mais j’ai du mal à faire baisser ma pression artérielle, lorsque c’est mon propre sang qui est mis dans la balance. A la tête du royaume d’Iran-Perse, Ahmadinedjad-Haman, a déclaré ses intentions génocidaires à l’encontre du peuple juif. Il y a plus d’une décennie, il a convoqué une conférence intitulée : « Un Monde sans Sionisme » où il exhortait à ce que « cette tumeur disgrâcieuse soit éradiquée de la carte ». Il y a cinq ans, il proclamait encore que les Sionistes « sont destinés à disparaître ». On l’a un peu moins entendu parler et il a été moins actif, au cours de ces dernières années.Le décret d’Haman était de « Tuer et détruire tous les Juifs, aussi bien jeunes que vieux, les petits enfants comme les femmes, en un seul jour ». Seule, une bombe nucléaire dévaste un peuple en un jour. 

Une différence entre les deux fêtes des miracles, Hannoukah et Pourim, c’est qu’à Hanoukah, nous faisons tournoyer des toupies (dreidels) en les manipulant par leur sommet, alors qu’à Pourim, nous agitons manuellement des crécelles bruyantes, en les tenant par la poignée du bas. Pour sauver son peuple, ce jour-là, Esther portait des vêtements de reine et faisait lit commun avec un Roi non-Juif doublé d’un idiot alcoolique. 

Aujourd’hui, le chef de l’Etat Juif séjourne au Palais d’Ahasuerus pour protester contre le même décret. A présent, Ahasuerus n’est pas un roi dirigeant 127 Etats, mais 50. Ce n’est ni un alcoolique ni un idiot, mais il est totalement indifférent au sort des Juifs. Et on en est à la troisième année de son deuxième mandat, tout comme Ahasuerus en était à sa troisième année de règne, selon le Livre d’Esther. Esther est arrivée au Palais le 3ème jour, après trois jours de préparatifs ; Netanyahu s’exprimera devant le Congrès au 3ème jour de sa convocation. 

Quand Esther est partie voir le roi, « pour s’entretenir avec lui au nom de son peuple » (Esther 4:8), le plus gros problème qu’elle a dû résoudre concerne le fait qu’elle n’était pas invitée au Palais. Les meilleurs écrivains juifs de l’époque écrivaient, dans les journaux de Shushan (Suse) qu’elle n’oserait pas se rendre à la cour rapprochée du roi, parce que le roi n’avait pas tendu le sceptre d’or en sa direction. Les opposants présentaient cette tentative comme représentant une menace pour les relations extérieures, qui impliquaient aussi l’Europe. Et Mordekhaï dit à Esther : « car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté?« (Esther 4:14)

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Le Premier Ministre d’Israël, lui non plus, n’est pas invité au Palais et le roi n’a pas tendu le sceptre d’or en sa direction. Et qui sait jamais s’il sera élu pour être paré à faire face à des temps tels que les nôtres? 

Dans le domaine éducatif du Judaïsme, l’enfant est élevé dans la connaissance qu’il s’inscrit dans une vaste histoire, que lui-même était présent,lorsque les Jui fs ont échappé à l’esclavage en Egypte. C’est ce qui façonne sa conscience. 

Mordekhaï le Juif, qui refusait de s’agenouiller devant Haman, était membre de la tribu de Binyamin, un descendant de Binyamin, fils de Jacob, qui, lui-même, avait refusé de plier devanr Esav. Et Netanyahu, Binyamin Netanyahu – puisse t-il recevoir la force et le courage de D.ieu de ne pas plier ni mettre un genou à terre. De la même façon, Mordekhaï était sujet aux critiques, à l’époque : Il était « tenu en haute estime par beaucoup de ses frères » (Esther 10:3). Comme c’est écrit, « beaucoup » de ses frères et non « tous » ses frères. Il y avait toujours ceux qui montraient le visage du dépit et avaient le coeur plein d’amertume. Il n’y a pas grand-chose qui ait réellement changé depuis. 

Certaines personnes ont tendance à faire des comparaisons avec les précédentes élections, les autres pays, les autres premiers ministres, les autres partis. Que voulez-vous y faire, les orentations de certaines personnes les ramènent vers une ville perse, à 250 kms du fleuve Tigre, 358 ans avant l’ère ordinaire. 

Le Premier Ministre d’Israël ne va pas seul ne se rend pas seul à Washington. Il ne s’agit pas d’un voyage privé entre lui et le Président Barack Obama, mais d’une histoire qui sera lue sur un rouleau de parchemin durant environ 2000 ans par un peuple tout entier. Ce n’est pas non plus une question de camp politique, ou pour savoir s’il faut soutenir Netanyahu face à un scrutin électoral. 

Je ne suis pas électrice du Likoud et j’ai accumulé une somme considérable de critiques, quant à la gestion du pays par Netanyahu. Mais, lorsque ce discours sera diffusé en Israël, avec un report de cinq minutes, les Juifs à travers l’espace et le temps l’observeront lever la main et dire : « C’est cet Haman qui est notre adversaire etnotre pire ennemi » (Esther 7:6) ; il leur dira qu’une enfant de 4 ans, Adèle Biton, n’est pas morte de pneumonie, mais qu’elle a été tuée lors d’une attaque par jets de pierre ; que les Juifs du supermarché français (HyperCacher) parce que « des fanatiques ont tiré au hasard sur une bande de gens réunis dans un magasin de dégustation en plein Paris », comme Obama s’est permis de le dire dans une interview, mais bien parce qu’ils étaient Juifs. Que les centrifugeuses en Iran fomentent un plan en vue de commettre un génocide. 

Nous ne devons pas toujours être cyniques. Le 13 Adar, les Juifs de Shushan étaient supposés être exécutés. Chaque année, le 13 Adar, nous observons le jeûne d’Esther, tremblant de peur avec elle, du danger que représente l’entrée à la cour du roi, en priant pour qu’elle réussisse. 

Quand les tables se sont retournées, les Juifs ont reçu la permission du Roi Ahasuerus de se réunir et de se défendre, ce jour-là, le 13 Adar. Ils n’ont pas tué les innocents, comme de nombreux commentateurs, se permettant de parler en leur nom se sont plu à le faire croire, mais ils n’ont frappé que ceux qui s’étaient levés pour les tuer. Et ils ont réussi. Et, en ce 13 Adar de l’an 5775, le messager des Juifs, Netanyahu, marchera vers le Congrès, accompagnés par 8 millions de plaignants,les citoyens d’Israël et avec le poids de 2.300 ans sur ses épaules. 

Netanyahu prononcera les paroles d’Esther et sa voix résonnera aux quatre coins du monde. 

Emily Amrousi

israelhayom.com

Adaptation : Florence Cherki

Joël Rubinfeld (Ligue contre l’antisémitisme) dénonce durement la passivité de la classe politique belge.

Joël Rubinfeld (Ligue contre l’antisémitisme) dénonce durement la passivité de la classe politique belge.

Joël Rubinfeld, le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (et ancien vice-président du Parti populaire de Mischaël Modrikamen), a des propos très durs sur la classe politique belge. Le climat actuel pousse de plus en plus de Juifs à quitter la Belgique pour Israël, les Etats-Unis et le Canada, affirme-t-il.

En 2013, selon ses calculs, environ 500 personnes issues de la communauté juive ont émigré dans l’un de ces trois pays (essentiellement pour Israël avec 273 départs). «Au niveau national, c’est une goutte d’eau, explique Joël Rubinfeld, mais au sein de la communauté juive belge, qui est de 40 000 personnes, ça compte. Cet exode silencieux est annonciateur d’une plus grande catastrophe.»

manifestation pour Gaza  juillet 2014

manifestation pour Gaza juillet 2014

Toujours selon Joël Rubinfeld, ce n’est pas tellement la menace d’attaques antisémites qui explique le malaise des Juifs belges: «Ce qui alimente le plus la grande crainte pour les Juifs de Belgique, leur envie de départ pour Israël, ce n’est pas la peur des attentats, c’est l’absence de réaction du monde politique par rapport à la montée de l’antisémitisme, dénonce-t-il.

Cet été, il y a eu des manifestations à Bruxelles et à Anvers au sujet des conflits au Proche-Orient: on y criait ‘mort aux Juifs’. En arabe, on appelait aussi à égorger les Juifs…

La manifestation à Anvers, par exemple, était soutenue par des élus du SP.A, du PTB-PVDA, de Groen… C’est le bourgmestre Bart De Wever, N-VA, qui a dit qu’il fallait prendre des mesures pour que cela n’arrive plus.»

«Responsabilité écrasante de Mayeur»

A Bruxelles, plusieurs manifestations liées au contexte au Proche-Orient ont également eu lieu cet été mais le bourgmestre de la capitale belge, Yvan Mayeur (PS), n’a pas agi de la même manière que son homologue anversois, déplore le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme.

«Le PS a dans son ADN la lutte contre l’antisémitisme et, pourtant, ce n’est pas lui qui est à la pointe du combat, c’est la N-VA qui a été ferme alors qu’on connaît justement ses ambiguïtés avec la période de la collaboration.

A Bruxelles, la responsabilité d’Yvan Mayeur, le bourgmestre socialiste, est écrasante. Suite à une première manifestation cet été où l’on appelait au meurtre des Juifs, nous lui avons demandé de prendre des mesures, mais il n’a pas donné suite à nos appels. Et d’autres manifestations du même genre ont donc pu avoir lieu… Il a pratiqué la politique de l’autruche.

Yvan Mayeur symbolise cette digue politique qui a lâché face à la barbarie, par passivité et par calcul électoral.»

Revirement du PS

Plus généralement, Joël Rubinfeld s’attaque à ce qu’il perçoit comme un revirement dangereux du PS: «Le combat contre l’antisémitisme a été globalement abandonné par le PS. Pas par tous les socialistes, mais bien globalement par le parti. Dans les années 70, tout le monde condamnait l’antisémitisme au sein du PS. Dans les années 80, il y a eu la loi Moureaux contre le racisme et la xénophobie…

Mais le même Philippe Moureaux a défilé en 2009 lors de la plus grande manifestation antisémite jamais organisée en Belgique. C’était le 11 janvier 2009, à Bruxelles (manifestation organisée en vue de soutenir le peuple palestinien à Gaza, NdlR). On trouvait dans cette manifestation des affiches négationnistes, on criait ‘mort aux Juifs’… On y trouvait d’autres socialistes d’ailleurs, dont on aurait pu penser qu’ils lutteraient contre l’antisémitisme.»

Récupération politique de la manif’

Bref, Joël Rubinfeld est particulièrement pessimiste. Pourtant, il voit un espoir dans les récentes manifestations en France suite aux massacres au sein de la rédaction de Charlie Hebdo et dans la supérette casher de la Porte de Vincennes. Par contre, pour la Belgique, il reste extrêmement critique.

«En Belgique, la manifestation de dimanche a été récupérée par des personnalités comme Henri Goldman qui a organisé cette manifestation. Cette personnalité proche d’Ecolo dénonçait pourtant il n’y a pas si longtemps le caractère soi-disant raciste de Charlie Hebdo…

Ces personnes ont voulu récupérer le mouvement d’indignation des citoyens belges par peur de devoir rendre des comptes elles-mêmes après avoir cloué au pilori le travail de Charlie Hebdo et ses caricatures, en accusant l’hebdomadaire de racisme…

C’est pour cette raison que je n’ai pas participé à la manifestation de dimanche. Je pointe un doigt accusateur sur toutes ces personnes. Désormais, si on ne rectifie pas le tir, on sera pris en étau en Belgique entre l’extrême droite et la barbarie islamiste.»

Paru dans la Libre Belgique

la Libre Belgique

Benjamin Netanyahou à l’AIPAC » les Etats-Unis et Israël sont plus que des alliés. Nous sommes une famille. Nous partageons les mêmes valeurs, le même destin »

Benjamin Netanyahou à l’AIPAC  » les Etats-Unis et Israël sont plus que des alliés. Nous sommes une famille. Nous partageons les mêmes valeurs, le même destin »


Benjamin Netanyahou à l’AIPAC  » les Etats-Unis et Israël sont plus que des alliés. Nous sommes une famille. Nous partageons les mêmes valeurs, le même destin »

 
 
 
 

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Dans son discours devant le lobby américain pro-israélien, l’AIPAC, le premier ministre Benjamin Netanyahou a prononcé un discours d’unité avec les Etats Unis.

Benjamin Netanyahou « Je viens de Jérusalem, notre capitale unie et indivisible, pour parler devant le Congrès. On n’a jamais autant parlé d’un discours qui n’a pas encore eu lieu. Le but de ce discours n’est pas de montrer un manque de respect envers le président Obama, qui a fait énormément pour mon pays.

Je suis reconnaissant pour son soutien et vous devez l’être aussi. Je ne suis pas non plus venu pour me mêler des affaires internes américaines. Israël a toujours su compter sur les Etats-Unis, qu’ils soient dirigés par les républicains ou les Démocrates ».

« Le peuple juif a longtemps été incapable de se défendre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, le peuple juif se bat et se défend. Dans la région où nous vivons, le faible ne survit pas. Aujourd’hui, Israël n’est plus silencieux, il fait entendre sa voix. C’est cette voix, qu’en tant que Premier ministre de l’Etat d’Israël, je vais faire entendre devant le Congrès. 

Il ne se passe pas un jour sans que je pense à la survie de mon pays. Israël a su agir seul par le passé, malgré le désaccord des Etats-Unis. Ce fut le cas lorsque Menahem Begin décida de bombarder Osirak, ce fut le cas lorsque Ariel Sharon lança l’opération Remparts ».

« Mais notre alliance est forte, notre amitié résistera. Car les Etats-Unis et Israël sont plus que des alliés. Nous sommes une famille. Nous partageons les mêmes valeurs, le même destin ».

Officiellement en France les « lobby » n’existent pas. Le système électoral ne permet pas ce genre de financement des campagnes électorales par des groupes de pression organisés.

Mais en réalité, divers groupes d’influence tentent de peser sur les politiques français. (Voir notre article sur « des voix contre des mosquées« )

L’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) est un groupe de pression né en 1951 aux États-Unis qui regroupe plus de soixante-dix organisations.

L’objectif de l’AIPAC est de soutenir Israël et de défendre l’idée du sionisme. Elle compte plus de 100 000 membres et 165 employés. elle dispose d’un budget annuel de 45 millions de dollars. Selon le New York Times, il s’agit du « groupe d’intérêt général le plus influent affectant les relations des États-Unis avec Israël ».

La Maison Blanche commente les discours de Netanyahou

Le Président des Etats-Unis Barack Obama a déclaré lundi dans une interview accordée à l’agence de presse Reuters qu’il rencontrerait Benyamin Netanyahu s’il est réélu le 17 mars.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a affirmé lundi au cours d’un point de presse que le discours que le Premier ministre israélien doit prononcer mardi devant le Congrès américain « ne devrait pas » compliquer les négociations actuellement en cours avec l’Iran « le groupe des 5 + 1  est uni et poursuit ses efforts pour trouver une solution diplomatique aux préoccupations de la communauté internationale concernant le programme nucléaire iranien. »

Le porte-parole, qui s’est exprimé après l’intervention de M. Netanyahou au sommet de l’AIPAC, a reconnu que ce dernier « Il a toujours agi ainsi, même lorsque nous étions en désaccord. […] Malgré nos différends, nous ne laisserons pas nos relations se détériorer au point d’être politisées. »

M. Earnest a cependant affirmé que si, au cours de son discours devant le Congrès, le Premier ministre israélien dévoilait des détails de l’accord qui se profile entre le groupe des 5 +1 et l’Iran, il trahirait la confiance que lui portent ses alliés américains.

© Moshé Anielewicz pour Europe Israël

Paris-Bruxelles-Copenhague : Pourquoi les Juifs partent et vont partir

Paris-Bruxelles-Copenhague : Pourquoi les Juifs partent et vont partir


Paris-Bruxelles-Copenhague : Pourquoi les Juifs partent et vont partir

 
 
 
 
 

Je ne suis pas Danois parce que je ne l’ai jamais été. Je n’aboie pas, je ne vis pas en meute, je ne suis pas un roquet. Je n’étais pas Charlie, parce qu’on ne prend pas impunément l’identité de quiconque. Surtout avec une multitude, cela devient de la confusion. Français, il me suffit de me souvenir de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ». C’est très exactement l’idée que les djihadistes veulent assassiner. Cette idée et des Juifs. Me battre avec Voltaire, pas me lancer dans des incantations.

Car, la France ne veut pas que les Juifs partent, ce n’est qu’une incantation s’il n’y a ni analyse derrière, ni action devant. Ne nous y trompons pas :

Les Juifs ne partent pas pour des raisons de sécurité. Partout où ils pourront aller la sécurité n’est jamais pleine, pas même aux USA et ils le savent. Pas en Israël, le pays est en guerre, menacé d’éradication par des membres de l’ONU à laquelle, pour pouvoir adhérer, il faut déclarer vouloir être en paix avec ses voisins…

Ils ne partent pas parce que Netanyahou fait des appels du pied appuyés, c’est son rôle, mais ce serait lui donner trop d’importance et faire injure aux Juifs qui ne sont pas sous influence. Si cela était vrai, ils seraient partis depuis longtemps ; mais ils sont restés les citoyens modèles et fidèles qu’ils ont toujours été malgré les vicissitudes de l’histoire.

Ils ont été expulsés de France pas moins de treize fois. Toujours dans des conditions indignes. Ils partent parce qu’ils ne peuvent vivre une identité, jamais unique et parfois extrêmement ténue. Leur grande majorité a quitté la Norvège l’année dernière. Les Etats Unis se sont souvent inquiétés de l’antisémitisme en Scandinavie, la grande pourvoyeuse de fonctionnaires internationaux.

Pour autant, la résurgence du doute à l’identité française n’est pas récente, elle date du jour où, un odieux attentat qui visait des Juifs, fit des « victimes françaises innocentes ». Les Juifs n’étaient donc pas innocents !

Rien n’est jamais acquis pour les Juifs.

Depuis cette déclaration, l’Etat barre sur ce cap. Des ministres des affaires étrangères régulièrement violemment anti israéliens se sont succédés Jobert, Sauvagnargues, Cheysson, Dumas, Juppé, de Villepin, Védrine… Ils arguent toujours d’une politique arabe de la France, petit doigt pour se cacher, dont on connait les résultats. Ils l’ont fait au mépris de la plus simple connaissance de l’Histoire pour des objectifs chimériques et au-delà du raisonnable.

L’un d’entre eux, richissime homme de gauche, vient même de prétendre, dans des relents de cagoulards d’avant-guerre, que le premier ministre est probablement sous influence juive. Un vieillard qui rêve de hauts mais éternellement attiré par l’aval. Son élégance avait été claire déjà dans l’affaire Deviers-Joncour.

Les médias s’en sont donné à cœur-joie. Israël n’a pas toujours raison, mais il a toujours été fustigé avec violence et en particulier quand il défend sa population.

Quiconque veut le défendre est fustigé de toute part et devient inaudible, en particulier quand il est juif.

Les assassins lanceurs de missiles contre les civils et tueurs d’enfants avec des mots d’ordre religieux deviennent des héros !

Les chantres de cette presse clamaient autrefois que la religion est opium du peuple. Cherchez le bug.

Pourquoi faut-il des policiers et des militaires pour protéger les Juifs ?

En fait, pourquoi les Juifs sont-ils restés ?

Evidemment, les mots d’ordre meurtriers, s’ils sont licites au Moyen-Orient, le sont pensés ici aussi. Alors, on défile à Paris aux cris de « mort aux juifs », on attaque des citoyens, des magasins, des lieux de prières que certains politiques français, en plein amalgame, qualifient d’ambassades d’Israël.

Le maintien de manifestations interdites n’est pas sanctionné.

Est instillé ce que Ruffin, dans son rapport, appelle un « antisémitisme par procuration ».

Depuis, en réaction spectaculaire, les dirigeants, pour la énième fois, clament partout « qu’attaquer les Juifs c’est attaquer la Nations entière ». Les Nations européennes entières sont attaquées et ne réagissent pas.

On annule des carnavals, on censure des fêtes ancestrales pour ne pas froisser sans accepter de voir quels autres froissements cela signifie.

On évoque un apartheid, alors qu’il suffit d’entrer dans le métro ou assister à la sortie d’une école pour voir ce que cette assertion a de ridicule. On parle d’islamophobie quand des caricaturistes et des Juifs sont assassinés. Les deux cibles emblématiques, la liberté de s’exprimer et les Juifs…

Finalement, on protège le bouillon de culture dans lequel se développe la haine des valeurs démocratiques au nom de la crainte des amalgames, ce mélange de dentisterie pour calmer l’agacement des dents.

Effectivement, ne Mélenchon pas tout, notamment les êtres humains et leurs dogmes ; ça nous évitera de faire jouer des clefs dangereuses dans le pêne le plus mauvais.

Des hordes de nouveaux islamologues se lèvent chez les ministres et les intellectuels qui, au nom de trois versets hors contexte, clament leurs rêves. Au mépris de la connaissance et de l’Histoire qu’ils gomment. Des brèves de comptoir érigées en vérités. Pourtant, des musulmans courageux, ils sont en première ligne, au nom de l’humanisme le plus simple, les assurent des contresens, mais ils préfèrent le chant des sirènes.

S’il n’y a plus de valeurs ou s’il n’y a plus moyen de les défendre, que faire ?

Risquer chaque jour les foudres d’une justice de plus en plus indigne ?

La tolérance qui tolère l’intolérable n’est plus de la tolérance, mais une complicité avec les ennemis de la tolérance qui profitent de celle-ci, écrivait Karl Popper.

Alors, les Juifs partent parce que la démocratie en Europe s’étiole, se pervertit au nom d’un multiculturalisme mettant en avant une culture aux dépens de toutes les autres. Parle-t-on des cultures d’Asie en France dans laquelle les asiatiques sont nombreux ?

C’est de culturo-totalitarisme dont il s’agit. Et ce n’est pas celui dont rêvent les musulmans d’Europe dans leur immense majorité, ce totalitarisme-là, ils l’ont fui. Nous avons oublié Clermont-Tonnerre et que son tout refuser comme nation et tout accorder comme individus, ne s’applique pas aux seuls Juifs, mais à tous ceux qui aspirent à la citoyenneté.

L’Europe vit ce à quoi les israéliens furent confrontés avec la complicité objective des élites européennes. Une antique prévention qui ne dit pas son nom, aveugle.

L’Europe se couche, s’autocensure de peur d’attentats et se couvre d’alibis : crainte d’amalgame, crainte de provoquer un sentiment d’humiliation sans souci de sa propre humiliation.

Le décalogue définit la liberté et l’altérité, les Juifs ont besoin d’un environnement libre pour s’épanouir. Des militaires ne sont plus seulement dans les gares et les métros, mais dans les rues.

Qui dira le coût de cette chance économique ?

Qui en dira le coût pour la liberté et la démocratie ?

La guerre a changé de nature. Les terroristes gagnent chaque jour un peu plus. Ils grignotent. L’inanité des réactions depuis des décennies perdure ; les Juifs vont partir, c’est un signe.

21/02/2015

Mardochée et Esther ou comment le peuple d’Israël fut sauvé. La chanson de Pourim (Vidéo)

Mardochée et Esther ou comment le peuple d’Israël fut sauvé. La chanson de Pourim (Vidéo)

source Europe Israël news


Mardochée et Esther ou comment le peuple d’Israël fut sauvé. La chanson de Pourim (Vidéo)

 
 
 

REPORTONS-NOUS à quelques années avant le voyage d’Esdras à Jérusalem, à l’époque où Esther était reine du royaume de Perse et son cousin Mardochée l’homme le plus puissant après le roi. Voyons comment ces deux Israélites sont parvenus à ce haut rang.

Devenue orpheline de bonne heure, Esther avait été élevée par Mardochée. Assuérus, roi de Perse, avait un palais à Suse et Mardochée était du nombre de ses serviteurs. Or, un jour, la reine refusa d’obéir au roi. Assuérus se choisit alors une autre reine et épouse. Savez-vous sur qui se porta son choix? Sur la jeune Esther, qui était très belle.

Voyez-vous ce personnage plein de morgue devant qui l’on s’incline? C’est Haman, un des grands du royaume de Perse. Haman attend que Mardochée se lève et s’incline lui aussi. Mais celui-ci reste assis: il refuse de rendre aucun honneur à un homme réputé pour sa méchanceté. Haman est furieux. Il conçoit un plan meurtrier.

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Haman calomnia les Israélites auprès d’Assuérus. ‘Il y a un peuple qui n’observe pas tes lois’, affirma-t-il au roi. ‘Il faut l’anéantir.’ Assuérus ignorait que sa femme Esther était Israélite. Il écouta donc Haman et fit établir une loi autorisant l’extermination des Israélites à un jour fixe.

Alors Mardochée fit parvenir un message à Esther. ‘Va chez le roi’, lui disait-il, ‘et supplie-le de nous sauver.’ Or, selon la loi des Perses, on ne pouvait pénétrer chez le roi sans convocation. Qui allait près de lui sans avoir été appelé s’exposait à la mort. Ce que fit pourtant Esther. À sa vue, le roi lui tendit son sceptre, signe qu’elle avait la vie sauve. Esther invita le roi et Haman à un banquet. À cette réception, le roi lui demanda quelle était sa requête. Il ne le sut qu’au banquet du lendemain.

À ce second banquet, Esther dit au roi: ‘Mon peuple et moi allons être exterminés.’ Le roi demanda: ‘Qui a l’audace d’agir ainsi?’

‘C’est ce méchant Haman, notre ennemi!’ répondit Esther.

Alors le roi ordonna que Haman fût mis à mort. Puis il fit de Mardochée l’homme le plus puissant après lui. Mardochée fit établir une nouvelle loi qui accordait aux Israélites le droit de se défendre au jour fixé pour leur extermination. Voyant combien Mardochée était devenu important, beaucoup de gens soutinrent les Israélites, qui furent délivrés de leurs ennemis.

Livre d’Esther.

http://www.jw.org/fr/publications/livres/recueil-dhistoir...

 

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Récit  LUDIQUE pour les enfants petits et grands…..!!!!! 

 Une interprétation enfantine du livre d’Esther. (Vidéo ci-dessous)

Avec Bubu Bricole (Haman), Louise (Esther) et le petit Chouchou (Mardochée)

Musique et réalisation : Michel Lascault

Il était une fois un vieux roi
Qui avait fait un grand festin 
Il demanda à sa mousmé
De venir montrer lbout dson nez

Oui mais la beauté en question 
Avait une éruption dboutons
Elle voulut pas pointer l menton
Et senferma dans son salon

Le roi furieux la répudia
Et proclama de par le monde
Que la plus belle ici-bas
Srait son amour srait sa Joconde

Or il y avait un beau minois
Qui sappelait Esther Hadassah
Elle était si belle que les oies 
Faisaient moins les fières quand elle passoit

Le roi quand il la rencontra 
fut conquis immédiatement
Il lui dit Je taime mon enfant
Et au même instant lépousa 

Or il y avait dans le royaume
Un chambellan nommé Haman (hou)
Une pourriture un sale bonhomme
Un saligaud une vieille carne

Il était imbu de lui-même 
Et voulait que sur son passage
Tous les citoyens se prosternent
Et quils regardent pas son visage

Or il y avait dans les parages
Un juif qui sappelait Mardochée
Quétait pas du genre Je écrase
Quétait pas du style Jbaisse le nez

Quand Haman (hou) passait devant lui
Mardochée baissait pas les yeux
Il crachait par terre de mépris
Et lautre se sentait tout loqueteux

Mardochée sdisait en lui même : 
Si D.ieu nous fit sortir dEgypte
Cest pas pour quon ait des problèmes
Dès quun mec se prend pour un type

Or haman quétait rancunier
Alla voir le roi et lui dit
Ces juifs il faudrait les tuer
Comme ça on aurait moins de soucis

Le roi lui dit : Pour ce que jen pense 
Moi jmen balance fais comme ça tplait
Flingue-les pends-les à la potence
Et prends leur fric pendant quty es

Alors Haman fit un édit 
Stipulant qule 14 adar
On tuerait les juifs du pays
Et que ce serait le grand panard

Mardochée apprit la nouvelle
De ce massacre planifié
Il protesta mais rien ny faisait 
Haman avait la partie belle

Or Mardochée il faut savoir 
Nétait pourtant pas nimporte qui
Je vais vous raconter lhistoire
De qui cétait de cétait qui

Dabord y a longtemps il avait
Déjoué un complot contre le roi
Il avait rien demandé pour ça
Cétait pas du genre à demander

En plus il était le cousin
De la belle et fameuse Esther
Il lui dit cest entre tes mains
Que repose le sort de tes frères

Esther tu ne peux plus te taire 
Ou lhorrible Haman nous tuera
Il faut que tailles voir le roi
Et que tu plaides notre affaire

Esther lui dit Jvais essayer
Mais le roi nest pas dans ma poche
Il pourrait bien me trucider
Sil sest levé par le pied gauche

Or le roi avait mal dormi
Il sétait levé en pleine nuit
Avait pris lhistoire du royaume
Pour cultiver un peu sa pomme

Il tomba sur lhistoire d Mardochée
Qui lui avait sauvé la mise
Tiens, je lai pas récompensé
Sdit-il jlui ai même pas fait la bise

Le lendemain il dit à haman
Chambellan quest-ce quon pourrait faire
A un type vraiment remarquable
Un mec qui m a sorti daffaire

Croyant qule roi parlait de lui
Et quil voulait lrécompenser
Haman eut le cœur chaviré
Et tout joyeux il répondit

Pour faire honneur à un brave type
Il faut lui donner un cheval
Il faut lui donner un manteau
Il faut lui donner une couronne

Faut demander à un dignitaire
De le promener dans les rues
En proclamant aux prolétaires
Vla un mec qui vaut dêtre connu

Haman se fourrait ldoigt dans lœil
Lhonneur cétait pas pour sa pomme
Le roi lui dit cest Mardochée
Mardochée que je veux honorer

Tu vas lui donner un cheval
Tu vas lui donner un manteau
Tu vas lui donner une couronne
Et tu seras son serviteur

Oui tu seras son serviteur 
Tu le promèneras dans les rues
En proclamant de tout ton cœur
Vlà un mec qui vaut dêtr connu

Après cela Esther convia 
Le roi et Haman à un repas
Elle lui dit toute la vérité
Que Haman voulait la tuer

Te tuer mon cœur lui dit le roi
Mais pour qui se prend-il celui-là
On pendit Haman par la nuque 
Sous le regard froid des eunuques

On abolit lméchant décret
Et tous les juifs furent sauvés
Et Mardochée fut honoré
Et Esther eut plusieurs bébés

 
 

15:12 Écrit par Hatikva dans actualités, Général, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |